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	<title>Dans ma tête Archives - hypersensible empathe introvertie</title>
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	<description>Une extra-terrestre dans un &#34;monde de brutes&#34;</description>
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		<title>Sortir de sa zone de confort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 08:36:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J'en ai marre des exhortations à sortir de sa zone de confort.  Pourquoi ? Quels sont les liens avec mon hypersensibilité, mon empathie ou mon perfectionnisme ? Comment en suis-je arrivée à faire une dépression ? Pourquoi ai-je autant besoin de solitude et d'isolement ? Découvrez mes réponses dans l'article.</p>
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<p>Alors s’il y a bien une notion / une recommandation que je ne supporte plus c’est «&nbsp;il faut sortir de sa zone de confort&nbsp;». Ca me fait chier à un point dont vous n’avez pas idée.</p>



<p>Evidemment, je comprends parfaitement le concept et l&rsquo;idée derrière. Mais je suis fatiguée des gens qui regardent ma vie et se permettent de juger que &#8211; pour mon plus grand bien, s&rsquo;entend &#8211; je devrais sortir plus souvent de ma zone de confort. Mais personne n&rsquo;a aucune idée de ce que je vis au quotidien dans ma tête, dans mon monde intérieur. Et du nombre incalculable de fois où je suis sortie de ma zone de confort dans des situations qui, pour vous, sont tout à fait anodines.</p>



<p>Parce que je suis sortie de ma zone de confort. Tous les jours de ma vie. TOUS. LES. JOURS. DE. MA. VIE. </p>



<p>Me lever le matin, c’est sortir de ma zone de confort parce que je préfèrerais de loin rester dans mon lit au lieu d’affronter la vie et les autres, les interactions, leurs jugements (réels ou perçus / imaginés).</p>



<p>Quand j&rsquo;allais à l’école, sortir de ma zone de confort c’était affronter le regard et le jugement de mes copines de classe, des profs. Puis après être rentrée chez moi, sortir de ma zone de confort c&rsquo;était affronter le regard et le jugement de mes parents. J&rsquo;avais la boule au ventre la journée dans l’attente d’un regard négatif ou hostile &#8211; ou de l’absence d’un regard attendu, l&rsquo;attente d’un mot blessant, d’une critique, d’un rire ou d&rsquo;un sourire moqueur ou ironique.</p>



<p>En tant qu’adulte, prendre les transports en commun c’est sortir de ma zone de confort pour me retrouver au milieu de toute cette foule. Pour mon côté hypersensible la proximité est une torture (les autres empiètent sur mon espace vital, les odeurs m’incommodent). Pour mon côté empathe toutes ces émotions que je ressens mais que je ne comprends pas me fatiguent sans que je m’en rende compte. Mais conduire dans Bruxelles c’est aussi sortir de ma zone de confort&nbsp;: être confrontée à tous ces gens agressifs, intolérants, égoïstes, inconscients&nbsp;; qui veulent passer avant moi / ne pas me laisser passer / qui mettent ma vie en danger / qui augmentent mon niveau de stress à cause de leur manière de conduire. </p>



<p>Vivre ma journée au milieu des autres c’est sortir de ma zone de confort&nbsp;: c’est me battre à longueur de journée avec mon juge intérieur qui me dévalorise sans arrêt. Comme je suis perfectionniste, rien de ce que je fais n’est jamais assez bon et dans ma tête j’entends, dites par d&rsquo;autres, toutes les critiques que je me fais : mon style vestimentaire est nul, ma coiffure ne ressemble à rien, je n’ai pas de conversation, je ne suis pas intéressante, ma voix est bizarre, mon accent est ridicule, je n’ai aucune culture (musicale, cinématographique, géographique, historique, etc), mon travail n&rsquo;a pas été fait aussi rapidement que j&rsquo;aurais pu le faire (même si c&rsquo;était plus rapide que ce qu&rsquo;on m&rsquo;avait demandé). Selon les circonstances, ces voix dans ma tête peuvent être la mienne, celle de mon père, de mon (ex-)mari, d&rsquo;une collègue, d&rsquo;un ami. Aller trouver une collègue pour lui proposer un lunch, c&rsquo;est sortir de ma zone de confort parce que c&rsquo;est potentiellement m&rsquo;exposer à un refus (quelle qu&rsquo;en soit la raison) qui me fera mal. Je <em>sais</em> intellectuellement que l&rsquo;autre n&rsquo;a pas d&rsquo;obligation, qu&rsquo;il/elle a une bonne raison de ne pas venir manger avec moi mais cela ne change rien au choc émotionnel ressenti à chaque fois parce que je le vis comme une forme d&rsquo;abandon. Alors il est plus facile de rester dans mon coin et de manger seule 99% du temps. A l&rsquo;inverse, si une amie me propose d&rsquo;aller manger ensemble, je saute de joie intérieurement, c&rsquo;est comme si le soleil se mettait subitement à briller dans mon coeur ; vous n&rsquo;avez pas idée du sentiment d&rsquo;euphorie que ça provoque chez moi. Et, bien sûr, si vous devez annuler une rencontre prévue, la chute sera d&rsquo;autant plus rude. Mais de tout cela vous ne saurez jamais rien. Rien dans mon attitude ne vous permettra d&rsquo;appréhender ce que je vis. [J&rsquo;ai déjà abordé ceci dans l&rsquo;article concernant <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-vous-me-faites/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le mal que vous me faites</a>]</p>



<p>Rentrer chez moi après le boulot et «&nbsp;affronter&nbsp;» le regard de mes enfants, c’est sortir de ma zone de confort (j’ai toujours peur d’être une mauvaise mère, de ne pas faire ou dire ce qu’il faut ou au contraire de faire ou dire ce qu’il ne faut pas). Rentrer chez moi et affronter le regard de mon mari, c’est sortir de ma zone de confort parce que malgré tous mes efforts, il y a toujours le risque qu’il me fasse une remarque sur ce que je n’ai pas dit / pas fait et que j’aurais dû, ou le contraire. Faire à manger, c&rsquo;est sortir de ma zone de confort parce que c&rsquo;est m&rsquo;exposer à la critique familiale, que ce soit sur le choix du menu ou la préparation. Même si, dans la réalité, ces critiques étaient très rares et donc pas quelque chose à quoi je devais m&rsquo;attendre de manière régulière, je vivais dans une peur inconsciente que cela arrive, une peur sous la surface, à peine visible mais bien présente.</p>



<p>En tant qu’hypersensible perfectionniste, la moindre critique (même objective) ou remarque est une «&nbsp;atteinte&nbsp;» à mon besoin de perfection, à mon image et à ma confiance en moi. N’importe quelle phrase, pour vous totalement anodine, peut avoir un impact profond sur moi. [voir d&rsquo;autres articles qui parlent de mon <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/perfectionniste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perfectionnisme</a>]</p>



<p>En tant qu’empathe, je ressens vos émotions, y compris celles dont vous n’êtes pas conscient. Et si elles sont en conflit avec ce que vous exprimez, je mets vos paroles en doute, même si vous êtes sincère. Mais je ne vous le dirai pas. Et si j&rsquo;essayais, vous ne comprendriez pas parce que vous n’êtes pas nécessairement conscient de ce que vous «&nbsp;projetez&nbsp;», que votre langage ne reflète pas vos vrais sentiments. Et vivre avec tout ça autour de moi pour toutes les personnes que je côtoie à longueur de journée, tous les jours de ma vie, c’est épuisant. Mais ce n’est pas la peine que je vous en parle, il y a de fortes chances pour que vous n’ayez pas la moindre idée de quoi je parle et donc très peu de chance pour que vous compreniez.</p>



<p>Tous les jours je suis confrontée à la bêtise humaine, à l’égoïsme, à l’agressivité, à la colère, à la frustration, à la mesquinerie, à la petitesse, à la bassesse, à la violence. Toutes ces choses qui sont votre quotidien, que vous ne remarquez même pas et qui me sont totalement étrangères parce qu&rsquo;elles ne font pas partie de mon vrai moi. Et qui m’agressent constamment. Qui minent mon moral, inexorablement.</p>



<p>Après plus de 30 ans de vie active et quelques années de stress familial qui augmentait lentement mais sûrement, j&rsquo;ai commencé à être débordée par toutes ces « attaques » extérieures. Sortir de ma zone de confort tous les jours m&rsquo;épuisait petit à petit. Afin de me resourcer, je m&rsquo;isolais de plus en plus. Au bureau comme à la maison. Sans comprendre mon besoin viscéral de solitude et d&rsquo;inactivité. Mon travail était de moins en moins efficace (même si durant de longs mois il est resté malgré tout supérieur à ce que l&rsquo;on attendait de moi), j&rsquo;étais de plus en plus malheureuse en famille. J&rsquo;aimais mon mari et mes enfants mais je n&rsquo;avais pas pour autant envie d&rsquo;interragir avec eux ou de participer à des activités en leur compagnie. Et je n&rsquo;arrivais pas à leur expliquer pourquoi, puisque je ne le comprenais pas moi-même.</p>



<p>J&rsquo;ai eu besoin de me retrouver de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps seule, sans interaction avec quiconque, à faire une activité qui occupait mon esprit sans solliciter mes sens. La lecture a été un refuge durant très longtemps mais durant de longs mois (qui se sont transformés en années), j&rsquo;ai aussi plongé dans une forme d&rsquo;addiction aux jeux électroniques (sur téléphone ou tablette). Durant ma journée de travail, j&rsquo;avais de longues périodes totalement improductives. Après une journée au travail à être agressée par toute la négativité ambiante et stressée par mon incapacité à travailler correctement, je m&rsquo;isolais de plus en plus longtemps (jusqu&rsquo;à 2h, voire plus) pour jouer sur ma tablette, enfermée dans la chambre. Parce qu&rsquo;il me fallait de plus en plus longtemps afin d&rsquo;arriver à un semblant de tranquillité, de calme émotionnel. Et le moindre incident familial négatif me replongeait dans mon abîme dépressif.</p>



<p>Et à la longue mes batteries se sont vidées plus rapidement qu’elles ne se rechargeaient. Mais comme je ne savais pas pourquoi elles se vidaient, je ne les rechargeais jamais assez. Près d&rsquo;un an après mon déménagement suite à la demande de séparation de mon mari, quand mes enfants ont été (relativement) bien habitués aux changements, j&rsquo;ai (enfin) craqué. J&rsquo;ai fait une dépression. J&rsquo;ai mis plus d&rsquo;un an à voir enfin une lueur au bout du tunnel et aujourd&rsquo;hui, une peu plus de 2 ans 1/2 plus tard, je vais beaucoup mieux. Même si j&rsquo;ai parfois l&rsquo;impression de n&rsquo;être qu&rsquo;une faible copie de qui j&rsquo;étais. Mais c&rsquo;est dû en grande partie au fait que je ne suis plus celle que j&rsquo;ai été durant plus de 50 ans. Et que je n&rsquo;arrive plus à faire comme si j&rsquo;étais comme vous. Je n&rsquo;arrive plus à mettre ce masque qui vous ressemble et vous rassure. J&rsquo;ai pris pleinement conscience de mes différences (comme je l&rsquo;ai déjà expliqué dans d&rsquo;autres articles, comme celui sur mon ressenti d&rsquo;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/extra-terrestre/" target="_blank">extra-terrestre</a>).</p>



<p>Aujourd’hui je vis en ermite, dans ma zone de confort. Et je n’en ai plus rien à foutre d&rsquo;en sortir. J’ai mis suffisamment de temps à la trouver, je ne compte pas en sortir de si tôt. Ou en tout cas pas de la manière dont vous pensez que je « devrais » en sortir. Alors, oui, vous allez probablement trouver que je suis fainéante, molle, inintéressante, pantouflarde, ou que sais-je encore. Vous savez quoi&nbsp;? Je m’en fous. J’ai assez donné pour essayer de vivre dans votre monde, de vivre comme vous. J&rsquo;ai donné assez de mon temps, de mon énergie, de mes efforts, de mon amour à vous montrer que vous pouviez compter sur moi, à essayer de correspondre à la personne que vous pensiez que je devais être.</p>



<p>Je ne suis pas comme vous, votre monde n’est pas fait pour moi. Toutes vos préoccupations d&rsquo;ambition, de possessions, de vivre mieux que le voisin. Toutes vos mesquineries les uns envers les autres, tous vos jugements, vos critiques, vos remarques acerbes ou aggressives. Toute votre violence envers ceux que vous dites aimer, qu&rsquo;elle soit verbale ou autre. Je ne les comprends pas parce que je ne les partage pas. Malheureusement, je sais que certains d&rsquo;entre vous vont me reprocher exactement ce que je vous reproche : de leur faire mal par mes attitudes, mes paroles ou mes choix de vie. Et c&rsquo;est vrai. Parce que je ne suis pas une sainte, juste un être humain ; je ne suis pas parfaite. Bizarrement, si on dit qu&rsquo;on veut aller vivre à l&rsquo;étranger quand on est un couple sans enfants, cela semble une bonne idée à beaucoup. Mais dire que l&rsquo;on veut aller vivre ailleurs / autrement lorsque l&rsquo;on a des enfants (pas encore complètement indépendants) ou un parent (partiellement) dépendant, beaucoup jugent votre choix de manière totalement différente. Comme un abandon. Mais est-ce que j&rsquo;abandonne plus ceux que j&rsquo;aime en vivant mal proche d&rsquo;eux ou en vivant mieux un peu plus loin ? Pour moi l&rsquo;important quand quelqu&rsquo;un m&rsquo;aime n&rsquo;est pas (nécessairement) qu&rsquo;il soit présent à mes côtés au jour le jour mais bien de savoir que je peux compter sur lui/elle quoi qu&rsquo;il arrive. Que le jour où j&rsquo;en aurai besoin, je pourrai l&rsquo;appeler et il sera présent ou elle acceptera de m&rsquo;aider ou de m&rsquo;écouter / me conseiller. Même si nous ne nous sommes pas vus ni parlés depuis des années.</p>



<p>Bien sûr, malgré mon isolement, je veux toujours vous aider. Je vous aime, quoi que disiez, quoi que vous fassiez. Mais dorénavant je vous aimerai de loin, au moins le temps de vraiment recharger mes batteries. Peut-être un jour aurai-je réussi à me construire des barrières suffisantes pour pouvoir évoluer au milieu de vous sans me perdre. Mais d’ici là je me protège. Derrière mes murs personnels. Dans ma zone de confort.</p>



<p>Et aujourd&rsquo;hui je sors de ma zone de confort de la manière qui me convient. Je vais bientôt déménager et la simple idée de devoir faire et défaire des caisses, démonter et remonter des meubles, tout ça me donne de l&rsquo;urticaire et parfois une boule d&rsquo;angoisse. Mais cela ne m&#8217;empêchera pas de le faire parce que mon nouvel environnement correspond à un rêve que j&rsquo;ai depuis des années : le bord de mer. Alors, oui, je procrastine et je vais lentement et la perspective de tout l&rsquo;administratif à régler me donne des sueurs froides. Mais je ne me mets pas la pression et je sais que je ferai les choses à mon rythme. C&rsquo;est comme ça que je sors de ma zone de confort, maintenant, à mon rythme.</p>



<p></p>
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		<title>Extra-terrestre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 11:44:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet article explique une partie de mes différences qui contribuent à mon sentiment d'être une extra-terrestre, comme ma vision optimiste du monde, ma peur des conflits, mon questionnement constant (et mon cerveau qui travaille 24/7) ou encore mon besoin de contact physique. Je parle aussi de l'hyperconformisme que cela a provoqué chez moi et de ma recherche à propos de qui je suis. J'évoque aussi mon besoin de solitude.</p>
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<h1>Ou moi (sans toi) contre le monde entier</h1>



<p>Comme cet article est relativement long, la table des matières est sous forme de résumé qui vous permettra d&rsquo;avoir une idée du contenu avant d&rsquo;y plonger.</p>



<p>Pourquoi <a href="#pourquoi-sujet">ce sujet d&rsquo;extra-terrestre s&rsquo;est-il imposé</a> ?</p>



<p>Je ne <a href="#comprends-pas">comprends pas les autres</a>, même <a href="#j-aime">quand je les aime</a>. Je me sens <a href="#incomprise">incomprise</a>. Alors j&rsquo;ai essayé de trouver des <a href="#raisons-difference">raisons à ce sentiment </a>de non-appartenance.</p>



<p>La première c&rsquo;est ma <a href="#vision-optimiste">vision optimiste du monde</a> : je vois d’abord <a href="#va-bien">ce qui va bien</a>, ce qui me convient. Mais il peut m&rsquo;arriver d&rsquo;être tellement focalisée sur ce qui fonctionne que j’en <a href="#va-pas">oublie parfois de prendre pleinement conscience de ce qui ne va pas</a>. J&rsquo;évite de penser au négatif dans mes relations parce que j&rsquo;ai <a href="#peur-abandon">peur d&rsquo;être abandonnée</a> ou de me retrouver seule en quittant l&rsquo;autre.  J&rsquo;ai du mal à faire la part de ce qui m&rsquo;appartient comme ressenti <a href="#influence-empathie">à cause de mon empathie et de mon hypersensibilité</a>, ce qui me complique la tâche pour prendre conscience de ce qui ne va pas. Le fait de voir le positif joue dans ma <a href="#choix-difficiles">difficulté à faire des choix</a>.</p>



<p>J&rsquo;ai <a href="#peur-conflits">peur des conflits</a> et je ne <a href="#pas-colere">comprends pas la colère</a>. Je suis <a href="#hypersensible">hypersensible </a>et j&rsquo;ai peur d&rsquo;être <a href="#submergee">submergée par mon environnement</a>. Alors je <a href="#controle-emotions">contrôle mes émotions</a>. Que se passerait-il si je <a href="#emotions-negatives">vivais mes émotions négatives à fond</a> ? J<a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=518&amp;action=edit#pas-me-facher">e n&rsquo;ose pas me fâcher</a>. J&rsquo;ai peur de devenir <a href="#folle-tristesse">folle de tristesse</a>, d&rsquo;être <a href="#submergee-tristesse">submergée par la tristesse</a>. Et qu&rsquo;en est-il des <a href="#emotions-positives">émotions positives</a> ?</p>



<p>Deux autres <a href="#differences-invisibles">différences importantes mais invisibles</a> sont mon <a href="#questionnement">questionnement constant</a>/mon cerveau qui travaille non-stop et mon <a href="#besoin-contact">besoin de contact physique</a>.</p>



<p>La conséquence de mes différences ? Un hyper-conformisme. Je ne pouvais <a href="#ressentis-non-fiables">pas faire confiance à mes sentiments, mes ressentis</a>. Alors je faisais <a href="#confiance-autres">confiance à l&rsquo;opinion des autres</a>, j&rsquo;étais un <a href="#cameleon">caméléon </a>qui ne <a href="#vraie-couleur">connaissait pas sa propre couleur</a>.</p>



<p><a href="#qui-suis-je">Qui suis-je</a>? J&rsquo;étais tellement dans la conformité que je ne <a href="#sais-plus-qui-suis">savais plus qui j’étais</a>. Alors <a href="#recherche">j’ai cherché</a>, durant longtemps. Aujourd’hui, <a href="#me-connais">je me connais mieux</a>.</p>



<p>Extra-terrestre assumée : je <a href="#ermite">vis en ermite</a>. Je m’isole de plus en plus, heureusement que <a href="#introvertie">je suis introvertie</a> ! Mais ma <a href="#carapace">carapace grossit</a> à cause de cet isolement. Et la situation avec le <a href="#covid">covid n&rsquo;arrange rien</a>. Et pourtant, je <a href="#optimiste">reste résolument optimiste</a>.</p>



<p>Pour finir, après l&rsquo;article que j&rsquo;ai <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/je-vais-changer-de-style/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">publié ce matin</a>, je suis <a href="#contente">contente de la version finale de celui-ci</a>.</p>



<h2 id="pourquoi-sujet">Pourquoi ce sujet s&rsquo;est-il imposé comme une évidence ?</h2>



<p>L&rsquo;évidence est venue à la relecture de ma personnalité et des résultats des tests, notamment (mais pas seulement) le «&nbsp;Big Five&nbsp;» dans lequel 3 des 4 facteurs dont je parle correspondent à moins de 7% de la population. Et donc, toute ma vie il y a eu moi, toute seule, et en face, les autres – comme une extra-terrestre. Si je trouvais souvent des ressemblances entre les personnalités autour de moi ou entre leurs vécus, leurs ressentis, cela ne correspondait jamais vraiment à ce que moi je vivais. Je me sentais toujours différente, je pensais autrement.</p>



<h2 id="comprends-pas">Je ne comprends pas les autres parce que je suis différente</h2>



<p>Depuis aussi loin que je me souvienne, les autres sont pour moi une énigme. Je ne me suis jamais sentie à ma place, jamais vraiment sentie intégrée ni dans ma famille proche (parents) ou agrandie (oncles, tantes, cousins, etc), ni à l’école (je n’avais aucun des intérêts des filles de mon âge), ni à l’université (pas d’envie de sorties jusqu’à plus d’heure ou de grosses beuveries), ni dans le milieu professionnel, ni même parmi mes ami(e)s. </p>



<p>Je me sentais, et je me sens toujours, comme une extra-terrestre. Je semble avoir tellement peu en commun avec tous ces gens qui m&rsquo;entourent.</p>



<h4 id="j-aime">Même quand je les aime je suis souvent dans le brouillard</h4>



<p>Peu importe le lien que j’ai avec la personne, il y a toujours un moment où je ne comprends plus, un moment où je n’aurais pas réagi comme l’autre, pas dit la même chose, pas fait la même chose. Et en groupe, je parle peu quand les autres parlent de leur ressenti ou de leur manière de vivre une expérience&nbsp;: ce que j’aurais à dire serait la plupart du temps aux antipodes de leur vécu.</p>



<h4 id="incomprise">Et je me sens totalement incomprise</h4>



<p>Ces différences se marquent tous les jours pour moi, dans la quasi-totalité de mes interactions avec les autres. Et je me suis toujours sentie profondément incomprise.</p>



<p>Bien sûr, au cours de ma vie, il y a eu des personnes qui me comprenaient et m&rsquo;acceptaient (au moins partiellement) comme je suis mais je n&rsquo;ai jamais recontré quelqu&rsquo;un qui partage pleinement mon hypersensibilité, par exemple. Et parmi ceux qui ne la partagent pas, rares sont ceux qui font l&rsquo;effort de comprendre ce que cela représente pour moi. La plupart du temps, les commentaires sont du style « mords sur ta chique », « passe au-dessus », « fais un effort ». </p>



<h2 id="raisons-difference">J’essaye de trouver des raisons à cette différence</h2>



<p>Adolescente, j’ai souvent rêvé que j’étais adoptée (même si je ressemblais physiquement à mes deux parents et au reste de ma famille). Parce que – je le comprends aujourd’hui – c’était le seul moyen pour moi d’expliquer la différence qui existait entre moi et le reste de ma famille, entre mon ressenti et celui des autres. La seule justification possible, à moins de croire que j&rsquo;étais une vraie extra-terrestre, venant carrément d&rsquo;une autre planète.</p>



<p>Tout au long de ma vie, je n’ai eu de cesse de trouver comment l’être humain fonctionne, afin de comprendre les autres, mais surtout de comprendre pourquoi et en quoi je me sens extra-terrestre. Cela donne, par exemple, tous les tests que je passe afin d’avoir plus d’infos sur ma personnalité.</p>



<h3 id="vision-optimiste">Extra-terrestre résolument optimiste</h3>



<p>J’en ai déjà parlé dans un <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/ma-vision-optimiste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autre article</a>. Je pense que cette vision est ce qui me différencie le plus des autres, celle qui m’isole le plus. Si pas physiquement, en tout cas moralement.</p>



<p>Je n’ai jamais eu l’impression que qui que soit comprenne vraiment parfaitement cet aspect de ma personnalité. Ma tendance naturelle est un peu de voir «&nbsp;la vie en rose&nbsp;» comme aurait dit Piaf, sans même avoir besoin qu’il me prenne dans ses bras. On m’a souvent dit que j’étais totalement irréaliste, utopiste.</p>



<h5 id="va-bien">Je vois d’abord ce qui va bien, ce qui me convient</h5>



<p>Que ce soit chez les gens, dans les objets, les endroits ou les situations, je vois d’abord ce qui va bien, ce qui me plait.</p>



<p>Je vais voir le caractère extraverti et sympathique de quelqu’un avant, peut-être, de me rendre compte que ce n’est pas nécessairement entièrement compatible avec ma forte introversion.</p>



<p>La vue depuis une chambre d’hôtel me plaît tellement que je peux passer sur le peu de place pour circuler dans la chambre ou le manque d’armoires pour ranger des vêtements.</p>



<p>Dans une réunion, je vais me focaliser sur les points sur lesquels une majorité de participants sont d’accords plutôt que sur les points de discorde.</p>



<p>Et je suis capable de faire abstraction de beaucoup de négatif, notamment dans une relation.</p>



<h5 id="va-pas">J’en oublie parfois de prendre pleinement conscience de ce qui ne va pas</h5>



<p>Si voir le positif s’avère une bonne chose dans la vie de tous les jours (malgré mon perfectionnisme, qui lui s’applique surtout à moi en particulier et en partie aux autres personnes), il n’en va pas de même dans une relation.</p>



<p>A force de me concentrer sur le positif, je finis par laisser une telle place à ce qui ne va pas qu’il arrive un moment où une rupture devient inévitable. Qu’elle vienne de moi ou de l’autre.</p>



<p>J’oublie aussi que les autres ne sont pas comme moi. Qu’ils ne vont pas continuer à se concentrer sur le positif qui reste. Que pour eux une balance en (fort) déséquilibre est une raison de séparation. Alors que pour moi le côté négatif doit presque faire capoter la balance avant que je ne pense à une rupture.</p>



<p>Et du coup il n’est pas possible de prendre les mesures qui permettraient de corriger le tir ou de sauver la relation.</p>



<h4 id="peur-abandon">La peur de l’abandon</h4>



<p>Même quand je me rends compte de circonstances ou de situations qui me dérangent, il m’est très difficile d’exprimer clairement ce que j’aimerais qui change. Parce que j’ai peur que l’autre ne m’abandonne si je deviens trop exigeante, trop chiante ou mégère.</p>



<h4 id="influence-empathie">Influence de l’empathie et de l’hypersensibilité</h4>



<p>Il m’est aussi difficile de comprendre exactement ce qui me dérange parce que j’ai du mal à faire la différence entre mon ressenti et celui des autres.</p>



<p>Je peux me sentir exaspérée par la personne qui partage ma vie simplement parce que je sens que je l’énerve de plus en plus souvent. Et cela me fait peur. Je suis frustrée de ressentir tout cet énervement au lieu de l’amour qui nous unit. Et je me sens nulle d’être celle qui l’énerve plutôt que celle qui le calme. Nulle de lui provoquer du stress (supplémentaire) plutôt que de l’aider à se détendre.</p>



<p>Exprimer mon désaccord ou mes émotions négatives dans ce contexte est impossible. Parce que ce serait rajouter encore à la frustration de l’autre. Du coup, ma frustration augmente vis-à-vis de mon compagnon. Parce que je le considère comme responsable de mon impossibilité à m’exprimer.</p>



<h3 id="choix-difficiles">Extra-terrestre qui ne sait pas choisir</h3>



<p>Quel est le rapport, me direz-vous ? Le fait de voir le positif de chacun des choix qui me sont proposés rend le choix extrêmement difficile. Je peux rester 5 min dans le rayon des légumes en conserve avant de me décider sur la forme (conserve ou bocal), la quantité (est-ce que ce sera suffisant ou trop si je suis seule, si nous sommes 2, 3, 4 ou 5 pour manger ?) et la marque de mon choix. Pour un légume. Et ça c&rsquo;est après que j&rsquo;ai décidé de prendre des conserves et non du frais ou du surgelé (un autre choix souvent fait avant d&rsquo;arriver dans le rayon&#8230; mais pas toujours).</p>



<h3 id="peur-conflits">Extra-terrestre incapable d&rsquo;être en conflit</h3>



<p>Ma peur des conflits est une autre cause de ma difficulté à exprimer ce qui ne me convient pas. Parce que je sais que si l’autre répond je vais perdre mes moyens.</p>



<p>Si je n’ai pas en face de moi quelqu’un de bienveillant, prêt à entendre mon point de vue, je perds le combat avant même que les premiers coups ne soient échangés. Oui, pour moi chaque discussion qui me tient à cœur constitue un véritable combat.</p>



<p>Un combat contre moi-même pour oser dire ce que je pense malgré le risque de perdre l’autre. Malgré le risque de blessure profonde à chacune de ses paroles blessantes. Qu’il oubliera rapidement mais qui me hanteront durant des jours, des semaines, parfois des mois ou même des années. Malgré le risque de me sentir encore plus seule parce qu’incomprise.</p>



<h3 id="pas-colere">Extra-terrestre qui ne comprend pas la colère</h3>



<p>Je ne comprends souvent pas pourquoi on se fâche, pourquoi on s’énerve, pourquoi on en veut à l’autre.</p>



<p>Si quelqu’un fait quelque chose qui me blesse, je vais avoir envie qu’il change, bien entendu (personne n’aime avoir mal) mais je ne vais – à priori – pas être fâchée sur la personne. Je vais plutôt être triste par rapport à moi et à ce que ça me fait. Ou par rapport à notre relation.</p>



<p>Dans ma vision idéale du monde et des relations, il n’est pas normal de faire souffrir l’autre quand on l’aime. Il n’est pas normal de dire des choses blessantes.</p>



<h2 id="hypersensible">Extra-terrestre hypersensible</h2>



<p>Je perçois un grand nombre de choses que les autres ne perçoivent pas. Et s&rsquo;ils les perçoivent, elles ne les affectent pas autant que moi. Si certaines personnes entendent les mêmes sons que moi, beaucoup sont capables de les catalogue comme faisant partie des éléments de fond et ne leur accordent pas d&rsquo;attention. J&rsquo;en suis incapable.</p>



<p>Je suis donc dérangée beaucoup plus rapidement que la majorité de mes contemporains par de environnements riches, que ce soit au niveau sonore, olfactif, visuel, tactile ou auditif. C&rsquo;est encore pire quand plusieurs des sens sont sollicités en même temps.</p>



<h4 id="submergee">J&rsquo;ai tendance à être submergée par mon environnement</h4>



<p>Mon cerveau est capable de gérer un certain nombre d&rsquo;éléments différents en même temps et quand cette quantité est dépassée, mon attention diminue. Si les bruits ambiants sont trop forts, je ne peux plus me concentrer sur ma lecture ou sur la conversation. </p>



<h4 id="controle-emotions">Alors je contrôle mes émotions</h4>



<p>J&rsquo;essaye de contrôler mes émotions afin qu&rsquo;elles ne s&rsquo;ajoutent pas aux choses extérieures à gérer.</p>



<p>Une autre raison pour laquelle j&rsquo;éprouve le besoin de contrôler mes émotions est l&rsquo;exemple de mes parents. Ils me semblaient deux être dénués d’émotions. Et moi j’étais l’opposée. Je ne comprenais pas comment ils arrivaient à gérer leurs émotions. Selon mon père il fallait être maître de soi en toutes circonstances, se contrôler.</p>



<p>Mais mes émotions étaient tellement énormes, tellement toujours à fleur de peau que les contrôler me demandait des efforts énormes.</p>



<p>Toute ma vie j’ai refoulé ce que je ressentais pour ne pas le vivre pleinement. Parce que si j’ouvrais la porte à ce que je ressens, je risquerais de perdre le contrôle tellement cela me semble immense.</p>



<h5 id="emotions-negatives">Que se passerait-il si je vivais mes émotions&nbsp;négatives à fond ?</h5>



<p>Mes émotions sont pour moi comme un ballon dégonflé, tranquilles à l’intérieur. Mais si je les laissais sortir, si je m’autorisais à les vivre pleinement, je gonflerais le ballon. Et une fois qu’il serait gonflé, je ne pourrais plus le remettre à l’intérieur. Il m’emporterait avec lui et je serais à sa merci, sans être capable de contrôler ses mouvements.</p>



<h6 id="pas-me-facher">J&rsquo;ai peur de me fâcher</h6>



<p>Mes parents ne se sont jamais vraiment fâchés (je suis tellement sensible qu’un haussement de sourcils ou un changement de ton sont suffisants pour me faire perdre tous mes moyens parce qu’au moment où la personne me parle, je ne ressens pas son amour pour moi et je suis complètement déboussolée). J’ai été élevée par des parents qui se contrôlaient toujours parfaitement et perdre le contrôle est la pire des choses qui pourrait m’arriver.</p>



<p>Je n&rsquo;ai jamais vraiment laissé libre cours à ma colère. Parce que j&rsquo;ai le sentiment que j&rsquo;arriverais à un point où je ferais ou dirais des choses que je regretterais ensuite. Non pour blesser l&rsquo;autre mais en défense. L&rsquo;attaque est la meilleure défense. </p>



<p>J&rsquo;ai peur que si je laisse sortir ma colère, j&rsquo;exprimerai des choses qui déplairont à l&rsquo;autre et je risque l&rsquo;abandon. Si ma colère prend le dessus, je serai incapable de contrôler ce que je dis afin de blesser l&rsquo;autre le moins possible. Je ne veux pas faire aux autres ce qu&rsquo;ils me font.</p>



<h6 id="folle-tristesse">J’ai peur de devenir folle de tristesse</h6>



<p>Parfois j’ai l’impression que je deviendrais folle si je lâchais prise. J’ai peur que si j’accepte de perdre le contrôle à un moment, je ne serai plus jamais capable de le reprendre.</p>



<p>Je ne me suis jamais vraiment autorisée à être vraiment triste, à ressentir profondément la douleur de la perte. Que ce soit celle de l’amour de mon ex-mari, de notre mariage, de la vie en commun, ou encore des proches que j’ai perdus récemment.</p>



<p>Quand j’ai fait ma dépression, j’étais sans énergie, sans volonté. Mais je n’ai jamais été profondément triste. Je n’ai quasi jamais pleuré, ou pas durant de longues périodes.</p>



<h6 id="submergee-tristesse">J’ai peur d’être submergée par la tristesse</h6>



<p>Parce que j’ai peur d’être débordée par ma tristesse, de sombrer dedans et de ne plus pouvoir en sortir. Comme ces personnes qui plongent dans la douleur et perdent le contact avec le monde extérieur.</p>



<p>Ma préférence naturelle va au monde imaginaire plutôt qu’au monde réel, je suis intimement convaincue qu’il suffirait de peu pour que je bascule. Que je perde tout intérêt pour le monde réel. Non, je ne serais pas capable de me suicider mais je perdrais ton contact avec la réalité.</p>



<h5 id="emotions-positives">Et les émotions positives ?</h5>



<p>Je dois les contrôler tout autant que les émotions négatives, en tout cas dans certaines environnements. Mieux je connais mon environnement, plus je serai à mon aise pour laisser mes émotions se développer. Mais si je dois gérer l&rsquo;analyse (et la maîtrise) d&rsquo;un environnement inconnu, mes émotions resteront extrêmement contrôlées. Je ne bondirai jamais de joie, même chez moi. Parce que, comme on dit à Bruxelles, « je ne sais pas de chemin avec mon corps ». Je suis hyper-consciente de moi, de mes mouvements. Et je me sens gauche et ridicule.  </p>



<h3 id="differences-invisibles">Deux autres différences invisibles</h3>



<h5 id="questionnement">Mon cerveau extra-terrestre : en questionnement constant et qui qui tourne 24/7</h5>



<p>Je m&rsquo;interroge sur tout et tout le monde, sans arrêt. Je me demande ce que les gens pensent de moi, de ce que je dis, de comment je le dis, de comment je suis habillée, de comment je me tiens (souvenir des nombreuses remarques de mon père sur mon maintien). Est-ce que je parle trop, trop peu, trop fort, trop vite (c&rsquo;est un reproche qu&rsquo;on m&rsquo;a fait souvent) ? Est-ce que j&rsquo;ai l&rsquo;air assertive ou agressive ? Est-ce que j&rsquo;ai l&rsquo;air de me foutre de ce que l&rsquo;autre raconte ? Est-ce que, si je dis ce à quoi je pense, je vais passer pour une impolie ? Est-ce que je vais donner l&rsquo;impression d&rsquo;être une « je-sais-tout » ? Une emmerdeuse ? Est-ce que l&rsquo;autre va se sentir envahi parce que je donne mon opinion sans qu&rsquo;on me la demande ? Ou jugé parce que j&rsquo;ai exprimé une hypothèse à propos de la raison de son comportement ? Est-ce que tout le monde se pose des questions comme moi ? Comment font ceux qui ne se posent pas de questions pour &#8230; ne pas se poser de questions ? Si je pose ma main sur le bras d&rsquo;un ami, va-t-il le prendre comme une avance ? S&rsquo;il me serre dans ses bras, est-ce qu&rsquo;il est juste comme moi ou est-ce que ça veut dire autre chose ? Pourquoi est-ce que cette personne me regarde comme ça ; est-ce que je la connais mais ne la reconnais pas (je ne suis pas physionomiste) ? Pourquoi est-ce que mon collègue a fait telle remarque ; est-ce que cela veut dire qu&rsquo;il ne m&rsquo;apprécie pas ; ou que j&rsquo;ai mal fait mon travail ; ou que quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre lui a dit quelque chose de négatif sur moi &#8211; parce qu&rsquo;hier il m&rsquo;a félicitée pour la qualité de mon travail ? Est-ce que cette personne ne me regarde pas quand elle parle parce que je la fais chier ou parce qu&rsquo;elle a un problème (genre autisme) qui la met mal à l&rsquo;aise dans ses interactions ? Si je rends visite à une amie et que je n&rsquo;apporte rien, est-ce qu&rsquo;elle va me trouver impolie ? Ou est-ce que, comme moi, elle est juste contente de me voir et s&rsquo;en fout de ces formalités de « bonne éducation » qui nous ont été dictées par la société ? Est-ce qu&rsquo;elle sera contente parce que quand j&rsquo;apporte quelque chose, ce n&rsquo;est pour son anniversaire ou pour une raison particulière mais parce que j&rsquo;ai vu quelque chose et que j&rsquo;ai pensé à elle, sachant que ça lui ferait plaisir ou que c&rsquo;est quelque chose qui pourrait l&rsquo;intéresser ? </p>



<p>Dans ces interrogations constantes, contrairement à ma vision optimiste de l&rsquo;extérieur, mon hamster-ego (c&rsquo;est-à-dire mon ego qui est un hamster qui tourne dans sa roue dans mon cerveau) prend systématiquement parti contre moi. Je suis une mauvaise fille / femme / amie / mère / tante, etc. Parce que je ne fais pas ce qu&rsquo;on attend de moi. Je suis nulle. Parce que j&rsquo;ai toujours trouvé les autres plus intéressants que moi. Moi j&rsquo;étais juste inodore, incolore, insipide. Sans peps, sans attrait. Et quand les autres s&rsquo;intéressent à moi ou à ce que j&rsquo;ai à dire, ça m&rsquo;étonne toujours. Et je vis dans l&rsquo;attente du jour où ils en auront marre de moi. Et où je redeviendrai pour eux inodore, incolore, insipide. Inintéressante.</p>



<p>Je suis aussi, depuis mon adolescence, en recherce de sens. A quoi Serge (où courge, dans quelle étagère &#8211; les questions classiques, quoi). Pourquoi suis-je ici ? Quel est mon but sur cette terre ? Parce que ça ne peut pas être d&rsquo;obtenir un diplôme et de trouver un bon job, de trouver un mari, d&rsquo;acheter une belle et grande maison, d&rsquo;avoir des enfants. Ca ne répond pas à la question « à quoi <em>sert</em> ma vie » ? Quelle est mon utilité sur terre ?</p>



<p>Et toutes ces questions se posent 24h sur 24, 7 jours sur 7. Les questions de sens restent en toile de fond ou descendent parfois durant des années dans les limbes de mon inconscient mais les autres questions mentionnées plus haut me tiennent compagnie la majorité du temps lorsque j&rsquo;interagis avec d&rsquo;autres. Une autre raison à mon besoin d&rsquo;isolement, dont je parlerai plus bas.</p>



<h5 id="besoin-contact">Et mon besoin de contact physique</h5>



<p>C&rsquo;est l&rsquo;une des choses dont j&rsquo;ai le moins parlé autour de moi dans ma vie. Parce que j&rsquo;ai bien intégré que dans notre société les gestes sont déplacés, sauf avec les personnes avec qui on est intime. Alors je rêve d&rsquo;aller vivre là où c&rsquo;est ok de se toucher (sans sous-entendu sexuel). Ou de trouver un groupe de personnes qui partageraient ce besoin et ne trouveraient pas cela anormal ou suspect. Malheureusement pour moi, j&rsquo;ai tellement bien intégré les normes de notre société puritaine (et encore, c&rsquo;est mieux en Belgique que dans certains autres pays) et je suis tellement hyper-consciente de moi tout le temps que j&rsquo;ai totalement muselé cet aspect de ma personnalité. Je me tiens loin des autres, j&rsquo;ai peur de les approcher. Et comme mon cerveau analyse tout, tout le temps, trop, il anticipe tout geste que je pourrais avoir pour me rappeler que, peut-être, ce n&rsquo;est pas le bon geste, pas le bon moment, pas celui qui est attendu par l&rsquo;autre. Et du coup, je bloque et je me fige dans mon coin. Même avec ceux que j&rsquo;aime, compagnon de vie ou enfants, j&rsquo;ai du mal avec les manifestations d&rsquo;amour. Heureusement, mes enfants sont démonstratifs. </p>



<h2 id="ressentis-pas-fiables">Conséquence de mes différences : un hyper-conformisme, très terre à terre celui-là</h2>



<h4 id="ressentis-pas-fiables">Mes sentiments, mes ressentis ne sont pas fiables</h4>



<p>Très jeune j’ai appris à ne pas faire confiance à ce que je ressentais, à ce que je pensais&nbsp;: si tout le monde pensait ou agissait autrement que moi, c’est forcément moi qui étais mal faite, fautive, dans l’erreur.</p>



<h4 id="confiance-autres">Donc je faisais confiance aux opinions autres</h4>



<p>J’ai donc rapidement appris à fonctionner en fonction de ce que les autres attendaient de moi (mes parents, mes professeurs, mes amis, mes collègues, mes chefs au travail, mon mari) ou d’une manière suffisamment neutre pour passer relativement inaperçue et donc pour que personne ne remarque qu’en fait je n’étais pas celle qu’ils croyaient.</p>



<h4 id="cameleon">J’étais un caméléon</h4>



<p>Très longtemps j’ai cherché autour de moi ou dans les personnes publiques les opinions qui me semblaient correspondre à ce que je pensais (ou qui me semblaient correspondre à la tendance majoritaire dans mon entourage) et je les ai faites miennes. J’étais un vrai caméléon.</p>



<h4 id="vraie-couleur">Qui ne savait quelle était sa vraie couleur</h4>



<p>Mais si on m’avait demandé mon avis à brûle pourpoint sur un sujet inconnu, j’aurais été incapable de répondre. Parce que je ne savais pas ce que je pensais ou d’autres fois par peur de ne pas plaire. Je modérais mes avis en fonction de mon interlocuteur.</p>



<h3 id="qui-suis-je">Qui suis-je&nbsp;?</h3>



<h5>Je ne savais plus qui j’étais</h5>



<p>A tel point que lorsque j’ai voulu vivre pour moi, en fonction de mes besoins et de mes valeurs, je me suis trouvée face à un grand blanc, un grand vide. Qui étais-je&nbsp;? Je n’en avais pas la moindre idée.</p>



<h5 id="recherche">Alors j’ai cherché</h5>



<p>J’ai mis plus de 2 ans à chercher, lire, faire des tests, recouper les informations, mettre ensemble les pièces de puzzle. Celui que je possédais en fait depuis des années. Mais, prises séparément, les pièces ne semblaient pas pouvoir former une image cohérente. Parce que je ne disposais d’aucune image complète dans laquelle j’aurais pu les intégrer. C’était comme essayer de faire un puzzle sans connaître le nombre de pièces ou le sujet du dessin.</p>



<h5 id="me-connais">Aujourd’hui, je me connais mieux</h5>



<p>Aujourd’hui je me connais beaucoup mieux mais surtout j’ai commencé à dire autour de moi que, «&nbsp;non, je ne fonctionne pas comme vous. Mes besoins, mes intérêts, mes valeurs, ma vision du monde sont différents des vôtres.&nbsp;» Ce n’est pas toujours clairement entendu ou accepté mais au moins je le dis. Et je le vis (pas toujours facilement, comme en témoigne l&rsquo;<a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/je-vais-changer-de-style/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article </a>que je viens de publier sur le changement de style de rédaction dans mon blog). </p>



<h3 id="ermite">Extra-terrestre assumée : je vis en ermite</h3>



<p>Comme je l’ai dit dans l’introduction, je suis convaincue aujourd’hui d’être une extra-terrestre. Et je m’isole parce que je ne me reconnais dans aucun groupe, ni vraiment aucune des personnes que j&rsquo;ai rencontré jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui. J’ai des points communs avec de nombreuses personnes. Et comme j’ai un tempérament de médiatrice, je suis la première à les trouver.</p>



<p>Mais je ressens toujours une forme de distance avec l&rsquo;autre, un recul. Même si je parle de mes différences et de mes caractéristiques, je ne les montre pas nécessairement parce que je sais que cela ne correspond pas à la personnalité de la personne en face de moi. </p>



<p>Certaines conversations m&rsquo;apportent beaucoup, surtout avec des personnes partageant le type de fonctionnement de mon cerveau ou mon questionnement constant. Mais elles sont trop peu nombreuses. Et même dans ces cas-là, ma sensibilité et mon introversion peuvent venir gâcher mon vécu.</p>



<p>Alors je me retire et je m’isole. L&rsquo;autre raison de cet isolement est mon choix de vivre comme il me convient et non comme les autres s&rsquo;attendendraient à ce que je vive.</p>



<h4 id="introvertie">Heureusement je suis introvertie</h4>



<p>Non seulement je suis introvertie et j’ai besoin de m’isoler pour me ressourcer mais j’apprécie ma compagnie. Je ne m’ennuie pas, je me sens bien. Même si je préfèrerais parfois partager ma vie avec quelqu’un, je suis bien seule et la solitude ne me pèse pas.</p>



<h4 id="carapace">Mais ma carapace grossit</h4>



<p>Je crains pourtant que cet isolement ne fasse que renforcer mon contrôle sur mes émotions mentionné plus haut et ma carapace. Ce n’est pas que je n’ai pas d’émotions mais elles sont comme anesthésiées, endormies.</p>



<h4 id="covid">Et le covid n’arrange rien</h4>



<p>Même si je voulais aller vers les autres, toute la situation de quarantaine diverse et variée depuis plus de 7 mois ne le permettrait pas. Et puis, où trouver des gens qui me ressemblent vraiment&nbsp;? Difficile de poster une annonce sur un site de rencontres mentionnant toutes mes différences évoquées plus haut et recherchant des personnes similaires pour pouvoir échanger entre extra-terrestres.</p>



<p>Peut-être en trouverai-je sur le nouveau site de personnes atypiques sur lequel je surfe depuis le mois de juin. J’ai déjà rencontré au moins une personne avec qui parler est facile, même si nous sommes très différents. Et l’un ou l’autre profil me semble plus proche de qui je suis et de comment je fonctionne que toutes les personnes que j’ai côtoyées ou aimées jusqu’à maintenant.</p>



<h2 id="optimiste">Pourtant je suis toujours optimiste</h2>



<p>Je reste accrochée à mon rêve de prince charmant qui va débarquer un jour sur son cheval blanc (ou noir, en fait je préfère noir) et m’emporter au loin. Non, non, pas nécessairement loin physiquement mais loin mentalement / émotionnellement. Loin de cette grisaille qui nous entoure de plus en plus, loin de toute la négativité ambiante. Dans notre paradis rêvé. Seuls contre le monde entier. Celui qui comprendra que je ne suis pas comme tout le monde, parce qu’il ne sera pas comme tout le monde non plus. Et je sais que ça arrivera au moment parfait, quand je m’aimerai complètement sans avoir besoin que les autres m’aiment. Je suis en chemin.</p>



<h2 id="contente">Je suis contente de la version finale de cet article</h2>



<p>Parce que j&rsquo;ai un feu rouge dans Yoast SEO pour la lisibilité, c&rsquo;est que mon article est plus proche de mon style naturel. Et je n&rsquo;aime pas le ton impératif ni le bilan « Besoin d&rsquo;amélioration ». Voilà pourquoi j&rsquo;ai un feu rouge:</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="608" height="162" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/10/image.png" alt="" class="wp-image-551" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/10/image.png 608w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/10/image-300x80.png 300w" sizes="(max-width: 608px) 100vw, 608px" /></figure>



<p></p>
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		<title>Je vais changer de style</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 07:50:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil des jours]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de plaire]]></category>
		<category><![CDATA[perfectionniste]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://hypersensibleempatheintrovertie.com/?p=533</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retrouvez aujourd'hui les raisons qui m'ont poussée à changer le style de mes publications.</p>
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			</div>
<p>&#8230; pour la rédaction de ce blog.</p>



<p>Ce matin, juste après m&rsquo;être réveillée, j&rsquo;ai pensé à mon blog (oui, mon cerveau travaille sans arrêt, je ne choisis pas toujours à quoi je pense ni quand &#8211; mes meilleures idées me viennent souvent la nuit, quand je dors à moitié). Mes pensées vagabondaient vers l&rsquo;article en brouillon depuis une semaine. </p>



<p id="suite">Soudain, une idée pour un nouvel article : comment mon perfectionnisme (j&rsquo;en parlerai plus en détails <a href="#perfectionnisme">plus bas</a>). [J&rsquo;ai déjà parlé de mon perfectionnisme dans cet <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/perfectionniste-desordonnee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autre article</a>] m&rsquo;a bloquée durant une semaine pour la publication de ce fameux article, toujours en brouillon (et que je compte publier aujourd&rsquo;hui ou demain). </p>



<p>Et puis, comme toujours, mon cerveau est déjà passé à l&rsquo;idée suivante : quelque chose m&#8217;empêche de publier cet article. Ai-je un problème avec le sujet, qui fait que je reporte la publication ? Sauf que le sujet, justement, m&rsquo;échappe complètement (maintenant encore, plus d&rsquo;1h30 plus tard et alors que je n&rsquo;ai pas regardé mes articles précédents, je ne me souviens toujours pas du sujet !). Peut-être n&rsquo;est-ce donc pas à cause du sujet mais d&rsquo;autre chose.</p>



<p>Et tout à coup, les nuages s&rsquo;écartent et un rayon de soleil me frappe en pleine tronche &#8211; lumière à tous les étages, mon franc tombe. JE SAIS ! Et je comprends que cela fait quelques semaines que ça dure. Quelques semaines que j&rsquo;ai l&rsquo;impression de me forcer, que quelque chose ne va pas. Mais quoi ?</p>



<p>En fait, je sais ce qui ne va pas mais je viens seulement de l&rsquo;admettre et de comprendre pourquoi ça ne va pas.</p>



<p>Ce qui ne va pas, c&rsquo;est le style de mes articles. Si vous avez êtes arrivé aussi loin dans votre lecture d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et que vous avez lu d&rsquo;autres articles, vous avez probablement déjà remarqué les différences : pas de table des matières en début d&rsquo;article (ou alors elle sera courte) et pas nécessairement de liens internes sur la page.</p>



<p>Et ça ne va pas parce que ce n&rsquo;était pas ma manière naturelle d&rsquo;écrire. Mais avec WordPress (que j&rsquo;utilise pour mon blog) vient cet outil de l&rsquo;enfer qui s&rsquo;appelle Yoast SEO. Pourquoi de l&rsquo;enfer ? Parce que l&rsquo;enfer est pavé de bonnes intentions. Et les miennes étaient bonnes : avoir les deux petits feux verts pour l&rsquo;analyse de lisibilité (phrases courtes, paragraphes courts, structure avec titres, liens internes sur la page et entre les pages du blog, images présentes, etc, etc, etc) et pour le référencement sur internet (avec analyse des métadescriptions, par exemple).</p>



<p>Et pourquoi n&rsquo;est-ce pas une bonne idée pour moi de suivre ça à la lettre ? Parce que 1) ce n&rsquo;est pas comme ça que j&rsquo;écris (il faut faire des phrases courtes, ce que je fais rarement, mettre des titres ou une structure, ce que je ne fais pas, des images, etc); 2) je n&rsquo;écris pas pour le lecteur lambda mais bien principalement pour ceux qui sont comme moi, qui fonctionnent comme moi, qui pensent aussi vite que moi ou de manière aussi décalée; 3) parce que je m&rsquo;en fous qu&rsquo;on me trouve dans une recherche google, en fait &#8211; j&rsquo;écris d&rsquo;abord pour moi et je sais que ceux qui arriveront sur ces pages seront ceux qui auront besoin de lire exactement ce que j&rsquo;ai écrit. Parce que j&rsquo;aurai écrit brut de décoffrage et non comme ce qu&rsquo;un outil à la noix me dit que la majorité des gens aimeraient lire. Ah ben du coup, je me souviens du sujet, parce que j&rsquo;allais justement écrire « parce que je suis différente, je suis une extra-terrestre », c&rsquo;est ça le sujet de <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/extra-terrestre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mon autre article</a>. 🙂</p>



<p id="perfectionnisme">Donc, revenons-en au perfectionnisme. Depuis une semaine, je relis, je rajoute des titres, des phrases, des paragraphes, je déplace du texte. Je cherche une image (parce que Yoast dit qu&rsquo;il faut des images dans un blog), je la modifie pour qu&rsquo;elle soit comme je veux, je perds du temps. Bref, je procrastine. Parce que ça ne me plaît pas, de devoir pondre un titre toutes les x phrases, de devoir raccourcir mes phrases à rallonge pour que seulement 25% d&rsquo;entre elles fassent plus de 20 mots ou que les paragraphes ne fassent pas plus de 150 mots. Quand l&rsquo;idée m&rsquo;est venue ce matin de parler du perfectionnisme, je pensais seulement au fait que je revenais souvent sur la page pour l&rsquo;améliorer. Avant de me rendre compte que je ne le faisais pas selon mes propres critères (qui sont principalement « est-ce que c&rsquo;est clair, est-ce que ça reflète ce que je veux dire » et traquer les fautes d&rsquo;orthographe et de grammaire) mais bien selon l&rsquo;analyse Yoast. [si vous êtes venus ici directement depuis le lien plus haut, vous pouvez retourner <a href="#suite">là où vous étiez</a>. Du coup, comme vous étiez pressé, vous lirez ce paragraphe deux fois, ou en tout cas vous le commencerez deux fois ;-)]</p>



<p>Et donc, une fois de plus, sans vraiment m&rsquo;en rendre compte, j&rsquo;ai laissé les autres / les idées des autres / les critères des autres juger / déterminer ce que je fais, comment je communique. Comme la bonne élève que j&rsquo;étais, je faisais tout mon possible pour avoir ces deux petits putains de feux verts. Alors qu&rsquo;en fait, je n&rsquo;en ai rien à foutre. Et vous non plus, si vous êtes arrivés jusqu&rsquo;ici dans votre lecture. Une fois de plus, mon besoin de plaire et de me conformer aux attentes a pris le pas sur qui je suis mais surtout qui j&rsquo;ose être.</p>



<p>Voilà, ce n&rsquo;est pas grave. Ca a donné un article dont je suis contente et qui m&rsquo;a pris moins d&rsquo;une heure.</p>



<p>C&rsquo;est aussi une bonne leçon, une de plus. Pour moi, et peut-être pour vous. Que faites-vous en ce moment qui ne vous correspond pas ? Que faites-vous qui, si vous y réfléchissez un peu, sert seulement à vous faire sentir à votre aise, à votre place, intégré(e) dans la société ?</p>



<p>Si vous trouvez quelque chose (ou plusieurs), ne soyez pas trop dur avec vous-même. Comme on dirait à Bruxelles « au plus que tu vois ton problème, au mieux que tu peux le résoudre ».</p>



<p>Allez, j&rsquo;espère que vous n&rsquo;avez pas trouvé (trop) de (gros) problèmes et je vous souhaite une magnifique journée. N&rsquo;oubliez pas de profiter de ce que la nature et la vie vous offrent. Un clin d&rsquo;oeil à Rachel, si elle lit cette page, parce que je sais que son oeil de photographe lui fait remarquer quantité de beautés qui échappent à beaucoup. Il faut juste penser à en profiter quand on les voit. Un rayon de soleil, une fleur, un sourire. Un câlin de votre enfant. Quelque chose que vous terminez aujourd&rsquo;hui et dont vous êtes fier/fière. Un compliment qu&rsquo;on vous fait. Ou un que vous faites. S&rsquo;il n&rsquo;y a rien de bon dans votre journée, il ne tient qu&rsquo;à vous d&rsquo;en mettre un petit grain ou d&rsquo;en renverser le pot sur votre tête &#8211; c&rsquo;est vous qui voyez (y en a qui ont essayé)<sup>1</sup>. Souriez, ce sera déjà un bon début. Et si vous souriez à quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre, vous aurez eu un impact positif sur cette personne. Non, ne pensez pas qu&rsquo;elle va vous trouver bizarre de lui sourire alors qu&rsquo;elle ne vous connait pas. Pensez juste que ça lui fera du bien et ce sera le cas. Et si vous n&rsquo;osez pas, commencez par sourire à ceux que vous aimez.</p>



<p></p>



<p><sup>1</sup> Sketch de Chevallier et Laspales. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gPj18RIJDHc" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le train pour Pau</a>. A partir de 3min30 si vous ne voulez pas tout regarder</p>
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		<title>Ma vision optimiste du monde contre la négativité ambiante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 16:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
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		<category><![CDATA[besoin de contrôle]]></category>
		<category><![CDATA[extra-terrestre]]></category>
		<category><![CDATA[optimiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En quoi consiste ma vision optimiste (et non positive) ? Quelle est pour moi la négativité ambiante et son impact ? Les réponses sont dans cet article, ainsi qu'une explication de comment je me protège aujourd'hui et pourquoi je n'osais pas être optimiste ouvertement.</p>
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<h2>Une extra-terrestre dans un monde de bruts</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/seule-brutes.jpg" alt="extra-terrestre dans un monde de brutes" class="wp-image-426" width="351" height="474" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/seule-brutes.jpg 364w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/seule-brutes-222x300.jpg 222w" sizes="(max-width: 351px) 100vw, 351px" /><figcaption>Je me sens comme une extra-terrestre dans un monde de brutes</figcaption></figure></div>



<p>Cet aspect de vision optimiste du monde me semble représenter une partie importante de ce qui me rend différente de la très grande majorité de mon entourage, qu’il soit privé ou professionnel.  Naviguez dans les méandres de ma vision optimiste, de la négativité ambiante, de certaines de mes protections et des raisons pour lesquelles je n&rsquo;osais pas être optimiste.</p>



<h4><a href="#vision">Ma vision optimiste</a></h4>



<ul><li><a href="#non-positive">Optimiste et non positive</a></li><li><a href="#confiance">J</a>&lsquo;ai<a href="#confiance"> confiance en l&rsquo;autre</a>, une confiance <a href="#basique">basique </a>au départ et qui <a href="#approfondie">s&rsquo;approfondit avec le temps</a></li><li>J&rsquo;essaye de <a href="#comprendre">comprendre les autres</a></li><li><a href="#vie">Tout va bien dans ma vie&#8230;</a><ul><li>&#8230; même ce qui <a href="#tout-va-mal">semble aller mal</a></li></ul><ul><li><a href="#tout-va-bien">Tout va bien tant que j&rsquo;y crois</a></li><li><a href="#dépression">Dépression quand je n&rsquo;y crois plus</a></li></ul></li><li><a href="#monde-beau">Le monde est beau &#8211; mes joies simples</a></li><li><a href="#sécurité">Je me sens en sécurité</a></li></ul>



<h4><a href="#négativité">La négativité ambiante</a></h4>



<ul><li><a href="#plaintes">Vous vous plaignez</a><ul><li>« <a href="#je-me-plains">toi aussi</a>« , me direz-vous</li></ul></li></ul>



<ul><li><a href="#exemples">Deux exemples de négativité</a> dans mon entourage<ul><li><a href="#conséquences">Et leurs conséquences pour moi</a></li></ul></li></ul>



<ul><li>Votre négativité est souvent juste un <a href="#exutoire">exutoire passager</a><ul><li>Pourtant <a href="#vous-sapez">vous avez sapé ma positivité</a></li><li>Vous m&rsquo;avez <a href="#modèles">servi de modèles</a></li><li>Alors <a href="#comme-vous">je suis devenue comme vous</a></li></ul></li></ul>



<h4>Aujourd&rsquo;hui <a href="#protection">je me protège</a></h4>



<ul><li><a href="#isolement">Je m&rsquo;isole</a><ul><li>et je ne <a href="#nouvelles">suis plus les nouvelles</a></li></ul></li><li><a href="#coupe-ponts">J&rsquo;ai coupé certains ponts</a>..<ul><li>après avoir <a href="#épuisé">épuisé toutes mes ressources</a></li></ul></li></ul>



<h4><a href="#osais-pas">Pourquoi je n&rsquo;osais pas être optimiste</a></h4>



<ul><li><a href="#gênée">J&rsquo;étais gênée</a></li><li>Je n&rsquo;osais <a href="#me-bats-pas">pas me battre pour mes idées</a></li></ul>



<h2 id="confiance">Ma vision optimiste</h2>



<h4 id="non-positive">Optimiste et non positive</h4>



<p>Quelle différence, me direz-vous ? L&rsquo;optimiste envisage par défaut un résultat positif mais se prépare néanmoins pour des circonstances négatives, des imprévus. (voir l&rsquo;article dans Psychologies à propos de la <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/L-optimisme-ca-s-apprend/Frederic-Fanget-Nos-pensees-negatives-sont-necessaires" target="_blank">nécessité des pensées négatives</a>). D&rsquo;après l&rsquo;article, un équilibre 66/33 est la norme d&rsquo;un bon optimisme (2/3 de  pensées positives pour 1/3 de pensées négatives). En ce qui me concerne, j&rsquo;en serais plutôt à 4/5 de pensées positives, et même plus. </p>



<h4 id="confiance">Par défaut, je fais confiance</h4>



<p>Si vous avez lu un peu du sujet «&nbsp;qui suis-je&nbsp;», vous saurez déjà de quoi je parle&nbsp;: par défaut, je fais confiance aux gens et aux situations. </p>



<p>De manière innée, je crois que les gens sont foncièrement bons, honnêtes, dignes de confiance, bien intentionnés.  Mon éducation s&rsquo;est chargée de me faire comprendre (ou croire) Le contraire. A savoir qu&rsquo;à de rares exceptions près, les autres sont plutôt dangereux, malhonnêtes, peu dignes de confiance. </p>



<h5 id="basique">Une confiance basique au départ&#8230;</h5>



<p>Si je fais preuve d&rsquo;une certaine circonspection dans de nouvelles relations, mon attitude par défaut est néanmoins celle de la confiance. Je ne pense pas que l&rsquo;autre soit faux, qu&rsquo;il risque de me trahir ou qu&rsquo;il me veuille du mal. Jusqu&rsquo;à preuve du contraire. Et ce contraire est arrivé extrêmement rarement dans ma vie. </p>



<p>Ma première confiance est une confiance de base, de surface, sans gros risque au cas où la confiance aurait été une erreur. Même s&rsquo;il m&rsquo;est arrivé, très rarement, de faire totalement confiance très rapidement.</p>



<h5 id="approfondie">qui s&rsquo;approfondit avec le temps</h5>



<p>Par contre, j&rsquo;accorde ma « vraie » confiance après un certain temps et un temps certain seulement. Celle qui fait que la personne pourra compter sur mon aide aussi longtemps que je vivrai, je ne l&rsquo;accorderai qu&rsquo;au bout de longs mois, ou parfois moins, en fonction de notre vécu commun.</p>



<h4 id="comprendre">J&rsquo;essaye de comprendre l&rsquo;autre</h4>



<p>Dans toute discussion, avec qui que ce soit, j&rsquo;essaye de voir le point de vue de l&rsquo;autre et de le comprendre. Attention, je n&rsquo;ai pas dit que je trouvais des <em>excuses</em>. Ce n&rsquo;est pas parce que je comprends pourquoi quelqu&rsquo;un a fait quelque chose que l&rsquo;action est nécessairement acceptable. On peut comprendre pourquoi quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;a rien à manger vole quelque chose, cela ne veut pas dire pour autant que le vol est un comportement normal ou acceptable.</p>



<p>Comme j&rsquo;ai tendance à essayer de faire voir tous les points de vue, j&rsquo;ai souvent été mal comprise et on m&rsquo;a souvent reproché de chercher des excuses à certains comportements que je cherchais seulement à comprendre. Surtout pour trouver une solution afin qu&rsquo;ils ne se reproduisent pas.</p>



<h4 id="tout-va-bien">Tout va bien dans ma vie&#8230;</h4>



<p>Si je regarde ma vie, tout s’est toujours (relativement) bien déroulé. </p>



<p>Non, je ne veux pas dire qu’il ne s’est jamais rien passé de négatif dans ma vie ou que je n&rsquo;ai pas souffert mais au final le résultat a toujours été positif pour moi. Le temps durant lequel les choses semblent aller mal peut sembler long, trèèès long. Mais au final, si je regarde ma vie, je peux toujours trouver quelque chose de positif dans le négatif. Ou une conséquence positive à quelque chose que j&rsquo;ai vécu de manière négative.</p>



<h5 id="tout-va-mal">&#8230; même ce qui semble aller mal</h5>



<p>Si j’ai échoué dans un job horrible avec une cheffe d’une mauvaise foi crasse et que je rentrais chez moi déprimée tous les soirs, c’était pour pouvoir trouver par la suite le job qu’il me fallait. Parce que ce job n&rsquo;existait pas à l&rsquo;époque où ma cheffe m&rsquo;a engagée.<br>Si j&rsquo;ai mis le temps avant de trouver celui qui deviendrait mon (ex-)mari et le père de mes enfants, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il fallait que les conditions soient réunies pour que nous puissions nous rencontrer (il est plus jeune que moi de quelques années). <br>J&rsquo;ai assisté à un séminaire qui m&rsquo;a permis de traverser un an de deuils à répétition (4 décès dans la famille proche) de manière relativement sereine. Je ne l&rsquo;aurais jamais fait si je n&rsquo;avais pas été séparée à ce moment-là et libre de mes mouvements. De manière indirecte, la séparation (malgré la douleur qu&rsquo;elle a apportée) m&rsquo;a permis d&rsquo;être plus forte pour traverser les deuils.</p>



<h5 id="tout-va-bien">Tant que j&rsquo;y croyais, tout allait bien</h5>



<p>Durant de longues années, malgré les choses qui n&rsquo;allaient pas dans ma vie, une partie de moi restait persuadée que tout irait bien pour moi.</p>



<p>Après m&rsquo;être cherchée pour les études (j&rsquo;ai essayé deux voies avant de me satisfaire de la 3ème), j&rsquo;ai tout de suite trouvé un bon job, j&rsquo;ai trouvé l&rsquo;amour. Des années plus tard, après un passage par un boulot merdique j&rsquo;ai trouvé le meilleur job de ma vie, l&rsquo;amour avec un grand A, j&rsquo;ai eu mes enfants, j&rsquo;ai vécu à l&rsquo;étranger, j&rsquo;ai toujours eu assez d&rsquo;argent.</p>



<h5 id="dépression">Tout s&rsquo;est effondré quand j&rsquo;ai cessé d&rsquo;y croire &#8211; la dépression</h5>



<p>Et puis un jour, j&rsquo;ai cessé de croire à l&rsquo;amour de mon mari. <br>Ensuite j&rsquo;ai cessé de croire que j&rsquo;étais capable de faire correctement mon job. <br>Pour finir j&rsquo;ai cessé de comprendre qui j&rsquo;étais, ce que je faisais sur cette terre. Ma vie n&rsquo;avait plus aucun sens et j&rsquo;ai fait une dépression / burn out. </p>



<p>Et durant de très très longs mois, j&rsquo;ai perdu ma confiance et mon optimisme. Je savais qu&rsquo;il suffisait que j&rsquo;y croie pour que tout aille bien, je pouvais citer plein d&rsquo;exemples dans ma vie où les choses s&rsquo;étaient bien déroulées, où tout s&rsquo;était subitement arrangé à la perfection. Mais j&rsquo;étais incapable de me retrouver dans ce même état d&rsquo;esprit, j&rsquo;avais le sentiment que ma vie ne serait plus ce que j&rsquo;aimerais qu&rsquo;elle soit, et ce pour le restant de mes jours. </p>



<p>Petit à petit, une chose à la fois, un jour à la fois, le positif est remonté à la surface. D&rsquo;abord juste comme une petite bulle qui crève la surface, une de temps en temps, par ci par là. </p>



<h5>Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;y crois à nouveau</h5>



<p>Jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui où le flot des bulles est (quasi) continu. Depuis quelques mois, mon optimisme revient. </p>



<p>Aujourd&rsquo;hui je choisis de m&rsquo;écouter et j&rsquo;ai à nouveau de plus en plus de signes que tout va bien dans ma vie. Comme ce déménagement prévu d&rsquo;ici quelques semaines vers l&rsquo;endroit où je rêve d&rsquo;habiter depuis des années : face à la mer.</p>



<h4>Avec le retour de l&rsquo;optimisme, je suis plus flexible</h4>



<p>Depuis que mon optimisme naturel refait surface, je me rend compte que je suis beaucoup plus flexible. Quand l&rsquo;un de mes enfants avait prévu de venir et qu&rsquo;il change d&rsquo;avis, par exemple, même en dernière minute. Ou même trois fois sur une journée !</p>



<p>Et je comprends que mon besoin de contrôle qui devenait tellement envahissant ces dernières années était lié à une négativité croissante tout autant qu&rsquo;à mon besoin de contrôler mon environnement à cause de mon hypersensibilité (dont j&rsquo;ai parlé <a rel="noreferrer noopener" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-je-vous-fais/#anticiper" target="_blank">ici </a>et <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/perfectionniste-desordonnee/#besoindecontrole" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>).</p>



<h4 id="monde-beau">Le monde est beau &#8211; mes joies simples</h4>



<p>Il ne se passe quasi pas un jour sans que je ne trouve quelque chose de beau dans ce qui m&rsquo;entoure : ma décoration, mes plantes, les arbres que je vois par la fenêtre, un avion qui passe dans le ciel et sur lequel joue le soleil, un coucher de soleil. Mais aussi le chant des oiseaux, la forme d&rsquo;une branche tombée sur la terrasse. Je peux m&rsquo;émerveiller à regarder le travail des fourmis ou la beauté d&rsquo;une toile d&rsquo;araignée (même si, oui, je déteste les araignées &#8211; enfin, non, je ne les déteste pas, j&rsquo;en ai juste une peur bleue, viscérale). Au bord d&rsquo;un cours d&rsquo;eau ou face à la mer, il m&rsquo;arrive de passer de longs moments de quiétude. Je peux passer des heures à admirer les nuages dans le ciel, leurs formes, leurs mouvements.</p>



<p>Tout cela a tellement plus de sens et d&rsquo;importance pour moi que d&rsquo;avoir un iPhone dernier modèle ou une voiture de luxe. L&rsquo;iPhone peut tomber en panne, la voiture peut être détruite dans un accident. Les nuages seront toujours là et pourtant chacun est éphémère. Je ne verrai jamais deux fois le même nuage.</p>



<h4 id="sécurité">Je me sens en sécurité</h4>



<p>Un autre aspect, ou une autre conséquence, je ne sais pas, de ma vision optimiste est que je ne me suis jamais sentie en danger où que ce soit. Mais je n’irais pas non plus volontairement traîner dans un endroit réputé pour être un coupe-gorge ou un quartier à risque pour une femme seule. Je suis optimiste, pas inconsciente.</p>



<h3 id="négativité">La négativité ambiante</h3>



<h4 id="plaintes">Vous vous plaignez souvent</h4>



<p>Je fatigue très rapidement lors de conversations « standard » dans lesquelles les gens se plaignent au bout d’un moment. La politique, la société, le temps, trop chaud, trop de pluie, le boulot, le boss, les collègues, le conjoint, les enfants, que sais-je. </p>



<p>Est-ce que pour autant je peux dire que je ne me suis jamais plainte ? Certainement pas. Quand je ne sais pas de quoi parler avec quelqu’un que je connais peu, je lance un sujet bateau (le beau temps – qui ne va sûrement pas durer puisqu’on est en Belgique ; le mauvais temps – qui va sûrement empirer le week-end et s’améliorer lundi, on est en Belgique ; le nouveau gouvernement ; l’absence de gouvernement – on est en Belgique, où l’on fonctionne très bien sans gouvernement ; Trump ; les embouteillages pour arriver au bureau ; les transports en commun bondés, etc etc etc). Et, j’avoue, je fais comme tout le monde dans ces cas-là, je me plains plus ou moins (en général c’est parce que les fois précédentes où j’ai rencontré cette personne, elle s’est plainte de l’un des sujets que j’aborde, je suis donc en terrain connu).</p>



<h4 id="je-me-plains">Pourquoi je me plains (aussi)</h4>



<p>En fait, quand je me «&nbsp;plains&nbsp;» auprès des gens que j’aime, ce que j’attends c’est qu’ils réagissent comme moi j’aurais tendance à réagir. J&rsquo;aimerais qu&rsquo;ils me rappellent tout ce qui fonctionne, tout ce qui va bien, tout ce qui vaut la peine qu’on se lève le matin. <br>Si je raconte un désaccord avec quelqu&rsquo;un, j&rsquo;aimerais qu&rsquo;ils me fassent remarquer le point de vue possible de l’autre personne, qui est très probablement tout aussi valable que le mien.</p>



<p> Mais ce qui arrive généralement, c’est (comme dans toutes les conversations auxquelles j’ai assisté dans ma vie) le contraire&nbsp;: mon/mes interlocuteur(s) abonde(nt) dans mon sens. Et là, ça m’énerve à tous les coups. Soit parce que j’avais besoin qu’on me remonte le moral en me parlant de ce qu’il y a de positif dans ma vie, dans le monde (après m’avoir <em>écoutée</em> me plaindre, histoire que je puisse dire ce que j’ai sur le cœur, mais sans en rajouter). Soit parce que j’aurais eu besoin qu’on me montre les côtés positifs de cette personne, ou qu’on me propose un autre point de vue à propos de la situation qui me pose problème (sans pour autant dire que j’ai tort), qu’il y a peut-être une autre manière de voir la situation. Bref, j&rsquo;aimerais m&rsquo;avoir en face de moi !</p>



<h4 id="exemples">Deux exemples  de négativité dans mon entourage</h4>



<h5>Le premier remonte à mon enfance </h5>



<p>mais s&rsquo;est répété très souvent dans ma vie, que ce soit avec mon conjoint, des amies et des collègues. Je vais chez mon oncle, ma tante et mes cousines avec mes parents. Je passe un super après-midi. Sur le trajet du retour, dans la voiture, mon père commence à faire plein de remarques négatives « et un tel a fait ça, c&rsquo;est mal élevé », « et une telle, comme d&rsquo;habitude, a chipoté sur la nourriture » (très difficile à vivre pour des adultes ayant vécu la guerre et le manque), etc etc. En quelques minutes, le plaisir que j&rsquo;avais eu était gâché. <br>Et cela se répétait très régulièrement. Mais à chaque fois je repartais avec mon esprit positif et je passais toujours un bon moment. Parce qu&rsquo;une partie de moi appréciais les personnes que mon père critiquait même si, en grandissant, je comprenais la justesse de certains de ses commentaires. Et j&rsquo;ai encaissé tous ces types de commentaires de la part de nombreuses personnes, que ce soit dans ma vie personnelle ou professionnelle (commentaires entre collègues après une réunion).</p>



<h5>Le deuxième date d&rsquo;il y a quelques années</h5>



<p>Nous avions loué un appartement à Paris pour quelques jours. Bien situé, proche des transports en commun, avec garage. </p>



<p>En arrivant, ce que je vois : un grand appartement aéré au dernier étage (pas de voisins bruyants au-dessus), une grande terrasse accessible du salon, deux chambres, deux salles de bains, super équipé (les gens y vivent). En bref : parfait pour notre usage qui était principalement d&rsquo;y dormir et d&rsquo;y prendre le petit déj, visiter Paris en transports en commun.</p>



<p>Ce que mon mari voyait : toute la poussière (donc mal entretenu), encombré, peu de place pour nos affaires, agencement peu pratique. <br>Qu&rsquo;ai-je pris en pleine tronche en sous-entendu de ses commentaires ? Des critiques concernant mon choix (c&rsquo;est moi qui avait fait la recherche) et ma capacité de jugement de ce qui est bien/acceptable ou pas (même s&rsquo;il avait vu les photos avant que nous ne réservions), une attaque personnelle. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;appartement qui n&rsquo;est pas bien, c&rsquo;est moins qui suis une incapable pour l&rsquo;avoir sélectionné.</p>



<h5 id="conséquences">Et leurs conséquences pour moi</h5>



<p>Si pour la personne qui fait ce genre de commentaires  négatifs, ils sont oubliés sitôt dits, ou presque, ils ont constitué la base de mon manque de confiance en moi. Si vous faites ce genre de commentaires à propos des autres en ma présence, que dites-vous de moi à d&rsquo;autres en mon absence ? </p>



<p>Même si je vous fais confiance, je ne serai jamais sûre de ce que vous pensez vraiment. Je vivrai ma vie avec vous en me demandant quand viendra le jour où vous finirez par me dire en face ce que vous vous contentez durant longtemps de dire aux autres.</p>



<h4 id="exutoire">Votre négativité est souvent juste un exutoire passager</h4>



<p>La plupart des personnes que je connais ne sont pas nécessairement négatives de nature. Râler ou rouspéter est juste un exutoire pour les frustrations quotidiennes. Mais cette négativité ambiante à laquelle j&rsquo;étais exposée dans tous mes environnements a eu sur moi l&rsquo;effet d&rsquo;un poison. Au fil des années, j&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;elle a pénétré chaque cellule de mon corps. </p>



<h5 id="vous-sapez">Pourtant vous avez sapé mon optimisme</h5>



<p id="extrait">Durant plus de 50 ans j&rsquo;ai vécu entourée de négativité. Celle de mon père, qui imaginait toujours le pire ou ressassait le négatif même après un bon moment passé en famille. Celle de mes ami(e)s et collègues qui se plaignaient sans arrêt : le boulot, le conjoint, les enfants, le boss. Celle des médias : la radio et la télé durant ma jeunesse, puis les journaux, internet, les réseaux sociaux. Celle de mes proches.</p>



<h5 id="modèles">Vous m&rsquo;avez servi de modèles</h5>



<p id="extrait">A force de côtoyer la négativité ambiante en continu, j&rsquo;ai fini par la faire mienne. L&rsquo;article déjà cité plus haut mentionne aussi cette influence :</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>« le meilleur processus d’apprentissage, c’est l’imitation de modèles. Pour simplifier, si l’on voit des gens optimistes, on devient optimiste, et si l’on voit des gens pessimistes, on devient pessimiste. »</p><cite>Frédéric Fanget dans la magazine Psychologies (voir <a href="https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/L-optimisme-ca-s-apprend/Frederic-Fanget-Nos-pensees-negatives-sont-necessaires" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;article</a>)</cite></blockquote>



<p>Ne connaissant personne qui ait un esprit résolument positif, je n&rsquo;avais nulle part où me réfugier. Personne à qui parler pour me rappeler qui je suis, comment je pense, ce en quoi je crois.</p>



<h5 id="ma-négativité">Alors je suis devenue comme vous</h5>



<p>L&rsquo;éponge émotionnelle que je suis a absorbé toute cette négativité. Quand mon éponge a été saturée de négativité, celle-ci a commencé à ressortir.  Et j&rsquo;ai commencé à faire comme mon entourage, voir le négatif, me plaindre. Le positif ne m&rsquo;atteignait plus, je refusais de le voir si c&rsquo;était de toute façon pour qu&rsquo;on me l&rsquo;enlève encore en me donnant du négatif que je n&rsquo;avais pas vu par moi-même.</p>



<p>Et vous avez commencé à me reprocher ma négativité. Un comble, pour moi.</p>



<h2 id="protection">Depuis plus de deux ans je me protège</h2>



<h4 id="isolement">Je m&rsquo;isole</h4>



<p>Après ma dépression qui a suivi la séparation avec mon mari, j’ai appris à être plus consciente de mes besoins mais aussi à les respecter.  </p>



<p>Parmi ces besoins, il y a eu celui de vivre en quasi ermite. Mon introversion s&rsquo;est manifestée de manière totalement démesurée par rapport à ma vie jusqu&rsquo;alors. [A ce sujet, voir aussi les autres articles parlant de mon <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/introvertie" target="_blank">introversion</a>.] Je me suis éloignée des autres, proches ou pas, afin de me concentrer sur moi et de faire ce qui me fait du bien. Réfléchir, méditer, regarder des films ou des vidéos.</p>



<p>Je lis aussi beaucoup. Et j&rsquo;écris énormément.</p>



<h5 id="nouvelles">Je ne suis plus les nouvelles</h5>



<p>Depuis plus de deux ans j&rsquo;ai arrêté de suivre les nouvelles, sous quelque forme que ce soit (j&rsquo;ai juste fait ce qui est dit dans l&rsquo;<a href="#extrait">extrait </a>de l&rsquo;article de Psychologies cité plus haut<a href="#extrait"></a>). Mes enfants et mon entourage me tiennent au courant des grosses nouvelles, si nécessaire. Et je me porte beaucoup mieux. Je me fais aussi souvent une « overdose » de positivité en regardant des vidéos qui me font du bien ou qui me font rire. Cela peut être des vidéos Youtube d&rsquo;humoristes, cela peut concerner des sujets de développement personnel ou de spiritualité, des vidéos de musique qui me font du bien ou des films « bonne humeur ». </p>



<h4 id="coupe-ponts">Et j&rsquo;ai coupé certains ponts</h4>



<p>Mon isolement vaut aussi dans mes relations avec les autres. Malheureusement, cela veut dire couper les ponts avec des personnes qui ne me conviennent pas / plus. </p>



<p>Oui, je sais, l’excuse «&nbsp;ce n’est pas toi, c’est moi&nbsp;» peut sembler bidon / bateau mais dans mon cas c’est vraiment ça&nbsp;: je pense que, pour une raison ou une autre (ou plusieurs) la personne ne m’apporte plus ce dont j’ai besoin dans la vie ou, au contraire, elle m’apporte quelque chose dont je n’ai pas besoin. Si je peux m’accommoder d’une relation qui ne m’apporte pas (tout) ce dont j’ai besoin (c’est pour ça qu’on a différentes personnes dans sa vie) je ne suis pas capable de continuer une relation «&nbsp;négative&nbsp;», une relation qui me coûte de l’énergie plus qu’elle ne m’en apporte. </p>



<h5>Après avoir épuisé toutes mes ressources</h5>



<p>Mon côté optimiste va cependant me pousser à épuiser toute la réserve de patience et d’énergie dont je dispose. Je vais me focaliser sur ce qui fonctionne encore dans notre relation, sur le potentiel de revenir à une relation qui m&rsquo;apporte plus, ou encore sur tout ce que j&rsquo;apprécie chez la personne. <br>Au fond de moi, je reste longtemps persuadée que les choses peuvent s’arranger.&nbsp;Si je me concentre sur ce qui va bien je pourrai supporter ce qui me dérange ou peut-être que ce qui me dérange va aller mieux avec le temps. </p>



<p>Et quand ce n’est plus le cas, quand le négatif augmente et que le positif se réduit comme une peau de chagrin, je m’étiole. Je perds confiance en moi, en l’autre, en notre relation. Je dépéris. Jusqu’au jour où l’autre n’en peut plus. Ou jusqu’au jour où je choisis de m’écouter et de faire passer mes besoins avant ceux des autres&nbsp;; le jour où je choisis de mettre fin à une longue amitié dans laquelle je ne m’épanouis plus.</p>



<h3 id="osais-pas">Je n&rsquo;osais pas être optimiste</h3>



<h4 id="gênée">J&rsquo;étais gênée de parler en positif</h4>



<p>Je n’ai que rarement osé exprimer cet aspect de ma personnalité. </p>



<p>Lorsque j’y ai fait allusion, on m’a généralement fait comprendre que je me croyais dans un monde «&nbsp;bisounours&nbsp;», que le monde était loin d’être «&nbsp;tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil&nbsp;». Que j’étais utopiste, irréaliste, que je vivais dans un rêve. Bref, que j’avais tort et que tout le monde autour de moi avait raison&nbsp;: le monde est un endroit dangereux, il faut se méfier des gens. </p>



<p>Alors que je pars systématiquement du principe inverse&nbsp;: le monde est fondamentalement un endroit agréable, dans lequel il se passe parfois des choses désagréables et on peut faire confiance à la très grande majorité des personnes que l’on rencontre. </p>



<h4 id="me-bats-pas">Je n&rsquo;osais pas me battre pour mes idées</h4>



<p>Difficile d’exprimer ses idées quand elles vont à l’encontre de celles de tout le monde qui vous entoure. Et même quand j’ai osé les exprimer, je n’ai pas osé me battre pour elles. J’ai baissé les bras face à mon entourage. </p>



<p>Il a fallu mon divorce et une dépression pour que je comprenne que cet abandon a été en partie responsable de mon mal-être durant près de 10 ans.</p>



<p></p>
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		<title>Perfectionniste désordonnée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2020 12:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de contrôle]]></category>
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		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
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		<category><![CDATA[protection]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bienvenue dans ma tête et ma vie de perfectionniste désordonnée. Perfectionnisme ou hypersensibilité, qui était là d'abord ? Je parle aussi de mon sens du détail et de mon besoin de conrôle. Et du fait que, dans ma vie, c'est le bordel (au sens physique). Et pourquoi je pense que j'ai besoin de ce bordel, de cette accumulation d'objets qui m'entourent.</p>
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<h2>Bienvenue dans la tête et la vie de la perfectionniste désordonnée (pour ne pas dire bordélique) que je suis</h2>



<p>Je suis une perfectionniste désordonnée. J&rsquo;aime que les choses soient bien faites, correctes, bien mises, etc. Dans <a href="#dansmavie">mon quotidien</a> (en <a href="#cuisine">cuisine</a>, au <a href="#boulot">boulot</a>,&#8230; <a href="#partout">partout</a>).</p>



<p><a href="#hypersensibilite">La poule et l&rsquo;oeuf,</a> qui était là d&rsquo;abord : mon perfectionnisme ou mon hypersensibilité ? Mon  perfectionnisme est lié à mon <a href="#sensdudetail">sens du détail</a> (combiné à mon hypersensibilité) et mon <a href="#besoindecontrole">besoin de contrôle</a> (lié à mon hypersensibilité).</p>



<p>Perfectionniste mais désordonnée : chez moi&#8230; <a href="#desordre">c&rsquo;est le bordel</a> ! Pourquoi ? Parce que <a href="#rassurant">ça me rassure</a>. Et je pense que c&rsquo;est lié à ma <a href="#peurdelabandon">peur de l&rsquo;abandon</a>. Pour compenser cette peur, je me suis <a href="#accumulation">entourée d&rsquo;objets</a>. Peut-être que mon désordre est une forme de <a href="#desordrerebellion">rébellion </a>? Il me permettait aussi de ne pas rentrer complètement dans le <a href="#moulesociete">moule de la société</a>. Il constitue également une <a href="#desordresoupape">soupape de sécurité</a>. Son <a href="#abandondesordre">abandon </a>sera difficile. L&rsquo;accumulation qui m&rsquo;entoure est une autre <a href="#accumulationrebellion">rébellion</a>, liée quant à elle à mon statut d&rsquo;<a href="#extraterrestremode">extra-terrestre de la mode</a> quand j&rsquo;étais enfant et ado.</p>



<p>Mon perfectionnisme, mon accumulation et mon désordre sont donc différentes formes de protection.</p>



<p>Et comme je rêve d&rsquo;abandonner désordre et accumulation, je <a href="#minimalisme">rêve de minimalisme</a>.</p>



<h2 id="dansmavieµ">Perfectionniste désordonnée au quotidien</h2>



<h4 id="cuisine">En cuisine</h4>



<p>Si je cuisine, il « faut » que mon plat soit comme je l&rsquo;ai planifié, imaginé. Même s&rsquo;il est bon mais qu&rsquo;il ne correspond pas à mon idéal, je en serai pas satisfaite. Si je le trouve trop ou pas assez salé, même si l&rsquo;assaisonnement est parfait pour mes convives, je ne serai pas satisfaite. Je serai déçue de ce que j&rsquo;ai fait.</p>



<p>Mais en même temps, la cuisine sera en désordre quand j&rsquo;aurai fini de cuisiner.</p>



<h4 id="boulot">Au boulot</h4>



<p>Les textes que je tape ou que je corrige doivent contenir le moins d&rsquo;erreurs possibles et être bien formatés. Je traque les fautes d&rsquo;orthographe, de grammaire, de style. Je confirme le sens si une phrase me semble imprécise. J&rsquo;aligne les paragraphes, je garde les titres avec le texte qui suit, j&rsquo;aligne correctement les chiffres dans les tableaux, je corrige les polices de caractère (celles qui sont différentes, plus grandes, plus petites). Bref, vous voyez le topo.</p>



<p>J&rsquo;ai une formation de secrétaire et un « beau » document sans faute est ce qu&rsquo;on m&rsquo;a enseigné qu&rsquo;il fallait produire, c&rsquo;est donc ce que je m&rsquo;efforce de faire au mieux de mes capacités. Et je suis très frustrée si, à cause des délais trop stricts par exemple, je sais que le document que je fais partir contient encore des éléments que j&rsquo;aurais pu corriger ou améliorer.</p>



<p>Mais perfectionniste désordonnée parce que mon bureau est un bordel permanent.</p>



<div class="wp-block-image is-style-default"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="620" height="166" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre.jpg" alt="Perfectionniste désordonnée - Mon bureau passe de vide à envahi de piles instables en quelques jours. Chassez le naturel..." class="wp-image-470" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre.jpg 620w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre-300x80.jpg 300w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption>Quelques jours me suffisent pour passer d&rsquo;un bureau rangé aux piles savamment désorganisées</figcaption></figure></div>



<h4 id="partout">Partout, en fait</h4>



<p>Je vais voir (et « corriger ») un certain nombre de choses comme</p>



<ul><li>les tableaux qui pendent de travers, que ce soit chez des amis ou dans un restaurant,</li><li>la chaise qui n&rsquo;est pas alignée dans une rangée parfaite, si je vais à une conférence,</li><li>le CD mal rangé dans un classement alphabétique (à la médiathèque, par exemple),</li><li>l&rsquo;élément qui est à l&rsquo;envers quand tous les autres sont à l&rsquo;endroit (livres dans une bibliothèque),</li><li>des fils emmelés,</li><li>un col relevé à moitié,</li><li>la fermeture du collier au cou d&rsquo;une amie qui se trouve sur l&rsquo;avant et non derrière son cou,</li><li>etc etc etc.</li></ul>



<h2 id="hypersensibilite">Perfectionnisme et hypersensibilité &#8211; la poule et l&rsquo;oeuf</h2>



<p>Perfectionnniste parce que je suis hypersensible ou hypersensible parce que je suis perfectionniste ? Pour ma part, je dirais plutôt perfectionniste parce qu&rsquo;hypersensible. Voici quelques autres causes possibles (liées à mon hypersensibilité) de mon perfectionnisme.</p>



<h4 id="sensdudetail">Mon sens du détail (et mon hypersensibilité)</h4>



<p>De toute évidence, je ne pourrais pas être perfectionnniste si je ne possédais pas une capacité de remarquer les détails largement supérieure à celle des personnes qui m&rsquo;entourent. Mes collègues étaient toujours étonnés que j&rsquo;arrive à voir la virgule ou le point qui manque au milieu d&rsquo;une page juste après avoir affiché cette page. Alors que, pour moi, ce qui serait agréable, ce serait pour une fois de ne <em>pas</em> remarquer ce détail. Quand je lis, je serais tellement contente de ne pas devoir m&rsquo;arrêter quasi à chaque erreur parce que mon cerveau bloque et que je dois revenir en arrière pour relire en l&rsquo;ayant corrigée mentalement.</p>



<p>Et je pense que mon besoin de corriger les choses qui ne sont pas à leur place ou comme elles devraient être vient du fait que les laisser me met mal à l&rsquo;aise, d&rsquo;une certaine manière. Je suis nettement plus sensible que d&rsquo;autres au fait que les choses ne sont pas comme elles devraient être.</p>



<h4 id="besoindecontrole">Mon besoin de contrôle (et mon hypersensibilité)</h4>



<p>L&rsquo;autre raison principale de mon besoin de remettre les choses à leur place est un besoin de contrôle. Tant que la chose ne sera pas à sa place, mon attention sera régulièrement distraite par cet élément. Si je parle à quelqu&rsquo;un, mon regard va régulièrement être attiré par le tableau qui pend de travers et je me dirai à chaque fois qu&rsquo;il faudrait que je le redresse. Et du coup, je perds à chaque fois quelques secondes de la conversation. Si j&rsquo;ai bougé le tableau dès que je l&rsquo;ai vu, je sais que je pourrai le regarder sans que cela ne me perturbe.</p>



<p>Encore une fois, la cause principale est mon hypersensibilité, le fait que je vais remarquer le positionnement penché chaque fois que je regarde le tableau ou que je le vois seulement dans ma vision périphérique.</p>



<h2 id="desordre">Perfectionniste, mais chez moi&#8230;</h2>



<p>Certains pourront objecter que, chez moi, les choses sont loin d&rsquo;être toujours parfaites, alignées, rangées.</p>



<p>C&rsquo;est un fait. Et c&rsquo;est même souvent l&rsquo;inverse absolu : mon environnement personnel, que ce soit chez moi ou au bureau &#8230;</p>



<h4>c&rsquo;est le bordel !</h4>



<p>Toute ma vie, c&rsquo;est quelque chose qui m&rsquo;a profondément dérangée. Mais je n&rsquo;ai toujours pas réussi à savoir quelle est la part de gêne causée par le regard (critique) des autres sur mon bordel et mon désir personnel d&rsquo;en être débarassée.</p>



<p>Mon appartement n&rsquo;est pas rangé. Les cadres ne sont pas droits, les chaises sont mises n&rsquo;importe comment. Mais les CDs sont régulièrement remis par ordre alphabétique et les livres rangés dans le même sens par ordre alphabétique d&rsquo;auteurs puis de titres.</p>



<p>Ce désordre me désespère. Et en même temps&#8230;</p>



<h4 id="rassurant">ça me rassure</h4>



<p>D&rsquo;une certaine manière bizarre, ce bordel est rassurant. Pourquoi ?</p>



<h4 id="peurdelabandon">à cause de ma peur de l&rsquo;abandon</h4>



<p>Toute ma vie, j&rsquo;ai eu peur d&rsquo;être abandonnée puisque j&rsquo;ai très jeune été persuadée qu&rsquo;il n&rsquo;était pas possible que quelqu&rsquo;un m&rsquo;aime pour qui je suis vraiment. Peu importe qui m&rsquo;a aimée, j&rsquo;ai toujours cru qu&rsquo;à un moment où un autre je serais abandonnée. Le jour où la personne verrait qui j&rsquo;étais vraiment, elle ne pourrait que me quitter, que ce soit en amitié ou en amour. Parfois il est plus facile de quitter que d&rsquo;être quittée. Parfois aussi je pense qu&rsquo;on peut, inconsciemment, pousser l&rsquo;autre à vous quitter en étant convaincu qu&rsquo;il ne vous aimera jamais assez pour vous accepter.</p>



<h4 id="accumulation">Pour compenser, je me suis entourée d&rsquo;objets. </h4>



<p>Non seulement ceux que j&rsquo;achetais mais aussi de souvenirs de personnes qui m&rsquo;avaient aimée quand j&rsquo;étais jeune. Et donc, inconsciemment, de personnes dont j&rsquo;avais le sentiment qu&rsquo;elles m&rsquo;avaient aimée comme j&rsquo;étais (mes grand-parents, ma grande-tante).</p>



<p>Plus j&rsquo;ai accumulé du brol, plus il m&rsquo;a été difficile de le garder rangé.</p>



<h2 id="desordrerebellion">Le désordre, une forme de rébellion</h2>



<p>J&rsquo;ai souvent pensé que, dans mon adolescence, mon désordre constituait une forme de rébellion. Je pense que c&rsquo;est la raison pour laquelle je l&rsquo;ai gardé jusqu&rsquo;à maintenant. Je faisais mon possible pour être celle que l&rsquo;on voulait que je sois (bonne élève à l&rsquo;école, bien élevée, « sage comme une image »), le seul endroit où j&rsquo;osais affronter l&rsquo;image que mes parents et ma famille avaient de moi était mon bureau. Ma chambre était relativement bien rangée mais mon bureau était toujours un boxon, une série de piles que je déplaçais vers mon lit quand je devais travailler.</p>



<p>Perfectionniste désordonnée. Perfectionniste pour être « comme il fallait », désordonnée pour m&rsquo;opposer.</p>



<h4 id="moulesociete">Pour ne pas rentrer complètement dans le moule de la société</h4>



<p>Perfectionniste dans le moule, désordonnée hors du moule.</p>



<p>Du matin au soir, je devais faire attention à ce que je disais, à ce que je ne devais pas dire, à ce que je faisais, à ce qu&rsquo;il ne fallait pas faire. Pour être une bonne élève, une copine que les autres auraient envie de fréquenter, une fille dont mes parents et ma famille seraient fiers. Et plus tard, la version parfaite / idéale / imaginée / rêvée de l&rsquo;amie, la collègue, la femme, l&rsquo;amante, la mère. Tous ces rôles que je pensais qu&rsquo;il me fallait jouer du matin au soir, du lever au coucher. </p>



<p>La seule manière dont je m&rsquo;autorisais à ne pas correspondre à toutes ces images était mon désordre. </p>



<p>Ces images étaient réelles (ce qui ressortait des commentaires de mon entourage) autantqu&rsquo;imaginées (ce que je m&rsquo;imaginais que les autres voulaient que je sois, ce que je pensais qu&rsquo;il fallait que je sois pour être acceptée en tant qu&rsquo;amie, collègue, etc).</p>



<h2 id="desordresoupape">Le désordre soupape de sécurité</h2>



<p>Tout ce contrôle que j&rsquo;ai exercé sur moi tout au long de ma vie est épuisant. Ma zone de confort, celle dans laquelle j&rsquo;avais abandonné tout contrôle, c&rsquo;était mon désordre. Abandonner mon désordre, ce sera également abandonner la plupart des objets (inutiles) qui m&rsquo;entourent. Cela veut dire abandonner tout ce qui m&rsquo;a rassurée durant tout ma vie. </p>



<p class="has-text-align-center" id="abandondesordre"><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Abandonner mon désordre sera le lâcher prise ultime</strong></span>.</p>



<h2 id="accumulationrebellion">L&rsquo;accumulation, mon autre rébellion</h2>



<p>L&rsquo;accumulation a commencé par des objets appartement à ma famille mais depuis que j&rsquo;habite seule j&rsquo;ai aussi acheté une quantité impressionnante de vêtements. </p>



<h4 id="extraterrestremode">parce que j&rsquo;ai été une enfant et une ado extra-terrestre de la mode</h4>



<p>Pour mes parents, il valait mieux acheter moins de vêtements mais de bonne qualité. Je me retrouvais donc avec des vêtements que je gardais durant des années, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils deviennent trop petits.  Et je ne pouvais pas changer énormément puisque j&rsquo;en avais peu. J&rsquo;étais toujours habillée différemment des autres, de manière classique et non selon les « tendances » du moment. La plupart de mes copines avaient constamment des nouveaux vêtements, moi très rarement. Je me suis donc, pour ça aussi, toujours sentie différente &#8211; une sorte d&rsquo;extra-terrestre dans le monde de mes copines d&rsquo;école.</p>



<p>Quand j&rsquo;ai pu gérer mon budget, j&rsquo;ai commencé à acheter un grand nombre de vêtements peu chers afin de pouvoir changer très régulièrement. Ce qui ne veut pas dire que je jetais nécessairement beaucoup. Il y a 20 ou 30 ans, même les vêtements bon marché étaient de qualité et pouvaient être gardés durant 15 ou 20 ans. J&rsquo;ai fini par donner beaucoup parce que j&rsquo;avais changé de style, qu&rsquo;ils étaient trop petits ou que j&rsquo;en avais marre de les voir. </p>



<p>Encore aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai tendance à acheter trop mais j&rsquo;y travaille.</p>



<h2 id="minimalisme">Aujourd&rsquo;hui je rêve de minimalisme</h2>



<p>Voilà des années que je rêve de minimalisme, de vivre dans un petit espace et avec peu de choses. Ces dernières années, le chemin qui y mène me semble de plus en plus praticable. Je n&rsquo;y suis pas encore tout-à-fait, sur le chemin. Il est la voie carossable que je vois, depuis le petit sentier sauvage et sinueux sur lequel je chemine. Et il se rapproche de jour en  jour.</p>



<p></p>
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		<title>Moi et le mal que je vous fais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de contrôle]]></category>
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		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[extra-terrestre]]></category>
		<category><![CDATA[honnête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mal que je vous fais, l'un de mes paradoxes. Quelques exemples pratiques et leurs causes (ma franchise, un malentendu, la sensibilité de l'interlocuteur). Quels sont mes besoins quand je communique ? Confirmer que j'ai compris, classer, anticiper, plaire. </p>
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<p>Le mal que je vous fais, l&rsquo;un de mes <a href="#paradoxe">paradoxes</a></p>



<p><a href="#exemples">Quelques exemples et leurs causes</a></p>



<ul><li><a href="#franchise">ma franchise</a></li><li><a href="#malentendu">un malentendu</a></li><li><a href="#sensibilité">la sensibilité de mon interlocuteur et ma maladresse</a></li></ul>



<p>Pourquoi est-ce que je communique comme je le fais, quels sont <a href="#besoins">mes besoins</a></p>



<ul><li><a href="#j-ai-compris">confirmer que j&rsquo;ai compris</a></li><li><a href="#classer">classer</a></li><li><a href="#anticiper">anticiper</a></li><li><a href="#plaire">besoin de plaire</a></li></ul>



<h3 id="paradoxe">Le mal que je vous fais, c&rsquo;est l&rsquo;un de mes paradoxes</h3>



<p>Bien que très sensible à tout ce que vous me dites, il semble que mon habitude de dire plutôt ce que je pense / parler sans réfléchir (très longtemps) puisse blesser certaines personnes. Je n’ai jamais compris cette hypocrisie de la société de dire merci et de sourire quand on reçoit quelque chose qu’on n’aime pas. Mais oui, je me suis adaptée alors je fais (souvent / quand j&rsquo;y pense) l’effort de le faire pour ne pas blesser les autres. </p>



<p>Il m’arrive pourtant de mettre les pieds dans le plat de manière involontaire.</p>



<h3 id="exemples">Quelques exemples du mal que je vous fais et leur cause possible</h3>



<h5 id="franchise">Ma franchise</h5>



<p>Une amie me montre sa nouvelle voiture en me répétant dix fois « elle est belle, hein », je peux répondre « oui, elle est belle mais ce n’est pas mon style de voiture » ou « je ne l’aime pas » ou « je ne l’achèterais pas&nbsp;pour moi ». Et cela peut être mal perçu, comme une critique. <br>Pourtant, quand j’analyse ce que j’ai dit, je ne comprends pas&nbsp;: j’ai dit qu’elle était belle (c’est une voiture neuve, une belle couleur) mais ce n’est pas mon style, <em>moi</em> je ne l’aime pas / je ne l’achèterais pas. </p>



<p>J’ai ainsi eu une discussion avec une amie, essayant de comprendre pourquoi elle m’en voulait de lui avoir dit que <em>je</em> n’aimais pas sa voiture, essayant de lui expliquer (en vain) que l’important pour moi était qu’elle aime sa voiture et qu’elle en profite. Que j’étais super contente pour elle qu’elle ait pu s’offrir la voiture de ses rêves, et que je ne comprenais pas pourquoi elle était fâchée, ni pourquoi elle aurait préféré que je mente et que je dise que j’aimais bien la voiture. Essayant de lui faire comprendre qu’il vaut mieux que tout le monde ait des goûts différents, sinon nous voudrions tous la même chose. Mais ce fut difficile.</p>



<h5 id="malentendu">Un malentendu</h5>



<p>Un autre exemple&nbsp;: je frappe un jour à la porte de mon fils pour lui poser une question. Devant lui, son téléphone posé pour un appel vidéo avec sa copine, que je ne connaissais pas. Et il me dit « Tu veux dire bonjour à A&nbsp;? » Et moi de répondre « Non, non, je ne veux pas lui dire bonjour. » Réaction de mon fils « Oh, la violence… Pourquoi tu ne veux pas lui parler&nbsp;? » Puis à sa copine « Tu as entendu ? » <br>Et moi, m’emberlifiquotant dans mes explications « Mais non, je voulais juste dire que je ne viens pas pour lui parler mais pour te poser une question, ce n’est pas la raison pour laquelle je viens donc ce que j’ai voulu dire c’est « non, en arrivant dans ta chambre je voulais te poser une question et non pas parler à A » mais tu l’as compris comme « non, je ne <em>veux</em> pas parler à A » plutôt que « parler à A n&rsquo;est pas ce que je voulais faire » » ». </p>



<p>Bref. Moment gênant.</p>



<h5 id="sensibilité">La sensibilité de mon interlocuteur et à ma maladresse</h5>



<p>Je m&rsquo;intéresse à l&rsquo;autre, comment il fonctionne, ce qu&rsquo;il pense, comment il vit les choses, ce qu&rsquo;il ressent. Toute ma vie, j&rsquo;ai essayé de comprendre. J&rsquo;ai donc lu énormément de livres (pseudo) psychologiques et j&rsquo;ai emmagasiné beaucoup de théories diverses et variées et d&rsquo;explications de certains comportements, de certaines réactions. </p>



<p>Quand quelqu&rsquo;un me raconte quelque chose, mon cerveau turbine afin de trouver une explication ou une information en lien avec le vécu de la personne. Il fouille dans la quantité d&rsquo;information stockées sur le disque dur afin de trouver quelque chose qui peut s&rsquo;appliquer à la situation. Et dès qu&rsquo;il a trouvé, je n&rsquo;ai qu&rsquo;une envie : raconter à l&rsquo;autre ce que j&rsquo;ai trouvé afin de savoir si c&rsquo;est correct / si cela s&rsquo;applique dans son cas / si ça pourrait l&rsquo;aider / si c&rsquo;est ça qu&rsquo;il ressent.</p>



<p>Mais, euh, comment dire&#8230; <br>J&rsquo;oublie parfois de mettre des « si », des « peut-être » ou des « est-ce que » dans ce que je dis et du coup je peux paraître « madame je sais tout », méprisante, critique. Je peux donner l&rsquo;impression que j&rsquo;enferme l&rsquo;autre dans le carcan de mon interprétation, que j&rsquo;exprime peut-être comme une vérité et non une possibilité ou une hypothèse. </p>



<p>Bref, une fois de plus, je vous fais mal alors que je ne vous voulais que du bien.</p>



<h3 id="besoins">Mes besoins</h3>



<p>Mon but, quand je communique, est toujours d&rsquo;aider l&rsquo;autre et je puise automatiquement dans tout ce que je connais afin de me raccrocher à du connu. Si ce que l&rsquo;autre dit ne correspond pas à ma manière de fonctionner (ce qui, il faut bien l&rsquo;admettre, est le cas dans la quasi-totalité des cas puisque je me sens globalement comme une extra-terrestre), mon seul moyen de le comprendre est de rattacher son vécu à quelque chose que je connais pour l&rsquo;avoir lu, quelque chose à quoi j&rsquo;ai déjà réfléchi et/ou qui a du sens. J&rsquo;ai besoin de rattacher ce que l&rsquo;autre me dit à ma base de données interne.</p>



<h5 id="j-ai-compris">Mon besoin de confirmer ce que j&rsquo;ai compris</h5>



<p>J&rsquo;ai tellement entendu de réflexions a posteriori qui contredisaient ce que j&rsquo;avais cru que la personne pensait/ressentait dans une situation particulière que j&rsquo;en ai conclu que j&rsquo;étais nulle pour décripter ce qui se passe dans la tête de l&rsquo;autre. <br>Je m&rsquo;efforce donc de confirmer, d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, que je comprends ce que la personne vis. Je lui dis comment il est possible d&rsquo;interpréter ce qu&rsquo;elle me raconte (souvent cela correspond à ce que j&rsquo;ai lu sur le sujet, plus rarement à mon vécu personnel) et j&rsquo;espère qu&rsquo;elle me dira « oui, c&rsquo;est exactement ça ». </p>



<p>Il m&rsquo;est déjà arrivé qu&rsquo;une amie se fâche parce qu&rsquo;à cause de la manière dont j&rsquo;avais fait part de mes pensées, elle trouvait que je lui avais donné mon avis alors qu&rsquo;elle ne l&rsquo;avait pas demandé (ce qui était tout-à-fait vrai, sauf que je le fais pour comprendre et non pour juger l&rsquo;autre) ou qu&rsquo;elle se trouvait mise dans une case qui ne lui correspondait pas.</p>



<h5 id="classer">J&rsquo;ai besoin de « classer »</h5>



<p>J&rsquo;ai besoin de mettre les personnes, les situations, leurs vécus, etc dans des cases qui correspondent à des choses qui me sont familières et que je comprends. Le monde me semble tellement incompréhensible que j&rsquo;aime mettre les choses « en boîte ». Non pas dans un but réducteur (une personne peut, dans ma tête, se trouver dans des dizaines, voire des centaines de boîtes différentes) mais pour avoir l&rsquo;impression d&rsquo;y comprendre quelque chose. Je ne juge absolument pas en faisant cela. Peu m&rsquo;importe qu&rsquo;une personne soit dans la case « homosexuel », « hétérosexuel » ou une autre, l&rsquo;important est que pour moi cela me donne une certaine idée de comment cette personne pourrait réagir dans certaines circonstances. en fonction du fait qu&rsquo;elle soit dans la case homosexuel plutôt qu&rsquo;hétérosexuel.</p>



<p>Plus je peux trouver de cases dans lesquelles je peux mettre une personne, mieux j&rsquo;ai le sentiment de la connaître, même si un grand nombre de ces cases ne sont pas celles dans lesquelles je me classerais, moi.</p>



<h5 id="anticiper">J&rsquo;ai besoin d&rsquo;anticiper</h5>



<p>Comme je suis facilement débordée par ce qui se passe autour de moi, comment les gens réagissent, ce qu&rsquo;ils ressentent, j&rsquo;ai besoin de contrôler mon environnement le plus possible.</p>



<p> Et ce contrôle passe par une anticipation (d&rsquo;où mon besoin d&rsquo;organiser les vacances ou un voyage dans les moindres détails, même si j&rsquo;adore l&rsquo;imprévu, mais j&rsquo;y reviendrai dans un autre article). </p>



<p>Plus je peux imaginer comment sera une situation, ce qui va se passer, comment les autres pourraient réagir, plus je serai prête à gérer les émotions. Si je sais par exemple qu&rsquo;une amie vient de se faire larguer et qu&rsquo;elle n&rsquo;aime pas en parler mais préfère se changer les idées, j&rsquo;éviterai de lui parler de sa relation et je proposerai peut-être un cinéma plutôt qu&rsquo;une discussion où le sujet risque d&rsquo;être abordé. Parce que même si elle ne veutpas en parler, je risque de dire quelque chose que je n&rsquo;aurais pas dû. <br>Ou elle va peut-être en parler mais du coup je ne saurai pas comment répondre puisque d&rsquo;habitude elle n&rsquo;aime pas en parler : qu&rsquo;attends-t-elle de moi comme type de réaction ? Juste l&rsquo;écouter ou dialoguer ? Abonder dans son sens ou lui montrer le point de vue de l&rsquo;autre ? La laisser pleurer ou la consoler ? <br>Et mon stress monte en flèche et je me sens mal à l&rsquo;aise durant notre rencontre, alors qu&rsquo;elle sera peut-être très à l&rsquo;aise parce qu&rsquo;en fait elle s&rsquo;en fout, la relation n&rsquo;était pas super importante pour elle. </p>



<h2>J&rsquo;ai besoin de « plaire »</h2>



<p>Mais ne pas savoir comme je « devrais » me comporter afin de lui « être agréable », afin qu&rsquo;elle apprécie ma compagnie et ait envie de me revoir, cela me stresse et m&#8217;empêche de passer un bon moment. Si cela arrive souvent, je finirai par couper les ponts parce que je n&rsquo;arrive plus à être détendue en compagnie de la personne.</p>



<p>Ce besoin est ce qui a gâché une grande partie de ma vie, durant laquelle j&rsquo;ai vécu en fonction de ce que les autres attendaient de moi.</p>



<p>D&rsquo;autres articles parlent (plus en détail que d&rsquo;autres, même si c&rsquo;est un des thèmes de base de ce blog) de mon sentiment d&rsquo;être une <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/extra-terrestre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">extra-terrestre</a>.</p>
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		<title>Plus intelligente que la moyenne ? Sûrement pas ! Si ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 11:26:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[coupable]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
		<category><![CDATA[extra-terrestre]]></category>
		<category><![CDATA[fainéante]]></category>
		<category><![CDATA[haut potentiel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Les tests disent que oui mais je ne me sens pas vraiment très intelligente. Quels sont les liens, selon moi, entre intelligence et hypersensibilité ? Et le fait d'être empathe ? Dévouvrez aussi que mon filtre à perceptions est troué ou que je me compare à un pc... sans mode d'emploi.</p>
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<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Le degré d&rsquo;intelligence est-il lié au degré de sensibilité ? Quid de l&#8217;empathie ? </p>



<p>Les tests disens que oui mais j&rsquo;ai du mal à l&rsquo;admettre. Je le sais dans ma tête mais j&rsquo;ai du mal à l&rsquo;accepter à le vivre ouvertement.</p>



<p>Voici le résultat de mes cogitations sur ces questions.</p>



<p><a href="#hypersensibilite">Intelligence et hypersensibilité</a> sont liées</p>



<p><a href="#perceptions">Mon filtre à perceptions est troué&#8230;</a>, mes perceptions sont exacerbées</p>



<p><a href="#pc">Mon PC interne ? Une bête de course</a>&#8230; dont la batterie s&rsquo;épuise anormalement vite</p>



<p><a href="#empathe">Lien avec le fait d&rsquo;être empathe</a></p>



<p><a href="#hp">Tests de QI : hp ?</a> Alors, je suis HP ? Oui, mais non. </p>



<p><a href="#non">Meuh non, je ne suis pas hp</a>. Je suis fainéante ; mon entourage est comme moi ; il y a beaucoup plus intelligent que moi, je suis juste un peu au-dessus de la moyenne ; mes deux parents, eux, l&rsquo;étaient / le sont sûrement beaucoup plus que moi</p>



<p><a href="#oui">Si ? C&rsquo;est possible ?</a></p>



<p><a href="#mode-emploi">Un PC sans mode d&#8217;emploi</a>, c&rsquo;est l&rsquo;impression que j&rsquo;ai de mes capacités</p>



<p><a href="#maintenant">Aujourd&rsquo;hui</a></p>



<h3 id="hypersensibilite">Le lien entre l’intelligence et l’hypersensibilité</h3>



<p>Ce sujet s’est rapidement imposé parce que je suis convaincue qu’hypersensibilité et intelligence sont intimement liées. Les (très) hypersensibles sont (très) intelligents. Non, non, ne vous récriez pas. Ne pensez pas non plus que je me crois plus intelligente que les autres ou que je me pense supérieure. Bien au contraire.</p>



<h5>Pourquoi sont-elles liées&nbsp;?</h5>



<p>Pourquoi est-ce que je pense que les deux vont de pair&nbsp;? Parce qu’une composante de l’hypersensibilité est souvent l’hyperesthésie. C’est le fait d’avoir une acuité des sens plus prononcée que la moyenne : vue, ouïe, goût, toucher, odorat. Il peut s’agir d’un seul sens ou de tous les sens.</p>



<h5 id="perceptions">Mon filtre à perceptions n’est pas très efficace</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-700x260.jpg" alt="filtre grossier" class="wp-image-397" width="338" height="126" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-700x260.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-300x111.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres.jpg 732w" sizes="(max-width: 338px) 100vw, 338px" /><figcaption>Mon filtre à perceptions laisse trop passer</figcaption></figure></div>



<p>Je suis sensible au bruit, à la lumière, aux odeurs, aux textures que je touche, au goût des aliments. Pourquoi&nbsp;? Parce que je possède un filtre moins puissant / efficace que celui des gens moins ou non sensibles. Du coup, je capte beaucoup plus de choses qu’une personne «&nbsp;normale&nbsp;».</p>



<h5>Mes perceptions exacerbées</h5>



<p>Si j’assiste à un concert, je suis constamment consciente de tout ce qui se déroule autour de moi. Ou sur la scène.</p>



<p>Je vais voir le membre de l’orchestre qui fait tomber sa feuille. Celui qui manque de tomber en bas de sa chaise quand il se penche. La personne qui regarde son téléphone trois rangées devant moi. Celle s&rsquo;agite dans son fauteuil plus loin dans ma rangée. Mais aussi la porte qui se referme parce quelqu’un vient de sortir. Celui qui se mouche derrière moi. Le couple à ma gauche qui se rapproche et s’éloigne constamment pour se parler à l’oreille (je perçois les mouvements du coin de l’œil et leurs mumures qui sont plus que des murmures pour moi). </p>



<p id="pc">Afin de pouvoir analyser toutes ces informations qui lui arrivent, mon cerveau doit être particulièrement efficace. Plus que le cerveau de quelqu’un à la sensibilité normale. Suis-je pour autant plus intelligente que la moyenne ?</p>



<h5>Mon ordinateur interne est une bête de course</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-700x492.jpg" alt="Mon cerveau est comme un pc" class="wp-image-398" width="342" height="241" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-700x492.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-300x211.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-120x85.jpg 120w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc.jpg 756w" sizes="(max-width: 342px) 100vw, 342px" /><figcaption>Mon cerveau est un super pc</figcaption></figure></div>



<p>Afin de pouvoir traiter un plus grand nombre d’informations durant le même temps qu’un ordinateur de base, il doit être plus puissant, travailler plus rapidement et avoir une plus grande mémoire (pour stocker le résultat de l’analyse de l’information).</p>



<p>Plus on est hypersensible, plus on est capable de traiter un grand nombre d’informations en même temps. La conséquence ? Notre capacité de stockage doit être plus importante et le processeur plus puissant.</p>



<h5>… qui se fatigue</h5>



<p>Le processeur se fatigue inutilement parce que si mes sens captent quelque chose, mon cerveau analyse l’info. Même si elle n’a rien à voir avec la tâche principale, dans ce cas-ci assister au concert.</p>



<p>Cela remplit aussi le disque dur qui stocke ces informations, même si ce n’est que dans des fichiers temporaires. Il y reste moins de place pour y garder les éléments concernant le concert. Il peut m’arriver de «&nbsp;louper&nbsp;» 30 secondes d&rsquo;une chanson parce que mon attention a été focalisée sur un son perturbateur, souvent plus proche de moi.</p>



<h5 id="empathe">Hypersensible, donc empathe&nbsp;?</h5>



<p>L’accumulation d’informations – que je pourrais qualifier de parasites – est ce qui me permet cette hyper-empathie (dont parfois je me passerais bien). Mon cerveau capte et enregistre, classe, analyse une quantité d’informations dont je n’ai absolument pas conscience mais qui me permettent de comprendre / vivre ce que la personne ressent. &nbsp;</p>



<p>Je pense donc qu’il est impossible d’être empathe (ce qui, pour moi, correspond à une hyper-empathie) sans être hypersensible, même de manière inconsciente. On ne peut vivre les choses en même temps que l’autre que si l’on est hyper connecté à ce qui se passe à l’extérieur de soi.</p>



<h3 id="hp">Test de QI – je suis HP</h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-700x380.jpg" alt="HP? Haut QI?" class="wp-image-400" width="352" height="191" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-700x380.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-300x163.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP.jpg 712w" sizes="(max-width: 352px) 100vw, 352px" /><figcaption>QI élévé ? Haut potentiel ? HP ?</figcaption></figure></div>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ?</p>



<p>Lors de tests de QI, j’ai eu des résultats qui m’ont classée dans la catégorie Haut Potentiel (HP). Certains disent aussi zèbres ou surdoués. Donc, oui.</p>



<p>Mais je ne me reconnais pas du tout dans le terme «&nbsp;haut potentiel&nbsp;» ou «&nbsp;surdoué&nbsp;». Je dois cependant admettre que quand je cherche des informations sur la douance, je me retrouve grandement dans une majorité des caractéristiques évoquées. Si le sujet vous intéresse, j’ai mis des liens sur la page <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/references">Références</a>.</p>



<h5>Le cul entre deux chaises : oui, mais non…</h5>



<p>Et je me retrouve le cul entre deux chaises. Suis-je plus intelligente que la moyenne ?</p>



<p>Je me reconnais dans une description, je comprends pourquoi j’ai les amis que j’ai (comme par hasard, quand je commence à en parler autour de moi je constate que tous ceux qui savent de quoi je parle se posent des questions ou ont été testés HP). Et je constate que de nombreuses personnes dans ma famille le sont également. Pourtant, en même temps, je ne me reconnais pas sous cette étiquette de plus douée que les autres, plus intelligente.</p>



<h5 id="non">Non, je ne suis pas intelligente, mais je suis fainéante</h5>



<p>A priori l&rsquo;intelligence et la fainéantise n&rsquo;ont rien à voir.  </p>



<p>A l&rsquo;école, il ne me fallait pas travailler beaucoup / longtemps pour faire mes devoirs ou apprendre mes leçons. Mais parce que mes parents laissaient sous-entendre qu’il faut travailler un certain temps pour connaître les choses complètement, j’avais toujours l’impression d’en faire trop peu. En comparaison avec le temps de travail de mes copines de classe, j’étais une grosse fainéante. J’étais donc plus focalisée sur (l’illusion de) ma paresse que sur mes bons / meilleurs résultats. Et je ne me posais pas vraiment de questions sur pourquoi j&rsquo;avais plus facile, pourquoi je travaillais plus vite.</p>



<h6>Je me sentais coupable&#8230;</h6>



<p>de travailler si peu et de réussir si facilement. Et donc je me disais qu&rsquo;il y avait quelque chose qui clochait en moi. Mais je n&rsquo;en ai jamais déduit que j&rsquo;étais plus intelligente ou plus rapide. Au contraire, d&rsquo;une certaine manière j&rsquo;enviais mes copines de classe qui travaillaient 2 ou 3h quand j&rsquo;en travaillais « péniblement » une ! Je pense que j&rsquo;avais l&rsquo;impression que mes <em>résultats auraient été plus justifiés si j&rsquo;avais travaillé plus dur pour les avoir</em>.</p>



<p>Comment aurais-je pu rester une heure de plus à travailler pour avoir 8,5 ou 9 sur 10 au lieu de 8 ? Mon cerveau n&rsquo;en voyait pas l&rsquo;intérêt. Réellement. Je pouvais rester 30 minutes de plus devant mes feuilles, rien d&rsquo;autre ne rentrait dans mon cerveau que ce qui s&rsquo;y trouvait déjà après ma première étude.</p>



<h6>A cause de mon besoin d&rsquo;appartenance</h6>



<p>Si les commentaires de mes profs étaient la plupart du temps encourageants, j&rsquo;ai au contraire toujours ressenti un jugement de la part de mon père. J&rsquo;avais le sentiment que je n&rsquo;en faisais jamais assez, que ce n&rsquo;était pas assez bien. Je ne me sentais pas fière de mes facilités, mais j&rsquo;étais au contraire gênée vis-à-vis de mes copines et je m&rsquo;inventais des durées de travail largement supérieures à la réalité.</p>



<p>Je comprends aujourd&rsquo;hui que je me sentais inconsciemment plus proche du niveau de pensée des adultes que de celui de mes copines d&rsquo;école. Et je faisais ce que je pouvais pour ressembler à ceux de mon âge afin de pouvoir intégrer l&rsquo;un ou l&rsquo;autre groupe. Comme de mentir sur mon temps de travail ou ma difficulté avec les devoirs. Ce dont mes camarades de classe n&rsquo;étaient pas dupes puisque je ne cachais pas ma vitesse de réponse lors des tests écrits (j&rsquo;avais fini largement avant les autres) ou le nombre de fois où je connaissais les réponses aux questions du prof. Je passais mon temps à naviguer entre le besoin de satisfaire aux exigences de mes parents et mon besoin d&rsquo;être comme mes copines.  J&rsquo;ai le sentiment d&rsquo;avoir échoué dans les deux.</p>



<h5>Non, je ne suis pas plus intelligente, mon entourage est comme moi</h5>



<p>J’adore </p>



<ul><li>les jeux de logique (logimage, logipix, enquêtes logiques, etc), </li><li>les jeux «&nbsp;mathématiques&nbsp;» (sudoku, binero et autres), </li><li>les puzzles (y compris les puzzles 3D), </li><li>les jeux style Dr Kawashima («&nbsp;développement&nbsp;» du cerveau),</li><li>les mots croisés / fléchés et autres, les énigmes. </li></ul>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Non, parce que pour moi tout cela n’a rien de spécial. Mon ex-mari, mes enfants, mes parents, mon ex- belle-mère aiment le même genre de jeux. Ma mère faisait tous les jours les mots croisés du journal «&nbsp;Le Soir&nbsp;», réputés pour être particulièrement difficiles. C’est donc quelque chose de tout à fait banal pour moi puisque j’ai toujours été entourée de personnes ayant les mêmes intérêts et souvent meilleures que moi dans la résolution de ces problèmes.</p>



<h5>Eux, il sont vraiment intelligents, pas moi</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-700x512.jpg" alt="De vrais génies" class="wp-image-402" width="350" height="256" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-700x512.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-300x220.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies.jpg 742w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /><figcaption>Einstein, Picasso, Mozart, Dali, Beethoven, Planck</figcaption></figure></div>



<p>Une partie de moi savait que j’étais plus «&nbsp;intelligente&nbsp;» que certaines de mes copines de classe par exemple. Mais une autre partie, beaucoup plus vocale, se comparait toujours à d’autres, nettement meilleurs dans certains sujets, pour me faire comprendre / croire qu’en fait j’étais complètement nulle.</p>



<p>Si j’aimais les jeux de logique, mon ex-mari ou mes enfants étaient meilleurs. J’étais bonne en math, mon ex-mari était intuitif en math et nettement meilleur, mon père frôlait le génie. Le vocabulaire de ma mère était nettement plus impressionnant que le mien.</p>



<p>Et que dire des vrais génies, tels Albert Einstein, Pablo Picasso, Amadeus Mozart, Salvador Dali, Ludwig von Beethoven ou encore Max Planck ?</p>



<p>Peu importe en quoi j’aurais pu me trouver douée, il y avait toujours dans mon entourage une ou plusieurs personnes nettement meilleures que moi. Et je me retrouvais incapable d’être consciente de ma valeur.</p>



<p>Je n&rsquo;ai pris conscience que ces dernières années du fait que je me comparais à une personne à la fois, pour une chose en particulier : à mon père ou mon ex-mari pour les maths, à ma mère pour le vocabulaire. Si je parle 3 langues et que j&rsquo;en comprends / baragouine deux ou trois autres, je vais me comparer à un collègue qui parle couramment 6 langues et dire, mais non, ce que je fais n&rsquo;est pas si impressionnant. Je me compare à un petit nombre de personnes qui parlent 6 ou 7 langues et j&rsquo;en oublie les millions de gens qui n&rsquo;en parlent qu&rsquo;une. </p>



<h5>Non parce que j’avais deux parents HP</h5>



<p>Cela n’a pas aidé d’avoir deux parents (d’après mes lectures sur le sujet) très intelligents et «&nbsp;pluridisciplinaires&nbsp;».</p>



<h6>Mon père</h6>



<p>Mon père était expert-comptable, excellent avec les chiffres. Il avait également une super mémoire&nbsp;: il lisait un texte une fois et connaissait son contenu (y compris les chiffres exacts). </p>



<p>Il avait aussi une grande capacité d&rsquo;apprentissage en autodidacte. C&rsquo;est comme ça qu&rsquo;il a appris la peinture à l’huile, en lisant des livres. Les murs de la maison sont couverts de ses tableaux.</p>



<h6>Ma mère</h6>



<p>Ma mère dessinait très bien aussi (même si ce n’était pas un hobby). Ell était également excellente pour les mots croisés et avait un vocabulaire très étendu. Elle a, encore aujourd&rsquo;hui, une culture générale très étendue. Ayant fait deux ans de cours de coupe et couture en cours de soir, elle était capable de coudre à peu près n’importe quoi. Elle avait même fait ses propres vêtements à une époque.</p>



<h6>Et moi&nbsp;?</h6>



<p>Avoir ces deux exemples de personnes que je considérais comme très intelligentes m’a écrasée durant des années. Comparée à eux j’étais nulle en tout.</p>



<p>Ma facilité avec les chiffres n’était vraiment rien, mon père lui était vraiment super. Mes dessins ressemblaient à ceux d’un enfant de 5 ans, comparés à ses tableaux.</p>



<p>Quand on parlait musique classique, ma mère reconnaissant des morceaux dont je ne retenais jamais le titre ni le compositeur. Le nombre de livres qu&rsquo;elle avait lus était impressionnant. De nombreux noms d&rsquo;arbres, de fleurs ou d&rsquo;oiseaux  lui venaient naturellement. </p>



<p>Je n’avais même pas envie d’apprendre quoi que ce soit en couture, persuadée que je n’arriverais jamais à la cheville de ce que ma mère était capable de faire. Les noms des variétés d’arbres ou de fleurs restaient des mystères pour moi, je n&rsquo;arrivais pas à les mémoriser.</p>



<h6>Je lis un livre, je ne comprends rien. Mon père lit des extraits et il m’explique tout</h6>



<p>Adolescente, je lisais un livre en entier et n’arrivais pas à comprendre le sens de l’histoire. Mon père prenait le livre, lisait la fin (genre les deux dernières pages) puis feuilletait le livre de la fin vers le début en lisant quelques passages ici et là et il était ensuite capable de me fournir une analyse détaillée (et exacte) de l’histoire. Désespérant.</p>



<p>Comment aurai-je jamais pu me sentir intelligente (ne parlons même pas d’une intelligence supérieure à la moyenne) avec un tel exemple&nbsp;? Impossible.</p>



<h5 id="oui">Oui, je fonctionne différemment</h5>



<p>Ce que j’ai compris et admis, c’est que mon cerveau ne fonctionne pas comme celui de la majorité de la population. Ni mieux, ni moins bien mais très clairement de manière différente.</p>



<h5>OK, c’est peut-être vrai parce que…</h5>



<p>Il m’arrive de parler avec quelqu’un d’extérieur à mon cercle habituel et de me rendre compte qu’il y a des gens qui n’apprécient aucun des types de jeux que j’apprécie parce que cela leur semble beaucoup trop compliqué. Alors que, pour moi, une partie du plaisir est le challenge intellectuel.</p>



<p>Quand je vois le comportement irréfléchi de nombreuses personnes plus éloignées de mon cercle proche, je me rends compte que je réfléchis plus / différemment.</p>



<p>Quand j&rsquo;ai compris que je me comparais toujours à un petit nombre de personnes (que je trouvais) plus intelligentes que moi plutôt qu&rsquo;au grand nombre moins intelligentes / moins douées dans certains domaines &#8211; ou en général. Parce que je n&rsquo;aimais pas être différente, me sentir différente, être vue comme différente. Je voulais me fondre dans la masse, ne pas être remarquée. Etre comme tout le monde. Je voulais arrêter de me sentir comme une extra-terrestre.</p>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Au fil des années, j’ai également côtoyé un nombre de personnes que je trouvais particulièrement intelligentes et qui semblaient considérer que mon intelligence était au moins égale à la leur, voire supérieure. Donc oui.</p>



<h5>Oui, ok, j’ai compris, je suis une zébresse</h5>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Oui, voilà, je le dis. Enfin, je l&rsquo;écris. J’ai fini par admettre que mon intelligence est supérieure à la normale / la moyenne. Ce qui ne veut pas dire que je me <em>sens </em>intelligente / plus intelligente / meilleure pour autant.</p>



<p>Et pourtant, en écrivant ce titre qui dit «&nbsp;j’ai compris&nbsp;», j’ai encore buté sur ce que j’allais écrire après «&nbsp;je suis&nbsp;». HP&nbsp;? haut potentiel&nbsp;? surdouée&nbsp;? Je n’aime aucun de ces termes qui me semblent refléter une supériorité que je ne ressens pas. Mais zébresse, ça oui, je me vois bien. [j’ai passé 5 min à chercher sur internet si on dit zébresse ou zébrelle, les deux se disent mais zébresse est plus fréquent que zébrelle. Quoi que zèbre-elle, ça sonne pas mal je trouve.]</p>



<h5>Qui se ressemblent s’assemblent</h5>



<p>Aujourd’hui, je sais que les personnes similaires s’attirent et que les personnes avec qui je m’entends vraiment bien sont plus sensibles que la moyenne (pas nécessairement autant que moi ni dans autant de domaines) et ont un cerveau qui fonctionne différemment de la majorité des gens.</p>



<h3>Très intelligent ne veut pas dire nécessairement hypersensible</h3>



<p>Pour moi le lien il existe clairement un lien entre l’hypersensibilité et l’intelligence. Mais l’inverse n’est pas nécessairement vrai. Il existe des gens extrêmement intelligents mais pas hypersensibles pour autant.</p>



<p>Les personnes très intelligentes et non hypersensibles fonctionnent de manière plus efficace parce que leur disque dur n’est pas envahi d’un grand nombre de fichiers temporaires et le processeur ne turbine pas à analyser des données secondaires et/ou inutiles.</p>



<h3 id="mode-emploi">Je ne sais pas vraiment comment fonctionne mon PC</h3>



<p>Même si je suis plus intelligente que d&rsquo;autres, je ne comprends malheureusement pas toujours le mode de fonctionnement de mon ordinateur plus sophistiqué. Et je ne suis pas toujours capable de l’utiliser au meilleur de ses possibilités ni de gérer convenablement le stockage des informations (il m&rsquo;est souvent impossible de choisir non seulement <em>ce que</em> je vais stocker, par exemple mais aussi <em>pour combien de temps</em>).</p>



<h5>Souvenirs souvenirs</h5>



<p>Certaines personnes se souviennent du moindre détail du film vu il y a 3 ans ou d’un livre lu il y a 5 ans. Sans effort, sans volonté de s’en rappeler.</p>



<p>Je me souviens d’une grande quantité de choses dont je n’ai parfois aucun souvenir de les avoir «&nbsp;étudiées&nbsp;» ou d’avoir fait le moindre effort pour les retenir . Paroles de chansons d&rsquo;il y a 20 ou 30 ans, vêtement porté lors d’un événement, les noms des amies de classe quand j’avais 12 ans, le poème étudié quand j&rsquo;avais 16 ans, il m&rsquo;en revient des bribes ou le tout alors même que j&rsquo;avais oublié que je savais ce que je savais. Je peux fredonner une chanson et m&rsquo;étonner de connaître les paroles alors que je n&rsquo;ai jamais été fan de ce chanteur et que je ne l&rsquo;écoutais pas nécessairement.</p>



<h5>Merde. Je ne sais plus pourquoi je suis venue dans cette pièce</h5>



<p>Il m’arrive souvent de retourner dans la pièce que je viens de quitter parce que je suis incapable de me souvenir ce que j’étais venue chercher… Et il m’arrive de devoir y retourner une deuxième fois parce que le même phénomène se reproduit&nbsp;!</p>



<p>Comment puis-je être capable de me souvenir de choses qui datent d’il y a 10 ou même 30 ans (et plus) mais pas de quelque chose à quoi je pensais il y a quelques minutes&nbsp;????</p>



<p>C’est extrêmement frustrant de savoir que, pourtant, lors d’un test de QI, on m’a dit que j’avais quasi le maximum au test de mémoire. Ah bon, vous êtes sûr&nbsp;? Parce que, franchement, dans la vie courante je n’en vois strictement rien, de votre soi-disant super mémoire.</p>



<h3 id="maintenant">Je suis comme je suis, et c’est ok</h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/zebre.jpg" alt="Zébresse - et maintenant, on va où ?" class="wp-image-405" width="146" height="191"/><figcaption>Et maintenant, on va où ?</figcaption></figure></div>



<p>J’apprends tous les jours à accepter que c’est ok d’être comme je suis, avec mon hypersensibilité, mon hyper-empathie, mon introversion et mon intelligence qui gère tout ça ainsi que plein d’autres choses.</p>



<p>Aujourd’hui je dois voir que mon intelligence est au service de mon hypersensibilité, que c’est elle qui me permet d’avoir une telle empathie. Et que c’est ok qu’elle serve à cela. C’est bien si je ne dispose pas d’une intelligence purement intellectuelle.</p>



<p>C’est ce qui fait que je suis qui je suis.</p>



<p>J&rsquo;apprends à oser dire que je suis HP de manière « publique » plutôt que juste dans le cercle de mes proches.</p>



<p>Lisez-en plus sur les thèmes suivants  (ouverture dans un nouvel ongle) : <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/tag/hypersensible/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hypersensible</a>, <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/tag/empathe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">empathe</a></p>



<p></p>
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		<title>Comment lisez-vous une liste présentée en colonnes ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2020 16:37:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil des jours]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nombre de vues : 10 Whaaat ??? Oui, je sais, certains d&#8217;entre vous se sont dit, en lisant ce titre « mais comment fait-elle pour se &#8230; </p>
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			</div>
<h4>Whaaat ???</h4>



<p>Oui, je sais, certains d&rsquo;entre vous se sont dit, en lisant ce titre </p>



<h4>« mais comment fait-elle pour se poser ce genre de questions ? » Ben, c&rsquo;est très simple. </h4>



<p>Je me suis retrouvée sur un site. En haut de la page, il y avait un index ou une table des matières je ne sais plus, présenté en colonnes. Pour mon cerveau, voir des colonnes signifie lecture de haut en bas puis de gauche à droite. Donc, je scanne la première colonne qui contient peu de mots avec A puis des mots avec B. Je scanne la deuxième, qui recommence avec des mots en A.</p>



<p>Bug du cerveau, arrêt sur image, marche arrière, retour en haut de la première colonne. Je recommence mon scan (oui, je sais, mon cerveau est un peu con parfois). Arrivés en bas, mes yeux remontent docilement (bien qu&rsquo;un peu appréhensifs) vers le haut de la deuxième colonne. Re-choc. Encore des mots en A. Hein ? Quoi ?</p>



<p>Sérieusement, il m&rsquo;a fallu refaire le même exercice encore une ou deux fois avant que mon cerveau n&rsquo;ait (enfin, oui, je sais) capté l&rsquo;information : LA DEUXIEME COLONNE RECOMMENCE AVEC DES MOTS EN A. Tu sais ce que ça veut dire, idiote ? Je vais te le dire, moi : il faut lire D&rsquo;ABORD de gauche à droite sur une même ligne et puis passer à la ligne suivante.</p>



<p>Aaaaah&#8230;. (gros flash dans le cerveau, c&rsquo;est la lumière qui vient de se rallumer à tous les étages &#8211; comme le gaz).</p>



<h4>D&rsquo;où ma question existentielle&#8230;</h4>



<p>Donc voilà, du coup j&rsquo;me suis demandée si votre cerveau comprenait tout de suite ou si, comme le mien, il était « un peu con » et sur ses rails et qu&rsquo;il lui fallait parfois plusieurs essais ou plusieurs secondes avant de comprendre quelque chose de simplissime.</p>



<p>Pourquoi est-ce que je dis simplissime?</p>



<p>Parce que je connais bien mon alphabet (si si, je vous assure) et que j&rsquo;aurais dû capter au premier saut de colonne que les mots de la deuxième colonne quei commençaient par la lettre A venaient s&rsquo;intercaler entre ceux de la première colonne (que j&rsquo;avais visuellement sous les yeux puisque j&rsquo;étais revenue en haut de la page, c&rsquo;est pas comme si j&rsquo;avais dû les mémoriser) et non à leur suite. Et malgré cette évidence, mon cerveau ne comprenait pas ce que ça voulait dire, à savoir que les mots étaient classés par ligne / rangée et non par colonne. </p>



<p>Je pense que si les mots avaient été présentés sous forme de tableau (avec des cases au lieu de colonnes) mon cerveau aurait eu tendance à regarder l&rsquo;ensemble et à comprendre plus vite le classement horizontal plutôt que vertical. Le fait de l&rsquo;avoir visuellement en colonnes a enduit mon cerveau d&rsquo;horreur&#8230; euh, pardon, induit mon cerveau en erreur. Ce qui dans mon cas revenait au même vu l&rsquo;horreur ressentie d&rsquo;avoir été aussi « bête ».</p>



<p>Qu&rsquo;en pensez-vous ? N&rsquo;hésitez pas à laisser un commentaire.</p>
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		<title>Moi et le mal que vous me faites (sans le savoir)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2020 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
		<category><![CDATA[protections]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nombre de vues : 158 L&#8217;enfance Je pense que, toute petite, je ne connaissais pas vraiment la colère ou les émotions très négatives. Mais je &#8230; </p>
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			</div>
<h4>L&rsquo;enfance</h4>



<p>Je pense que, toute petite, je ne connaissais pas vraiment la colère ou les émotions très négatives. Mais je ressentais le mécontentement de mes parents (surtout mon père) dans le cas de certains de mes comportements. Pas besoin pour lui de crier ou de me frapper, une certaine sécheresse dans le ton était suffisante : à cause de mon hypersensibilité, ça avait le même effet pour moi qu’une gifle pour un autre enfant. Oui, cela semblera exagéré pour certains mais c’est pourtant le cas.</p>



<p>La plus petite remarque de la part de quelqu’un que j’apprécie (une amie de classe, un professeur, une cousine, mon parrain, un collègue) est comme un coup au cœur. Vous n’avez aucune idée des souffrances que j’ai endurées durant ma vie. Parce que je ressens profondément votre colère, votre déception, votre jugement. Je capte tous les signes corporels qui peuvent trahir ce que vous ressentez et je vis votre émotion / vos sentiments comme vous&nbsp;; je ressens également ce dont vous n’êtes pas nécessairement conscient. Et comme ma nature profonde est que je suis heureuse si les personnes qui m’entourent sont heureuses, je souffre d’autant plus d’être la cause des sentiments négatifs qui les animent.</p>



<p>Evidemment, j’entends déjà les levées de boucliers «&nbsp;mais enfin, ce n’est pas comme si tu avais été battue, personne ne t’a jamais frappé&nbsp;; ce n’était même pas de la violence verbale, juste des phrases banales, normales&nbsp;». Peut-être. Mais cela ne change pas l’impact que tout cela a (eu) sur moi.</p>



<h4>Je suis vite blessée</h4>



<p>La plus infime remarque, le plus petit mot négatif, toute critique, absolument tout est une souffrance pour moi (même si je ne vous connais pas). (voir aussi la page concernant l’empathie) Et si vous comptez beaucoup pour moi, dites-vous que chaque chose négative que vous me dites &#8211; même celle qui vous semble totalement anodine et à laquelle vous ne pensez plus 5 minutes plus tard – représente pour moi au mieux une claque, au pire un coup de poignard dans le cœur. Et donc, oui, vous côtoyer me fait souffrir. Si vous partagez ma vie, vous êtes mon dieu et mon diable, je vis en paradis et en enfer, je passe sans arrêt du chaud au froid selon ce que vos paroles soufflent dans mon cœur.</p>



<h4>Partager ma vie avec quelqu&rsquo;un ? Bof&#8230;</h4>



<p>Aujourd’hui, je ne suis plus très sûre d’avoir envie de partager ma vie avec quelqu’un. Bien sûr, il y a énormément de côtés positifs et l’amour de l’autre embellit le quotidien. Mais dans mon cas, partager mon quotidien signifie marcher sur des œufs une très grande partie du temps. Cela signifie que durant les périodes de difficulté dans le couple je ne suis jamais complètement détendue, de peur de dire ou de faire quelque chose qui va provoquer une remarque négative, une critique, une dispute (voir aussi le sujet des conflits).</p>



<p>Des années de vie commune signifient des années de souffrance. Non, non, n’allez pas croire que j’ai été malheureuse toute ma vie. Mais chaque petite blessure se rajoute aux autres. Et il est quasi impossible d’en parler parce que ce n’est pas «&nbsp;raisonnable&nbsp;», ce n’est pas «&nbsp;justifiable&nbsp;» comme réaction. Si j’ai mal dès la plus petite remarque négative, est-ce que cela veut dire que l’on ne peut jamais rien me dire sous prétexte que ça fait mal&nbsp;? Non, bien sûr, ce n’est pas vivable quand on vit à deux ou en famille, il faut parler des problèmes, trouver des compromis. Mais si je vous fais une remarque bénigne, vous pouvez l’oublier rapidement. Votre remarque tournera dans ma tête (et dans mon cœur) durant des heures, voire des jours, des mois ou des années.</p>



<h4>La carapace que j&rsquo;ai construite</h4>



<p>Cette souffrance amène aussi à se construire une carapace. Depuis l’enfance, les autres me font mal. Donc même si ma tendance naturelle est de faire confiance à l’autre, je ne m’investis pas émotionnellement à fond dans une relation qui commence, quelle qu’elle soit. Parce que plus je suis investie émotionnellement, plus les remarques de l’autre me feront mal. Je mets du temps à laisser mes sentiments se développer complètement, attendant le moment où je suis relativement sûre que je ne m’expose pas – à court ou moyen terme – à une souffrance énorme due à une rupture par exemple.</p>



<p>De la même manière, si dans une relation les remarques deviennent plus fréquentes et/ou plus négatives, je vais me reconstruire une carapace en prenant mes distances vis-à-vis de mes sentiments pour la personne qui me blesse. Je vais forcer mes sentiments pour cette personne être plus flous, moins intenses – même si je n’ai aucune idée de comment je suis capable de faire ça. Pour diminuer la souffrance au jour le jour et pour anticiper la souffrance de la rupture. Et le jour où la rupture arrive, je suis comme anesthésiée, mon cerveau comprend ce qui se passe mais je ne ressens rien. Et j’évite ensuite les situations qui pourraient réveiller mes sentiments et donc ma souffrance.</p>



<h2>Ma prochaine carapace</h2>



<p>J’avoue qu’après tant d’années à avoir enduré les remarques sans être arrivée à faire comprendre à qui que ce soit combien tout cela me blessait profondément, aujourd’hui je préfère passer mon temps seule. J’espère arriver à me construire une carapace positive, c’est-à-dire à m’aimer suffisamment pour que l’opinion de l’autre n’ait pas cet impact négatif sur moi, pour que les remarques ne m’atteignent pas parce que je serai convaincue de ma valeur et de mon bon droit à penser autrement que la personne en face de moi. Je me suis souvent refusé ce droit au cours de ma vie, de peur de décevoir l’autre ou de provoquer un conflit.</p>



<h4>J&rsquo;ai trouvé quelqu&rsquo;un qui parle de ces chocs émotionnels</h4>



<p>Voici une vidéo de Raymonde Hazan qui explique cet impact <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Udj9KkXlqjA">https://www.youtube.com/watch?v=Udj9KkXlqjA</a> . Elle propose une cause différente à ces chocs, qui selon elle sont souvent dus au manque de fiabilité des autres. Pour moi l’impact émotionnel est dû à l’hypersensibilité de celui qui reçoit un message négatif (même si c’est juste « finalement je ne mange pas avec toi ce midi », dans ma tête cela devient « cela veut dire qu’il y a autre chose dans sa vie plus important que d’aller manger avec moi le midi », donc je n&rsquo;ai aucune importance à ses yeux, donc je me suis trompée du tout au tout sur ses sentiments pour moi, je ne suis pas assez intéressante) mais aussi à l&#8217;empathie (dans le cas de reproches, on ressent aussi comment l&rsquo;autre se sent par rapport à nous). Je n’aime pas toujours son discours mais j’ai trouvé un certain nombre de vidéos sur sa chaîne qui me parlent particulièrement.</p>
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		<title>Moi et l’empathie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2020 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Il m’a fallu des années de lectures, de recherches, de réflexions pour comprendre l’impact de l’empathie sur ma vie.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:heading {"level":4} --></p>
<h4>Qu'est-ce qu'être empathe, dans mon cas ?</h4>
<p><!-- /wp:heading --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Je ressens les émotions des autres, principalement / de manière très forte les émotions de mon entourage "proche". Tout le temps, que je le veuille ou non. Par entourage proche je veux dire les gens autour de moi physiquement, en général dans la même pièce. Je ressens également, de manière plus diffuse, les très fortes émotions "planétaires" telles que la peur ou le stress d'une grande partie de la population mondiale suite au covid-19.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
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			</div>
<p>Il m’a fallu des années de lectures, de recherches, de réflexions pour comprendre l’impact de l’empathie sur mon vécu.</p>



<h4>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;être empathe, dans mon cas ?</h4>



<p>Cela veut dire que je ressens les émotions des autres, principalement / de manière très forte les émotions de mon entourage « proche ». Tout le temps, que je le veuille ou non. Par entourage proche je veux dire les gens autour de moi physiquement, en général dans la même pièce. Je ressens également, de manière plus diffuse, les très fortes émotions « planétaires » telles que la peur ou le stress d&rsquo;une grande partie de la population mondiale suite au covid-19.</p>



<h4>Je n&rsquo;en avais pas conscience</h4>



<p>Durant la majeure partie de ma vie, je n’étais pas complètement consciente de la manière dont cela fonctionne. Si je rentrais dans une pièce dans laquelle on fête un heureux évènement et que tout le monde était content, mon moral remontait en flèche mais je ne m’en rendais pas nécessairement compte. De la même manière, il m’est impossible d’assister à un enterrement sans pleurer. Même si je ne connaissais pas le défunt, je ressens soudain une profonde tristesse qui fait également ressortir / qui fait écho à mes tristesses enfouies / oubliées. De la même manière, je souris et je me sens bien quand je regarde une comédie et je me sens mal / triste quand je regarde un drame.  Voir des émotions positives ou négatives, que ce soit autour de moi ou virtuellement &#8211; même pour des personnages de fiction &#8211; provoque les mêmes émotions en moi par empathie.</p>



<h4>Comment cela m&rsquo;affectait</h4>



<p>Je n&rsquo;étais pas consciente que la majorité des émotions que je ressentais ne m&rsquo;appartenaient pas.  Il m&rsquo;arrivait très souvent d&rsquo;être impuissante face à ces émotions que je ne comprenais pas. Comment pouvais-je pleurer à l&rsquo;enterrement de quelqu&rsquo;un que je ne connaissais même pas ? Je me sentais « fausse », j&rsquo;avais toujours peur que les autres pensent que j&rsquo;en faisais trop, que je me donnais « un genre »; peur que les gens ne me jugent en se disant « non mais pour qui elle se prend « d&rsquo;oser » pleurer alors qu&rsquo;elle ne le/la connaissait même pas ! ». Je n&rsquo;arrivais pas à sortir de ces émotions parce qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient pas de cause chez moi et donc rien sur quoi je pouvais « travailler » pour me sentir mieux (dans le cas d&rsquo;émotions comme la colère, la tristesse, le stress). Je pouvais ressentir la colère de quelqu&rsquo;un dans la pièce mais sans nécessairement être capable de dire précisément qui était en colère ou pourquoi. Je me retrouvais donc énervée et fâchée sans arriver à me calmer puisque je ne trouvais pas le déclencheur.</p>



<p>Ces dernières années, les médias et la société insistent de plus en plus sur les nouvelles négatives. L’ambiance qui m’entourait (notamment avec l’augmentation des attentats) est devenue de plus en plus négative. Et j’ai fini par sombrer dans la dépression. Que je n’arrivais pas à comprendre ni à combattre parce que mon état n’avait rien à voir avec la vie que je menais et dans laquelle j&rsquo;étais personnellement heureuse : j&rsquo;avais un mari aimant, deux enfants intelligents et en bonne santé, une famille et belle-famille avec qui je m’entends généralement bien, un job intéressant, des collègues sympas, une cheffe super. Durant des années, j’ai sombré dans un marasme de plus en plus profond dont je n’arrivais pas à déterminer la cause. Parce que cela n’avait pas vraiment (à la base) de raport avec mes émotions personnelles. Mais cela a pourtant été l&rsquo;une des causes de mon divorce et de ma dépression.</p>



<h4>Comment je me protège (en partie)</h4>



<p>Depuis deux ans je ne regarde plus les nouvelles, je ne m’intéresse absolument plus à la politique (qui ne m’a jamais vraiment attirée de toute manière), mais surtout je me concentre sur ce qui va bien dans ma vie. Afin d’éviter l’influence négative de mon entourage (au sens large), je vis en «&nbsp;ermite&nbsp;». Je ne travaille pas (j’écris, comme ce blog par exemple) et je ne vois quasi personne. J’ai les enfants (heureusement grands et indépendants) une semaine sur deux.</p>



<p>Comme j&rsquo;ai maintenant conscience que je suis une éponge à émotions, il m&rsquo;est un peu plus facile (dans le cas des émotions de ceux qui sont autour de moi) de prendre mes distances vis-à-vis des émotions, de me dire que « cette colère ne m&rsquo;appartient pas ».</p>



<h4>Depuis le covid</h4>



<p>J’allais donc mieux jusqu’au début du confinement, mi-mars 2020. Dans les semaines qui ont suivi, la qualité de mon sommeil a chuté de manière brutale et je me sentais à nouveau épuisée. Mon moral était bon, je pouvais me concentrer sur tout ce qui allait bien dans ma vie mais pourtant je sentais une fatigue que je ne pouvais pas expliquer d’une autre manière que par mon empathie. En effet, fin février / début mars le monde (entier) est entré en confinement. Les gens ont eu peur, les gens étaient stressés. Et je ressentais tout cela et cela me pesait, me fatiguait. </p>



<p>Aujourd&rsquo;hui je n’ai pas encore trouvé de manière de me protéger de ce ressenti de gens que je ne côtoie même pas&nbsp;! Je rêve donc de m’isoler encore plus et je cherche constamment des manières d’ériger une «&nbsp;barrière&nbsp;» énergétique autour de moi, visiblement sans grand succès jusqu’à présent. La méditation aide mais pas assez en ces temps de «&nbsp;peur mondiale&nbsp;». J’espère que cela s’améliorera dans les prochains mois.</p>



<h4>Je vais à nouveau mieux</h4>



<p>Après quelques mois de confinement supplémentaires, je vais mieux. Probablement en partie parce que le monde va globalement mieux du point de vue du virus et que le « gros » (qui a dit que j’étais gros ?) du confinement est passé. Bien sûr il reste le stress de devoir sortir masqués (heureusement que personne ne se prend pour Zorro ou Batman &#8211; même si depuis hier dans l&rsquo;application Waze c&rsquo;est la voix de Batman qui me guide et les autres utilisateurs me voient comme une batmobile 😉 ) mais comme les visites et les déplacements sont à nouveau autorisés dans la plupart des régions, l’ambiance générale est moins mauvaise. En tout cas c’est mon ressenti. </p>



<p>J&rsquo;ai également fait un test gratuit (15 jours) du <a href="https://www.flfe.net/15-day-trial/">FLFE</a>. Je comprends le principe mais pas comment ils le mettent en œuvre.  Après ces 15 jours d&rsquo;essai, j&rsquo;ai continué à l&rsquo;utiliser parce que je dors mieux, je me réveille plus tôt (ce qui ne m&rsquo;était plus arrivé depuis plus de 2 ans), je me sens nettement moins fatiguée. Et j&rsquo;ai commencé mon blog, ce qui est assez impressionnant pour moi (étant donné les longs mois de gestation &#8211; j&rsquo;ai commencé à écrire début 2020 &#8211; et mon inaction passée). </p>
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