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	<title>Qui suis-je Archives - hypersensible empathe introvertie</title>
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	<description>Une extra-terrestre dans un &#34;monde de brutes&#34;</description>
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		<title>Sortir de sa zone de confort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 08:36:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J'en ai marre des exhortations à sortir de sa zone de confort.  Pourquoi ? Quels sont les liens avec mon hypersensibilité, mon empathie ou mon perfectionnisme ? Comment en suis-je arrivée à faire une dépression ? Pourquoi ai-je autant besoin de solitude et d'isolement ? Découvrez mes réponses dans l'article.</p>
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<p>Alors s’il y a bien une notion / une recommandation que je ne supporte plus c’est «&nbsp;il faut sortir de sa zone de confort&nbsp;». Ca me fait chier à un point dont vous n’avez pas idée.</p>



<p>Evidemment, je comprends parfaitement le concept et l&rsquo;idée derrière. Mais je suis fatiguée des gens qui regardent ma vie et se permettent de juger que &#8211; pour mon plus grand bien, s&rsquo;entend &#8211; je devrais sortir plus souvent de ma zone de confort. Mais personne n&rsquo;a aucune idée de ce que je vis au quotidien dans ma tête, dans mon monde intérieur. Et du nombre incalculable de fois où je suis sortie de ma zone de confort dans des situations qui, pour vous, sont tout à fait anodines.</p>



<p>Parce que je suis sortie de ma zone de confort. Tous les jours de ma vie. TOUS. LES. JOURS. DE. MA. VIE. </p>



<p>Me lever le matin, c’est sortir de ma zone de confort parce que je préfèrerais de loin rester dans mon lit au lieu d’affronter la vie et les autres, les interactions, leurs jugements (réels ou perçus / imaginés).</p>



<p>Quand j&rsquo;allais à l’école, sortir de ma zone de confort c’était affronter le regard et le jugement de mes copines de classe, des profs. Puis après être rentrée chez moi, sortir de ma zone de confort c&rsquo;était affronter le regard et le jugement de mes parents. J&rsquo;avais la boule au ventre la journée dans l’attente d’un regard négatif ou hostile &#8211; ou de l’absence d’un regard attendu, l&rsquo;attente d’un mot blessant, d’une critique, d’un rire ou d&rsquo;un sourire moqueur ou ironique.</p>



<p>En tant qu’adulte, prendre les transports en commun c’est sortir de ma zone de confort pour me retrouver au milieu de toute cette foule. Pour mon côté hypersensible la proximité est une torture (les autres empiètent sur mon espace vital, les odeurs m’incommodent). Pour mon côté empathe toutes ces émotions que je ressens mais que je ne comprends pas me fatiguent sans que je m’en rende compte. Mais conduire dans Bruxelles c’est aussi sortir de ma zone de confort&nbsp;: être confrontée à tous ces gens agressifs, intolérants, égoïstes, inconscients&nbsp;; qui veulent passer avant moi / ne pas me laisser passer / qui mettent ma vie en danger / qui augmentent mon niveau de stress à cause de leur manière de conduire. </p>



<p>Vivre ma journée au milieu des autres c’est sortir de ma zone de confort&nbsp;: c’est me battre à longueur de journée avec mon juge intérieur qui me dévalorise sans arrêt. Comme je suis perfectionniste, rien de ce que je fais n’est jamais assez bon et dans ma tête j’entends, dites par d&rsquo;autres, toutes les critiques que je me fais : mon style vestimentaire est nul, ma coiffure ne ressemble à rien, je n’ai pas de conversation, je ne suis pas intéressante, ma voix est bizarre, mon accent est ridicule, je n’ai aucune culture (musicale, cinématographique, géographique, historique, etc), mon travail n&rsquo;a pas été fait aussi rapidement que j&rsquo;aurais pu le faire (même si c&rsquo;était plus rapide que ce qu&rsquo;on m&rsquo;avait demandé). Selon les circonstances, ces voix dans ma tête peuvent être la mienne, celle de mon père, de mon (ex-)mari, d&rsquo;une collègue, d&rsquo;un ami. Aller trouver une collègue pour lui proposer un lunch, c&rsquo;est sortir de ma zone de confort parce que c&rsquo;est potentiellement m&rsquo;exposer à un refus (quelle qu&rsquo;en soit la raison) qui me fera mal. Je <em>sais</em> intellectuellement que l&rsquo;autre n&rsquo;a pas d&rsquo;obligation, qu&rsquo;il/elle a une bonne raison de ne pas venir manger avec moi mais cela ne change rien au choc émotionnel ressenti à chaque fois parce que je le vis comme une forme d&rsquo;abandon. Alors il est plus facile de rester dans mon coin et de manger seule 99% du temps. A l&rsquo;inverse, si une amie me propose d&rsquo;aller manger ensemble, je saute de joie intérieurement, c&rsquo;est comme si le soleil se mettait subitement à briller dans mon coeur ; vous n&rsquo;avez pas idée du sentiment d&rsquo;euphorie que ça provoque chez moi. Et, bien sûr, si vous devez annuler une rencontre prévue, la chute sera d&rsquo;autant plus rude. Mais de tout cela vous ne saurez jamais rien. Rien dans mon attitude ne vous permettra d&rsquo;appréhender ce que je vis. [J&rsquo;ai déjà abordé ceci dans l&rsquo;article concernant <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-vous-me-faites/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le mal que vous me faites</a>]</p>



<p>Rentrer chez moi après le boulot et «&nbsp;affronter&nbsp;» le regard de mes enfants, c’est sortir de ma zone de confort (j’ai toujours peur d’être une mauvaise mère, de ne pas faire ou dire ce qu’il faut ou au contraire de faire ou dire ce qu’il ne faut pas). Rentrer chez moi et affronter le regard de mon mari, c’est sortir de ma zone de confort parce que malgré tous mes efforts, il y a toujours le risque qu’il me fasse une remarque sur ce que je n’ai pas dit / pas fait et que j’aurais dû, ou le contraire. Faire à manger, c&rsquo;est sortir de ma zone de confort parce que c&rsquo;est m&rsquo;exposer à la critique familiale, que ce soit sur le choix du menu ou la préparation. Même si, dans la réalité, ces critiques étaient très rares et donc pas quelque chose à quoi je devais m&rsquo;attendre de manière régulière, je vivais dans une peur inconsciente que cela arrive, une peur sous la surface, à peine visible mais bien présente.</p>



<p>En tant qu’hypersensible perfectionniste, la moindre critique (même objective) ou remarque est une «&nbsp;atteinte&nbsp;» à mon besoin de perfection, à mon image et à ma confiance en moi. N’importe quelle phrase, pour vous totalement anodine, peut avoir un impact profond sur moi. [voir d&rsquo;autres articles qui parlent de mon <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/perfectionniste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perfectionnisme</a>]</p>



<p>En tant qu’empathe, je ressens vos émotions, y compris celles dont vous n’êtes pas conscient. Et si elles sont en conflit avec ce que vous exprimez, je mets vos paroles en doute, même si vous êtes sincère. Mais je ne vous le dirai pas. Et si j&rsquo;essayais, vous ne comprendriez pas parce que vous n’êtes pas nécessairement conscient de ce que vous «&nbsp;projetez&nbsp;», que votre langage ne reflète pas vos vrais sentiments. Et vivre avec tout ça autour de moi pour toutes les personnes que je côtoie à longueur de journée, tous les jours de ma vie, c’est épuisant. Mais ce n’est pas la peine que je vous en parle, il y a de fortes chances pour que vous n’ayez pas la moindre idée de quoi je parle et donc très peu de chance pour que vous compreniez.</p>



<p>Tous les jours je suis confrontée à la bêtise humaine, à l’égoïsme, à l’agressivité, à la colère, à la frustration, à la mesquinerie, à la petitesse, à la bassesse, à la violence. Toutes ces choses qui sont votre quotidien, que vous ne remarquez même pas et qui me sont totalement étrangères parce qu&rsquo;elles ne font pas partie de mon vrai moi. Et qui m’agressent constamment. Qui minent mon moral, inexorablement.</p>



<p>Après plus de 30 ans de vie active et quelques années de stress familial qui augmentait lentement mais sûrement, j&rsquo;ai commencé à être débordée par toutes ces « attaques » extérieures. Sortir de ma zone de confort tous les jours m&rsquo;épuisait petit à petit. Afin de me resourcer, je m&rsquo;isolais de plus en plus. Au bureau comme à la maison. Sans comprendre mon besoin viscéral de solitude et d&rsquo;inactivité. Mon travail était de moins en moins efficace (même si durant de longs mois il est resté malgré tout supérieur à ce que l&rsquo;on attendait de moi), j&rsquo;étais de plus en plus malheureuse en famille. J&rsquo;aimais mon mari et mes enfants mais je n&rsquo;avais pas pour autant envie d&rsquo;interragir avec eux ou de participer à des activités en leur compagnie. Et je n&rsquo;arrivais pas à leur expliquer pourquoi, puisque je ne le comprenais pas moi-même.</p>



<p>J&rsquo;ai eu besoin de me retrouver de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps seule, sans interaction avec quiconque, à faire une activité qui occupait mon esprit sans solliciter mes sens. La lecture a été un refuge durant très longtemps mais durant de longs mois (qui se sont transformés en années), j&rsquo;ai aussi plongé dans une forme d&rsquo;addiction aux jeux électroniques (sur téléphone ou tablette). Durant ma journée de travail, j&rsquo;avais de longues périodes totalement improductives. Après une journée au travail à être agressée par toute la négativité ambiante et stressée par mon incapacité à travailler correctement, je m&rsquo;isolais de plus en plus longtemps (jusqu&rsquo;à 2h, voire plus) pour jouer sur ma tablette, enfermée dans la chambre. Parce qu&rsquo;il me fallait de plus en plus longtemps afin d&rsquo;arriver à un semblant de tranquillité, de calme émotionnel. Et le moindre incident familial négatif me replongeait dans mon abîme dépressif.</p>



<p>Et à la longue mes batteries se sont vidées plus rapidement qu’elles ne se rechargeaient. Mais comme je ne savais pas pourquoi elles se vidaient, je ne les rechargeais jamais assez. Près d&rsquo;un an après mon déménagement suite à la demande de séparation de mon mari, quand mes enfants ont été (relativement) bien habitués aux changements, j&rsquo;ai (enfin) craqué. J&rsquo;ai fait une dépression. J&rsquo;ai mis plus d&rsquo;un an à voir enfin une lueur au bout du tunnel et aujourd&rsquo;hui, une peu plus de 2 ans 1/2 plus tard, je vais beaucoup mieux. Même si j&rsquo;ai parfois l&rsquo;impression de n&rsquo;être qu&rsquo;une faible copie de qui j&rsquo;étais. Mais c&rsquo;est dû en grande partie au fait que je ne suis plus celle que j&rsquo;ai été durant plus de 50 ans. Et que je n&rsquo;arrive plus à faire comme si j&rsquo;étais comme vous. Je n&rsquo;arrive plus à mettre ce masque qui vous ressemble et vous rassure. J&rsquo;ai pris pleinement conscience de mes différences (comme je l&rsquo;ai déjà expliqué dans d&rsquo;autres articles, comme celui sur mon ressenti d&rsquo;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/extra-terrestre/" target="_blank">extra-terrestre</a>).</p>



<p>Aujourd’hui je vis en ermite, dans ma zone de confort. Et je n’en ai plus rien à foutre d&rsquo;en sortir. J’ai mis suffisamment de temps à la trouver, je ne compte pas en sortir de si tôt. Ou en tout cas pas de la manière dont vous pensez que je « devrais » en sortir. Alors, oui, vous allez probablement trouver que je suis fainéante, molle, inintéressante, pantouflarde, ou que sais-je encore. Vous savez quoi&nbsp;? Je m’en fous. J’ai assez donné pour essayer de vivre dans votre monde, de vivre comme vous. J&rsquo;ai donné assez de mon temps, de mon énergie, de mes efforts, de mon amour à vous montrer que vous pouviez compter sur moi, à essayer de correspondre à la personne que vous pensiez que je devais être.</p>



<p>Je ne suis pas comme vous, votre monde n’est pas fait pour moi. Toutes vos préoccupations d&rsquo;ambition, de possessions, de vivre mieux que le voisin. Toutes vos mesquineries les uns envers les autres, tous vos jugements, vos critiques, vos remarques acerbes ou aggressives. Toute votre violence envers ceux que vous dites aimer, qu&rsquo;elle soit verbale ou autre. Je ne les comprends pas parce que je ne les partage pas. Malheureusement, je sais que certains d&rsquo;entre vous vont me reprocher exactement ce que je vous reproche : de leur faire mal par mes attitudes, mes paroles ou mes choix de vie. Et c&rsquo;est vrai. Parce que je ne suis pas une sainte, juste un être humain ; je ne suis pas parfaite. Bizarrement, si on dit qu&rsquo;on veut aller vivre à l&rsquo;étranger quand on est un couple sans enfants, cela semble une bonne idée à beaucoup. Mais dire que l&rsquo;on veut aller vivre ailleurs / autrement lorsque l&rsquo;on a des enfants (pas encore complètement indépendants) ou un parent (partiellement) dépendant, beaucoup jugent votre choix de manière totalement différente. Comme un abandon. Mais est-ce que j&rsquo;abandonne plus ceux que j&rsquo;aime en vivant mal proche d&rsquo;eux ou en vivant mieux un peu plus loin ? Pour moi l&rsquo;important quand quelqu&rsquo;un m&rsquo;aime n&rsquo;est pas (nécessairement) qu&rsquo;il soit présent à mes côtés au jour le jour mais bien de savoir que je peux compter sur lui/elle quoi qu&rsquo;il arrive. Que le jour où j&rsquo;en aurai besoin, je pourrai l&rsquo;appeler et il sera présent ou elle acceptera de m&rsquo;aider ou de m&rsquo;écouter / me conseiller. Même si nous ne nous sommes pas vus ni parlés depuis des années.</p>



<p>Bien sûr, malgré mon isolement, je veux toujours vous aider. Je vous aime, quoi que disiez, quoi que vous fassiez. Mais dorénavant je vous aimerai de loin, au moins le temps de vraiment recharger mes batteries. Peut-être un jour aurai-je réussi à me construire des barrières suffisantes pour pouvoir évoluer au milieu de vous sans me perdre. Mais d’ici là je me protège. Derrière mes murs personnels. Dans ma zone de confort.</p>



<p>Et aujourd&rsquo;hui je sors de ma zone de confort de la manière qui me convient. Je vais bientôt déménager et la simple idée de devoir faire et défaire des caisses, démonter et remonter des meubles, tout ça me donne de l&rsquo;urticaire et parfois une boule d&rsquo;angoisse. Mais cela ne m&#8217;empêchera pas de le faire parce que mon nouvel environnement correspond à un rêve que j&rsquo;ai depuis des années : le bord de mer. Alors, oui, je procrastine et je vais lentement et la perspective de tout l&rsquo;administratif à régler me donne des sueurs froides. Mais je ne me mets pas la pression et je sais que je ferai les choses à mon rythme. C&rsquo;est comme ça que je sors de ma zone de confort, maintenant, à mon rythme.</p>



<p></p>
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		<title>Extra-terrestre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 11:44:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet article explique une partie de mes différences qui contribuent à mon sentiment d'être une extra-terrestre, comme ma vision optimiste du monde, ma peur des conflits, mon questionnement constant (et mon cerveau qui travaille 24/7) ou encore mon besoin de contact physique. Je parle aussi de l'hyperconformisme que cela a provoqué chez moi et de ma recherche à propos de qui je suis. J'évoque aussi mon besoin de solitude.</p>
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<h1>Ou moi (sans toi) contre le monde entier</h1>



<p>Comme cet article est relativement long, la table des matières est sous forme de résumé qui vous permettra d&rsquo;avoir une idée du contenu avant d&rsquo;y plonger.</p>



<p>Pourquoi <a href="#pourquoi-sujet">ce sujet d&rsquo;extra-terrestre s&rsquo;est-il imposé</a> ?</p>



<p>Je ne <a href="#comprends-pas">comprends pas les autres</a>, même <a href="#j-aime">quand je les aime</a>. Je me sens <a href="#incomprise">incomprise</a>. Alors j&rsquo;ai essayé de trouver des <a href="#raisons-difference">raisons à ce sentiment </a>de non-appartenance.</p>



<p>La première c&rsquo;est ma <a href="#vision-optimiste">vision optimiste du monde</a> : je vois d’abord <a href="#va-bien">ce qui va bien</a>, ce qui me convient. Mais il peut m&rsquo;arriver d&rsquo;être tellement focalisée sur ce qui fonctionne que j’en <a href="#va-pas">oublie parfois de prendre pleinement conscience de ce qui ne va pas</a>. J&rsquo;évite de penser au négatif dans mes relations parce que j&rsquo;ai <a href="#peur-abandon">peur d&rsquo;être abandonnée</a> ou de me retrouver seule en quittant l&rsquo;autre.  J&rsquo;ai du mal à faire la part de ce qui m&rsquo;appartient comme ressenti <a href="#influence-empathie">à cause de mon empathie et de mon hypersensibilité</a>, ce qui me complique la tâche pour prendre conscience de ce qui ne va pas. Le fait de voir le positif joue dans ma <a href="#choix-difficiles">difficulté à faire des choix</a>.</p>



<p>J&rsquo;ai <a href="#peur-conflits">peur des conflits</a> et je ne <a href="#pas-colere">comprends pas la colère</a>. Je suis <a href="#hypersensible">hypersensible </a>et j&rsquo;ai peur d&rsquo;être <a href="#submergee">submergée par mon environnement</a>. Alors je <a href="#controle-emotions">contrôle mes émotions</a>. Que se passerait-il si je <a href="#emotions-negatives">vivais mes émotions négatives à fond</a> ? J<a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=518&amp;action=edit#pas-me-facher">e n&rsquo;ose pas me fâcher</a>. J&rsquo;ai peur de devenir <a href="#folle-tristesse">folle de tristesse</a>, d&rsquo;être <a href="#submergee-tristesse">submergée par la tristesse</a>. Et qu&rsquo;en est-il des <a href="#emotions-positives">émotions positives</a> ?</p>



<p>Deux autres <a href="#differences-invisibles">différences importantes mais invisibles</a> sont mon <a href="#questionnement">questionnement constant</a>/mon cerveau qui travaille non-stop et mon <a href="#besoin-contact">besoin de contact physique</a>.</p>



<p>La conséquence de mes différences ? Un hyper-conformisme. Je ne pouvais <a href="#ressentis-non-fiables">pas faire confiance à mes sentiments, mes ressentis</a>. Alors je faisais <a href="#confiance-autres">confiance à l&rsquo;opinion des autres</a>, j&rsquo;étais un <a href="#cameleon">caméléon </a>qui ne <a href="#vraie-couleur">connaissait pas sa propre couleur</a>.</p>



<p><a href="#qui-suis-je">Qui suis-je</a>? J&rsquo;étais tellement dans la conformité que je ne <a href="#sais-plus-qui-suis">savais plus qui j’étais</a>. Alors <a href="#recherche">j’ai cherché</a>, durant longtemps. Aujourd’hui, <a href="#me-connais">je me connais mieux</a>.</p>



<p>Extra-terrestre assumée : je <a href="#ermite">vis en ermite</a>. Je m’isole de plus en plus, heureusement que <a href="#introvertie">je suis introvertie</a> ! Mais ma <a href="#carapace">carapace grossit</a> à cause de cet isolement. Et la situation avec le <a href="#covid">covid n&rsquo;arrange rien</a>. Et pourtant, je <a href="#optimiste">reste résolument optimiste</a>.</p>



<p>Pour finir, après l&rsquo;article que j&rsquo;ai <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/je-vais-changer-de-style/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">publié ce matin</a>, je suis <a href="#contente">contente de la version finale de celui-ci</a>.</p>



<h2 id="pourquoi-sujet">Pourquoi ce sujet s&rsquo;est-il imposé comme une évidence ?</h2>



<p>L&rsquo;évidence est venue à la relecture de ma personnalité et des résultats des tests, notamment (mais pas seulement) le «&nbsp;Big Five&nbsp;» dans lequel 3 des 4 facteurs dont je parle correspondent à moins de 7% de la population. Et donc, toute ma vie il y a eu moi, toute seule, et en face, les autres – comme une extra-terrestre. Si je trouvais souvent des ressemblances entre les personnalités autour de moi ou entre leurs vécus, leurs ressentis, cela ne correspondait jamais vraiment à ce que moi je vivais. Je me sentais toujours différente, je pensais autrement.</p>



<h2 id="comprends-pas">Je ne comprends pas les autres parce que je suis différente</h2>



<p>Depuis aussi loin que je me souvienne, les autres sont pour moi une énigme. Je ne me suis jamais sentie à ma place, jamais vraiment sentie intégrée ni dans ma famille proche (parents) ou agrandie (oncles, tantes, cousins, etc), ni à l’école (je n’avais aucun des intérêts des filles de mon âge), ni à l’université (pas d’envie de sorties jusqu’à plus d’heure ou de grosses beuveries), ni dans le milieu professionnel, ni même parmi mes ami(e)s. </p>



<p>Je me sentais, et je me sens toujours, comme une extra-terrestre. Je semble avoir tellement peu en commun avec tous ces gens qui m&rsquo;entourent.</p>



<h4 id="j-aime">Même quand je les aime je suis souvent dans le brouillard</h4>



<p>Peu importe le lien que j’ai avec la personne, il y a toujours un moment où je ne comprends plus, un moment où je n’aurais pas réagi comme l’autre, pas dit la même chose, pas fait la même chose. Et en groupe, je parle peu quand les autres parlent de leur ressenti ou de leur manière de vivre une expérience&nbsp;: ce que j’aurais à dire serait la plupart du temps aux antipodes de leur vécu.</p>



<h4 id="incomprise">Et je me sens totalement incomprise</h4>



<p>Ces différences se marquent tous les jours pour moi, dans la quasi-totalité de mes interactions avec les autres. Et je me suis toujours sentie profondément incomprise.</p>



<p>Bien sûr, au cours de ma vie, il y a eu des personnes qui me comprenaient et m&rsquo;acceptaient (au moins partiellement) comme je suis mais je n&rsquo;ai jamais recontré quelqu&rsquo;un qui partage pleinement mon hypersensibilité, par exemple. Et parmi ceux qui ne la partagent pas, rares sont ceux qui font l&rsquo;effort de comprendre ce que cela représente pour moi. La plupart du temps, les commentaires sont du style « mords sur ta chique », « passe au-dessus », « fais un effort ». </p>



<h2 id="raisons-difference">J’essaye de trouver des raisons à cette différence</h2>



<p>Adolescente, j’ai souvent rêvé que j’étais adoptée (même si je ressemblais physiquement à mes deux parents et au reste de ma famille). Parce que – je le comprends aujourd’hui – c’était le seul moyen pour moi d’expliquer la différence qui existait entre moi et le reste de ma famille, entre mon ressenti et celui des autres. La seule justification possible, à moins de croire que j&rsquo;étais une vraie extra-terrestre, venant carrément d&rsquo;une autre planète.</p>



<p>Tout au long de ma vie, je n’ai eu de cesse de trouver comment l’être humain fonctionne, afin de comprendre les autres, mais surtout de comprendre pourquoi et en quoi je me sens extra-terrestre. Cela donne, par exemple, tous les tests que je passe afin d’avoir plus d’infos sur ma personnalité.</p>



<h3 id="vision-optimiste">Extra-terrestre résolument optimiste</h3>



<p>J’en ai déjà parlé dans un <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/ma-vision-optimiste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autre article</a>. Je pense que cette vision est ce qui me différencie le plus des autres, celle qui m’isole le plus. Si pas physiquement, en tout cas moralement.</p>



<p>Je n’ai jamais eu l’impression que qui que soit comprenne vraiment parfaitement cet aspect de ma personnalité. Ma tendance naturelle est un peu de voir «&nbsp;la vie en rose&nbsp;» comme aurait dit Piaf, sans même avoir besoin qu’il me prenne dans ses bras. On m’a souvent dit que j’étais totalement irréaliste, utopiste.</p>



<h5 id="va-bien">Je vois d’abord ce qui va bien, ce qui me convient</h5>



<p>Que ce soit chez les gens, dans les objets, les endroits ou les situations, je vois d’abord ce qui va bien, ce qui me plait.</p>



<p>Je vais voir le caractère extraverti et sympathique de quelqu’un avant, peut-être, de me rendre compte que ce n’est pas nécessairement entièrement compatible avec ma forte introversion.</p>



<p>La vue depuis une chambre d’hôtel me plaît tellement que je peux passer sur le peu de place pour circuler dans la chambre ou le manque d’armoires pour ranger des vêtements.</p>



<p>Dans une réunion, je vais me focaliser sur les points sur lesquels une majorité de participants sont d’accords plutôt que sur les points de discorde.</p>



<p>Et je suis capable de faire abstraction de beaucoup de négatif, notamment dans une relation.</p>



<h5 id="va-pas">J’en oublie parfois de prendre pleinement conscience de ce qui ne va pas</h5>



<p>Si voir le positif s’avère une bonne chose dans la vie de tous les jours (malgré mon perfectionnisme, qui lui s’applique surtout à moi en particulier et en partie aux autres personnes), il n’en va pas de même dans une relation.</p>



<p>A force de me concentrer sur le positif, je finis par laisser une telle place à ce qui ne va pas qu’il arrive un moment où une rupture devient inévitable. Qu’elle vienne de moi ou de l’autre.</p>



<p>J’oublie aussi que les autres ne sont pas comme moi. Qu’ils ne vont pas continuer à se concentrer sur le positif qui reste. Que pour eux une balance en (fort) déséquilibre est une raison de séparation. Alors que pour moi le côté négatif doit presque faire capoter la balance avant que je ne pense à une rupture.</p>



<p>Et du coup il n’est pas possible de prendre les mesures qui permettraient de corriger le tir ou de sauver la relation.</p>



<h4 id="peur-abandon">La peur de l’abandon</h4>



<p>Même quand je me rends compte de circonstances ou de situations qui me dérangent, il m’est très difficile d’exprimer clairement ce que j’aimerais qui change. Parce que j’ai peur que l’autre ne m’abandonne si je deviens trop exigeante, trop chiante ou mégère.</p>



<h4 id="influence-empathie">Influence de l’empathie et de l’hypersensibilité</h4>



<p>Il m’est aussi difficile de comprendre exactement ce qui me dérange parce que j’ai du mal à faire la différence entre mon ressenti et celui des autres.</p>



<p>Je peux me sentir exaspérée par la personne qui partage ma vie simplement parce que je sens que je l’énerve de plus en plus souvent. Et cela me fait peur. Je suis frustrée de ressentir tout cet énervement au lieu de l’amour qui nous unit. Et je me sens nulle d’être celle qui l’énerve plutôt que celle qui le calme. Nulle de lui provoquer du stress (supplémentaire) plutôt que de l’aider à se détendre.</p>



<p>Exprimer mon désaccord ou mes émotions négatives dans ce contexte est impossible. Parce que ce serait rajouter encore à la frustration de l’autre. Du coup, ma frustration augmente vis-à-vis de mon compagnon. Parce que je le considère comme responsable de mon impossibilité à m’exprimer.</p>



<h3 id="choix-difficiles">Extra-terrestre qui ne sait pas choisir</h3>



<p>Quel est le rapport, me direz-vous ? Le fait de voir le positif de chacun des choix qui me sont proposés rend le choix extrêmement difficile. Je peux rester 5 min dans le rayon des légumes en conserve avant de me décider sur la forme (conserve ou bocal), la quantité (est-ce que ce sera suffisant ou trop si je suis seule, si nous sommes 2, 3, 4 ou 5 pour manger ?) et la marque de mon choix. Pour un légume. Et ça c&rsquo;est après que j&rsquo;ai décidé de prendre des conserves et non du frais ou du surgelé (un autre choix souvent fait avant d&rsquo;arriver dans le rayon&#8230; mais pas toujours).</p>



<h3 id="peur-conflits">Extra-terrestre incapable d&rsquo;être en conflit</h3>



<p>Ma peur des conflits est une autre cause de ma difficulté à exprimer ce qui ne me convient pas. Parce que je sais que si l’autre répond je vais perdre mes moyens.</p>



<p>Si je n’ai pas en face de moi quelqu’un de bienveillant, prêt à entendre mon point de vue, je perds le combat avant même que les premiers coups ne soient échangés. Oui, pour moi chaque discussion qui me tient à cœur constitue un véritable combat.</p>



<p>Un combat contre moi-même pour oser dire ce que je pense malgré le risque de perdre l’autre. Malgré le risque de blessure profonde à chacune de ses paroles blessantes. Qu’il oubliera rapidement mais qui me hanteront durant des jours, des semaines, parfois des mois ou même des années. Malgré le risque de me sentir encore plus seule parce qu’incomprise.</p>



<h3 id="pas-colere">Extra-terrestre qui ne comprend pas la colère</h3>



<p>Je ne comprends souvent pas pourquoi on se fâche, pourquoi on s’énerve, pourquoi on en veut à l’autre.</p>



<p>Si quelqu’un fait quelque chose qui me blesse, je vais avoir envie qu’il change, bien entendu (personne n’aime avoir mal) mais je ne vais – à priori – pas être fâchée sur la personne. Je vais plutôt être triste par rapport à moi et à ce que ça me fait. Ou par rapport à notre relation.</p>



<p>Dans ma vision idéale du monde et des relations, il n’est pas normal de faire souffrir l’autre quand on l’aime. Il n’est pas normal de dire des choses blessantes.</p>



<h2 id="hypersensible">Extra-terrestre hypersensible</h2>



<p>Je perçois un grand nombre de choses que les autres ne perçoivent pas. Et s&rsquo;ils les perçoivent, elles ne les affectent pas autant que moi. Si certaines personnes entendent les mêmes sons que moi, beaucoup sont capables de les catalogue comme faisant partie des éléments de fond et ne leur accordent pas d&rsquo;attention. J&rsquo;en suis incapable.</p>



<p>Je suis donc dérangée beaucoup plus rapidement que la majorité de mes contemporains par de environnements riches, que ce soit au niveau sonore, olfactif, visuel, tactile ou auditif. C&rsquo;est encore pire quand plusieurs des sens sont sollicités en même temps.</p>



<h4 id="submergee">J&rsquo;ai tendance à être submergée par mon environnement</h4>



<p>Mon cerveau est capable de gérer un certain nombre d&rsquo;éléments différents en même temps et quand cette quantité est dépassée, mon attention diminue. Si les bruits ambiants sont trop forts, je ne peux plus me concentrer sur ma lecture ou sur la conversation. </p>



<h4 id="controle-emotions">Alors je contrôle mes émotions</h4>



<p>J&rsquo;essaye de contrôler mes émotions afin qu&rsquo;elles ne s&rsquo;ajoutent pas aux choses extérieures à gérer.</p>



<p>Une autre raison pour laquelle j&rsquo;éprouve le besoin de contrôler mes émotions est l&rsquo;exemple de mes parents. Ils me semblaient deux être dénués d’émotions. Et moi j’étais l’opposée. Je ne comprenais pas comment ils arrivaient à gérer leurs émotions. Selon mon père il fallait être maître de soi en toutes circonstances, se contrôler.</p>



<p>Mais mes émotions étaient tellement énormes, tellement toujours à fleur de peau que les contrôler me demandait des efforts énormes.</p>



<p>Toute ma vie j’ai refoulé ce que je ressentais pour ne pas le vivre pleinement. Parce que si j’ouvrais la porte à ce que je ressens, je risquerais de perdre le contrôle tellement cela me semble immense.</p>



<h5 id="emotions-negatives">Que se passerait-il si je vivais mes émotions&nbsp;négatives à fond ?</h5>



<p>Mes émotions sont pour moi comme un ballon dégonflé, tranquilles à l’intérieur. Mais si je les laissais sortir, si je m’autorisais à les vivre pleinement, je gonflerais le ballon. Et une fois qu’il serait gonflé, je ne pourrais plus le remettre à l’intérieur. Il m’emporterait avec lui et je serais à sa merci, sans être capable de contrôler ses mouvements.</p>



<h6 id="pas-me-facher">J&rsquo;ai peur de me fâcher</h6>



<p>Mes parents ne se sont jamais vraiment fâchés (je suis tellement sensible qu’un haussement de sourcils ou un changement de ton sont suffisants pour me faire perdre tous mes moyens parce qu’au moment où la personne me parle, je ne ressens pas son amour pour moi et je suis complètement déboussolée). J’ai été élevée par des parents qui se contrôlaient toujours parfaitement et perdre le contrôle est la pire des choses qui pourrait m’arriver.</p>



<p>Je n&rsquo;ai jamais vraiment laissé libre cours à ma colère. Parce que j&rsquo;ai le sentiment que j&rsquo;arriverais à un point où je ferais ou dirais des choses que je regretterais ensuite. Non pour blesser l&rsquo;autre mais en défense. L&rsquo;attaque est la meilleure défense. </p>



<p>J&rsquo;ai peur que si je laisse sortir ma colère, j&rsquo;exprimerai des choses qui déplairont à l&rsquo;autre et je risque l&rsquo;abandon. Si ma colère prend le dessus, je serai incapable de contrôler ce que je dis afin de blesser l&rsquo;autre le moins possible. Je ne veux pas faire aux autres ce qu&rsquo;ils me font.</p>



<h6 id="folle-tristesse">J’ai peur de devenir folle de tristesse</h6>



<p>Parfois j’ai l’impression que je deviendrais folle si je lâchais prise. J’ai peur que si j’accepte de perdre le contrôle à un moment, je ne serai plus jamais capable de le reprendre.</p>



<p>Je ne me suis jamais vraiment autorisée à être vraiment triste, à ressentir profondément la douleur de la perte. Que ce soit celle de l’amour de mon ex-mari, de notre mariage, de la vie en commun, ou encore des proches que j’ai perdus récemment.</p>



<p>Quand j’ai fait ma dépression, j’étais sans énergie, sans volonté. Mais je n’ai jamais été profondément triste. Je n’ai quasi jamais pleuré, ou pas durant de longues périodes.</p>



<h6 id="submergee-tristesse">J’ai peur d’être submergée par la tristesse</h6>



<p>Parce que j’ai peur d’être débordée par ma tristesse, de sombrer dedans et de ne plus pouvoir en sortir. Comme ces personnes qui plongent dans la douleur et perdent le contact avec le monde extérieur.</p>



<p>Ma préférence naturelle va au monde imaginaire plutôt qu’au monde réel, je suis intimement convaincue qu’il suffirait de peu pour que je bascule. Que je perde tout intérêt pour le monde réel. Non, je ne serais pas capable de me suicider mais je perdrais ton contact avec la réalité.</p>



<h5 id="emotions-positives">Et les émotions positives ?</h5>



<p>Je dois les contrôler tout autant que les émotions négatives, en tout cas dans certaines environnements. Mieux je connais mon environnement, plus je serai à mon aise pour laisser mes émotions se développer. Mais si je dois gérer l&rsquo;analyse (et la maîtrise) d&rsquo;un environnement inconnu, mes émotions resteront extrêmement contrôlées. Je ne bondirai jamais de joie, même chez moi. Parce que, comme on dit à Bruxelles, « je ne sais pas de chemin avec mon corps ». Je suis hyper-consciente de moi, de mes mouvements. Et je me sens gauche et ridicule.  </p>



<h3 id="differences-invisibles">Deux autres différences invisibles</h3>



<h5 id="questionnement">Mon cerveau extra-terrestre : en questionnement constant et qui qui tourne 24/7</h5>



<p>Je m&rsquo;interroge sur tout et tout le monde, sans arrêt. Je me demande ce que les gens pensent de moi, de ce que je dis, de comment je le dis, de comment je suis habillée, de comment je me tiens (souvenir des nombreuses remarques de mon père sur mon maintien). Est-ce que je parle trop, trop peu, trop fort, trop vite (c&rsquo;est un reproche qu&rsquo;on m&rsquo;a fait souvent) ? Est-ce que j&rsquo;ai l&rsquo;air assertive ou agressive ? Est-ce que j&rsquo;ai l&rsquo;air de me foutre de ce que l&rsquo;autre raconte ? Est-ce que, si je dis ce à quoi je pense, je vais passer pour une impolie ? Est-ce que je vais donner l&rsquo;impression d&rsquo;être une « je-sais-tout » ? Une emmerdeuse ? Est-ce que l&rsquo;autre va se sentir envahi parce que je donne mon opinion sans qu&rsquo;on me la demande ? Ou jugé parce que j&rsquo;ai exprimé une hypothèse à propos de la raison de son comportement ? Est-ce que tout le monde se pose des questions comme moi ? Comment font ceux qui ne se posent pas de questions pour &#8230; ne pas se poser de questions ? Si je pose ma main sur le bras d&rsquo;un ami, va-t-il le prendre comme une avance ? S&rsquo;il me serre dans ses bras, est-ce qu&rsquo;il est juste comme moi ou est-ce que ça veut dire autre chose ? Pourquoi est-ce que cette personne me regarde comme ça ; est-ce que je la connais mais ne la reconnais pas (je ne suis pas physionomiste) ? Pourquoi est-ce que mon collègue a fait telle remarque ; est-ce que cela veut dire qu&rsquo;il ne m&rsquo;apprécie pas ; ou que j&rsquo;ai mal fait mon travail ; ou que quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre lui a dit quelque chose de négatif sur moi &#8211; parce qu&rsquo;hier il m&rsquo;a félicitée pour la qualité de mon travail ? Est-ce que cette personne ne me regarde pas quand elle parle parce que je la fais chier ou parce qu&rsquo;elle a un problème (genre autisme) qui la met mal à l&rsquo;aise dans ses interactions ? Si je rends visite à une amie et que je n&rsquo;apporte rien, est-ce qu&rsquo;elle va me trouver impolie ? Ou est-ce que, comme moi, elle est juste contente de me voir et s&rsquo;en fout de ces formalités de « bonne éducation » qui nous ont été dictées par la société ? Est-ce qu&rsquo;elle sera contente parce que quand j&rsquo;apporte quelque chose, ce n&rsquo;est pour son anniversaire ou pour une raison particulière mais parce que j&rsquo;ai vu quelque chose et que j&rsquo;ai pensé à elle, sachant que ça lui ferait plaisir ou que c&rsquo;est quelque chose qui pourrait l&rsquo;intéresser ? </p>



<p>Dans ces interrogations constantes, contrairement à ma vision optimiste de l&rsquo;extérieur, mon hamster-ego (c&rsquo;est-à-dire mon ego qui est un hamster qui tourne dans sa roue dans mon cerveau) prend systématiquement parti contre moi. Je suis une mauvaise fille / femme / amie / mère / tante, etc. Parce que je ne fais pas ce qu&rsquo;on attend de moi. Je suis nulle. Parce que j&rsquo;ai toujours trouvé les autres plus intéressants que moi. Moi j&rsquo;étais juste inodore, incolore, insipide. Sans peps, sans attrait. Et quand les autres s&rsquo;intéressent à moi ou à ce que j&rsquo;ai à dire, ça m&rsquo;étonne toujours. Et je vis dans l&rsquo;attente du jour où ils en auront marre de moi. Et où je redeviendrai pour eux inodore, incolore, insipide. Inintéressante.</p>



<p>Je suis aussi, depuis mon adolescence, en recherce de sens. A quoi Serge (où courge, dans quelle étagère &#8211; les questions classiques, quoi). Pourquoi suis-je ici ? Quel est mon but sur cette terre ? Parce que ça ne peut pas être d&rsquo;obtenir un diplôme et de trouver un bon job, de trouver un mari, d&rsquo;acheter une belle et grande maison, d&rsquo;avoir des enfants. Ca ne répond pas à la question « à quoi <em>sert</em> ma vie » ? Quelle est mon utilité sur terre ?</p>



<p>Et toutes ces questions se posent 24h sur 24, 7 jours sur 7. Les questions de sens restent en toile de fond ou descendent parfois durant des années dans les limbes de mon inconscient mais les autres questions mentionnées plus haut me tiennent compagnie la majorité du temps lorsque j&rsquo;interagis avec d&rsquo;autres. Une autre raison à mon besoin d&rsquo;isolement, dont je parlerai plus bas.</p>



<h5 id="besoin-contact">Et mon besoin de contact physique</h5>



<p>C&rsquo;est l&rsquo;une des choses dont j&rsquo;ai le moins parlé autour de moi dans ma vie. Parce que j&rsquo;ai bien intégré que dans notre société les gestes sont déplacés, sauf avec les personnes avec qui on est intime. Alors je rêve d&rsquo;aller vivre là où c&rsquo;est ok de se toucher (sans sous-entendu sexuel). Ou de trouver un groupe de personnes qui partageraient ce besoin et ne trouveraient pas cela anormal ou suspect. Malheureusement pour moi, j&rsquo;ai tellement bien intégré les normes de notre société puritaine (et encore, c&rsquo;est mieux en Belgique que dans certains autres pays) et je suis tellement hyper-consciente de moi tout le temps que j&rsquo;ai totalement muselé cet aspect de ma personnalité. Je me tiens loin des autres, j&rsquo;ai peur de les approcher. Et comme mon cerveau analyse tout, tout le temps, trop, il anticipe tout geste que je pourrais avoir pour me rappeler que, peut-être, ce n&rsquo;est pas le bon geste, pas le bon moment, pas celui qui est attendu par l&rsquo;autre. Et du coup, je bloque et je me fige dans mon coin. Même avec ceux que j&rsquo;aime, compagnon de vie ou enfants, j&rsquo;ai du mal avec les manifestations d&rsquo;amour. Heureusement, mes enfants sont démonstratifs. </p>



<h2 id="ressentis-pas-fiables">Conséquence de mes différences : un hyper-conformisme, très terre à terre celui-là</h2>



<h4 id="ressentis-pas-fiables">Mes sentiments, mes ressentis ne sont pas fiables</h4>



<p>Très jeune j’ai appris à ne pas faire confiance à ce que je ressentais, à ce que je pensais&nbsp;: si tout le monde pensait ou agissait autrement que moi, c’est forcément moi qui étais mal faite, fautive, dans l’erreur.</p>



<h4 id="confiance-autres">Donc je faisais confiance aux opinions autres</h4>



<p>J’ai donc rapidement appris à fonctionner en fonction de ce que les autres attendaient de moi (mes parents, mes professeurs, mes amis, mes collègues, mes chefs au travail, mon mari) ou d’une manière suffisamment neutre pour passer relativement inaperçue et donc pour que personne ne remarque qu’en fait je n’étais pas celle qu’ils croyaient.</p>



<h4 id="cameleon">J’étais un caméléon</h4>



<p>Très longtemps j’ai cherché autour de moi ou dans les personnes publiques les opinions qui me semblaient correspondre à ce que je pensais (ou qui me semblaient correspondre à la tendance majoritaire dans mon entourage) et je les ai faites miennes. J’étais un vrai caméléon.</p>



<h4 id="vraie-couleur">Qui ne savait quelle était sa vraie couleur</h4>



<p>Mais si on m’avait demandé mon avis à brûle pourpoint sur un sujet inconnu, j’aurais été incapable de répondre. Parce que je ne savais pas ce que je pensais ou d’autres fois par peur de ne pas plaire. Je modérais mes avis en fonction de mon interlocuteur.</p>



<h3 id="qui-suis-je">Qui suis-je&nbsp;?</h3>



<h5>Je ne savais plus qui j’étais</h5>



<p>A tel point que lorsque j’ai voulu vivre pour moi, en fonction de mes besoins et de mes valeurs, je me suis trouvée face à un grand blanc, un grand vide. Qui étais-je&nbsp;? Je n’en avais pas la moindre idée.</p>



<h5 id="recherche">Alors j’ai cherché</h5>



<p>J’ai mis plus de 2 ans à chercher, lire, faire des tests, recouper les informations, mettre ensemble les pièces de puzzle. Celui que je possédais en fait depuis des années. Mais, prises séparément, les pièces ne semblaient pas pouvoir former une image cohérente. Parce que je ne disposais d’aucune image complète dans laquelle j’aurais pu les intégrer. C’était comme essayer de faire un puzzle sans connaître le nombre de pièces ou le sujet du dessin.</p>



<h5 id="me-connais">Aujourd’hui, je me connais mieux</h5>



<p>Aujourd’hui je me connais beaucoup mieux mais surtout j’ai commencé à dire autour de moi que, «&nbsp;non, je ne fonctionne pas comme vous. Mes besoins, mes intérêts, mes valeurs, ma vision du monde sont différents des vôtres.&nbsp;» Ce n’est pas toujours clairement entendu ou accepté mais au moins je le dis. Et je le vis (pas toujours facilement, comme en témoigne l&rsquo;<a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/je-vais-changer-de-style/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article </a>que je viens de publier sur le changement de style de rédaction dans mon blog). </p>



<h3 id="ermite">Extra-terrestre assumée : je vis en ermite</h3>



<p>Comme je l’ai dit dans l’introduction, je suis convaincue aujourd’hui d’être une extra-terrestre. Et je m’isole parce que je ne me reconnais dans aucun groupe, ni vraiment aucune des personnes que j&rsquo;ai rencontré jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui. J’ai des points communs avec de nombreuses personnes. Et comme j’ai un tempérament de médiatrice, je suis la première à les trouver.</p>



<p>Mais je ressens toujours une forme de distance avec l&rsquo;autre, un recul. Même si je parle de mes différences et de mes caractéristiques, je ne les montre pas nécessairement parce que je sais que cela ne correspond pas à la personnalité de la personne en face de moi. </p>



<p>Certaines conversations m&rsquo;apportent beaucoup, surtout avec des personnes partageant le type de fonctionnement de mon cerveau ou mon questionnement constant. Mais elles sont trop peu nombreuses. Et même dans ces cas-là, ma sensibilité et mon introversion peuvent venir gâcher mon vécu.</p>



<p>Alors je me retire et je m’isole. L&rsquo;autre raison de cet isolement est mon choix de vivre comme il me convient et non comme les autres s&rsquo;attendendraient à ce que je vive.</p>



<h4 id="introvertie">Heureusement je suis introvertie</h4>



<p>Non seulement je suis introvertie et j’ai besoin de m’isoler pour me ressourcer mais j’apprécie ma compagnie. Je ne m’ennuie pas, je me sens bien. Même si je préfèrerais parfois partager ma vie avec quelqu’un, je suis bien seule et la solitude ne me pèse pas.</p>



<h4 id="carapace">Mais ma carapace grossit</h4>



<p>Je crains pourtant que cet isolement ne fasse que renforcer mon contrôle sur mes émotions mentionné plus haut et ma carapace. Ce n’est pas que je n’ai pas d’émotions mais elles sont comme anesthésiées, endormies.</p>



<h4 id="covid">Et le covid n’arrange rien</h4>



<p>Même si je voulais aller vers les autres, toute la situation de quarantaine diverse et variée depuis plus de 7 mois ne le permettrait pas. Et puis, où trouver des gens qui me ressemblent vraiment&nbsp;? Difficile de poster une annonce sur un site de rencontres mentionnant toutes mes différences évoquées plus haut et recherchant des personnes similaires pour pouvoir échanger entre extra-terrestres.</p>



<p>Peut-être en trouverai-je sur le nouveau site de personnes atypiques sur lequel je surfe depuis le mois de juin. J’ai déjà rencontré au moins une personne avec qui parler est facile, même si nous sommes très différents. Et l’un ou l’autre profil me semble plus proche de qui je suis et de comment je fonctionne que toutes les personnes que j’ai côtoyées ou aimées jusqu’à maintenant.</p>



<h2 id="optimiste">Pourtant je suis toujours optimiste</h2>



<p>Je reste accrochée à mon rêve de prince charmant qui va débarquer un jour sur son cheval blanc (ou noir, en fait je préfère noir) et m’emporter au loin. Non, non, pas nécessairement loin physiquement mais loin mentalement / émotionnellement. Loin de cette grisaille qui nous entoure de plus en plus, loin de toute la négativité ambiante. Dans notre paradis rêvé. Seuls contre le monde entier. Celui qui comprendra que je ne suis pas comme tout le monde, parce qu’il ne sera pas comme tout le monde non plus. Et je sais que ça arrivera au moment parfait, quand je m’aimerai complètement sans avoir besoin que les autres m’aiment. Je suis en chemin.</p>



<h2 id="contente">Je suis contente de la version finale de cet article</h2>



<p>Parce que j&rsquo;ai un feu rouge dans Yoast SEO pour la lisibilité, c&rsquo;est que mon article est plus proche de mon style naturel. Et je n&rsquo;aime pas le ton impératif ni le bilan « Besoin d&rsquo;amélioration ». Voilà pourquoi j&rsquo;ai un feu rouge:</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="608" height="162" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/10/image.png" alt="" class="wp-image-551" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/10/image.png 608w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/10/image-300x80.png 300w" sizes="(max-width: 608px) 100vw, 608px" /></figure>



<p></p>
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		<title>Ma vision optimiste du monde contre la négativité ambiante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 16:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En quoi consiste ma vision optimiste (et non positive) ? Quelle est pour moi la négativité ambiante et son impact ? Les réponses sont dans cet article, ainsi qu'une explication de comment je me protège aujourd'hui et pourquoi je n'osais pas être optimiste ouvertement.</p>
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<h2>Une extra-terrestre dans un monde de bruts</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/seule-brutes.jpg" alt="extra-terrestre dans un monde de brutes" class="wp-image-426" width="351" height="474" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/seule-brutes.jpg 364w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/seule-brutes-222x300.jpg 222w" sizes="(max-width: 351px) 100vw, 351px" /><figcaption>Je me sens comme une extra-terrestre dans un monde de brutes</figcaption></figure></div>



<p>Cet aspect de vision optimiste du monde me semble représenter une partie importante de ce qui me rend différente de la très grande majorité de mon entourage, qu’il soit privé ou professionnel.  Naviguez dans les méandres de ma vision optimiste, de la négativité ambiante, de certaines de mes protections et des raisons pour lesquelles je n&rsquo;osais pas être optimiste.</p>



<h4><a href="#vision">Ma vision optimiste</a></h4>



<ul><li><a href="#non-positive">Optimiste et non positive</a></li><li><a href="#confiance">J</a>&lsquo;ai<a href="#confiance"> confiance en l&rsquo;autre</a>, une confiance <a href="#basique">basique </a>au départ et qui <a href="#approfondie">s&rsquo;approfondit avec le temps</a></li><li>J&rsquo;essaye de <a href="#comprendre">comprendre les autres</a></li><li><a href="#vie">Tout va bien dans ma vie&#8230;</a><ul><li>&#8230; même ce qui <a href="#tout-va-mal">semble aller mal</a></li></ul><ul><li><a href="#tout-va-bien">Tout va bien tant que j&rsquo;y crois</a></li><li><a href="#dépression">Dépression quand je n&rsquo;y crois plus</a></li></ul></li><li><a href="#monde-beau">Le monde est beau &#8211; mes joies simples</a></li><li><a href="#sécurité">Je me sens en sécurité</a></li></ul>



<h4><a href="#négativité">La négativité ambiante</a></h4>



<ul><li><a href="#plaintes">Vous vous plaignez</a><ul><li>« <a href="#je-me-plains">toi aussi</a>« , me direz-vous</li></ul></li></ul>



<ul><li><a href="#exemples">Deux exemples de négativité</a> dans mon entourage<ul><li><a href="#conséquences">Et leurs conséquences pour moi</a></li></ul></li></ul>



<ul><li>Votre négativité est souvent juste un <a href="#exutoire">exutoire passager</a><ul><li>Pourtant <a href="#vous-sapez">vous avez sapé ma positivité</a></li><li>Vous m&rsquo;avez <a href="#modèles">servi de modèles</a></li><li>Alors <a href="#comme-vous">je suis devenue comme vous</a></li></ul></li></ul>



<h4>Aujourd&rsquo;hui <a href="#protection">je me protège</a></h4>



<ul><li><a href="#isolement">Je m&rsquo;isole</a><ul><li>et je ne <a href="#nouvelles">suis plus les nouvelles</a></li></ul></li><li><a href="#coupe-ponts">J&rsquo;ai coupé certains ponts</a>..<ul><li>après avoir <a href="#épuisé">épuisé toutes mes ressources</a></li></ul></li></ul>



<h4><a href="#osais-pas">Pourquoi je n&rsquo;osais pas être optimiste</a></h4>



<ul><li><a href="#gênée">J&rsquo;étais gênée</a></li><li>Je n&rsquo;osais <a href="#me-bats-pas">pas me battre pour mes idées</a></li></ul>



<h2 id="confiance">Ma vision optimiste</h2>



<h4 id="non-positive">Optimiste et non positive</h4>



<p>Quelle différence, me direz-vous ? L&rsquo;optimiste envisage par défaut un résultat positif mais se prépare néanmoins pour des circonstances négatives, des imprévus. (voir l&rsquo;article dans Psychologies à propos de la <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/L-optimisme-ca-s-apprend/Frederic-Fanget-Nos-pensees-negatives-sont-necessaires" target="_blank">nécessité des pensées négatives</a>). D&rsquo;après l&rsquo;article, un équilibre 66/33 est la norme d&rsquo;un bon optimisme (2/3 de  pensées positives pour 1/3 de pensées négatives). En ce qui me concerne, j&rsquo;en serais plutôt à 4/5 de pensées positives, et même plus. </p>



<h4 id="confiance">Par défaut, je fais confiance</h4>



<p>Si vous avez lu un peu du sujet «&nbsp;qui suis-je&nbsp;», vous saurez déjà de quoi je parle&nbsp;: par défaut, je fais confiance aux gens et aux situations. </p>



<p>De manière innée, je crois que les gens sont foncièrement bons, honnêtes, dignes de confiance, bien intentionnés.  Mon éducation s&rsquo;est chargée de me faire comprendre (ou croire) Le contraire. A savoir qu&rsquo;à de rares exceptions près, les autres sont plutôt dangereux, malhonnêtes, peu dignes de confiance. </p>



<h5 id="basique">Une confiance basique au départ&#8230;</h5>



<p>Si je fais preuve d&rsquo;une certaine circonspection dans de nouvelles relations, mon attitude par défaut est néanmoins celle de la confiance. Je ne pense pas que l&rsquo;autre soit faux, qu&rsquo;il risque de me trahir ou qu&rsquo;il me veuille du mal. Jusqu&rsquo;à preuve du contraire. Et ce contraire est arrivé extrêmement rarement dans ma vie. </p>



<p>Ma première confiance est une confiance de base, de surface, sans gros risque au cas où la confiance aurait été une erreur. Même s&rsquo;il m&rsquo;est arrivé, très rarement, de faire totalement confiance très rapidement.</p>



<h5 id="approfondie">qui s&rsquo;approfondit avec le temps</h5>



<p>Par contre, j&rsquo;accorde ma « vraie » confiance après un certain temps et un temps certain seulement. Celle qui fait que la personne pourra compter sur mon aide aussi longtemps que je vivrai, je ne l&rsquo;accorderai qu&rsquo;au bout de longs mois, ou parfois moins, en fonction de notre vécu commun.</p>



<h4 id="comprendre">J&rsquo;essaye de comprendre l&rsquo;autre</h4>



<p>Dans toute discussion, avec qui que ce soit, j&rsquo;essaye de voir le point de vue de l&rsquo;autre et de le comprendre. Attention, je n&rsquo;ai pas dit que je trouvais des <em>excuses</em>. Ce n&rsquo;est pas parce que je comprends pourquoi quelqu&rsquo;un a fait quelque chose que l&rsquo;action est nécessairement acceptable. On peut comprendre pourquoi quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;a rien à manger vole quelque chose, cela ne veut pas dire pour autant que le vol est un comportement normal ou acceptable.</p>



<p>Comme j&rsquo;ai tendance à essayer de faire voir tous les points de vue, j&rsquo;ai souvent été mal comprise et on m&rsquo;a souvent reproché de chercher des excuses à certains comportements que je cherchais seulement à comprendre. Surtout pour trouver une solution afin qu&rsquo;ils ne se reproduisent pas.</p>



<h4 id="tout-va-bien">Tout va bien dans ma vie&#8230;</h4>



<p>Si je regarde ma vie, tout s’est toujours (relativement) bien déroulé. </p>



<p>Non, je ne veux pas dire qu’il ne s’est jamais rien passé de négatif dans ma vie ou que je n&rsquo;ai pas souffert mais au final le résultat a toujours été positif pour moi. Le temps durant lequel les choses semblent aller mal peut sembler long, trèèès long. Mais au final, si je regarde ma vie, je peux toujours trouver quelque chose de positif dans le négatif. Ou une conséquence positive à quelque chose que j&rsquo;ai vécu de manière négative.</p>



<h5 id="tout-va-mal">&#8230; même ce qui semble aller mal</h5>



<p>Si j’ai échoué dans un job horrible avec une cheffe d’une mauvaise foi crasse et que je rentrais chez moi déprimée tous les soirs, c’était pour pouvoir trouver par la suite le job qu’il me fallait. Parce que ce job n&rsquo;existait pas à l&rsquo;époque où ma cheffe m&rsquo;a engagée.<br>Si j&rsquo;ai mis le temps avant de trouver celui qui deviendrait mon (ex-)mari et le père de mes enfants, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il fallait que les conditions soient réunies pour que nous puissions nous rencontrer (il est plus jeune que moi de quelques années). <br>J&rsquo;ai assisté à un séminaire qui m&rsquo;a permis de traverser un an de deuils à répétition (4 décès dans la famille proche) de manière relativement sereine. Je ne l&rsquo;aurais jamais fait si je n&rsquo;avais pas été séparée à ce moment-là et libre de mes mouvements. De manière indirecte, la séparation (malgré la douleur qu&rsquo;elle a apportée) m&rsquo;a permis d&rsquo;être plus forte pour traverser les deuils.</p>



<h5 id="tout-va-bien">Tant que j&rsquo;y croyais, tout allait bien</h5>



<p>Durant de longues années, malgré les choses qui n&rsquo;allaient pas dans ma vie, une partie de moi restait persuadée que tout irait bien pour moi.</p>



<p>Après m&rsquo;être cherchée pour les études (j&rsquo;ai essayé deux voies avant de me satisfaire de la 3ème), j&rsquo;ai tout de suite trouvé un bon job, j&rsquo;ai trouvé l&rsquo;amour. Des années plus tard, après un passage par un boulot merdique j&rsquo;ai trouvé le meilleur job de ma vie, l&rsquo;amour avec un grand A, j&rsquo;ai eu mes enfants, j&rsquo;ai vécu à l&rsquo;étranger, j&rsquo;ai toujours eu assez d&rsquo;argent.</p>



<h5 id="dépression">Tout s&rsquo;est effondré quand j&rsquo;ai cessé d&rsquo;y croire &#8211; la dépression</h5>



<p>Et puis un jour, j&rsquo;ai cessé de croire à l&rsquo;amour de mon mari. <br>Ensuite j&rsquo;ai cessé de croire que j&rsquo;étais capable de faire correctement mon job. <br>Pour finir j&rsquo;ai cessé de comprendre qui j&rsquo;étais, ce que je faisais sur cette terre. Ma vie n&rsquo;avait plus aucun sens et j&rsquo;ai fait une dépression / burn out. </p>



<p>Et durant de très très longs mois, j&rsquo;ai perdu ma confiance et mon optimisme. Je savais qu&rsquo;il suffisait que j&rsquo;y croie pour que tout aille bien, je pouvais citer plein d&rsquo;exemples dans ma vie où les choses s&rsquo;étaient bien déroulées, où tout s&rsquo;était subitement arrangé à la perfection. Mais j&rsquo;étais incapable de me retrouver dans ce même état d&rsquo;esprit, j&rsquo;avais le sentiment que ma vie ne serait plus ce que j&rsquo;aimerais qu&rsquo;elle soit, et ce pour le restant de mes jours. </p>



<p>Petit à petit, une chose à la fois, un jour à la fois, le positif est remonté à la surface. D&rsquo;abord juste comme une petite bulle qui crève la surface, une de temps en temps, par ci par là. </p>



<h5>Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;y crois à nouveau</h5>



<p>Jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui où le flot des bulles est (quasi) continu. Depuis quelques mois, mon optimisme revient. </p>



<p>Aujourd&rsquo;hui je choisis de m&rsquo;écouter et j&rsquo;ai à nouveau de plus en plus de signes que tout va bien dans ma vie. Comme ce déménagement prévu d&rsquo;ici quelques semaines vers l&rsquo;endroit où je rêve d&rsquo;habiter depuis des années : face à la mer.</p>



<h4>Avec le retour de l&rsquo;optimisme, je suis plus flexible</h4>



<p>Depuis que mon optimisme naturel refait surface, je me rend compte que je suis beaucoup plus flexible. Quand l&rsquo;un de mes enfants avait prévu de venir et qu&rsquo;il change d&rsquo;avis, par exemple, même en dernière minute. Ou même trois fois sur une journée !</p>



<p>Et je comprends que mon besoin de contrôle qui devenait tellement envahissant ces dernières années était lié à une négativité croissante tout autant qu&rsquo;à mon besoin de contrôler mon environnement à cause de mon hypersensibilité (dont j&rsquo;ai parlé <a rel="noreferrer noopener" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-je-vous-fais/#anticiper" target="_blank">ici </a>et <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/perfectionniste-desordonnee/#besoindecontrole" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>).</p>



<h4 id="monde-beau">Le monde est beau &#8211; mes joies simples</h4>



<p>Il ne se passe quasi pas un jour sans que je ne trouve quelque chose de beau dans ce qui m&rsquo;entoure : ma décoration, mes plantes, les arbres que je vois par la fenêtre, un avion qui passe dans le ciel et sur lequel joue le soleil, un coucher de soleil. Mais aussi le chant des oiseaux, la forme d&rsquo;une branche tombée sur la terrasse. Je peux m&rsquo;émerveiller à regarder le travail des fourmis ou la beauté d&rsquo;une toile d&rsquo;araignée (même si, oui, je déteste les araignées &#8211; enfin, non, je ne les déteste pas, j&rsquo;en ai juste une peur bleue, viscérale). Au bord d&rsquo;un cours d&rsquo;eau ou face à la mer, il m&rsquo;arrive de passer de longs moments de quiétude. Je peux passer des heures à admirer les nuages dans le ciel, leurs formes, leurs mouvements.</p>



<p>Tout cela a tellement plus de sens et d&rsquo;importance pour moi que d&rsquo;avoir un iPhone dernier modèle ou une voiture de luxe. L&rsquo;iPhone peut tomber en panne, la voiture peut être détruite dans un accident. Les nuages seront toujours là et pourtant chacun est éphémère. Je ne verrai jamais deux fois le même nuage.</p>



<h4 id="sécurité">Je me sens en sécurité</h4>



<p>Un autre aspect, ou une autre conséquence, je ne sais pas, de ma vision optimiste est que je ne me suis jamais sentie en danger où que ce soit. Mais je n’irais pas non plus volontairement traîner dans un endroit réputé pour être un coupe-gorge ou un quartier à risque pour une femme seule. Je suis optimiste, pas inconsciente.</p>



<h3 id="négativité">La négativité ambiante</h3>



<h4 id="plaintes">Vous vous plaignez souvent</h4>



<p>Je fatigue très rapidement lors de conversations « standard » dans lesquelles les gens se plaignent au bout d’un moment. La politique, la société, le temps, trop chaud, trop de pluie, le boulot, le boss, les collègues, le conjoint, les enfants, que sais-je. </p>



<p>Est-ce que pour autant je peux dire que je ne me suis jamais plainte ? Certainement pas. Quand je ne sais pas de quoi parler avec quelqu’un que je connais peu, je lance un sujet bateau (le beau temps – qui ne va sûrement pas durer puisqu’on est en Belgique ; le mauvais temps – qui va sûrement empirer le week-end et s’améliorer lundi, on est en Belgique ; le nouveau gouvernement ; l’absence de gouvernement – on est en Belgique, où l’on fonctionne très bien sans gouvernement ; Trump ; les embouteillages pour arriver au bureau ; les transports en commun bondés, etc etc etc). Et, j’avoue, je fais comme tout le monde dans ces cas-là, je me plains plus ou moins (en général c’est parce que les fois précédentes où j’ai rencontré cette personne, elle s’est plainte de l’un des sujets que j’aborde, je suis donc en terrain connu).</p>



<h4 id="je-me-plains">Pourquoi je me plains (aussi)</h4>



<p>En fait, quand je me «&nbsp;plains&nbsp;» auprès des gens que j’aime, ce que j’attends c’est qu’ils réagissent comme moi j’aurais tendance à réagir. J&rsquo;aimerais qu&rsquo;ils me rappellent tout ce qui fonctionne, tout ce qui va bien, tout ce qui vaut la peine qu’on se lève le matin. <br>Si je raconte un désaccord avec quelqu&rsquo;un, j&rsquo;aimerais qu&rsquo;ils me fassent remarquer le point de vue possible de l’autre personne, qui est très probablement tout aussi valable que le mien.</p>



<p> Mais ce qui arrive généralement, c’est (comme dans toutes les conversations auxquelles j’ai assisté dans ma vie) le contraire&nbsp;: mon/mes interlocuteur(s) abonde(nt) dans mon sens. Et là, ça m’énerve à tous les coups. Soit parce que j’avais besoin qu’on me remonte le moral en me parlant de ce qu’il y a de positif dans ma vie, dans le monde (après m’avoir <em>écoutée</em> me plaindre, histoire que je puisse dire ce que j’ai sur le cœur, mais sans en rajouter). Soit parce que j’aurais eu besoin qu’on me montre les côtés positifs de cette personne, ou qu’on me propose un autre point de vue à propos de la situation qui me pose problème (sans pour autant dire que j’ai tort), qu’il y a peut-être une autre manière de voir la situation. Bref, j&rsquo;aimerais m&rsquo;avoir en face de moi !</p>



<h4 id="exemples">Deux exemples  de négativité dans mon entourage</h4>



<h5>Le premier remonte à mon enfance </h5>



<p>mais s&rsquo;est répété très souvent dans ma vie, que ce soit avec mon conjoint, des amies et des collègues. Je vais chez mon oncle, ma tante et mes cousines avec mes parents. Je passe un super après-midi. Sur le trajet du retour, dans la voiture, mon père commence à faire plein de remarques négatives « et un tel a fait ça, c&rsquo;est mal élevé », « et une telle, comme d&rsquo;habitude, a chipoté sur la nourriture » (très difficile à vivre pour des adultes ayant vécu la guerre et le manque), etc etc. En quelques minutes, le plaisir que j&rsquo;avais eu était gâché. <br>Et cela se répétait très régulièrement. Mais à chaque fois je repartais avec mon esprit positif et je passais toujours un bon moment. Parce qu&rsquo;une partie de moi appréciais les personnes que mon père critiquait même si, en grandissant, je comprenais la justesse de certains de ses commentaires. Et j&rsquo;ai encaissé tous ces types de commentaires de la part de nombreuses personnes, que ce soit dans ma vie personnelle ou professionnelle (commentaires entre collègues après une réunion).</p>



<h5>Le deuxième date d&rsquo;il y a quelques années</h5>



<p>Nous avions loué un appartement à Paris pour quelques jours. Bien situé, proche des transports en commun, avec garage. </p>



<p>En arrivant, ce que je vois : un grand appartement aéré au dernier étage (pas de voisins bruyants au-dessus), une grande terrasse accessible du salon, deux chambres, deux salles de bains, super équipé (les gens y vivent). En bref : parfait pour notre usage qui était principalement d&rsquo;y dormir et d&rsquo;y prendre le petit déj, visiter Paris en transports en commun.</p>



<p>Ce que mon mari voyait : toute la poussière (donc mal entretenu), encombré, peu de place pour nos affaires, agencement peu pratique. <br>Qu&rsquo;ai-je pris en pleine tronche en sous-entendu de ses commentaires ? Des critiques concernant mon choix (c&rsquo;est moi qui avait fait la recherche) et ma capacité de jugement de ce qui est bien/acceptable ou pas (même s&rsquo;il avait vu les photos avant que nous ne réservions), une attaque personnelle. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;appartement qui n&rsquo;est pas bien, c&rsquo;est moins qui suis une incapable pour l&rsquo;avoir sélectionné.</p>



<h5 id="conséquences">Et leurs conséquences pour moi</h5>



<p>Si pour la personne qui fait ce genre de commentaires  négatifs, ils sont oubliés sitôt dits, ou presque, ils ont constitué la base de mon manque de confiance en moi. Si vous faites ce genre de commentaires à propos des autres en ma présence, que dites-vous de moi à d&rsquo;autres en mon absence ? </p>



<p>Même si je vous fais confiance, je ne serai jamais sûre de ce que vous pensez vraiment. Je vivrai ma vie avec vous en me demandant quand viendra le jour où vous finirez par me dire en face ce que vous vous contentez durant longtemps de dire aux autres.</p>



<h4 id="exutoire">Votre négativité est souvent juste un exutoire passager</h4>



<p>La plupart des personnes que je connais ne sont pas nécessairement négatives de nature. Râler ou rouspéter est juste un exutoire pour les frustrations quotidiennes. Mais cette négativité ambiante à laquelle j&rsquo;étais exposée dans tous mes environnements a eu sur moi l&rsquo;effet d&rsquo;un poison. Au fil des années, j&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;elle a pénétré chaque cellule de mon corps. </p>



<h5 id="vous-sapez">Pourtant vous avez sapé mon optimisme</h5>



<p id="extrait">Durant plus de 50 ans j&rsquo;ai vécu entourée de négativité. Celle de mon père, qui imaginait toujours le pire ou ressassait le négatif même après un bon moment passé en famille. Celle de mes ami(e)s et collègues qui se plaignaient sans arrêt : le boulot, le conjoint, les enfants, le boss. Celle des médias : la radio et la télé durant ma jeunesse, puis les journaux, internet, les réseaux sociaux. Celle de mes proches.</p>



<h5 id="modèles">Vous m&rsquo;avez servi de modèles</h5>



<p id="extrait">A force de côtoyer la négativité ambiante en continu, j&rsquo;ai fini par la faire mienne. L&rsquo;article déjà cité plus haut mentionne aussi cette influence :</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>« le meilleur processus d’apprentissage, c’est l’imitation de modèles. Pour simplifier, si l’on voit des gens optimistes, on devient optimiste, et si l’on voit des gens pessimistes, on devient pessimiste. »</p><cite>Frédéric Fanget dans la magazine Psychologies (voir <a href="https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/L-optimisme-ca-s-apprend/Frederic-Fanget-Nos-pensees-negatives-sont-necessaires" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;article</a>)</cite></blockquote>



<p>Ne connaissant personne qui ait un esprit résolument positif, je n&rsquo;avais nulle part où me réfugier. Personne à qui parler pour me rappeler qui je suis, comment je pense, ce en quoi je crois.</p>



<h5 id="ma-négativité">Alors je suis devenue comme vous</h5>



<p>L&rsquo;éponge émotionnelle que je suis a absorbé toute cette négativité. Quand mon éponge a été saturée de négativité, celle-ci a commencé à ressortir.  Et j&rsquo;ai commencé à faire comme mon entourage, voir le négatif, me plaindre. Le positif ne m&rsquo;atteignait plus, je refusais de le voir si c&rsquo;était de toute façon pour qu&rsquo;on me l&rsquo;enlève encore en me donnant du négatif que je n&rsquo;avais pas vu par moi-même.</p>



<p>Et vous avez commencé à me reprocher ma négativité. Un comble, pour moi.</p>



<h2 id="protection">Depuis plus de deux ans je me protège</h2>



<h4 id="isolement">Je m&rsquo;isole</h4>



<p>Après ma dépression qui a suivi la séparation avec mon mari, j’ai appris à être plus consciente de mes besoins mais aussi à les respecter.  </p>



<p>Parmi ces besoins, il y a eu celui de vivre en quasi ermite. Mon introversion s&rsquo;est manifestée de manière totalement démesurée par rapport à ma vie jusqu&rsquo;alors. [A ce sujet, voir aussi les autres articles parlant de mon <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/introvertie" target="_blank">introversion</a>.] Je me suis éloignée des autres, proches ou pas, afin de me concentrer sur moi et de faire ce qui me fait du bien. Réfléchir, méditer, regarder des films ou des vidéos.</p>



<p>Je lis aussi beaucoup. Et j&rsquo;écris énormément.</p>



<h5 id="nouvelles">Je ne suis plus les nouvelles</h5>



<p>Depuis plus de deux ans j&rsquo;ai arrêté de suivre les nouvelles, sous quelque forme que ce soit (j&rsquo;ai juste fait ce qui est dit dans l&rsquo;<a href="#extrait">extrait </a>de l&rsquo;article de Psychologies cité plus haut<a href="#extrait"></a>). Mes enfants et mon entourage me tiennent au courant des grosses nouvelles, si nécessaire. Et je me porte beaucoup mieux. Je me fais aussi souvent une « overdose » de positivité en regardant des vidéos qui me font du bien ou qui me font rire. Cela peut être des vidéos Youtube d&rsquo;humoristes, cela peut concerner des sujets de développement personnel ou de spiritualité, des vidéos de musique qui me font du bien ou des films « bonne humeur ». </p>



<h4 id="coupe-ponts">Et j&rsquo;ai coupé certains ponts</h4>



<p>Mon isolement vaut aussi dans mes relations avec les autres. Malheureusement, cela veut dire couper les ponts avec des personnes qui ne me conviennent pas / plus. </p>



<p>Oui, je sais, l’excuse «&nbsp;ce n’est pas toi, c’est moi&nbsp;» peut sembler bidon / bateau mais dans mon cas c’est vraiment ça&nbsp;: je pense que, pour une raison ou une autre (ou plusieurs) la personne ne m’apporte plus ce dont j’ai besoin dans la vie ou, au contraire, elle m’apporte quelque chose dont je n’ai pas besoin. Si je peux m’accommoder d’une relation qui ne m’apporte pas (tout) ce dont j’ai besoin (c’est pour ça qu’on a différentes personnes dans sa vie) je ne suis pas capable de continuer une relation «&nbsp;négative&nbsp;», une relation qui me coûte de l’énergie plus qu’elle ne m’en apporte. </p>



<h5>Après avoir épuisé toutes mes ressources</h5>



<p>Mon côté optimiste va cependant me pousser à épuiser toute la réserve de patience et d’énergie dont je dispose. Je vais me focaliser sur ce qui fonctionne encore dans notre relation, sur le potentiel de revenir à une relation qui m&rsquo;apporte plus, ou encore sur tout ce que j&rsquo;apprécie chez la personne. <br>Au fond de moi, je reste longtemps persuadée que les choses peuvent s’arranger.&nbsp;Si je me concentre sur ce qui va bien je pourrai supporter ce qui me dérange ou peut-être que ce qui me dérange va aller mieux avec le temps. </p>



<p>Et quand ce n’est plus le cas, quand le négatif augmente et que le positif se réduit comme une peau de chagrin, je m’étiole. Je perds confiance en moi, en l’autre, en notre relation. Je dépéris. Jusqu’au jour où l’autre n’en peut plus. Ou jusqu’au jour où je choisis de m’écouter et de faire passer mes besoins avant ceux des autres&nbsp;; le jour où je choisis de mettre fin à une longue amitié dans laquelle je ne m’épanouis plus.</p>



<h3 id="osais-pas">Je n&rsquo;osais pas être optimiste</h3>



<h4 id="gênée">J&rsquo;étais gênée de parler en positif</h4>



<p>Je n’ai que rarement osé exprimer cet aspect de ma personnalité. </p>



<p>Lorsque j’y ai fait allusion, on m’a généralement fait comprendre que je me croyais dans un monde «&nbsp;bisounours&nbsp;», que le monde était loin d’être «&nbsp;tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil&nbsp;». Que j’étais utopiste, irréaliste, que je vivais dans un rêve. Bref, que j’avais tort et que tout le monde autour de moi avait raison&nbsp;: le monde est un endroit dangereux, il faut se méfier des gens. </p>



<p>Alors que je pars systématiquement du principe inverse&nbsp;: le monde est fondamentalement un endroit agréable, dans lequel il se passe parfois des choses désagréables et on peut faire confiance à la très grande majorité des personnes que l’on rencontre. </p>



<h4 id="me-bats-pas">Je n&rsquo;osais pas me battre pour mes idées</h4>



<p>Difficile d’exprimer ses idées quand elles vont à l’encontre de celles de tout le monde qui vous entoure. Et même quand j’ai osé les exprimer, je n’ai pas osé me battre pour elles. J’ai baissé les bras face à mon entourage. </p>



<p>Il a fallu mon divorce et une dépression pour que je comprenne que cet abandon a été en partie responsable de mon mal-être durant près de 10 ans.</p>



<p></p>
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		<title>Perfectionniste désordonnée</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Sep 2020 12:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bienvenue dans ma tête et ma vie de perfectionniste désordonnée. Perfectionnisme ou hypersensibilité, qui était là d'abord ? Je parle aussi de mon sens du détail et de mon besoin de conrôle. Et du fait que, dans ma vie, c'est le bordel (au sens physique). Et pourquoi je pense que j'ai besoin de ce bordel, de cette accumulation d'objets qui m'entourent.</p>
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				<span class="post-views-icon dashicons dashicons-chart-bar"></span> <span class="post-views-label">Nombre de vues :</span> <span class="post-views-count">16</span>
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<h2>Bienvenue dans la tête et la vie de la perfectionniste désordonnée (pour ne pas dire bordélique) que je suis</h2>



<p>Je suis une perfectionniste désordonnée. J&rsquo;aime que les choses soient bien faites, correctes, bien mises, etc. Dans <a href="#dansmavie">mon quotidien</a> (en <a href="#cuisine">cuisine</a>, au <a href="#boulot">boulot</a>,&#8230; <a href="#partout">partout</a>).</p>



<p><a href="#hypersensibilite">La poule et l&rsquo;oeuf,</a> qui était là d&rsquo;abord : mon perfectionnisme ou mon hypersensibilité ? Mon  perfectionnisme est lié à mon <a href="#sensdudetail">sens du détail</a> (combiné à mon hypersensibilité) et mon <a href="#besoindecontrole">besoin de contrôle</a> (lié à mon hypersensibilité).</p>



<p>Perfectionniste mais désordonnée : chez moi&#8230; <a href="#desordre">c&rsquo;est le bordel</a> ! Pourquoi ? Parce que <a href="#rassurant">ça me rassure</a>. Et je pense que c&rsquo;est lié à ma <a href="#peurdelabandon">peur de l&rsquo;abandon</a>. Pour compenser cette peur, je me suis <a href="#accumulation">entourée d&rsquo;objets</a>. Peut-être que mon désordre est une forme de <a href="#desordrerebellion">rébellion </a>? Il me permettait aussi de ne pas rentrer complètement dans le <a href="#moulesociete">moule de la société</a>. Il constitue également une <a href="#desordresoupape">soupape de sécurité</a>. Son <a href="#abandondesordre">abandon </a>sera difficile. L&rsquo;accumulation qui m&rsquo;entoure est une autre <a href="#accumulationrebellion">rébellion</a>, liée quant à elle à mon statut d&rsquo;<a href="#extraterrestremode">extra-terrestre de la mode</a> quand j&rsquo;étais enfant et ado.</p>



<p>Mon perfectionnisme, mon accumulation et mon désordre sont donc différentes formes de protection.</p>



<p>Et comme je rêve d&rsquo;abandonner désordre et accumulation, je <a href="#minimalisme">rêve de minimalisme</a>.</p>



<h2 id="dansmavieµ">Perfectionniste désordonnée au quotidien</h2>



<h4 id="cuisine">En cuisine</h4>



<p>Si je cuisine, il « faut » que mon plat soit comme je l&rsquo;ai planifié, imaginé. Même s&rsquo;il est bon mais qu&rsquo;il ne correspond pas à mon idéal, je en serai pas satisfaite. Si je le trouve trop ou pas assez salé, même si l&rsquo;assaisonnement est parfait pour mes convives, je ne serai pas satisfaite. Je serai déçue de ce que j&rsquo;ai fait.</p>



<p>Mais en même temps, la cuisine sera en désordre quand j&rsquo;aurai fini de cuisiner.</p>



<h4 id="boulot">Au boulot</h4>



<p>Les textes que je tape ou que je corrige doivent contenir le moins d&rsquo;erreurs possibles et être bien formatés. Je traque les fautes d&rsquo;orthographe, de grammaire, de style. Je confirme le sens si une phrase me semble imprécise. J&rsquo;aligne les paragraphes, je garde les titres avec le texte qui suit, j&rsquo;aligne correctement les chiffres dans les tableaux, je corrige les polices de caractère (celles qui sont différentes, plus grandes, plus petites). Bref, vous voyez le topo.</p>



<p>J&rsquo;ai une formation de secrétaire et un « beau » document sans faute est ce qu&rsquo;on m&rsquo;a enseigné qu&rsquo;il fallait produire, c&rsquo;est donc ce que je m&rsquo;efforce de faire au mieux de mes capacités. Et je suis très frustrée si, à cause des délais trop stricts par exemple, je sais que le document que je fais partir contient encore des éléments que j&rsquo;aurais pu corriger ou améliorer.</p>



<p>Mais perfectionniste désordonnée parce que mon bureau est un bordel permanent.</p>



<div class="wp-block-image is-style-default"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="620" height="166" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre.jpg" alt="Perfectionniste désordonnée - Mon bureau passe de vide à envahi de piles instables en quelques jours. Chassez le naturel..." class="wp-image-470" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre.jpg 620w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre-300x80.jpg 300w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption>Quelques jours me suffisent pour passer d&rsquo;un bureau rangé aux piles savamment désorganisées</figcaption></figure></div>



<h4 id="partout">Partout, en fait</h4>



<p>Je vais voir (et « corriger ») un certain nombre de choses comme</p>



<ul><li>les tableaux qui pendent de travers, que ce soit chez des amis ou dans un restaurant,</li><li>la chaise qui n&rsquo;est pas alignée dans une rangée parfaite, si je vais à une conférence,</li><li>le CD mal rangé dans un classement alphabétique (à la médiathèque, par exemple),</li><li>l&rsquo;élément qui est à l&rsquo;envers quand tous les autres sont à l&rsquo;endroit (livres dans une bibliothèque),</li><li>des fils emmelés,</li><li>un col relevé à moitié,</li><li>la fermeture du collier au cou d&rsquo;une amie qui se trouve sur l&rsquo;avant et non derrière son cou,</li><li>etc etc etc.</li></ul>



<h2 id="hypersensibilite">Perfectionnisme et hypersensibilité &#8211; la poule et l&rsquo;oeuf</h2>



<p>Perfectionnniste parce que je suis hypersensible ou hypersensible parce que je suis perfectionniste ? Pour ma part, je dirais plutôt perfectionniste parce qu&rsquo;hypersensible. Voici quelques autres causes possibles (liées à mon hypersensibilité) de mon perfectionnisme.</p>



<h4 id="sensdudetail">Mon sens du détail (et mon hypersensibilité)</h4>



<p>De toute évidence, je ne pourrais pas être perfectionnniste si je ne possédais pas une capacité de remarquer les détails largement supérieure à celle des personnes qui m&rsquo;entourent. Mes collègues étaient toujours étonnés que j&rsquo;arrive à voir la virgule ou le point qui manque au milieu d&rsquo;une page juste après avoir affiché cette page. Alors que, pour moi, ce qui serait agréable, ce serait pour une fois de ne <em>pas</em> remarquer ce détail. Quand je lis, je serais tellement contente de ne pas devoir m&rsquo;arrêter quasi à chaque erreur parce que mon cerveau bloque et que je dois revenir en arrière pour relire en l&rsquo;ayant corrigée mentalement.</p>



<p>Et je pense que mon besoin de corriger les choses qui ne sont pas à leur place ou comme elles devraient être vient du fait que les laisser me met mal à l&rsquo;aise, d&rsquo;une certaine manière. Je suis nettement plus sensible que d&rsquo;autres au fait que les choses ne sont pas comme elles devraient être.</p>



<h4 id="besoindecontrole">Mon besoin de contrôle (et mon hypersensibilité)</h4>



<p>L&rsquo;autre raison principale de mon besoin de remettre les choses à leur place est un besoin de contrôle. Tant que la chose ne sera pas à sa place, mon attention sera régulièrement distraite par cet élément. Si je parle à quelqu&rsquo;un, mon regard va régulièrement être attiré par le tableau qui pend de travers et je me dirai à chaque fois qu&rsquo;il faudrait que je le redresse. Et du coup, je perds à chaque fois quelques secondes de la conversation. Si j&rsquo;ai bougé le tableau dès que je l&rsquo;ai vu, je sais que je pourrai le regarder sans que cela ne me perturbe.</p>



<p>Encore une fois, la cause principale est mon hypersensibilité, le fait que je vais remarquer le positionnement penché chaque fois que je regarde le tableau ou que je le vois seulement dans ma vision périphérique.</p>



<h2 id="desordre">Perfectionniste, mais chez moi&#8230;</h2>



<p>Certains pourront objecter que, chez moi, les choses sont loin d&rsquo;être toujours parfaites, alignées, rangées.</p>



<p>C&rsquo;est un fait. Et c&rsquo;est même souvent l&rsquo;inverse absolu : mon environnement personnel, que ce soit chez moi ou au bureau &#8230;</p>



<h4>c&rsquo;est le bordel !</h4>



<p>Toute ma vie, c&rsquo;est quelque chose qui m&rsquo;a profondément dérangée. Mais je n&rsquo;ai toujours pas réussi à savoir quelle est la part de gêne causée par le regard (critique) des autres sur mon bordel et mon désir personnel d&rsquo;en être débarassée.</p>



<p>Mon appartement n&rsquo;est pas rangé. Les cadres ne sont pas droits, les chaises sont mises n&rsquo;importe comment. Mais les CDs sont régulièrement remis par ordre alphabétique et les livres rangés dans le même sens par ordre alphabétique d&rsquo;auteurs puis de titres.</p>



<p>Ce désordre me désespère. Et en même temps&#8230;</p>



<h4 id="rassurant">ça me rassure</h4>



<p>D&rsquo;une certaine manière bizarre, ce bordel est rassurant. Pourquoi ?</p>



<h4 id="peurdelabandon">à cause de ma peur de l&rsquo;abandon</h4>



<p>Toute ma vie, j&rsquo;ai eu peur d&rsquo;être abandonnée puisque j&rsquo;ai très jeune été persuadée qu&rsquo;il n&rsquo;était pas possible que quelqu&rsquo;un m&rsquo;aime pour qui je suis vraiment. Peu importe qui m&rsquo;a aimée, j&rsquo;ai toujours cru qu&rsquo;à un moment où un autre je serais abandonnée. Le jour où la personne verrait qui j&rsquo;étais vraiment, elle ne pourrait que me quitter, que ce soit en amitié ou en amour. Parfois il est plus facile de quitter que d&rsquo;être quittée. Parfois aussi je pense qu&rsquo;on peut, inconsciemment, pousser l&rsquo;autre à vous quitter en étant convaincu qu&rsquo;il ne vous aimera jamais assez pour vous accepter.</p>



<h4 id="accumulation">Pour compenser, je me suis entourée d&rsquo;objets. </h4>



<p>Non seulement ceux que j&rsquo;achetais mais aussi de souvenirs de personnes qui m&rsquo;avaient aimée quand j&rsquo;étais jeune. Et donc, inconsciemment, de personnes dont j&rsquo;avais le sentiment qu&rsquo;elles m&rsquo;avaient aimée comme j&rsquo;étais (mes grand-parents, ma grande-tante).</p>



<p>Plus j&rsquo;ai accumulé du brol, plus il m&rsquo;a été difficile de le garder rangé.</p>



<h2 id="desordrerebellion">Le désordre, une forme de rébellion</h2>



<p>J&rsquo;ai souvent pensé que, dans mon adolescence, mon désordre constituait une forme de rébellion. Je pense que c&rsquo;est la raison pour laquelle je l&rsquo;ai gardé jusqu&rsquo;à maintenant. Je faisais mon possible pour être celle que l&rsquo;on voulait que je sois (bonne élève à l&rsquo;école, bien élevée, « sage comme une image »), le seul endroit où j&rsquo;osais affronter l&rsquo;image que mes parents et ma famille avaient de moi était mon bureau. Ma chambre était relativement bien rangée mais mon bureau était toujours un boxon, une série de piles que je déplaçais vers mon lit quand je devais travailler.</p>



<p>Perfectionniste désordonnée. Perfectionniste pour être « comme il fallait », désordonnée pour m&rsquo;opposer.</p>



<h4 id="moulesociete">Pour ne pas rentrer complètement dans le moule de la société</h4>



<p>Perfectionniste dans le moule, désordonnée hors du moule.</p>



<p>Du matin au soir, je devais faire attention à ce que je disais, à ce que je ne devais pas dire, à ce que je faisais, à ce qu&rsquo;il ne fallait pas faire. Pour être une bonne élève, une copine que les autres auraient envie de fréquenter, une fille dont mes parents et ma famille seraient fiers. Et plus tard, la version parfaite / idéale / imaginée / rêvée de l&rsquo;amie, la collègue, la femme, l&rsquo;amante, la mère. Tous ces rôles que je pensais qu&rsquo;il me fallait jouer du matin au soir, du lever au coucher. </p>



<p>La seule manière dont je m&rsquo;autorisais à ne pas correspondre à toutes ces images était mon désordre. </p>



<p>Ces images étaient réelles (ce qui ressortait des commentaires de mon entourage) autantqu&rsquo;imaginées (ce que je m&rsquo;imaginais que les autres voulaient que je sois, ce que je pensais qu&rsquo;il fallait que je sois pour être acceptée en tant qu&rsquo;amie, collègue, etc).</p>



<h2 id="desordresoupape">Le désordre soupape de sécurité</h2>



<p>Tout ce contrôle que j&rsquo;ai exercé sur moi tout au long de ma vie est épuisant. Ma zone de confort, celle dans laquelle j&rsquo;avais abandonné tout contrôle, c&rsquo;était mon désordre. Abandonner mon désordre, ce sera également abandonner la plupart des objets (inutiles) qui m&rsquo;entourent. Cela veut dire abandonner tout ce qui m&rsquo;a rassurée durant tout ma vie. </p>



<p class="has-text-align-center" id="abandondesordre"><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Abandonner mon désordre sera le lâcher prise ultime</strong></span>.</p>



<h2 id="accumulationrebellion">L&rsquo;accumulation, mon autre rébellion</h2>



<p>L&rsquo;accumulation a commencé par des objets appartement à ma famille mais depuis que j&rsquo;habite seule j&rsquo;ai aussi acheté une quantité impressionnante de vêtements. </p>



<h4 id="extraterrestremode">parce que j&rsquo;ai été une enfant et une ado extra-terrestre de la mode</h4>



<p>Pour mes parents, il valait mieux acheter moins de vêtements mais de bonne qualité. Je me retrouvais donc avec des vêtements que je gardais durant des années, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils deviennent trop petits.  Et je ne pouvais pas changer énormément puisque j&rsquo;en avais peu. J&rsquo;étais toujours habillée différemment des autres, de manière classique et non selon les « tendances » du moment. La plupart de mes copines avaient constamment des nouveaux vêtements, moi très rarement. Je me suis donc, pour ça aussi, toujours sentie différente &#8211; une sorte d&rsquo;extra-terrestre dans le monde de mes copines d&rsquo;école.</p>



<p>Quand j&rsquo;ai pu gérer mon budget, j&rsquo;ai commencé à acheter un grand nombre de vêtements peu chers afin de pouvoir changer très régulièrement. Ce qui ne veut pas dire que je jetais nécessairement beaucoup. Il y a 20 ou 30 ans, même les vêtements bon marché étaient de qualité et pouvaient être gardés durant 15 ou 20 ans. J&rsquo;ai fini par donner beaucoup parce que j&rsquo;avais changé de style, qu&rsquo;ils étaient trop petits ou que j&rsquo;en avais marre de les voir. </p>



<p>Encore aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai tendance à acheter trop mais j&rsquo;y travaille.</p>



<h2 id="minimalisme">Aujourd&rsquo;hui je rêve de minimalisme</h2>



<p>Voilà des années que je rêve de minimalisme, de vivre dans un petit espace et avec peu de choses. Ces dernières années, le chemin qui y mène me semble de plus en plus praticable. Je n&rsquo;y suis pas encore tout-à-fait, sur le chemin. Il est la voie carossable que je vois, depuis le petit sentier sauvage et sinueux sur lequel je chemine. Et il se rapproche de jour en  jour.</p>



<p></p>
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		<title>Plus intelligente que la moyenne ? Sûrement pas ! Si ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 11:26:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[coupable]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
		<category><![CDATA[extra-terrestre]]></category>
		<category><![CDATA[fainéante]]></category>
		<category><![CDATA[haut potentiel]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Les tests disent que oui mais je ne me sens pas vraiment très intelligente. Quels sont les liens, selon moi, entre intelligence et hypersensibilité ? Et le fait d'être empathe ? Dévouvrez aussi que mon filtre à perceptions est troué ou que je me compare à un pc... sans mode d'emploi.</p>
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<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Le degré d&rsquo;intelligence est-il lié au degré de sensibilité ? Quid de l&#8217;empathie ? </p>



<p>Les tests disens que oui mais j&rsquo;ai du mal à l&rsquo;admettre. Je le sais dans ma tête mais j&rsquo;ai du mal à l&rsquo;accepter à le vivre ouvertement.</p>



<p>Voici le résultat de mes cogitations sur ces questions.</p>



<p><a href="#hypersensibilite">Intelligence et hypersensibilité</a> sont liées</p>



<p><a href="#perceptions">Mon filtre à perceptions est troué&#8230;</a>, mes perceptions sont exacerbées</p>



<p><a href="#pc">Mon PC interne ? Une bête de course</a>&#8230; dont la batterie s&rsquo;épuise anormalement vite</p>



<p><a href="#empathe">Lien avec le fait d&rsquo;être empathe</a></p>



<p><a href="#hp">Tests de QI : hp ?</a> Alors, je suis HP ? Oui, mais non. </p>



<p><a href="#non">Meuh non, je ne suis pas hp</a>. Je suis fainéante ; mon entourage est comme moi ; il y a beaucoup plus intelligent que moi, je suis juste un peu au-dessus de la moyenne ; mes deux parents, eux, l&rsquo;étaient / le sont sûrement beaucoup plus que moi</p>



<p><a href="#oui">Si ? C&rsquo;est possible ?</a></p>



<p><a href="#mode-emploi">Un PC sans mode d&#8217;emploi</a>, c&rsquo;est l&rsquo;impression que j&rsquo;ai de mes capacités</p>



<p><a href="#maintenant">Aujourd&rsquo;hui</a></p>



<h3 id="hypersensibilite">Le lien entre l’intelligence et l’hypersensibilité</h3>



<p>Ce sujet s’est rapidement imposé parce que je suis convaincue qu’hypersensibilité et intelligence sont intimement liées. Les (très) hypersensibles sont (très) intelligents. Non, non, ne vous récriez pas. Ne pensez pas non plus que je me crois plus intelligente que les autres ou que je me pense supérieure. Bien au contraire.</p>



<h5>Pourquoi sont-elles liées&nbsp;?</h5>



<p>Pourquoi est-ce que je pense que les deux vont de pair&nbsp;? Parce qu’une composante de l’hypersensibilité est souvent l’hyperesthésie. C’est le fait d’avoir une acuité des sens plus prononcée que la moyenne : vue, ouïe, goût, toucher, odorat. Il peut s’agir d’un seul sens ou de tous les sens.</p>



<h5 id="perceptions">Mon filtre à perceptions n’est pas très efficace</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-700x260.jpg" alt="filtre grossier" class="wp-image-397" width="338" height="126" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-700x260.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-300x111.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres.jpg 732w" sizes="(max-width: 338px) 100vw, 338px" /><figcaption>Mon filtre à perceptions laisse trop passer</figcaption></figure></div>



<p>Je suis sensible au bruit, à la lumière, aux odeurs, aux textures que je touche, au goût des aliments. Pourquoi&nbsp;? Parce que je possède un filtre moins puissant / efficace que celui des gens moins ou non sensibles. Du coup, je capte beaucoup plus de choses qu’une personne «&nbsp;normale&nbsp;».</p>



<h5>Mes perceptions exacerbées</h5>



<p>Si j’assiste à un concert, je suis constamment consciente de tout ce qui se déroule autour de moi. Ou sur la scène.</p>



<p>Je vais voir le membre de l’orchestre qui fait tomber sa feuille. Celui qui manque de tomber en bas de sa chaise quand il se penche. La personne qui regarde son téléphone trois rangées devant moi. Celle s&rsquo;agite dans son fauteuil plus loin dans ma rangée. Mais aussi la porte qui se referme parce quelqu’un vient de sortir. Celui qui se mouche derrière moi. Le couple à ma gauche qui se rapproche et s’éloigne constamment pour se parler à l’oreille (je perçois les mouvements du coin de l’œil et leurs mumures qui sont plus que des murmures pour moi). </p>



<p id="pc">Afin de pouvoir analyser toutes ces informations qui lui arrivent, mon cerveau doit être particulièrement efficace. Plus que le cerveau de quelqu’un à la sensibilité normale. Suis-je pour autant plus intelligente que la moyenne ?</p>



<h5>Mon ordinateur interne est une bête de course</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-700x492.jpg" alt="Mon cerveau est comme un pc" class="wp-image-398" width="342" height="241" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-700x492.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-300x211.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-120x85.jpg 120w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc.jpg 756w" sizes="(max-width: 342px) 100vw, 342px" /><figcaption>Mon cerveau est un super pc</figcaption></figure></div>



<p>Afin de pouvoir traiter un plus grand nombre d’informations durant le même temps qu’un ordinateur de base, il doit être plus puissant, travailler plus rapidement et avoir une plus grande mémoire (pour stocker le résultat de l’analyse de l’information).</p>



<p>Plus on est hypersensible, plus on est capable de traiter un grand nombre d’informations en même temps. La conséquence ? Notre capacité de stockage doit être plus importante et le processeur plus puissant.</p>



<h5>… qui se fatigue</h5>



<p>Le processeur se fatigue inutilement parce que si mes sens captent quelque chose, mon cerveau analyse l’info. Même si elle n’a rien à voir avec la tâche principale, dans ce cas-ci assister au concert.</p>



<p>Cela remplit aussi le disque dur qui stocke ces informations, même si ce n’est que dans des fichiers temporaires. Il y reste moins de place pour y garder les éléments concernant le concert. Il peut m’arriver de «&nbsp;louper&nbsp;» 30 secondes d&rsquo;une chanson parce que mon attention a été focalisée sur un son perturbateur, souvent plus proche de moi.</p>



<h5 id="empathe">Hypersensible, donc empathe&nbsp;?</h5>



<p>L’accumulation d’informations – que je pourrais qualifier de parasites – est ce qui me permet cette hyper-empathie (dont parfois je me passerais bien). Mon cerveau capte et enregistre, classe, analyse une quantité d’informations dont je n’ai absolument pas conscience mais qui me permettent de comprendre / vivre ce que la personne ressent. &nbsp;</p>



<p>Je pense donc qu’il est impossible d’être empathe (ce qui, pour moi, correspond à une hyper-empathie) sans être hypersensible, même de manière inconsciente. On ne peut vivre les choses en même temps que l’autre que si l’on est hyper connecté à ce qui se passe à l’extérieur de soi.</p>



<h3 id="hp">Test de QI – je suis HP</h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-700x380.jpg" alt="HP? Haut QI?" class="wp-image-400" width="352" height="191" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-700x380.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-300x163.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP.jpg 712w" sizes="(max-width: 352px) 100vw, 352px" /><figcaption>QI élévé ? Haut potentiel ? HP ?</figcaption></figure></div>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ?</p>



<p>Lors de tests de QI, j’ai eu des résultats qui m’ont classée dans la catégorie Haut Potentiel (HP). Certains disent aussi zèbres ou surdoués. Donc, oui.</p>



<p>Mais je ne me reconnais pas du tout dans le terme «&nbsp;haut potentiel&nbsp;» ou «&nbsp;surdoué&nbsp;». Je dois cependant admettre que quand je cherche des informations sur la douance, je me retrouve grandement dans une majorité des caractéristiques évoquées. Si le sujet vous intéresse, j’ai mis des liens sur la page <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/references">Références</a>.</p>



<h5>Le cul entre deux chaises : oui, mais non…</h5>



<p>Et je me retrouve le cul entre deux chaises. Suis-je plus intelligente que la moyenne ?</p>



<p>Je me reconnais dans une description, je comprends pourquoi j’ai les amis que j’ai (comme par hasard, quand je commence à en parler autour de moi je constate que tous ceux qui savent de quoi je parle se posent des questions ou ont été testés HP). Et je constate que de nombreuses personnes dans ma famille le sont également. Pourtant, en même temps, je ne me reconnais pas sous cette étiquette de plus douée que les autres, plus intelligente.</p>



<h5 id="non">Non, je ne suis pas intelligente, mais je suis fainéante</h5>



<p>A priori l&rsquo;intelligence et la fainéantise n&rsquo;ont rien à voir.  </p>



<p>A l&rsquo;école, il ne me fallait pas travailler beaucoup / longtemps pour faire mes devoirs ou apprendre mes leçons. Mais parce que mes parents laissaient sous-entendre qu’il faut travailler un certain temps pour connaître les choses complètement, j’avais toujours l’impression d’en faire trop peu. En comparaison avec le temps de travail de mes copines de classe, j’étais une grosse fainéante. J’étais donc plus focalisée sur (l’illusion de) ma paresse que sur mes bons / meilleurs résultats. Et je ne me posais pas vraiment de questions sur pourquoi j&rsquo;avais plus facile, pourquoi je travaillais plus vite.</p>



<h6>Je me sentais coupable&#8230;</h6>



<p>de travailler si peu et de réussir si facilement. Et donc je me disais qu&rsquo;il y avait quelque chose qui clochait en moi. Mais je n&rsquo;en ai jamais déduit que j&rsquo;étais plus intelligente ou plus rapide. Au contraire, d&rsquo;une certaine manière j&rsquo;enviais mes copines de classe qui travaillaient 2 ou 3h quand j&rsquo;en travaillais « péniblement » une ! Je pense que j&rsquo;avais l&rsquo;impression que mes <em>résultats auraient été plus justifiés si j&rsquo;avais travaillé plus dur pour les avoir</em>.</p>



<p>Comment aurais-je pu rester une heure de plus à travailler pour avoir 8,5 ou 9 sur 10 au lieu de 8 ? Mon cerveau n&rsquo;en voyait pas l&rsquo;intérêt. Réellement. Je pouvais rester 30 minutes de plus devant mes feuilles, rien d&rsquo;autre ne rentrait dans mon cerveau que ce qui s&rsquo;y trouvait déjà après ma première étude.</p>



<h6>A cause de mon besoin d&rsquo;appartenance</h6>



<p>Si les commentaires de mes profs étaient la plupart du temps encourageants, j&rsquo;ai au contraire toujours ressenti un jugement de la part de mon père. J&rsquo;avais le sentiment que je n&rsquo;en faisais jamais assez, que ce n&rsquo;était pas assez bien. Je ne me sentais pas fière de mes facilités, mais j&rsquo;étais au contraire gênée vis-à-vis de mes copines et je m&rsquo;inventais des durées de travail largement supérieures à la réalité.</p>



<p>Je comprends aujourd&rsquo;hui que je me sentais inconsciemment plus proche du niveau de pensée des adultes que de celui de mes copines d&rsquo;école. Et je faisais ce que je pouvais pour ressembler à ceux de mon âge afin de pouvoir intégrer l&rsquo;un ou l&rsquo;autre groupe. Comme de mentir sur mon temps de travail ou ma difficulté avec les devoirs. Ce dont mes camarades de classe n&rsquo;étaient pas dupes puisque je ne cachais pas ma vitesse de réponse lors des tests écrits (j&rsquo;avais fini largement avant les autres) ou le nombre de fois où je connaissais les réponses aux questions du prof. Je passais mon temps à naviguer entre le besoin de satisfaire aux exigences de mes parents et mon besoin d&rsquo;être comme mes copines.  J&rsquo;ai le sentiment d&rsquo;avoir échoué dans les deux.</p>



<h5>Non, je ne suis pas plus intelligente, mon entourage est comme moi</h5>



<p>J’adore </p>



<ul><li>les jeux de logique (logimage, logipix, enquêtes logiques, etc), </li><li>les jeux «&nbsp;mathématiques&nbsp;» (sudoku, binero et autres), </li><li>les puzzles (y compris les puzzles 3D), </li><li>les jeux style Dr Kawashima («&nbsp;développement&nbsp;» du cerveau),</li><li>les mots croisés / fléchés et autres, les énigmes. </li></ul>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Non, parce que pour moi tout cela n’a rien de spécial. Mon ex-mari, mes enfants, mes parents, mon ex- belle-mère aiment le même genre de jeux. Ma mère faisait tous les jours les mots croisés du journal «&nbsp;Le Soir&nbsp;», réputés pour être particulièrement difficiles. C’est donc quelque chose de tout à fait banal pour moi puisque j’ai toujours été entourée de personnes ayant les mêmes intérêts et souvent meilleures que moi dans la résolution de ces problèmes.</p>



<h5>Eux, il sont vraiment intelligents, pas moi</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-700x512.jpg" alt="De vrais génies" class="wp-image-402" width="350" height="256" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-700x512.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-300x220.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies.jpg 742w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /><figcaption>Einstein, Picasso, Mozart, Dali, Beethoven, Planck</figcaption></figure></div>



<p>Une partie de moi savait que j’étais plus «&nbsp;intelligente&nbsp;» que certaines de mes copines de classe par exemple. Mais une autre partie, beaucoup plus vocale, se comparait toujours à d’autres, nettement meilleurs dans certains sujets, pour me faire comprendre / croire qu’en fait j’étais complètement nulle.</p>



<p>Si j’aimais les jeux de logique, mon ex-mari ou mes enfants étaient meilleurs. J’étais bonne en math, mon ex-mari était intuitif en math et nettement meilleur, mon père frôlait le génie. Le vocabulaire de ma mère était nettement plus impressionnant que le mien.</p>



<p>Et que dire des vrais génies, tels Albert Einstein, Pablo Picasso, Amadeus Mozart, Salvador Dali, Ludwig von Beethoven ou encore Max Planck ?</p>



<p>Peu importe en quoi j’aurais pu me trouver douée, il y avait toujours dans mon entourage une ou plusieurs personnes nettement meilleures que moi. Et je me retrouvais incapable d’être consciente de ma valeur.</p>



<p>Je n&rsquo;ai pris conscience que ces dernières années du fait que je me comparais à une personne à la fois, pour une chose en particulier : à mon père ou mon ex-mari pour les maths, à ma mère pour le vocabulaire. Si je parle 3 langues et que j&rsquo;en comprends / baragouine deux ou trois autres, je vais me comparer à un collègue qui parle couramment 6 langues et dire, mais non, ce que je fais n&rsquo;est pas si impressionnant. Je me compare à un petit nombre de personnes qui parlent 6 ou 7 langues et j&rsquo;en oublie les millions de gens qui n&rsquo;en parlent qu&rsquo;une. </p>



<h5>Non parce que j’avais deux parents HP</h5>



<p>Cela n’a pas aidé d’avoir deux parents (d’après mes lectures sur le sujet) très intelligents et «&nbsp;pluridisciplinaires&nbsp;».</p>



<h6>Mon père</h6>



<p>Mon père était expert-comptable, excellent avec les chiffres. Il avait également une super mémoire&nbsp;: il lisait un texte une fois et connaissait son contenu (y compris les chiffres exacts). </p>



<p>Il avait aussi une grande capacité d&rsquo;apprentissage en autodidacte. C&rsquo;est comme ça qu&rsquo;il a appris la peinture à l’huile, en lisant des livres. Les murs de la maison sont couverts de ses tableaux.</p>



<h6>Ma mère</h6>



<p>Ma mère dessinait très bien aussi (même si ce n’était pas un hobby). Ell était également excellente pour les mots croisés et avait un vocabulaire très étendu. Elle a, encore aujourd&rsquo;hui, une culture générale très étendue. Ayant fait deux ans de cours de coupe et couture en cours de soir, elle était capable de coudre à peu près n’importe quoi. Elle avait même fait ses propres vêtements à une époque.</p>



<h6>Et moi&nbsp;?</h6>



<p>Avoir ces deux exemples de personnes que je considérais comme très intelligentes m’a écrasée durant des années. Comparée à eux j’étais nulle en tout.</p>



<p>Ma facilité avec les chiffres n’était vraiment rien, mon père lui était vraiment super. Mes dessins ressemblaient à ceux d’un enfant de 5 ans, comparés à ses tableaux.</p>



<p>Quand on parlait musique classique, ma mère reconnaissant des morceaux dont je ne retenais jamais le titre ni le compositeur. Le nombre de livres qu&rsquo;elle avait lus était impressionnant. De nombreux noms d&rsquo;arbres, de fleurs ou d&rsquo;oiseaux  lui venaient naturellement. </p>



<p>Je n’avais même pas envie d’apprendre quoi que ce soit en couture, persuadée que je n’arriverais jamais à la cheville de ce que ma mère était capable de faire. Les noms des variétés d’arbres ou de fleurs restaient des mystères pour moi, je n&rsquo;arrivais pas à les mémoriser.</p>



<h6>Je lis un livre, je ne comprends rien. Mon père lit des extraits et il m’explique tout</h6>



<p>Adolescente, je lisais un livre en entier et n’arrivais pas à comprendre le sens de l’histoire. Mon père prenait le livre, lisait la fin (genre les deux dernières pages) puis feuilletait le livre de la fin vers le début en lisant quelques passages ici et là et il était ensuite capable de me fournir une analyse détaillée (et exacte) de l’histoire. Désespérant.</p>



<p>Comment aurai-je jamais pu me sentir intelligente (ne parlons même pas d’une intelligence supérieure à la moyenne) avec un tel exemple&nbsp;? Impossible.</p>



<h5 id="oui">Oui, je fonctionne différemment</h5>



<p>Ce que j’ai compris et admis, c’est que mon cerveau ne fonctionne pas comme celui de la majorité de la population. Ni mieux, ni moins bien mais très clairement de manière différente.</p>



<h5>OK, c’est peut-être vrai parce que…</h5>



<p>Il m’arrive de parler avec quelqu’un d’extérieur à mon cercle habituel et de me rendre compte qu’il y a des gens qui n’apprécient aucun des types de jeux que j’apprécie parce que cela leur semble beaucoup trop compliqué. Alors que, pour moi, une partie du plaisir est le challenge intellectuel.</p>



<p>Quand je vois le comportement irréfléchi de nombreuses personnes plus éloignées de mon cercle proche, je me rends compte que je réfléchis plus / différemment.</p>



<p>Quand j&rsquo;ai compris que je me comparais toujours à un petit nombre de personnes (que je trouvais) plus intelligentes que moi plutôt qu&rsquo;au grand nombre moins intelligentes / moins douées dans certains domaines &#8211; ou en général. Parce que je n&rsquo;aimais pas être différente, me sentir différente, être vue comme différente. Je voulais me fondre dans la masse, ne pas être remarquée. Etre comme tout le monde. Je voulais arrêter de me sentir comme une extra-terrestre.</p>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Au fil des années, j’ai également côtoyé un nombre de personnes que je trouvais particulièrement intelligentes et qui semblaient considérer que mon intelligence était au moins égale à la leur, voire supérieure. Donc oui.</p>



<h5>Oui, ok, j’ai compris, je suis une zébresse</h5>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Oui, voilà, je le dis. Enfin, je l&rsquo;écris. J’ai fini par admettre que mon intelligence est supérieure à la normale / la moyenne. Ce qui ne veut pas dire que je me <em>sens </em>intelligente / plus intelligente / meilleure pour autant.</p>



<p>Et pourtant, en écrivant ce titre qui dit «&nbsp;j’ai compris&nbsp;», j’ai encore buté sur ce que j’allais écrire après «&nbsp;je suis&nbsp;». HP&nbsp;? haut potentiel&nbsp;? surdouée&nbsp;? Je n’aime aucun de ces termes qui me semblent refléter une supériorité que je ne ressens pas. Mais zébresse, ça oui, je me vois bien. [j’ai passé 5 min à chercher sur internet si on dit zébresse ou zébrelle, les deux se disent mais zébresse est plus fréquent que zébrelle. Quoi que zèbre-elle, ça sonne pas mal je trouve.]</p>



<h5>Qui se ressemblent s’assemblent</h5>



<p>Aujourd’hui, je sais que les personnes similaires s’attirent et que les personnes avec qui je m’entends vraiment bien sont plus sensibles que la moyenne (pas nécessairement autant que moi ni dans autant de domaines) et ont un cerveau qui fonctionne différemment de la majorité des gens.</p>



<h3>Très intelligent ne veut pas dire nécessairement hypersensible</h3>



<p>Pour moi le lien il existe clairement un lien entre l’hypersensibilité et l’intelligence. Mais l’inverse n’est pas nécessairement vrai. Il existe des gens extrêmement intelligents mais pas hypersensibles pour autant.</p>



<p>Les personnes très intelligentes et non hypersensibles fonctionnent de manière plus efficace parce que leur disque dur n’est pas envahi d’un grand nombre de fichiers temporaires et le processeur ne turbine pas à analyser des données secondaires et/ou inutiles.</p>



<h3 id="mode-emploi">Je ne sais pas vraiment comment fonctionne mon PC</h3>



<p>Même si je suis plus intelligente que d&rsquo;autres, je ne comprends malheureusement pas toujours le mode de fonctionnement de mon ordinateur plus sophistiqué. Et je ne suis pas toujours capable de l’utiliser au meilleur de ses possibilités ni de gérer convenablement le stockage des informations (il m&rsquo;est souvent impossible de choisir non seulement <em>ce que</em> je vais stocker, par exemple mais aussi <em>pour combien de temps</em>).</p>



<h5>Souvenirs souvenirs</h5>



<p>Certaines personnes se souviennent du moindre détail du film vu il y a 3 ans ou d’un livre lu il y a 5 ans. Sans effort, sans volonté de s’en rappeler.</p>



<p>Je me souviens d’une grande quantité de choses dont je n’ai parfois aucun souvenir de les avoir «&nbsp;étudiées&nbsp;» ou d’avoir fait le moindre effort pour les retenir . Paroles de chansons d&rsquo;il y a 20 ou 30 ans, vêtement porté lors d’un événement, les noms des amies de classe quand j’avais 12 ans, le poème étudié quand j&rsquo;avais 16 ans, il m&rsquo;en revient des bribes ou le tout alors même que j&rsquo;avais oublié que je savais ce que je savais. Je peux fredonner une chanson et m&rsquo;étonner de connaître les paroles alors que je n&rsquo;ai jamais été fan de ce chanteur et que je ne l&rsquo;écoutais pas nécessairement.</p>



<h5>Merde. Je ne sais plus pourquoi je suis venue dans cette pièce</h5>



<p>Il m’arrive souvent de retourner dans la pièce que je viens de quitter parce que je suis incapable de me souvenir ce que j’étais venue chercher… Et il m’arrive de devoir y retourner une deuxième fois parce que le même phénomène se reproduit&nbsp;!</p>



<p>Comment puis-je être capable de me souvenir de choses qui datent d’il y a 10 ou même 30 ans (et plus) mais pas de quelque chose à quoi je pensais il y a quelques minutes&nbsp;????</p>



<p>C’est extrêmement frustrant de savoir que, pourtant, lors d’un test de QI, on m’a dit que j’avais quasi le maximum au test de mémoire. Ah bon, vous êtes sûr&nbsp;? Parce que, franchement, dans la vie courante je n’en vois strictement rien, de votre soi-disant super mémoire.</p>



<h3 id="maintenant">Je suis comme je suis, et c’est ok</h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/zebre.jpg" alt="Zébresse - et maintenant, on va où ?" class="wp-image-405" width="146" height="191"/><figcaption>Et maintenant, on va où ?</figcaption></figure></div>



<p>J’apprends tous les jours à accepter que c’est ok d’être comme je suis, avec mon hypersensibilité, mon hyper-empathie, mon introversion et mon intelligence qui gère tout ça ainsi que plein d’autres choses.</p>



<p>Aujourd’hui je dois voir que mon intelligence est au service de mon hypersensibilité, que c’est elle qui me permet d’avoir une telle empathie. Et que c’est ok qu’elle serve à cela. C’est bien si je ne dispose pas d’une intelligence purement intellectuelle.</p>



<p>C’est ce qui fait que je suis qui je suis.</p>



<p>J&rsquo;apprends à oser dire que je suis HP de manière « publique » plutôt que juste dans le cercle de mes proches.</p>



<p>Lisez-en plus sur les thèmes suivants  (ouverture dans un nouvel ongle) : <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/tag/hypersensible/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hypersensible</a>, <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/tag/empathe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">empathe</a></p>



<p></p>
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		<title>Qui suis-je ? &#8211; mes différents « profils »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 14:43:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nombre de vues : 33 Voici mon profil selon différentes méthodes / tests. Pour ceux qui veulent en savoir plus, il y a des liens &#8230; </p>
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<p>Voici mon profil selon différentes méthodes / tests. Pour ceux qui veulent en savoir plus, il y a des liens vers des explications détaillées. Pour plus d’informations sur l’astrologie ou les différents tests, voir la page «&nbsp;ressources&nbsp;».</p>



<ul><li><a href="#astrologie">Thème astral</a></li><li><a href="#MBTI">MBTI</a></li><li><a href="#enneagrammes">Ennéagrammes</a></li><li><a href="#ocean">Big Five</a></li><li><a href="#dyt">Dress Your Truth</a></li></ul>



<h3 id="astrologie">Thème astral</h3>



<p>Soleil en bélier, ascendant cancer, lune en cancer et influence du signe poissons (car née au juste après le changement de signe). Voir les principales caractéristiques selon mon thème astral</p>



<p>Nature contemplative. Imagination fertile. Vous vivez dans un monde fait d&rsquo;images, de sensations, d&rsquo;émotions.</p>



<p>Solitaire dans l&rsquo;âme.</p>



<p>Propension à éviter tout risque inutile, à rechercher la sécurité.</p>



<p>Réactions rapides, voire immédiates.</p>



<p>Généreux, romantique, indolent, gourmand, dévoué, mais aussi craintif, irréaliste, passif, susceptible, lunatique, paresseux, casanier.</p>



<p>Intimes triés sur le volet. Ne se résigne pas à des sentiments amoindris, juste pour ne pas se retrouver seule.</p>



<p>Le monde extérieur est souvent dérangeant (sensibilité).</p>



<p>Désir constant de renouveau, indépendance.</p>



<p>Amoureux des débats. Aime parler de ce qui le transporte.</p>



<p>Réagit au palpable, au tangible.</p>



<p>Nature ouverte et tolérante, acceptant ses contemporains avec leurs qualités et leurs défauts. Manquant de confiance en soi mais très optimiste envers la nature humaine </p>



<h3 id="MBTI">Myer Briggs / MBTI</h3>



<p><em>INFP-T (<a href="#mediateur-mbti">Médiateur </a><a href="#turbulent">turbulent</a>) mes résultats chiffrés</em></p>



<p>I &#8211; Introverti 93%&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; N &#8211; Intuitif 85%&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; F &#8211; Feeling 92%&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>P &#8211; Prospecting 58%&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; T &#8211; Turbulent 75%</p>



<h5 id="mediateur-mbti">Médiateur</h5>



<p>Le médiateur est <em>l’un des types les plus ouverts, de cœur et d’esprit.</em></p>



<p>Ne représentant que 4% de la population, le risque de <em>se sentir incompris</em> est malheureusement très élevé [l’histoire de ma vie].</p>



<p><em>Silencieux, inaccessible</em>, difficile à comprendre&nbsp;; peut <em>sembler indifférent et froid</em> (aucune amabilité ou chaleur n’est montrée envers les inconnus).</p>



<p>Souvent caractérisé comme non pratiques et désorganisés car il <em>n’aime pas s’occuper des aspects pratiques</em> et terre à terre de la gestion quotidienne</p>



<p>Vrai idéaliste, cherchant toujours le <em>petit grain de bon même dans le pire</em> des personnes ou des événements</p>



<p>Les <em>mondes fantastiques</em> fascinent le médiateur, plus que tout autre type de personnalité. Il est souvent créatif, beaucoup sont poètes, écrivains et acteurs. <em>Comprendre qui il est</em> et sa place dans le monde est important pour lui.</p>



<p><em>Facilité avec le langage</em>, que ce soit leur langue maternelle ou dans l’apprentissage d’autres langues.</p>



<p>Part souvent dans des <em>pensées profondes</em>, «&nbsp;philosophiques&nbsp;». Peut perdre pied avec la réalité et se retirer en mode «&nbsp;ermite&nbsp;» et cela peut demander de grosses dépenses d’énergies à ses amis ou son partenaire de le ramener dans le monde réel.</p>



<p>Constamment à la recherche de <em>nouvelles idées</em> ou possibilités.</p>



<p>Malgré sa modération et son délicieux sens de l’<em>humour</em>, il est difficile à bien connaître ce qui peut conduire autrui à le négliger.</p>



<p><em>Vie intérieure très riche</em> et sentimentalité complexe mais ne partage qu’avec une petite poignée de proches.</p>



<p>Il peut lui être d<em>ifficile de se séparer des objets</em>, (raisons sentimentales).Son logement est ainsi rempli d’un tas de choses pleines de valeur à ses yeux, un incroyable bric-à-brac pour les autres.</p>



<p><em>Sens esthétique</em></p>



<p>Tempérament <em>perfectionniste</em>, peut aussi avoir des difficultés à terminer ce qu’il entreprend. </p>



<h5 id="turbulent">Aspect «&nbsp;turbulent&nbsp;»</h5>



<p>Les personnalités turbulentes ne sont pas satisfaites de leur vie actuelle et utilisent souvent cette insatisfaction pour <em>devenir de meilleures personnes</em>. Ce besoin de corriger ce qu’ils considèrent comme des défauts les pousse souvent à travailler dur.</p>



<p>Leur <em>imagination </em>et leur sensibilité peuvent <em>amplifier le dommage</em> causé par l’auto-discours négatif [pas besoin d’un ennemi quand on a un saboteur personnel dans le cerveau]. Même le plus petit défaut peut sembler plus grave qu’il n’est. Ils sont plus enclins à voir une erreur comme une raison de douter d’eux-mêmes.</p>



<p>Les opinions comptent beaucoup pour eux. Ils recherchent souvent les vues des autres dans leur vie pour calmer ou confirmer leurs <em>doutes constants</em> [risque de donner plus d’importance à l’opinion des autres qu’à ce que l’on pense, au risque de s’y perdre].</p>



<p><em>Bons auditeurs</em>.</p>



<h3 id="enneagrammes">Ennéagrammes</h3>



<p>Type 9 (médiateur) aile 1 (<a href="#aile">perfectionniste</a>) type instinctif&nbsp;: <a href="#instinct">instinct de survie</a></p>



<h5 id="mediateur-ennea">Type médiateur</h5>



<p>Il recherche la <em>paix </em>et l&rsquo;<em>harmonie</em>. Veut <em>éviter les conflits</em> à tout prix, ce qui peut mener à la <strong>paresse</strong>. Il évite les décisions et les actions qui pourraient provoquer le désaccord de ceux qui auraient préféré qu&rsquo;il fasse autre chose. Il se réfugie dans la routine et dans des activités secondaires, ou il remet les tâches au lendemain. Sa paresse est une paresse de soi. Ne pas se connaître, ne pas être conscient de ses besoins, de ses désirs et de ses qualités, cela permet de ne pas s&rsquo;imposer et de ne pas provoquer de conflits.</p>



<p>Il a <em>du mal à passer à l&rsquo;action sans une impulsion extérieure</em>. Il ne veut pas affronter les conflits qu&rsquo;impliquerait la marginalité. Comme sa compulsion ne lui permet guère de dire <em>« Non&nbsp;! »</em>, il manifeste son opposition par une gigantesque force d&rsquo;inertie, et il n&rsquo;y a rien de plus difficile à faire bouger qu&rsquo;un médiateur qui ne le veut pas.</p>



<p>C’est un compagnon agréable qui comprend les autres et les <em>accepte sans les juger</em>. Il sait bien écouter, c&rsquo;est un médiateur né, tant que les conflits ne sont pas trop violents ou ne s&rsquo;éternisent pas.</p>



<p>Il r<em>éfléchit longtemps avant de prendre une décision</em>. Il écoute toutes les opinions des gens concernés.</p>



<h5 id="aile">Aile&nbsp;: perfectionniste</h5>



<p>Quand il est dans son ego, il est persuadé qu&rsquo;il <em>devrait être parfait pour être acceptable</em> et il se reproche ses erreurs, même petites. Peut avoir des difficultés à démarrer une action, si cela implique de sa part un choix ou une décision. Il cherche la qualité, y compris dans les plus <em>petits détails</em>.</p>



<p>Quand il vit des <em>émotions, il en réprime souvent l&rsquo;expression qu&rsquo;il juge peu convenable</em>. Ainsi, il peut paraître froid même s&rsquo;il est souvent extrêmement sensible.</p>



<p>Dans ses relations, <strong>il</strong> <em>essaye d&rsquo;être un bon ami, un bon conjoint</em>… Il peut faire beaucoup d&rsquo;efforts pour cela. Il se blâme de ne pas être suffisamment à la hauteur et a très souvent une petite voix intérieure qui lui reproche ses imperfections. En même temps, il <em>repère ce qui est imparfait chez les autres</em> et a tendance à leur donner de bons <em>conseils pour s&rsquo;améliorer</em> (<em>« Il faut… »</em>, <em>« On doit… »</em>). Il est souvent perçu comme rigide et critique, ce qui le surprend car il est tellement moins exigeant avec les autres qu&rsquo;il ne l&rsquo;est avec lui-même. Son honnêteté et son intégrité en font quelqu&rsquo;un de <em>fiable </em>et de <em>responsable</em>.</p>



<h5 id="instinct">Instinct de survie – sous types qui me correspondent</h5>



<p>Type 3 &#8211; Sécurité : Le danger de cette quête matérielle de la sécurité est de perdre contact avec le vrai moi.</p>



<p>Type 4 &#8211; Intrépidité : Tension entre vouloir obtenir la sécurité matérielle, et vouloir s’en détacher complètement.</p>



<p>Type 5 &#8211; Foyer : Ce sous-type peut se sentir détaché de toute location géographique, <em>éternel vagabond</em>, ayant son foyer dans son sac à dos ou dans son camping-car.</p>



<p>Type 9 – Appétit +- : Une vie d’abondance matérielle et de confort peut s’avérer une gêne pour le développement personnel et la croissance spirituelle.</p>



<h3 id="ocean">Big Five</h3>



<p>Aussi appelé Cinq grands facteurs ou OCEAN (<strong>O</strong>uverture à l’expérience, caractère <strong>C</strong>onsciencieux, <strong>E</strong>xtraversion, <strong>A</strong>gréabilité, <strong>N</strong>évrosisme). Ce test observe la personnalité selon 5 facteurs et ne classe donc pas dans 5 types (ou plus) de personnalités.</p>



<p>Mes résultats concernant 4 des 5 éléments : l&rsquo;<a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=190&amp;action=edit#Ouverture">ouverture</a> à l’expérience, l&rsquo;extraversion / <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=190&amp;action=edit#Introversion">introversion</a>, l&rsquo;<a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=190&amp;action=edit#Agréable">agréabilité</a> et mes <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=190&amp;action=edit#Réactions">réactions</a> naturelles</p>



<h5>Ouverture à l’expérience</h5>



<p>Mon résultat&nbsp;: 97 (moins de 7% de la population)</p>



<p><em>Imaginatif </em>&#8211; <em>Ouvert d’esprit</em> &#8211; Privilégie l’expérience &#8211; <em>Créatif </em>&#8211; Prêt à envisager de nouvelles idées &#8211; Curieux &#8211; Aspire au <em>changement </em>&#8211; Sensible aux <em>sentiments </em>&#8211; N&rsquo;apprécie <em>pas la routine</em> &#8211; N&rsquo;apprécie <em>pas </em>particulièrement les <em>bavardages</em></p>



<p>Apprécie l’art, la musique, la poésie (80%).</p>



<p>Eprouve des émotions profondes et variées, <em>sensible </em>(<strong>100%).</strong></p>



<p>Apprécie la nouveauté et la <em>variété</em>, plein de ressources (90%).</p>



<p>Intellectuellement curieux, <em>intérêts nombreux</em>, ouvert d’esprit (100%)</p>



<p>Prêt à remettre en question les principes (100%).</p>



<p>En pause carrière pour le moment, je ne détaille pas mon score de conscience professionnelle (qui est faible).</p>



<h5>Extraversion</h5>



<p>Mon résultat&nbsp;: 3 (donc introvertie) (moins de 7% de la population)</p>



<p>Réservé • Formel • Sérieux • Calme • Préfère travailler seul • Évite les rôles nécessitant de diriger en direct</p>



<p>Aménité (10%) Réservé, froid, formel</p>



<p>Sociabilité (10%) Solitaire, apprécie sa propre compagnie. Le <em>besoin de temps pour soi largement supérieur à l’envie de compagnie</em></p>



<p>Assertivité (40%) Selon les situations&nbsp;: apprécie de prendre la parole, de prendre en charge et diriger les activités des autres, tendance à être le meneur dans les groupes OU tendance à rester en retrait et à laisser le contrôle aux autres, moins bavard et moins sociable</p>



<p>Niveau d’activité (10%)&nbsp;<em>Sédentaire, rythme lent</em>, inactif, mesuré.</p>



<p>Recherche de stimulation (10%) A<em>ccablés par le bruit et l’agitation</em> et évitent les sensations fortes.</p>



<p>Emotions positives (80%) Enthousiaste, enjoué, <em>positif</em>.</p>



<h5>Personnalité agréable</h5>



<p>Mon résultat&nbsp;: 98% (moins de 7% de la population)</p>



<p>Éprouve de la compassion • A <em>besoin de plaire</em> • <em>Bonne nature</em> • Préfère la collaboration à la compétition et au conflit</p>



<p>Confiance en l’autre (100%) Estime que les gens sont honnêtes, francs, bien intentionnés. Prompt à pardonner.</p>



<p>Sincérité (80%) Candide, franc et authentique.</p>



<p>Altruisme (70%) Trouve une valorisation à aider l’autre, cela représente une forme d’auto-accomplissement (et non un sacrifice).</p>



<p>Conformité (90%) N’aime pas les confrontations, besoin de bien s’entendre avec les autres (au risque de compromettre ou nier ses propres besoins)</p>



<p>Modestie (100%) Modeste, effacé et humble mais ne manque pas nécessairement de confiance ni d’estime de soi.</p>



<p>Sympathie (100%) Personne au cœur tendre, éprouve viscéralement la peine des autres, <em>empathique</em>.</p>



<h5>Réactions naturelles</h5>



<p>Mon résultat&nbsp;: 23% (moins d’1/4 de la population)</p>



<p>Ne s’énerve pas facilement dans les situations stressantes • <em>Décontracté • Résilient • Calme</em></p>



<p>Anxiété (10%) <em>Calme</em>, détendu. N’imagine pas tout ce qui pourrait se passer de déplaisant ou menaçant.</p>



<p>Colère et hostilité (10%) <em>Accommodant, patient</em>, d’humeur égale.</p>



<p>Morosité/contentement (50%) Les gens qui marquent un score élevé ont tendance à éprouver de la tristesse, de l’abattement, de la culpabilité et du découragement en cas de problèmes. Ils manquent souvent d’énergie et éprouvent des difficultés à mettre en place les choses qui pourraient contribuer à résoudre leurs problèmes.</p>



<p>Affectation <strong>(80%)</strong> Inhibé, s’embarrasse facilement, affecté, timide. <em>Sensible à ce que les autres pensent de lui, peur excessive et irréaliste que les autres le critiquent ou se moquent de lui</em>.</p>



<p>Indolence (30%) Reste ferme, fait abnégation de soi. Moins tenté par les excès, se contrôle mieux.</p>



<p>Sensibilité au stress (50%) Moyen – a confiance en soi, équilibré, résiste moyennement au stress, peut devenir dépendant.</p>



<h3 id="dyt">Dress Your Truth</h3>



<p>Méthode développée par Carol Tuttle. Comme les informations n’existent qu’en anglais (et en espagnol pour certains livres), j’ai fait un résumé dans les ressources.</p>



<p>Pour elle il existe 4 types de personnalités (bien que tout le monde possède les 4 nous avons un type dominant et un type secondaire) qu’elle décrit principalement selon notre énergie principale.</p>



<p>J’ai repris des images de sa vidéo «&nbsp;Beginner’s guide&nbsp;» parce que je trouve que les couleurs parlent autant que les mouvements.</p>



<p>Mon type principal est le type 2 (l’important est le confort – besoin de connaitre les détails pour avancer, pour prendre une décision – j’aime ce qui est souple, agréable au toucher, confortable – <em>besoin de partage avec les autres – besoin de calme, introvertie</em>) et mon secondaire est le 1 (aime rire et voir les autres heureux – besoin de légèreté, esprit «&nbsp;gamin&nbsp;», je n’ai pas mon âge dans ma tête – aime le changement, la variété – n’aime pas de me sentir étouffée, n’aime pas les choses lourdes, le sentiment de ne pas pouvoir bouger librement), ensuite le type 4 (perfectionniste – vie intérieure riche partagée avec peu de personnes) puis le 3 (j’ai beau relire, il n’y a vraiment rien qui résonne en moi, c’est ce qui me ressemble le moins). Pour moi les types 1 et 4 sont à égalité dans ma manière de réagir au monde mais en ce qui concerne les vêtements, ma priorité est le confort (type 2) mais après ça je suis clairement attirée par le type 1 (pour les couleurs et les motifs) et pas du tout par le type 4. J’aime ce qui est léger, aéré, aérien, gai, ludique, voire enfantin et pas du tout les forts contrastes (genre noir/blanc) ou les couleurs vives comme le rouge sang. Je suis perfectionniste et voit les erreurs partout (menus du restaurant, livres que je lis) mais par contre je ne vois absolument pas la vue d’ensemble parce que mon type 2 domine et je suis concentrée sur les <em>détails </em>dont j’ai besoin pour avancer, il m’est extrêmement difficile de prendre du recul. J’adore les puzzles parce que je peux me concentrer sur les détails pour trouver où va la pièce.</p>



<p>Ma manière de lire reflète aussi mes deux types principaux : je peux lire plusieurs livres en même temps et les sujets de mes lectures sont trèèès variés (plutôt type 1). L&rsquo;influence de mon type 2 se manifeste dans le fait que je préfère les livres de fiction (je n&rsquo;aime pas les romans historiques, par exemple mais je peux lire des biographies) et que lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de non-fiction c&rsquo;est le plus souvent pour des sujets de développement personnel ou d&rsquo;apprentissage.</p>
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		<title>Qui suis-je ? &#8211; mon fonctionnement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 14:31:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nombre de vues : 17 Deux comparaisons pour vous aider à comprendre : un ordinateur avec un disque dur pour stocker les informations, un processeur &#8230; </p>
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<p>Deux comparaisons pour vous aider à comprendre : un ordinateur avec un disque dur pour stocker les informations, un processeur qui permet de gérer des applications et ces applications. Et le système électrique dans une maison avec la boîte à plombs et les appareils connectés.</p>



<ul><li><a href="#pc">Je suis comme un pc</a></li><li>Ce que ça donne avec un <a href="#exemple">exemple</a> de la vie courante</li><li>Attention à la <a href="#surchauffe">surchauffe</a> du système électrique</li><li><a href="#jepars">Pourquoi je pars</a> (en cas de dispute)</li></ul>



<h3 id="pc">Je suis comme un PC</h3>



<p>Le disque dur correspond à la capacité de mémorisation de mon cerveau, qui est relativement importante. Le processeur est ce qui permet à mon cerveau de «&nbsp;gérer&nbsp;» un certain nombre de choses en même temps et de traiter les informations fournies par les périphériques (clavier, micro, caméra &#8211; c&rsquo;est à dire mon corps, mes yeux, mes oreilles). Lors d’une conversation, par exemple ce seraient mes mouvements conscients, la parole, les idées qui me viennent dans la conversation, l’écoute de ce que dit la personne mais aussi l’analyse de mon environnement par la vue, l’ouïe, le toucher et l’odorat. Comme je suis hypersensible, je perçois plus que la majorité des gens, ce qui utilise déjà une (plus grande) partie des ressources disponibles simplement pour prendre la mesure de ce qui m’entoure. Il m’en reste donc moins pour me concentrer sur la conversation (même si mon PC est plus puissant que beaucoup d&rsquo;autres, cela ne suffit pas toujours). L’environnement étant inconnu, ce que mes sens captent est plus susceptible de me distraire que lorsque je connais ce qui m’entoure visuellement (la décoration, les meubles), les sons habituels (un plancher qui craque, une radio qui joue) et les odeurs (que je ne sens même plus puisque j’y suis tout le temps). Dans un environnement inconnu, tous mes sens sont en alerte maximale. </p>



<h3 id="exemple">Un exemple de la vie courante</h3>



<p>En entrant dans un restaurant, par exemple, je vois le décor (revêtement sur les murs, couleurs dominantes, tableaux ou déco murale, types de tables, style du resto (café de village ou resto gastronomique), type de sièges (confortables ou pas), où se trouve le personnel, combien de personnel en salle, combien de clients déjà installés, combien de tables portent un signe «&nbsp;réservé&nbsp;»&nbsp;; j’entends tous les sons comme la musique et son niveau sonore (en sourdine ou d’un niveau qui sera dérangeant pour la conversation), le brouhaha des conversations s’il y a du monde, les bruits provenant de la cuisine, les chaises qui râclent le sol (ce qui pourra éventuellement devenir désagréable durant le repas ou source de distraction), le bruit du trafic à l’extérieur&nbsp;; et enfin je sens toutes les odeurs (bonnes… ou pas) provenant de la cuisine (ou d’ailleurs). Tout cela dans les premières secondes suivant mon entrée. Et cette analyse de mon environnement va continuer durant une bonne partie du repas. Les sons et odeurs pourront aussi être source de distraction&nbsp;: chaque fois que quelqu’un parlera plus fort dans la salle, chaque raclement de chaise sur le sol, de la vaisselle qui se casse en cuisine, les plats qui traversent la salle en passant près de moi (l’odeur d’un plat à l’ail quand je mange mon dessert n’est pas vraiment super). La plupart des personnes qui m’accompagnent n’ont pas la moindre idée des efforts que cela me demande de rester concentrée sur leur conversation. Il m’arrive très souvent de regarder ailleurs parce que quelque chose a attiré mon regard ou parce que je dois regarder quelle est la source d’un bruit que je viens d’entendre. Tout ce qui se passe à la périphérie de mon regard est enregistré par mon cerveau, même si cela ne me concerne absolument pas (comment les voisins de table regardent une carte pour deux, ce qu’ils commandent, si l’un d’eux se lève, quand le garçon vient les servir, les plats qu’on leur apporte, etc). Je ne choisis pas, cela se fait sans que j’en aie conscience. Et même quand je me force à fixer mon regard sur mon interlocuteur, je reste consciente de tout cela. Mon cerveau n’étant pas capable de filtrer ce que je vois ou que j’entends autour de moi comme «&nbsp;non important&nbsp;», cela prend autant de place que mon entourage direct. Si l’environnement est particulièrement bruyant, je serai extrêmement fatiguée à la fin du repas parce que l’effort que cela m’aura demandé de rester concentrée sur la conversation de la table au milieu de tout ce que je capte aura été très grand. Etant empathe, mon environnement émotionnel joue également un rôle important. S’il l’ambiance est positive, ma tolérance et ma capacité d’analyse seront plus importantes. Par contre, si l’ambiance que je perçois est tendue (par exemple parce que le couple à la table voisine vient de se disputer et tire la tête), mon processeur doit gérer la tension émotionnelle que cela provoque chez moi et il y a donc moins de ressources pour ma conversation. Toutes ces choses différentes à gérer sont les «&nbsp;applications&nbsp;» qui tournent en même temps sur l’ordinateur et qui gèrent notamment les informations fournies par les « périphériques ». Et parfois, en ouvrir une de plus (par exemple si une dispute éclate à ma table) provoque un&nbsp;ralentissement du fonctionnement du système et éventuellement un arrêt complet (c’est le cas où je vais quitter le restaurant parce que je ne peux plus gérer tout ce qui se passe en moi).</p>



<h3 id="surchauffe">Attention à la surchauffe</h3>



<p>C’est un peu le même principe pour le système électrique&nbsp;: un certain nombre d’appareils et de lampes peuvent fonctionner en même temps mais si trop de choses fonctionnent dans une même zone, il y a un plomb qui saute (je me déconnecte temporairement de mon environnement, mon cerveau refuse de me donner des idées pour répondre à la personne en face de moi) et s’il y a un risque pour le réseau électrique de la maison (en général si le volet émotionnel dépasse un certain seuil), c’est le plomb général qui saute (je <em>dois</em> sortir de cet environnement, je deviens presque mal physiquement tellement c’est ingérable pour moi). Si je pars c’est souvent parce que quand je ne sais plus gérer, j’explose. Non pas de colère mais de peur, de panique. Je voudrais faire redescendre la pression, j’essaye de calmer la personne en face de moi (et / ou moi) mais je n’y arrive pas, je veux changer de sujet mais elle refuse. Alors je n&rsquo;ai que deux options : laisser exploser ma peur (qui sort sous forme de colère contre l&rsquo;autre qui ne comprend pas que je n&rsquo;en peux plus et qui continue à « en rajouter ») ou fuir. Et souvent j&rsquo;explose et puis je fuis. Si j&rsquo;explose et que rien ne change dans la situation (l&rsquo;autre ne comprend pas qu&rsquo;il faut arrêter de discuter, par exemple), je pars.</p>



<h3 id="jepars">Pourquoi je pars avant le blue screen of death ou avant de « pêter les plombs »</h3>



<p>Si j’avais compris tout ceci plus tôt, il y a bien longtemps que j’aurais pu expliquer à mon ex-mari pourquoi il m’arrivait de partir (ce qu’il n’a jamais compris et qui le blessait profondément). Je dois partir parce que c’est comme une casserole à pression dont on aurait bloqué le bouchon&nbsp;: si la vapeur ne peut pas sortir, à un moment la casserole va exploser. Quand je pars, je coupe le feu sous la casserole pour faire redescendre la pression. J’ai essayé de faire redescendre la pression en relâchant de la vapeur avec le bouchon mais ce n’était pas possible ou pas suffisant. Je dois partir parce que mon cerveau a disjoncté, je suis incapable de penser de manière cohérente, je risque de dire des choses que je ne voudrais pas dire et que je ne pourrai pas reprendre. Je ne sais plus ce que je veux, je suis incapable de m’exprimer. Le PC a crashé, le plomb général a sauté.</p>



<p>Aujourd’hui je pense que je devrai toujours quitter une situation qui devient ingérable pour moi mais au moins suis-je maintenant capable d’expliquer (même si c’est a posteriori) pourquoi je suis partie. Durant des années, j’ai vécu avec ce besoin irrépressible de partir et la peine que cela causait à mon ex-mari (que, bien sûr, je vivais comme étant la mienne&nbsp;; je me sentais donc à nouveau mal en revenant après mêtre calmée puisque je me retrouvais avec une nouvelle tristesse que je ne comprenais pas puisqu’elle ne m’appartenait pas).</p>
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		<title>Qui suis-je ? &#8211; mes caractéristiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 13:15:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nombre de vues : 22 Qui suis-je ? Où courge ? Dans quelle étagère ? Comme vous pourrez le constater si vous regardez mes différents &#8230; </p>
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<p>Qui suis-je ? Où courge ? Dans quelle étagère ?</p>



<p>Comme vous pourrez le constater si vous regardez mes différents «&nbsp;<a href="http://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/mesprofils">profils</a>&nbsp;», la plupart de ces caractéristiques se retrouvent dans chacun d’entre eux. </p>



<p>Quels sont</p>



<ul><li>mes <a href="#valeurs">valeurs</a>, ce qui me fait vibrer, ce qui me motive à agir</li><li>mes <a href="#intérêts">intérêts</a></li><li>mes <a href="#facilités">capacités</a>, mes facilités</li><li>mes <a href="#qualités">qualités</a>, mes défauts</li><li>mes <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=163&amp;action=edit#fonctionnement">manières d&rsquo;être, de fonctionner</a> (généralités)</li></ul>



<p>Comment sont mes relations avec mes <a href="#relations">amis</a></p>



<p>Quest-ce qu&rsquo;il y a <a href="#tête">dans ma tête</a> (un tout petit aperçu seulement, j&rsquo;voudrais pas (trop) vous faire peur dès les premières pages)</p>



<h4 id="valeurs">Mes valeurs</h4>



<p>Tolérante (hyper-, super-, extra- tolérante); vision positive du monde, des gens, des situations&nbsp;; déteste les conflits (que je sois concernée ou pas) et la violence&nbsp;– bonne médiatrice (montre une autre perspective, une autre vision de la situation) ; âme d’enfant, grande capacité d’émerveillement (un beau ciel, un beau paysage, un insecte, la pluie, le monde de Disney, la nature en général, un beau morceau de musique ou une chanson).</p>



<p>Besoin de rendre service, d’aider les autres, de faire ce que je peux pour qu’ils se sentent bien, qu’ils aient ce qui leur plaît&nbsp;– mais tout en restant dans l’ombre (les voir heureux est un merci amplement suffisant).</p>



<p>L&rsquo;honnêteté, dire ce que je pense (même si je suis très loin de l&rsquo;avoir toujours fait comme je l&rsquo;aurais voulu durant la majeure partie de ma vie).</p>



<h4 id="intérêts">Mes intérêts</h4>



<ul><li>l’espace, le cosmos, les autres mondes / espèces «&nbsp;pensantes&nbsp;» et donc aussi la science-fiction, le surnaturel, le fantastique&nbsp;et la spiritualité;</li><li>le développement personnel, la psychologie&nbsp;;</li><li>la plupart des sujets scientifiques&nbsp;;</li><li>la lecture et les livres (même si je me suis mise aux livres électroniques)&nbsp;;</li><li>le beau / les belles choses, l’harmonie, la douceur – pour moi le jazz ou les musiques discordantes comme certaines musiques asiatiques, les peintures aux couleurs très vives ou aux forts contrastes ne sont pas «&nbsp;beaux&nbsp;»,&nbsp;je peux en apprécier la technique ou admirer le talent mais pas apprécier l’œuvre&nbsp;; je déteste l’association noir/blanc, cela représente une agression visuelle&nbsp;;</li><li>les langues en général&nbsp;– amour de la langue française et des jeux de mots (Sttellla, Raymond Devos, Bruno Coppens, le Chat de Geluck, Stefan Steeman)</li><li>l&rsquo;humour (la plupart des formes d&rsquo;humour tant qu&rsquo;on ne tombe pas dans la vulgarité; cela peut être cru ou sexuel mais pas vulgaire &#8211; oui, je sais, la frontière est difficile à définir et très personnelle). Cela va de Bourvil ou De Funes à Jean-Marie Bigard en passant par les grosses têtes (autant les blagues en-dessous de la ceinture que les alexandrins de Jacques Martin et Olivier de Kersauson), Jeff Dunham, Abbott et Costello, Gabriel Iglesias mais aussi (pour les belges, mais seulement ceux qui comprennent le dialecte d&rsquo;Anvers) Gaston en Leo ou Philippe Goebels. </li></ul>



<p>Pour faire plus simple, je pourrais dire que quasi tout m&rsquo;intéresse sauf la politique et les sports (encore que, pour les sports, si mon interlocuteur est passioné, je l&rsquo;écouterai volontiers). Les gens qui connaissent plein de choses me fascinent, une conversation « à sens unique » avec quelqu&rsquo;un qui me parle avec passion d&rsquo;un sujet qui m&rsquo;intéresse ne me dérange absolument pas, je boirai ses paroles.</p>



<h4 id="facilités">Mes capacités, mes facilités</h4>



<p>Une certaine facilité avec les chiffres et avec les langues</p>



<p>Facilité d’écriture (et un certain talent, parait-il)</p>



<p>Sens de l’humour</p>



<h4 id="qualités">Mes qualités, défauts</h4>



<p>Perfectionniste. Sens du détail, difficulté à avoir une vue d’ensemble&nbsp;; grosse difficulté à faire des résumés sans rentrer dans les détails. Mais paradoxalement vue intuitive d’ensemble, comme pour prendre une décision – toutes les raisons pour et contre me viennent en même temps ainsi que leur poids émotionnel et je fais la somme automatiquement pour savoir de quel côté penche la balance.</p>



<p>Paradoxalement énorme difficulté à choisir. Parce que choisir c’est renoncer, choisir c’est être en conflit avec moi-même (une partie de moi trouvera toujours une raison de critiquer mon choix) et je déteste les conflits. </p>



<p>Bonne organisatrice, j’aime prévoir et planifier (vacances par exemple) mais j’ai appris à lâcher prise et je peux aussi laisser faire les choses et vivre au jour le jour (dans ce cas il n’y a pas grand-chose qui se fait, d’où me « besoin » d’organiser par peur de rater des choses) ou laisser d’autres organiser.</p>



<p>Efficace et avec une bonne dose de bon sens / sens pratique (ou capacité à penser hors des sentiers battus) mais «&nbsp;fainéante&nbsp;» (parce que ce qui se passe dans ma tête et dans celle des autres m’intéresse tellement plus que les aspects pratiques de la vie).</p>



<p>Bordélique.</p>



<p>A tendance paresseuse.</p>



<h4 id="fonctionnement">Mes manières d&rsquo;être, de fonctionner</h4>



<p>J’aime la nouveauté, le changement, les nouvelles choses, mais aussi rester à ne rien faire ou à rêvasser.</p>



<p>J’aime / j’ai besoin d’apprendre et envie de transmettre ce que je sais.</p>



<p>Ma nature profonde est tactile mais je l&rsquo;ai tellement réprimée tout au long de ma vie que je suis devenue assez distante, voire froide. </p>



<h4 id="relations">Mes relations avec mes amis</h4>



<p>J&rsquo;ai peu d’amis mais ce sont de vrais amis qui pourront toujours compter sur moi. Si je n&rsquo;ai pas de nouvelles durant 10 ans, 20 ans et qu&rsquo;ils ont un jour besoin de moi, même si on s&rsquo;est quittés sur une note négative, ils pourront toujours venir sonner à ma porte, je les accueillerai les bras ouverts et je ferai tout pour les aider.</p>



<p>Je fais difficilement confiance mais quand j&rsquo;ai donné ma confiance il faut beaucoup pour que je la retire.</p>



<h4 id="tête">Comment ça se passe dans ma tête</h4>



<p>J&rsquo;ai une imagination débordante, je préfère de loin vivre dans mes rêves que dans la réalité (d’où l’amour de la lecture qui me permet de m’évader de ce monde dans lequel je n’ai pas le sentiment d’avoir ma place).</p>



<p>Dans ma tête il y a des voix intérieure(s) qui critiquaient tout – soit elles répètaient des phrases négatives à propos de moi, entendues il y a quelques heures ou des décennies&nbsp;; soit elles répètaient des critiques entendues face à la situation vécue ou aux personnes. Les faire taire / arrêter de croire tout ce qu’elles disent est un travail de longue haleine que j’ai entrepris il y a plus de 3 ans. Je commence à gagner de plus en plus souvent les batailles mais la guerre n’est pas finie. J&rsquo;ai surnommé ces voix le hamster-ego, qui tourne dans sa roue 24/7.</p>
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		<title>Qui suis-je ? &#8211; définitions personnelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 12:09:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
		<category><![CDATA[introvertie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retrouvez ici mes définitions personnelles de l'hypersensibilité, du terme "empathe" tel que je l'utilise et de l'introversion.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="post-views content-post post-102 entry-meta">
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			</div>
<p>Voici une explication personnelle des 3 caractéristiques principales qui, je pense, définissent en grande partie qui je suis, comment je me comporte, quelles sont mes valeurs, ce que j’aime (ou pas).</p>



<ul><li><a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=102&amp;action=edit#hypersensibilité">hypersensibilité</a></li><li><a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=102&amp;action=edit#empathe">empathe</a></li><li><a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=102&amp;action=edit#intro">introversion</a><a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=102&amp;action=edit#caractéristiques"></a></li></ul>



<h4 id="hypersensibilité"><a>Hypersensibilité</a></h4>



<p>Tout le monde possède un degré de sensibilité. Le mien est particulièrement élevé, notamment en ce qui concerne les informations perçues par mes 5 sens et les émotions / mes émotions.</p>



<p>Sur une échelle de 0 à 100 (le 0 et le 100 n’existant probablement pas), je dirais que je suis hypersensible à 85%. Un niveau plus élevé correspondrait par exemple à une sensibilité «&nbsp;maladive&nbsp;», par exemple une sensibilité de la peau telle qu’elle ne permettrait pas de porter des vêtements. A mon niveau, je suis par exemple incapable de mettre un vêtement qui contient de la laine, même par-dessus un t-shirt à longues manches&nbsp;: les démangeaisons apparaissent après quelques heures, voire moins en fonction du pourcentage de laine. Il me semble que cette sensibilité épidermique augmente avec l’âge. Je suis également très difficile pour la nourriture (quasi impossible de manger quelque chose que je n’aime pas), très sensibles aux odeurs (même agréables, je ne supporte pas les odeurs fortes en général), je ne supporte pas les lumières violentes ou les sons trop forts et/ou soudains (je dois fermer les yeux lors de certains concerts et je me mets plutôt loin de la scène et avec des protections d’oreilles). Un grand nombre de choses qui vous semblent anodines ou que vous ne remarquez même pas constituent une agression pour mon organisme.</p>



<p>Pour ce qui est des émotions, j&rsquo;ai appris à les cacher ou en tout cas à cacher leur intensité. J&rsquo;admire les gens qui osent rire haut et fort, les personnes qui pleurent à chaudes larmes. Mes émotions me font peur. J&rsquo;ai peur de leur ouvrir la porte en grand et d&rsquo;être incapable de les gérer. Et à force d&rsquo;y mettre un couvercle ou une sourdine, je ressens beaucoup en demi-teintes. Comme Mithridate, je me suis par exemple volontairement (bien qu&rsquo;inconsciemment) exposée régulièrement à des mini-rejets par mon ex-mari. Ces minuscules doses de poison de tristesse, de peur et/ou de honte m&rsquo;ont permis de devenir de plus en plus insensible &#8211; ces émotions négatives étaient de moins en moins fortes avec les années de plus en plus faciles à supporter. Mais comme toute médaille a son revers, mes émotions positives ont subi la même érosion et j&rsquo;ai été de moins en moins capable d&rsquo;être profondément heureuse en sa présence. Aujourd&rsquo;hui encore, trois ans après la séparation, je ne vis qu&rsquo;en sourdine. Je peux apprécier un très grand nombre de petits bonheurs simples mais je ne sais plus vraiment ce que c&rsquo;est que de vibrer profondément, en tout cas par pour quelqu&rsquo;un. Certaines méditations peuvent m&rsquo;apporter ce genre d&rsquo;émotions mais plus un autre être humain. Et pourtant dieu sait si j&rsquo;en rêve, de cette connection à l&rsquo;autre. Le seul endroit où j&rsquo;ai connu ce genre de connection c&rsquo;est à des séances de biodanza il y a bientôt 3 ans. Mais je n&rsquo;étais pas prête à affronter la remontée de mes émotions et j&rsquo;ai abandonné.  </p>



<h4 id="empathe"><a>Empathe</a></h4>



<p>L’empathie émotionnelle est la capacité à comprendre / imaginer comment on se sentirait si on se trouvait dans la situation vécue par quelqu’un d’autre et cela permet de consoler quelqu’un qui a du chagrin par exemple. On peut comprendre (ou on sait) ce que c’est d’être triste dans cette circonstance particulière. Plus la personne nous est proche, plus on a envie de l’aider à sortir de sa situation négative (la consoler par exemple) ou on peut partager sa joie dans le cas d’une situation positive. On est heureux pour elle.</p>



<p>Un empathe est quelqu’un doté de «&nbsp;super-empathie&nbsp;» qui, non seulement sait ce que cela <em>ferait</em> de ressentir ce que la personne ressent mais il le <em>ressent</em> effectivement en même temps, que la personne ressentant ces émotions lui soit proche ou pas. La réaction est <em>automatique</em>.</p>



<p>Il existe différents types d’empathes&nbsp;: certaines personnes sont sensibles aux émotions des autres, d’autres ressentent les souffrances des animaux ou sont en harmonie avec le monde végétal par exemple.</p>



<p>Durant de très nombreuses années, je n’ai pas été vraiment consciente de mon empathie et surtout pas de son intensité. Je vivais toutes les émotions des autres, la plupart du temps sans savoir faire la différence entre ce qui m’appartenait et ce qui appartenait à quelqu’un d’autre. C’est est extrêmement fatigant, épuisant nerveusement. Quelqu’un qui ne le vit pas ne peut pas comprendre. Et je ne l’ai clairement compris qu’il y a quelques années, avant cela je le sentais confusément sans pouvoir l’expliquer. Imaginez une journée type. Je me lève, je ressens l’humeur de mon compagnon même s’il n’est pas tout à fait réveillé – je ne comprends pas pourquoi je me sens subitement moins bien. Je descends, je croise mes enfants, mon moral remonte. Je pars travailler. Dans le métro, j’ai la sensation d’étouffer, je ne me sens pas très bien, j’ai hâte de sortir. Je suis seule quand j’arrive au travail, un peu de calme. Mon chef arrive, il a une réunion à 8h30, il espérait pouvoir travailler tranquillement, il est frustré&nbsp;; je me sens soudain frustrée sans savoir pourquoi. Un peu de calme durant mon temps de travail seule. Réunion. A peine arrivée, j’ai une boule au ventre&nbsp;; je remarque que deux collègues / amies s’asseyent à l’opposé l’une de l’autre – je ressens leur colère, l’énergie négative sous-jacente. Et cela continue comme ça toute la journée. Quand je rentre chez moi, je suis épuisée sans savoir pourquoi. Je ne sais plus ce que je ressens, je ne sais plus vraiment si je me sens bien ou mal. Je suis heureuse mais je ne comprends pas pourquoi je ne me «&nbsp;sens&nbsp;» pas heureuse. Je suis une éponge à émotions.</p>



<p>Toutes ces émotions ressenties ne m&rsquo;appartiennent pas et je ne les comprends pas puisque je n&rsquo;en connais pas les causes. Je suis donc frustrée (et j&rsquo;ai peur) de ressentir de la colère, par exemple, alors que je n&rsquo;ai aucune raison objective d&rsquo;être en colère. Toutes ma vie, j&rsquo;ai ressenti des émotions que je n&rsquo;arrivais pas à contrôler parce que je ne savais pas d&rsquo;où elles venaient. Maintenant que j&rsquo;ai compris que la plupart de ces émotions ne m&rsquo;appartiennent pas, et en attendant de trouver le moyen de m&rsquo;en protéger, je vis « en ermite » ou quasi. Je sors le moins possible, je vois peu de monde. J&rsquo;ai besoin de recharger mes batteries et de trouver comment me détacher des émotions des autres, ou commencer à prendre conscience des émotions des autres quand elles m&rsquo;envahissent. </p>



<h4 id="introversion"><a>Introversion</a></h4>



<p>En ce qui me concerne, mon introversion me semble la conséquence de mon empathie.</p>



<p>Pour me resourcer j’ai besoin de me retrouver loin des émotions ambiantes, donc loin des autres. Y compris de ceux que j’aime. Ce n’est pas facile à comprendre et encore moins à expliquer. Cela va plus loin que «&nbsp;les extravertis recherchent la compagnie des autres quand ils ne vont pas bien, quand ils ont besoin de support et les introvertis aiment se retrouver seuls pour se resourcer&nbsp;». Dans mon cas (et pour la très grande majorité des empathes), il s’agit d’un besoin vital sous peine d’épuisement de mon énergie. Je le sais maintenant, je suis passée par une dépression pour ne pas l’avoir compris / mis en pratique à temps. Aujourd’hui je vis en ermite, je ne regarde et ne lis pas les nouvelles (si nécessaire, mes enfants me tiennent au courant des choses vraiment importantes), je vois deux ou trois amies toutes les quelques semaines et je sors faire les courses une fois par semaine, voire moins.</p>



<p>J&rsquo;aime être seule et j&rsquo;apprécie ma compagnie. Je n&rsquo;ai pas « besoin » des autres, même si les connections profondes manquent à ma vie. Je suis heureuse sans ça, je ne suis pas dans la mentalité « je serai heureuse le jour où&#8230; (je rencontrerai l&rsquo;homme de ma vie, j&rsquo;aurai trouvé le grand amour,  je ferai du sport, je mangerai sainement, je voyagerai à travers le monde, etc) ». Bien sûr, comme tout le monde j&rsquo;ai des rêves et des choses que j&rsquo;aimerais faire. Mais rien de tout cela (et surtout pas leur manque) ne détermine comment je me sens aujourd&rsquo;hui.</p>
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