Ma vision optimiste du monde contre la négativité ambiante

Last Updated on 15 octobre 2020 by LaCat

Une extra-terrestre dans un monde de bruts

extra-terrestre dans un monde de brutes
Je me sens comme une extra-terrestre dans un monde de brutes

Cet aspect de vision optimiste du monde me semble représenter une partie importante de ce qui me rend différente de la très grande majorité de mon entourage, qu’il soit privé ou professionnel. Naviguez dans les méandres de ma vision optimiste, de la négativité ambiante, de certaines de mes protections et des raisons pour lesquelles je n’osais pas être optimiste.

Ma vision optimiste

La négativité ambiante

Aujourd’hui je me protège

Pourquoi je n’osais pas être optimiste

Ma vision optimiste

Optimiste et non positive

Quelle différence, me direz-vous ? L’optimiste envisage par défaut un résultat positif mais se prépare néanmoins pour des circonstances négatives, des imprévus. (voir l’article dans Psychologies à propos de la nécessité des pensées négatives). D’après l’article, un équilibre 66/33 est la norme d’un bon optimisme (2/3 de pensées positives pour 1/3 de pensées négatives). En ce qui me concerne, j’en serais plutôt à 4/5 de pensées positives, et même plus.

Par défaut, je fais confiance

Si vous avez lu un peu du sujet « qui suis-je », vous saurez déjà de quoi je parle : par défaut, je fais confiance aux gens et aux situations.

De manière innée, je crois que les gens sont foncièrement bons, honnêtes, dignes de confiance, bien intentionnés. Mon éducation s’est chargée de me faire comprendre (ou croire) Le contraire. A savoir qu’à de rares exceptions près, les autres sont plutôt dangereux, malhonnêtes, peu dignes de confiance.

Une confiance basique au départ…

Si je fais preuve d’une certaine circonspection dans de nouvelles relations, mon attitude par défaut est néanmoins celle de la confiance. Je ne pense pas que l’autre soit faux, qu’il risque de me trahir ou qu’il me veuille du mal. Jusqu’à preuve du contraire. Et ce contraire est arrivé extrêmement rarement dans ma vie.

Ma première confiance est une confiance de base, de surface, sans gros risque au cas où la confiance aurait été une erreur. Même s’il m’est arrivé, très rarement, de faire totalement confiance très rapidement.

qui s’approfondit avec le temps

Par contre, j’accorde ma « vraie » confiance après un certain temps et un temps certain seulement. Celle qui fait que la personne pourra compter sur mon aide aussi longtemps que je vivrai, je ne l’accorderai qu’au bout de longs mois, ou parfois moins, en fonction de notre vécu commun.

J’essaye de comprendre l’autre

Dans toute discussion, avec qui que ce soit, j’essaye de voir le point de vue de l’autre et de le comprendre. Attention, je n’ai pas dit que je trouvais des excuses. Ce n’est pas parce que je comprends pourquoi quelqu’un a fait quelque chose que l’action est nécessairement acceptable. On peut comprendre pourquoi quelqu’un qui n’a rien à manger vole quelque chose, cela ne veut pas dire pour autant que le vol est un comportement normal ou acceptable.

Comme j’ai tendance à essayer de faire voir tous les points de vue, j’ai souvent été mal comprise et on m’a souvent reproché de chercher des excuses à certains comportements que je cherchais seulement à comprendre. Surtout pour trouver une solution afin qu’ils ne se reproduisent pas.

Tout va bien dans ma vie…

Si je regarde ma vie, tout s’est toujours (relativement) bien déroulé.

Non, je ne veux pas dire qu’il ne s’est jamais rien passé de négatif dans ma vie ou que je n’ai pas souffert mais au final le résultat a toujours été positif pour moi. Le temps durant lequel les choses semblent aller mal peut sembler long, trèèès long. Mais au final, si je regarde ma vie, je peux toujours trouver quelque chose de positif dans le négatif. Ou une conséquence positive à quelque chose que j’ai vécu de manière négative.

… même ce qui semble aller mal

Si j’ai échoué dans un job horrible avec une cheffe d’une mauvaise foi crasse et que je rentrais chez moi déprimée tous les soirs, c’était pour pouvoir trouver par la suite le job qu’il me fallait. Parce que ce job n’existait pas à l’époque où ma cheffe m’a engagée.
Si j’ai mis le temps avant de trouver celui qui deviendrait mon (ex-)mari et le père de mes enfants, c’est parce qu’il fallait que les conditions soient réunies pour que nous puissions nous rencontrer (il est plus jeune que moi de quelques années).
J’ai assisté à un séminaire qui m’a permis de traverser un an de deuils à répétition (4 décès dans la famille proche) de manière relativement sereine. Je ne l’aurais jamais fait si je n’avais pas été séparée à ce moment-là et libre de mes mouvements. De manière indirecte, la séparation (malgré la douleur qu’elle a apportée) m’a permis d’être plus forte pour traverser les deuils.

Tant que j’y croyais, tout allait bien

Durant de longues années, malgré les choses qui n’allaient pas dans ma vie, une partie de moi restait persuadée que tout irait bien pour moi.

Après m’être cherchée pour les études (j’ai essayé deux voies avant de me satisfaire de la 3ème), j’ai tout de suite trouvé un bon job, j’ai trouvé l’amour. Des années plus tard, après un passage par un boulot merdique j’ai trouvé le meilleur job de ma vie, l’amour avec un grand A, j’ai eu mes enfants, j’ai vécu à l’étranger, j’ai toujours eu assez d’argent.

Tout s’est effondré quand j’ai cessé d’y croire – la dépression

Et puis un jour, j’ai cessé de croire à l’amour de mon mari.
Ensuite j’ai cessé de croire que j’étais capable de faire correctement mon job.
Pour finir j’ai cessé de comprendre qui j’étais, ce que je faisais sur cette terre. Ma vie n’avait plus aucun sens et j’ai fait une dépression / burn out.

Et durant de très très longs mois, j’ai perdu ma confiance et mon optimisme. Je savais qu’il suffisait que j’y croie pour que tout aille bien, je pouvais citer plein d’exemples dans ma vie où les choses s’étaient bien déroulées, où tout s’était subitement arrangé à la perfection. Mais j’étais incapable de me retrouver dans ce même état d’esprit, j’avais le sentiment que ma vie ne serait plus ce que j’aimerais qu’elle soit, et ce pour le restant de mes jours.

Petit à petit, une chose à la fois, un jour à la fois, le positif est remonté à la surface. D’abord juste comme une petite bulle qui crève la surface, une de temps en temps, par ci par là.

Aujourd’hui j’y crois à nouveau

Jusqu’à aujourd’hui où le flot des bulles est (quasi) continu. Depuis quelques mois, mon optimisme revient.

Aujourd’hui je choisis de m’écouter et j’ai à nouveau de plus en plus de signes que tout va bien dans ma vie. Comme ce déménagement prévu d’ici quelques semaines vers l’endroit où je rêve d’habiter depuis des années : face à la mer.

Avec le retour de l’optimisme, je suis plus flexible

Depuis que mon optimisme naturel refait surface, je me rend compte que je suis beaucoup plus flexible. Quand l’un de mes enfants avait prévu de venir et qu’il change d’avis, par exemple, même en dernière minute. Ou même trois fois sur une journée !

Et je comprends que mon besoin de contrôle qui devenait tellement envahissant ces dernières années était lié à une négativité croissante tout autant qu’à mon besoin de contrôler mon environnement à cause de mon hypersensibilité (dont j’ai parlé ici et ici).

Le monde est beau – mes joies simples

Il ne se passe quasi pas un jour sans que je ne trouve quelque chose de beau dans ce qui m’entoure : ma décoration, mes plantes, les arbres que je vois par la fenêtre, un avion qui passe dans le ciel et sur lequel joue le soleil, un coucher de soleil. Mais aussi le chant des oiseaux, la forme d’une branche tombée sur la terrasse. Je peux m’émerveiller à regarder le travail des fourmis ou la beauté d’une toile d’araignée (même si, oui, je déteste les araignées – enfin, non, je ne les déteste pas, j’en ai juste une peur bleue, viscérale). Au bord d’un cours d’eau ou face à la mer, il m’arrive de passer de longs moments de quiétude. Je peux passer des heures à admirer les nuages dans le ciel, leurs formes, leurs mouvements.

Tout cela a tellement plus de sens et d’importance pour moi que d’avoir un iPhone dernier modèle ou une voiture de luxe. L’iPhone peut tomber en panne, la voiture peut être détruite dans un accident. Les nuages seront toujours là et pourtant chacun est éphémère. Je ne verrai jamais deux fois le même nuage.

Je me sens en sécurité

Un autre aspect, ou une autre conséquence, je ne sais pas, de ma vision optimiste est que je ne me suis jamais sentie en danger où que ce soit. Mais je n’irais pas non plus volontairement traîner dans un endroit réputé pour être un coupe-gorge ou un quartier à risque pour une femme seule. Je suis optimiste, pas inconsciente.

La négativité ambiante

Vous vous plaignez souvent

Je fatigue très rapidement lors de conversations « standard » dans lesquelles les gens se plaignent au bout d’un moment. La politique, la société, le temps, trop chaud, trop de pluie, le boulot, le boss, les collègues, le conjoint, les enfants, que sais-je.

Est-ce que pour autant je peux dire que je ne me suis jamais plainte ? Certainement pas. Quand je ne sais pas de quoi parler avec quelqu’un que je connais peu, je lance un sujet bateau (le beau temps – qui ne va sûrement pas durer puisqu’on est en Belgique ; le mauvais temps – qui va sûrement empirer le week-end et s’améliorer lundi, on est en Belgique ; le nouveau gouvernement ; l’absence de gouvernement – on est en Belgique, où l’on fonctionne très bien sans gouvernement ; Trump ; les embouteillages pour arriver au bureau ; les transports en commun bondés, etc etc etc). Et, j’avoue, je fais comme tout le monde dans ces cas-là, je me plains plus ou moins (en général c’est parce que les fois précédentes où j’ai rencontré cette personne, elle s’est plainte de l’un des sujets que j’aborde, je suis donc en terrain connu).

Pourquoi je me plains (aussi)

En fait, quand je me « plains » auprès des gens que j’aime, ce que j’attends c’est qu’ils réagissent comme moi j’aurais tendance à réagir. J’aimerais qu’ils me rappellent tout ce qui fonctionne, tout ce qui va bien, tout ce qui vaut la peine qu’on se lève le matin.
Si je raconte un désaccord avec quelqu’un, j’aimerais qu’ils me fassent remarquer le point de vue possible de l’autre personne, qui est très probablement tout aussi valable que le mien.

Mais ce qui arrive généralement, c’est (comme dans toutes les conversations auxquelles j’ai assisté dans ma vie) le contraire : mon/mes interlocuteur(s) abonde(nt) dans mon sens. Et là, ça m’énerve à tous les coups. Soit parce que j’avais besoin qu’on me remonte le moral en me parlant de ce qu’il y a de positif dans ma vie, dans le monde (après m’avoir écoutée me plaindre, histoire que je puisse dire ce que j’ai sur le cœur, mais sans en rajouter). Soit parce que j’aurais eu besoin qu’on me montre les côtés positifs de cette personne, ou qu’on me propose un autre point de vue à propos de la situation qui me pose problème (sans pour autant dire que j’ai tort), qu’il y a peut-être une autre manière de voir la situation. Bref, j’aimerais m’avoir en face de moi !

Deux exemples de négativité dans mon entourage

Le premier remonte à mon enfance

mais s’est répété très souvent dans ma vie, que ce soit avec mon conjoint, des amies et des collègues. Je vais chez mon oncle, ma tante et mes cousines avec mes parents. Je passe un super après-midi. Sur le trajet du retour, dans la voiture, mon père commence à faire plein de remarques négatives « et un tel a fait ça, c’est mal élevé », « et une telle, comme d’habitude, a chipoté sur la nourriture » (très difficile à vivre pour des adultes ayant vécu la guerre et le manque), etc etc. En quelques minutes, le plaisir que j’avais eu était gâché.
Et cela se répétait très régulièrement. Mais à chaque fois je repartais avec mon esprit positif et je passais toujours un bon moment. Parce qu’une partie de moi appréciais les personnes que mon père critiquait même si, en grandissant, je comprenais la justesse de certains de ses commentaires. Et j’ai encaissé tous ces types de commentaires de la part de nombreuses personnes, que ce soit dans ma vie personnelle ou professionnelle (commentaires entre collègues après une réunion).

Le deuxième date d’il y a quelques années

Nous avions loué un appartement à Paris pour quelques jours. Bien situé, proche des transports en commun, avec garage.

En arrivant, ce que je vois : un grand appartement aéré au dernier étage (pas de voisins bruyants au-dessus), une grande terrasse accessible du salon, deux chambres, deux salles de bains, super équipé (les gens y vivent). En bref : parfait pour notre usage qui était principalement d’y dormir et d’y prendre le petit déj, visiter Paris en transports en commun.

Ce que mon mari voyait : toute la poussière (donc mal entretenu), encombré, peu de place pour nos affaires, agencement peu pratique.
Qu’ai-je pris en pleine tronche en sous-entendu de ses commentaires ? Des critiques concernant mon choix (c’est moi qui avait fait la recherche) et ma capacité de jugement de ce qui est bien/acceptable ou pas (même s’il avait vu les photos avant que nous ne réservions), une attaque personnelle. Ce n’est pas l’appartement qui n’est pas bien, c’est moins qui suis une incapable pour l’avoir sélectionné.

Et leurs conséquences pour moi

Si pour la personne qui fait ce genre de commentaires négatifs, ils sont oubliés sitôt dits, ou presque, ils ont constitué la base de mon manque de confiance en moi. Si vous faites ce genre de commentaires à propos des autres en ma présence, que dites-vous de moi à d’autres en mon absence ?

Même si je vous fais confiance, je ne serai jamais sûre de ce que vous pensez vraiment. Je vivrai ma vie avec vous en me demandant quand viendra le jour où vous finirez par me dire en face ce que vous vous contentez durant longtemps de dire aux autres.

Votre négativité est souvent juste un exutoire passager

La plupart des personnes que je connais ne sont pas nécessairement négatives de nature. Râler ou rouspéter est juste un exutoire pour les frustrations quotidiennes. Mais cette négativité ambiante à laquelle j’étais exposée dans tous mes environnements a eu sur moi l’effet d’un poison. Au fil des années, j’ai l’impression qu’elle a pénétré chaque cellule de mon corps.

Pourtant vous avez sapé mon optimisme

Durant plus de 50 ans j’ai vécu entourée de négativité. Celle de mon père, qui imaginait toujours le pire ou ressassait le négatif même après un bon moment passé en famille. Celle de mes ami(e)s et collègues qui se plaignaient sans arrêt : le boulot, le conjoint, les enfants, le boss. Celle des médias : la radio et la télé durant ma jeunesse, puis les journaux, internet, les réseaux sociaux. Celle de mes proches.

Vous m’avez servi de modèles

A force de côtoyer la négativité ambiante en continu, j’ai fini par la faire mienne. L’article déjà cité plus haut mentionne aussi cette influence :

« le meilleur processus d’apprentissage, c’est l’imitation de modèles. Pour simplifier, si l’on voit des gens optimistes, on devient optimiste, et si l’on voit des gens pessimistes, on devient pessimiste. »

Frédéric Fanget dans la magazine Psychologies (voir l’article)

Ne connaissant personne qui ait un esprit résolument positif, je n’avais nulle part où me réfugier. Personne à qui parler pour me rappeler qui je suis, comment je pense, ce en quoi je crois.

Alors je suis devenue comme vous

L’éponge émotionnelle que je suis a absorbé toute cette négativité. Quand mon éponge a été saturée de négativité, celle-ci a commencé à ressortir. Et j’ai commencé à faire comme mon entourage, voir le négatif, me plaindre. Le positif ne m’atteignait plus, je refusais de le voir si c’était de toute façon pour qu’on me l’enlève encore en me donnant du négatif que je n’avais pas vu par moi-même.

Et vous avez commencé à me reprocher ma négativité. Un comble, pour moi.

Depuis plus de deux ans je me protège

Je m’isole

Après ma dépression qui a suivi la séparation avec mon mari, j’ai appris à être plus consciente de mes besoins mais aussi à les respecter.

Parmi ces besoins, il y a eu celui de vivre en quasi ermite. Mon introversion s’est manifestée de manière totalement démesurée par rapport à ma vie jusqu’alors. [A ce sujet, voir aussi les autres articles parlant de mon introversion.] Je me suis éloignée des autres, proches ou pas, afin de me concentrer sur moi et de faire ce qui me fait du bien. Réfléchir, méditer, regarder des films ou des vidéos.

Je lis aussi beaucoup. Et j’écris énormément.

Je ne suis plus les nouvelles

Depuis plus de deux ans j’ai arrêté de suivre les nouvelles, sous quelque forme que ce soit (j’ai juste fait ce qui est dit dans l’extrait de l’article de Psychologies cité plus haut). Mes enfants et mon entourage me tiennent au courant des grosses nouvelles, si nécessaire. Et je me porte beaucoup mieux. Je me fais aussi souvent une « overdose » de positivité en regardant des vidéos qui me font du bien ou qui me font rire. Cela peut être des vidéos Youtube d’humoristes, cela peut concerner des sujets de développement personnel ou de spiritualité, des vidéos de musique qui me font du bien ou des films « bonne humeur ».

Et j’ai coupé certains ponts

Mon isolement vaut aussi dans mes relations avec les autres. Malheureusement, cela veut dire couper les ponts avec des personnes qui ne me conviennent pas / plus.

Oui, je sais, l’excuse « ce n’est pas toi, c’est moi » peut sembler bidon / bateau mais dans mon cas c’est vraiment ça : je pense que, pour une raison ou une autre (ou plusieurs) la personne ne m’apporte plus ce dont j’ai besoin dans la vie ou, au contraire, elle m’apporte quelque chose dont je n’ai pas besoin. Si je peux m’accommoder d’une relation qui ne m’apporte pas (tout) ce dont j’ai besoin (c’est pour ça qu’on a différentes personnes dans sa vie) je ne suis pas capable de continuer une relation « négative », une relation qui me coûte de l’énergie plus qu’elle ne m’en apporte.

Après avoir épuisé toutes mes ressources

Mon côté optimiste va cependant me pousser à épuiser toute la réserve de patience et d’énergie dont je dispose. Je vais me focaliser sur ce qui fonctionne encore dans notre relation, sur le potentiel de revenir à une relation qui m’apporte plus, ou encore sur tout ce que j’apprécie chez la personne.
Au fond de moi, je reste longtemps persuadée que les choses peuvent s’arranger. Si je me concentre sur ce qui va bien je pourrai supporter ce qui me dérange ou peut-être que ce qui me dérange va aller mieux avec le temps.

Et quand ce n’est plus le cas, quand le négatif augmente et que le positif se réduit comme une peau de chagrin, je m’étiole. Je perds confiance en moi, en l’autre, en notre relation. Je dépéris. Jusqu’au jour où l’autre n’en peut plus. Ou jusqu’au jour où je choisis de m’écouter et de faire passer mes besoins avant ceux des autres ; le jour où je choisis de mettre fin à une longue amitié dans laquelle je ne m’épanouis plus.

Je n’osais pas être optimiste

J’étais gênée de parler en positif

Je n’ai que rarement osé exprimer cet aspect de ma personnalité.

Lorsque j’y ai fait allusion, on m’a généralement fait comprendre que je me croyais dans un monde « bisounours », que le monde était loin d’être « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Que j’étais utopiste, irréaliste, que je vivais dans un rêve. Bref, que j’avais tort et que tout le monde autour de moi avait raison : le monde est un endroit dangereux, il faut se méfier des gens.

Alors que je pars systématiquement du principe inverse : le monde est fondamentalement un endroit agréable, dans lequel il se passe parfois des choses désagréables et on peut faire confiance à la très grande majorité des personnes que l’on rencontre.

Je n’osais pas me battre pour mes idées

Difficile d’exprimer ses idées quand elles vont à l’encontre de celles de tout le monde qui vous entoure. Et même quand j’ai osé les exprimer, je n’ai pas osé me battre pour elles. J’ai baissé les bras face à mon entourage.

Il a fallu mon divorce et une dépression pour que je comprenne que cet abandon a été en partie responsable de mon mal-être durant près de 10 ans.

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Une réflexion sur « Ma vision optimiste du monde contre la négativité ambiante »

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