<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>hypersensible Archives - hypersensible empathe introvertie</title>
	<atom:link href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/hypersensible/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/hypersensible/</link>
	<description>Une extra-terrestre dans un &#34;monde de brutes&#34;</description>
	<lastBuildDate>Sat, 05 Nov 2022 16:10:07 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.0.3</generator>

<image>
	<url>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/08/logo-150x150.jpg</url>
	<title>hypersensible Archives - hypersensible empathe introvertie</title>
	<link>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/hypersensible/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Sortir de sa zone de confort</title>
		<link>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/sortir-de-sa-zone-de-confort/</link>
					<comments>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/sortir-de-sa-zone-de-confort/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 08:36:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[depression]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
		<category><![CDATA[perfectionniste]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://hypersensibleempatheintrovertie.com/?p=557</guid>

					<description><![CDATA[<p>J'en ai marre des exhortations à sortir de sa zone de confort.  Pourquoi ? Quels sont les liens avec mon hypersensibilité, mon empathie ou mon perfectionnisme ? Comment en suis-je arrivée à faire une dépression ? Pourquoi ai-je autant besoin de solitude et d'isolement ? Découvrez mes réponses dans l'article.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/sortir-de-sa-zone-de-confort/">Sortir de sa zone de confort</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="post-views content-post post-557 entry-meta">
				<span class="post-views-icon dashicons dashicons-chart-bar"></span> <span class="post-views-label">Nombre de vues :</span> <span class="post-views-count">16</span>
			</div>
<p>Alors s’il y a bien une notion / une recommandation que je ne supporte plus c’est «&nbsp;il faut sortir de sa zone de confort&nbsp;». Ca me fait chier à un point dont vous n’avez pas idée.</p>



<p>Evidemment, je comprends parfaitement le concept et l&rsquo;idée derrière. Mais je suis fatiguée des gens qui regardent ma vie et se permettent de juger que &#8211; pour mon plus grand bien, s&rsquo;entend &#8211; je devrais sortir plus souvent de ma zone de confort. Mais personne n&rsquo;a aucune idée de ce que je vis au quotidien dans ma tête, dans mon monde intérieur. Et du nombre incalculable de fois où je suis sortie de ma zone de confort dans des situations qui, pour vous, sont tout à fait anodines.</p>



<p>Parce que je suis sortie de ma zone de confort. Tous les jours de ma vie. TOUS. LES. JOURS. DE. MA. VIE. </p>



<p>Me lever le matin, c’est sortir de ma zone de confort parce que je préfèrerais de loin rester dans mon lit au lieu d’affronter la vie et les autres, les interactions, leurs jugements (réels ou perçus / imaginés).</p>



<p>Quand j&rsquo;allais à l’école, sortir de ma zone de confort c’était affronter le regard et le jugement de mes copines de classe, des profs. Puis après être rentrée chez moi, sortir de ma zone de confort c&rsquo;était affronter le regard et le jugement de mes parents. J&rsquo;avais la boule au ventre la journée dans l’attente d’un regard négatif ou hostile &#8211; ou de l’absence d’un regard attendu, l&rsquo;attente d’un mot blessant, d’une critique, d’un rire ou d&rsquo;un sourire moqueur ou ironique.</p>



<p>En tant qu’adulte, prendre les transports en commun c’est sortir de ma zone de confort pour me retrouver au milieu de toute cette foule. Pour mon côté hypersensible la proximité est une torture (les autres empiètent sur mon espace vital, les odeurs m’incommodent). Pour mon côté empathe toutes ces émotions que je ressens mais que je ne comprends pas me fatiguent sans que je m’en rende compte. Mais conduire dans Bruxelles c’est aussi sortir de ma zone de confort&nbsp;: être confrontée à tous ces gens agressifs, intolérants, égoïstes, inconscients&nbsp;; qui veulent passer avant moi / ne pas me laisser passer / qui mettent ma vie en danger / qui augmentent mon niveau de stress à cause de leur manière de conduire. </p>



<p>Vivre ma journée au milieu des autres c’est sortir de ma zone de confort&nbsp;: c’est me battre à longueur de journée avec mon juge intérieur qui me dévalorise sans arrêt. Comme je suis perfectionniste, rien de ce que je fais n’est jamais assez bon et dans ma tête j’entends, dites par d&rsquo;autres, toutes les critiques que je me fais : mon style vestimentaire est nul, ma coiffure ne ressemble à rien, je n’ai pas de conversation, je ne suis pas intéressante, ma voix est bizarre, mon accent est ridicule, je n’ai aucune culture (musicale, cinématographique, géographique, historique, etc), mon travail n&rsquo;a pas été fait aussi rapidement que j&rsquo;aurais pu le faire (même si c&rsquo;était plus rapide que ce qu&rsquo;on m&rsquo;avait demandé). Selon les circonstances, ces voix dans ma tête peuvent être la mienne, celle de mon père, de mon (ex-)mari, d&rsquo;une collègue, d&rsquo;un ami. Aller trouver une collègue pour lui proposer un lunch, c&rsquo;est sortir de ma zone de confort parce que c&rsquo;est potentiellement m&rsquo;exposer à un refus (quelle qu&rsquo;en soit la raison) qui me fera mal. Je <em>sais</em> intellectuellement que l&rsquo;autre n&rsquo;a pas d&rsquo;obligation, qu&rsquo;il/elle a une bonne raison de ne pas venir manger avec moi mais cela ne change rien au choc émotionnel ressenti à chaque fois parce que je le vis comme une forme d&rsquo;abandon. Alors il est plus facile de rester dans mon coin et de manger seule 99% du temps. A l&rsquo;inverse, si une amie me propose d&rsquo;aller manger ensemble, je saute de joie intérieurement, c&rsquo;est comme si le soleil se mettait subitement à briller dans mon coeur ; vous n&rsquo;avez pas idée du sentiment d&rsquo;euphorie que ça provoque chez moi. Et, bien sûr, si vous devez annuler une rencontre prévue, la chute sera d&rsquo;autant plus rude. Mais de tout cela vous ne saurez jamais rien. Rien dans mon attitude ne vous permettra d&rsquo;appréhender ce que je vis. [J&rsquo;ai déjà abordé ceci dans l&rsquo;article concernant <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-vous-me-faites/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le mal que vous me faites</a>]</p>



<p>Rentrer chez moi après le boulot et «&nbsp;affronter&nbsp;» le regard de mes enfants, c’est sortir de ma zone de confort (j’ai toujours peur d’être une mauvaise mère, de ne pas faire ou dire ce qu’il faut ou au contraire de faire ou dire ce qu’il ne faut pas). Rentrer chez moi et affronter le regard de mon mari, c’est sortir de ma zone de confort parce que malgré tous mes efforts, il y a toujours le risque qu’il me fasse une remarque sur ce que je n’ai pas dit / pas fait et que j’aurais dû, ou le contraire. Faire à manger, c&rsquo;est sortir de ma zone de confort parce que c&rsquo;est m&rsquo;exposer à la critique familiale, que ce soit sur le choix du menu ou la préparation. Même si, dans la réalité, ces critiques étaient très rares et donc pas quelque chose à quoi je devais m&rsquo;attendre de manière régulière, je vivais dans une peur inconsciente que cela arrive, une peur sous la surface, à peine visible mais bien présente.</p>



<p>En tant qu’hypersensible perfectionniste, la moindre critique (même objective) ou remarque est une «&nbsp;atteinte&nbsp;» à mon besoin de perfection, à mon image et à ma confiance en moi. N’importe quelle phrase, pour vous totalement anodine, peut avoir un impact profond sur moi. [voir d&rsquo;autres articles qui parlent de mon <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/perfectionniste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perfectionnisme</a>]</p>



<p>En tant qu’empathe, je ressens vos émotions, y compris celles dont vous n’êtes pas conscient. Et si elles sont en conflit avec ce que vous exprimez, je mets vos paroles en doute, même si vous êtes sincère. Mais je ne vous le dirai pas. Et si j&rsquo;essayais, vous ne comprendriez pas parce que vous n’êtes pas nécessairement conscient de ce que vous «&nbsp;projetez&nbsp;», que votre langage ne reflète pas vos vrais sentiments. Et vivre avec tout ça autour de moi pour toutes les personnes que je côtoie à longueur de journée, tous les jours de ma vie, c’est épuisant. Mais ce n’est pas la peine que je vous en parle, il y a de fortes chances pour que vous n’ayez pas la moindre idée de quoi je parle et donc très peu de chance pour que vous compreniez.</p>



<p>Tous les jours je suis confrontée à la bêtise humaine, à l’égoïsme, à l’agressivité, à la colère, à la frustration, à la mesquinerie, à la petitesse, à la bassesse, à la violence. Toutes ces choses qui sont votre quotidien, que vous ne remarquez même pas et qui me sont totalement étrangères parce qu&rsquo;elles ne font pas partie de mon vrai moi. Et qui m’agressent constamment. Qui minent mon moral, inexorablement.</p>



<p>Après plus de 30 ans de vie active et quelques années de stress familial qui augmentait lentement mais sûrement, j&rsquo;ai commencé à être débordée par toutes ces « attaques » extérieures. Sortir de ma zone de confort tous les jours m&rsquo;épuisait petit à petit. Afin de me resourcer, je m&rsquo;isolais de plus en plus. Au bureau comme à la maison. Sans comprendre mon besoin viscéral de solitude et d&rsquo;inactivité. Mon travail était de moins en moins efficace (même si durant de longs mois il est resté malgré tout supérieur à ce que l&rsquo;on attendait de moi), j&rsquo;étais de plus en plus malheureuse en famille. J&rsquo;aimais mon mari et mes enfants mais je n&rsquo;avais pas pour autant envie d&rsquo;interragir avec eux ou de participer à des activités en leur compagnie. Et je n&rsquo;arrivais pas à leur expliquer pourquoi, puisque je ne le comprenais pas moi-même.</p>



<p>J&rsquo;ai eu besoin de me retrouver de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps seule, sans interaction avec quiconque, à faire une activité qui occupait mon esprit sans solliciter mes sens. La lecture a été un refuge durant très longtemps mais durant de longs mois (qui se sont transformés en années), j&rsquo;ai aussi plongé dans une forme d&rsquo;addiction aux jeux électroniques (sur téléphone ou tablette). Durant ma journée de travail, j&rsquo;avais de longues périodes totalement improductives. Après une journée au travail à être agressée par toute la négativité ambiante et stressée par mon incapacité à travailler correctement, je m&rsquo;isolais de plus en plus longtemps (jusqu&rsquo;à 2h, voire plus) pour jouer sur ma tablette, enfermée dans la chambre. Parce qu&rsquo;il me fallait de plus en plus longtemps afin d&rsquo;arriver à un semblant de tranquillité, de calme émotionnel. Et le moindre incident familial négatif me replongeait dans mon abîme dépressif.</p>



<p>Et à la longue mes batteries se sont vidées plus rapidement qu’elles ne se rechargeaient. Mais comme je ne savais pas pourquoi elles se vidaient, je ne les rechargeais jamais assez. Près d&rsquo;un an après mon déménagement suite à la demande de séparation de mon mari, quand mes enfants ont été (relativement) bien habitués aux changements, j&rsquo;ai (enfin) craqué. J&rsquo;ai fait une dépression. J&rsquo;ai mis plus d&rsquo;un an à voir enfin une lueur au bout du tunnel et aujourd&rsquo;hui, une peu plus de 2 ans 1/2 plus tard, je vais beaucoup mieux. Même si j&rsquo;ai parfois l&rsquo;impression de n&rsquo;être qu&rsquo;une faible copie de qui j&rsquo;étais. Mais c&rsquo;est dû en grande partie au fait que je ne suis plus celle que j&rsquo;ai été durant plus de 50 ans. Et que je n&rsquo;arrive plus à faire comme si j&rsquo;étais comme vous. Je n&rsquo;arrive plus à mettre ce masque qui vous ressemble et vous rassure. J&rsquo;ai pris pleinement conscience de mes différences (comme je l&rsquo;ai déjà expliqué dans d&rsquo;autres articles, comme celui sur mon ressenti d&rsquo;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/extra-terrestre/" target="_blank">extra-terrestre</a>).</p>



<p>Aujourd’hui je vis en ermite, dans ma zone de confort. Et je n’en ai plus rien à foutre d&rsquo;en sortir. J’ai mis suffisamment de temps à la trouver, je ne compte pas en sortir de si tôt. Ou en tout cas pas de la manière dont vous pensez que je « devrais » en sortir. Alors, oui, vous allez probablement trouver que je suis fainéante, molle, inintéressante, pantouflarde, ou que sais-je encore. Vous savez quoi&nbsp;? Je m’en fous. J’ai assez donné pour essayer de vivre dans votre monde, de vivre comme vous. J&rsquo;ai donné assez de mon temps, de mon énergie, de mes efforts, de mon amour à vous montrer que vous pouviez compter sur moi, à essayer de correspondre à la personne que vous pensiez que je devais être.</p>



<p>Je ne suis pas comme vous, votre monde n’est pas fait pour moi. Toutes vos préoccupations d&rsquo;ambition, de possessions, de vivre mieux que le voisin. Toutes vos mesquineries les uns envers les autres, tous vos jugements, vos critiques, vos remarques acerbes ou aggressives. Toute votre violence envers ceux que vous dites aimer, qu&rsquo;elle soit verbale ou autre. Je ne les comprends pas parce que je ne les partage pas. Malheureusement, je sais que certains d&rsquo;entre vous vont me reprocher exactement ce que je vous reproche : de leur faire mal par mes attitudes, mes paroles ou mes choix de vie. Et c&rsquo;est vrai. Parce que je ne suis pas une sainte, juste un être humain ; je ne suis pas parfaite. Bizarrement, si on dit qu&rsquo;on veut aller vivre à l&rsquo;étranger quand on est un couple sans enfants, cela semble une bonne idée à beaucoup. Mais dire que l&rsquo;on veut aller vivre ailleurs / autrement lorsque l&rsquo;on a des enfants (pas encore complètement indépendants) ou un parent (partiellement) dépendant, beaucoup jugent votre choix de manière totalement différente. Comme un abandon. Mais est-ce que j&rsquo;abandonne plus ceux que j&rsquo;aime en vivant mal proche d&rsquo;eux ou en vivant mieux un peu plus loin ? Pour moi l&rsquo;important quand quelqu&rsquo;un m&rsquo;aime n&rsquo;est pas (nécessairement) qu&rsquo;il soit présent à mes côtés au jour le jour mais bien de savoir que je peux compter sur lui/elle quoi qu&rsquo;il arrive. Que le jour où j&rsquo;en aurai besoin, je pourrai l&rsquo;appeler et il sera présent ou elle acceptera de m&rsquo;aider ou de m&rsquo;écouter / me conseiller. Même si nous ne nous sommes pas vus ni parlés depuis des années.</p>



<p>Bien sûr, malgré mon isolement, je veux toujours vous aider. Je vous aime, quoi que disiez, quoi que vous fassiez. Mais dorénavant je vous aimerai de loin, au moins le temps de vraiment recharger mes batteries. Peut-être un jour aurai-je réussi à me construire des barrières suffisantes pour pouvoir évoluer au milieu de vous sans me perdre. Mais d’ici là je me protège. Derrière mes murs personnels. Dans ma zone de confort.</p>



<p>Et aujourd&rsquo;hui je sors de ma zone de confort de la manière qui me convient. Je vais bientôt déménager et la simple idée de devoir faire et défaire des caisses, démonter et remonter des meubles, tout ça me donne de l&rsquo;urticaire et parfois une boule d&rsquo;angoisse. Mais cela ne m&#8217;empêchera pas de le faire parce que mon nouvel environnement correspond à un rêve que j&rsquo;ai depuis des années : le bord de mer. Alors, oui, je procrastine et je vais lentement et la perspective de tout l&rsquo;administratif à régler me donne des sueurs froides. Mais je ne me mets pas la pression et je sais que je ferai les choses à mon rythme. C&rsquo;est comme ça que je sors de ma zone de confort, maintenant, à mon rythme.</p>



<p></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/sortir-de-sa-zone-de-confort/">Sortir de sa zone de confort</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/sortir-de-sa-zone-de-confort/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Extra-terrestre</title>
		<link>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/extra-terrestre/</link>
					<comments>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/extra-terrestre/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 11:44:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de contrôle]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de plaire]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de tout comprendre]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
		<category><![CDATA[perfectionniste]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://hypersensibleempatheintrovertie.com/?p=518</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cet article explique une partie de mes différences qui contribuent à mon sentiment d'être une extra-terrestre, comme ma vision optimiste du monde, ma peur des conflits, mon questionnement constant (et mon cerveau qui travaille 24/7) ou encore mon besoin de contact physique. Je parle aussi de l'hyperconformisme que cela a provoqué chez moi et de ma recherche à propos de qui je suis. J'évoque aussi mon besoin de solitude.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/extra-terrestre/">Extra-terrestre</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="post-views content-post post-518 entry-meta">
				<span class="post-views-icon dashicons dashicons-chart-bar"></span> <span class="post-views-label">Nombre de vues :</span> <span class="post-views-count">18</span>
			</div>
<h1>Ou moi (sans toi) contre le monde entier</h1>



<p>Comme cet article est relativement long, la table des matières est sous forme de résumé qui vous permettra d&rsquo;avoir une idée du contenu avant d&rsquo;y plonger.</p>



<p>Pourquoi <a href="#pourquoi-sujet">ce sujet d&rsquo;extra-terrestre s&rsquo;est-il imposé</a> ?</p>



<p>Je ne <a href="#comprends-pas">comprends pas les autres</a>, même <a href="#j-aime">quand je les aime</a>. Je me sens <a href="#incomprise">incomprise</a>. Alors j&rsquo;ai essayé de trouver des <a href="#raisons-difference">raisons à ce sentiment </a>de non-appartenance.</p>



<p>La première c&rsquo;est ma <a href="#vision-optimiste">vision optimiste du monde</a> : je vois d’abord <a href="#va-bien">ce qui va bien</a>, ce qui me convient. Mais il peut m&rsquo;arriver d&rsquo;être tellement focalisée sur ce qui fonctionne que j’en <a href="#va-pas">oublie parfois de prendre pleinement conscience de ce qui ne va pas</a>. J&rsquo;évite de penser au négatif dans mes relations parce que j&rsquo;ai <a href="#peur-abandon">peur d&rsquo;être abandonnée</a> ou de me retrouver seule en quittant l&rsquo;autre.  J&rsquo;ai du mal à faire la part de ce qui m&rsquo;appartient comme ressenti <a href="#influence-empathie">à cause de mon empathie et de mon hypersensibilité</a>, ce qui me complique la tâche pour prendre conscience de ce qui ne va pas. Le fait de voir le positif joue dans ma <a href="#choix-difficiles">difficulté à faire des choix</a>.</p>



<p>J&rsquo;ai <a href="#peur-conflits">peur des conflits</a> et je ne <a href="#pas-colere">comprends pas la colère</a>. Je suis <a href="#hypersensible">hypersensible </a>et j&rsquo;ai peur d&rsquo;être <a href="#submergee">submergée par mon environnement</a>. Alors je <a href="#controle-emotions">contrôle mes émotions</a>. Que se passerait-il si je <a href="#emotions-negatives">vivais mes émotions négatives à fond</a> ? J<a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=518&amp;action=edit#pas-me-facher">e n&rsquo;ose pas me fâcher</a>. J&rsquo;ai peur de devenir <a href="#folle-tristesse">folle de tristesse</a>, d&rsquo;être <a href="#submergee-tristesse">submergée par la tristesse</a>. Et qu&rsquo;en est-il des <a href="#emotions-positives">émotions positives</a> ?</p>



<p>Deux autres <a href="#differences-invisibles">différences importantes mais invisibles</a> sont mon <a href="#questionnement">questionnement constant</a>/mon cerveau qui travaille non-stop et mon <a href="#besoin-contact">besoin de contact physique</a>.</p>



<p>La conséquence de mes différences ? Un hyper-conformisme. Je ne pouvais <a href="#ressentis-non-fiables">pas faire confiance à mes sentiments, mes ressentis</a>. Alors je faisais <a href="#confiance-autres">confiance à l&rsquo;opinion des autres</a>, j&rsquo;étais un <a href="#cameleon">caméléon </a>qui ne <a href="#vraie-couleur">connaissait pas sa propre couleur</a>.</p>



<p><a href="#qui-suis-je">Qui suis-je</a>? J&rsquo;étais tellement dans la conformité que je ne <a href="#sais-plus-qui-suis">savais plus qui j’étais</a>. Alors <a href="#recherche">j’ai cherché</a>, durant longtemps. Aujourd’hui, <a href="#me-connais">je me connais mieux</a>.</p>



<p>Extra-terrestre assumée : je <a href="#ermite">vis en ermite</a>. Je m’isole de plus en plus, heureusement que <a href="#introvertie">je suis introvertie</a> ! Mais ma <a href="#carapace">carapace grossit</a> à cause de cet isolement. Et la situation avec le <a href="#covid">covid n&rsquo;arrange rien</a>. Et pourtant, je <a href="#optimiste">reste résolument optimiste</a>.</p>



<p>Pour finir, après l&rsquo;article que j&rsquo;ai <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/je-vais-changer-de-style/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">publié ce matin</a>, je suis <a href="#contente">contente de la version finale de celui-ci</a>.</p>



<h2 id="pourquoi-sujet">Pourquoi ce sujet s&rsquo;est-il imposé comme une évidence ?</h2>



<p>L&rsquo;évidence est venue à la relecture de ma personnalité et des résultats des tests, notamment (mais pas seulement) le «&nbsp;Big Five&nbsp;» dans lequel 3 des 4 facteurs dont je parle correspondent à moins de 7% de la population. Et donc, toute ma vie il y a eu moi, toute seule, et en face, les autres – comme une extra-terrestre. Si je trouvais souvent des ressemblances entre les personnalités autour de moi ou entre leurs vécus, leurs ressentis, cela ne correspondait jamais vraiment à ce que moi je vivais. Je me sentais toujours différente, je pensais autrement.</p>



<h2 id="comprends-pas">Je ne comprends pas les autres parce que je suis différente</h2>



<p>Depuis aussi loin que je me souvienne, les autres sont pour moi une énigme. Je ne me suis jamais sentie à ma place, jamais vraiment sentie intégrée ni dans ma famille proche (parents) ou agrandie (oncles, tantes, cousins, etc), ni à l’école (je n’avais aucun des intérêts des filles de mon âge), ni à l’université (pas d’envie de sorties jusqu’à plus d’heure ou de grosses beuveries), ni dans le milieu professionnel, ni même parmi mes ami(e)s. </p>



<p>Je me sentais, et je me sens toujours, comme une extra-terrestre. Je semble avoir tellement peu en commun avec tous ces gens qui m&rsquo;entourent.</p>



<h4 id="j-aime">Même quand je les aime je suis souvent dans le brouillard</h4>



<p>Peu importe le lien que j’ai avec la personne, il y a toujours un moment où je ne comprends plus, un moment où je n’aurais pas réagi comme l’autre, pas dit la même chose, pas fait la même chose. Et en groupe, je parle peu quand les autres parlent de leur ressenti ou de leur manière de vivre une expérience&nbsp;: ce que j’aurais à dire serait la plupart du temps aux antipodes de leur vécu.</p>



<h4 id="incomprise">Et je me sens totalement incomprise</h4>



<p>Ces différences se marquent tous les jours pour moi, dans la quasi-totalité de mes interactions avec les autres. Et je me suis toujours sentie profondément incomprise.</p>



<p>Bien sûr, au cours de ma vie, il y a eu des personnes qui me comprenaient et m&rsquo;acceptaient (au moins partiellement) comme je suis mais je n&rsquo;ai jamais recontré quelqu&rsquo;un qui partage pleinement mon hypersensibilité, par exemple. Et parmi ceux qui ne la partagent pas, rares sont ceux qui font l&rsquo;effort de comprendre ce que cela représente pour moi. La plupart du temps, les commentaires sont du style « mords sur ta chique », « passe au-dessus », « fais un effort ». </p>



<h2 id="raisons-difference">J’essaye de trouver des raisons à cette différence</h2>



<p>Adolescente, j’ai souvent rêvé que j’étais adoptée (même si je ressemblais physiquement à mes deux parents et au reste de ma famille). Parce que – je le comprends aujourd’hui – c’était le seul moyen pour moi d’expliquer la différence qui existait entre moi et le reste de ma famille, entre mon ressenti et celui des autres. La seule justification possible, à moins de croire que j&rsquo;étais une vraie extra-terrestre, venant carrément d&rsquo;une autre planète.</p>



<p>Tout au long de ma vie, je n’ai eu de cesse de trouver comment l’être humain fonctionne, afin de comprendre les autres, mais surtout de comprendre pourquoi et en quoi je me sens extra-terrestre. Cela donne, par exemple, tous les tests que je passe afin d’avoir plus d’infos sur ma personnalité.</p>



<h3 id="vision-optimiste">Extra-terrestre résolument optimiste</h3>



<p>J’en ai déjà parlé dans un <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/ma-vision-optimiste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autre article</a>. Je pense que cette vision est ce qui me différencie le plus des autres, celle qui m’isole le plus. Si pas physiquement, en tout cas moralement.</p>



<p>Je n’ai jamais eu l’impression que qui que soit comprenne vraiment parfaitement cet aspect de ma personnalité. Ma tendance naturelle est un peu de voir «&nbsp;la vie en rose&nbsp;» comme aurait dit Piaf, sans même avoir besoin qu’il me prenne dans ses bras. On m’a souvent dit que j’étais totalement irréaliste, utopiste.</p>



<h5 id="va-bien">Je vois d’abord ce qui va bien, ce qui me convient</h5>



<p>Que ce soit chez les gens, dans les objets, les endroits ou les situations, je vois d’abord ce qui va bien, ce qui me plait.</p>



<p>Je vais voir le caractère extraverti et sympathique de quelqu’un avant, peut-être, de me rendre compte que ce n’est pas nécessairement entièrement compatible avec ma forte introversion.</p>



<p>La vue depuis une chambre d’hôtel me plaît tellement que je peux passer sur le peu de place pour circuler dans la chambre ou le manque d’armoires pour ranger des vêtements.</p>



<p>Dans une réunion, je vais me focaliser sur les points sur lesquels une majorité de participants sont d’accords plutôt que sur les points de discorde.</p>



<p>Et je suis capable de faire abstraction de beaucoup de négatif, notamment dans une relation.</p>



<h5 id="va-pas">J’en oublie parfois de prendre pleinement conscience de ce qui ne va pas</h5>



<p>Si voir le positif s’avère une bonne chose dans la vie de tous les jours (malgré mon perfectionnisme, qui lui s’applique surtout à moi en particulier et en partie aux autres personnes), il n’en va pas de même dans une relation.</p>



<p>A force de me concentrer sur le positif, je finis par laisser une telle place à ce qui ne va pas qu’il arrive un moment où une rupture devient inévitable. Qu’elle vienne de moi ou de l’autre.</p>



<p>J’oublie aussi que les autres ne sont pas comme moi. Qu’ils ne vont pas continuer à se concentrer sur le positif qui reste. Que pour eux une balance en (fort) déséquilibre est une raison de séparation. Alors que pour moi le côté négatif doit presque faire capoter la balance avant que je ne pense à une rupture.</p>



<p>Et du coup il n’est pas possible de prendre les mesures qui permettraient de corriger le tir ou de sauver la relation.</p>



<h4 id="peur-abandon">La peur de l’abandon</h4>



<p>Même quand je me rends compte de circonstances ou de situations qui me dérangent, il m’est très difficile d’exprimer clairement ce que j’aimerais qui change. Parce que j’ai peur que l’autre ne m’abandonne si je deviens trop exigeante, trop chiante ou mégère.</p>



<h4 id="influence-empathie">Influence de l’empathie et de l’hypersensibilité</h4>



<p>Il m’est aussi difficile de comprendre exactement ce qui me dérange parce que j’ai du mal à faire la différence entre mon ressenti et celui des autres.</p>



<p>Je peux me sentir exaspérée par la personne qui partage ma vie simplement parce que je sens que je l’énerve de plus en plus souvent. Et cela me fait peur. Je suis frustrée de ressentir tout cet énervement au lieu de l’amour qui nous unit. Et je me sens nulle d’être celle qui l’énerve plutôt que celle qui le calme. Nulle de lui provoquer du stress (supplémentaire) plutôt que de l’aider à se détendre.</p>



<p>Exprimer mon désaccord ou mes émotions négatives dans ce contexte est impossible. Parce que ce serait rajouter encore à la frustration de l’autre. Du coup, ma frustration augmente vis-à-vis de mon compagnon. Parce que je le considère comme responsable de mon impossibilité à m’exprimer.</p>



<h3 id="choix-difficiles">Extra-terrestre qui ne sait pas choisir</h3>



<p>Quel est le rapport, me direz-vous ? Le fait de voir le positif de chacun des choix qui me sont proposés rend le choix extrêmement difficile. Je peux rester 5 min dans le rayon des légumes en conserve avant de me décider sur la forme (conserve ou bocal), la quantité (est-ce que ce sera suffisant ou trop si je suis seule, si nous sommes 2, 3, 4 ou 5 pour manger ?) et la marque de mon choix. Pour un légume. Et ça c&rsquo;est après que j&rsquo;ai décidé de prendre des conserves et non du frais ou du surgelé (un autre choix souvent fait avant d&rsquo;arriver dans le rayon&#8230; mais pas toujours).</p>



<h3 id="peur-conflits">Extra-terrestre incapable d&rsquo;être en conflit</h3>



<p>Ma peur des conflits est une autre cause de ma difficulté à exprimer ce qui ne me convient pas. Parce que je sais que si l’autre répond je vais perdre mes moyens.</p>



<p>Si je n’ai pas en face de moi quelqu’un de bienveillant, prêt à entendre mon point de vue, je perds le combat avant même que les premiers coups ne soient échangés. Oui, pour moi chaque discussion qui me tient à cœur constitue un véritable combat.</p>



<p>Un combat contre moi-même pour oser dire ce que je pense malgré le risque de perdre l’autre. Malgré le risque de blessure profonde à chacune de ses paroles blessantes. Qu’il oubliera rapidement mais qui me hanteront durant des jours, des semaines, parfois des mois ou même des années. Malgré le risque de me sentir encore plus seule parce qu’incomprise.</p>



<h3 id="pas-colere">Extra-terrestre qui ne comprend pas la colère</h3>



<p>Je ne comprends souvent pas pourquoi on se fâche, pourquoi on s’énerve, pourquoi on en veut à l’autre.</p>



<p>Si quelqu’un fait quelque chose qui me blesse, je vais avoir envie qu’il change, bien entendu (personne n’aime avoir mal) mais je ne vais – à priori – pas être fâchée sur la personne. Je vais plutôt être triste par rapport à moi et à ce que ça me fait. Ou par rapport à notre relation.</p>



<p>Dans ma vision idéale du monde et des relations, il n’est pas normal de faire souffrir l’autre quand on l’aime. Il n’est pas normal de dire des choses blessantes.</p>



<h2 id="hypersensible">Extra-terrestre hypersensible</h2>



<p>Je perçois un grand nombre de choses que les autres ne perçoivent pas. Et s&rsquo;ils les perçoivent, elles ne les affectent pas autant que moi. Si certaines personnes entendent les mêmes sons que moi, beaucoup sont capables de les catalogue comme faisant partie des éléments de fond et ne leur accordent pas d&rsquo;attention. J&rsquo;en suis incapable.</p>



<p>Je suis donc dérangée beaucoup plus rapidement que la majorité de mes contemporains par de environnements riches, que ce soit au niveau sonore, olfactif, visuel, tactile ou auditif. C&rsquo;est encore pire quand plusieurs des sens sont sollicités en même temps.</p>



<h4 id="submergee">J&rsquo;ai tendance à être submergée par mon environnement</h4>



<p>Mon cerveau est capable de gérer un certain nombre d&rsquo;éléments différents en même temps et quand cette quantité est dépassée, mon attention diminue. Si les bruits ambiants sont trop forts, je ne peux plus me concentrer sur ma lecture ou sur la conversation. </p>



<h4 id="controle-emotions">Alors je contrôle mes émotions</h4>



<p>J&rsquo;essaye de contrôler mes émotions afin qu&rsquo;elles ne s&rsquo;ajoutent pas aux choses extérieures à gérer.</p>



<p>Une autre raison pour laquelle j&rsquo;éprouve le besoin de contrôler mes émotions est l&rsquo;exemple de mes parents. Ils me semblaient deux être dénués d’émotions. Et moi j’étais l’opposée. Je ne comprenais pas comment ils arrivaient à gérer leurs émotions. Selon mon père il fallait être maître de soi en toutes circonstances, se contrôler.</p>



<p>Mais mes émotions étaient tellement énormes, tellement toujours à fleur de peau que les contrôler me demandait des efforts énormes.</p>



<p>Toute ma vie j’ai refoulé ce que je ressentais pour ne pas le vivre pleinement. Parce que si j’ouvrais la porte à ce que je ressens, je risquerais de perdre le contrôle tellement cela me semble immense.</p>



<h5 id="emotions-negatives">Que se passerait-il si je vivais mes émotions&nbsp;négatives à fond ?</h5>



<p>Mes émotions sont pour moi comme un ballon dégonflé, tranquilles à l’intérieur. Mais si je les laissais sortir, si je m’autorisais à les vivre pleinement, je gonflerais le ballon. Et une fois qu’il serait gonflé, je ne pourrais plus le remettre à l’intérieur. Il m’emporterait avec lui et je serais à sa merci, sans être capable de contrôler ses mouvements.</p>



<h6 id="pas-me-facher">J&rsquo;ai peur de me fâcher</h6>



<p>Mes parents ne se sont jamais vraiment fâchés (je suis tellement sensible qu’un haussement de sourcils ou un changement de ton sont suffisants pour me faire perdre tous mes moyens parce qu’au moment où la personne me parle, je ne ressens pas son amour pour moi et je suis complètement déboussolée). J’ai été élevée par des parents qui se contrôlaient toujours parfaitement et perdre le contrôle est la pire des choses qui pourrait m’arriver.</p>



<p>Je n&rsquo;ai jamais vraiment laissé libre cours à ma colère. Parce que j&rsquo;ai le sentiment que j&rsquo;arriverais à un point où je ferais ou dirais des choses que je regretterais ensuite. Non pour blesser l&rsquo;autre mais en défense. L&rsquo;attaque est la meilleure défense. </p>



<p>J&rsquo;ai peur que si je laisse sortir ma colère, j&rsquo;exprimerai des choses qui déplairont à l&rsquo;autre et je risque l&rsquo;abandon. Si ma colère prend le dessus, je serai incapable de contrôler ce que je dis afin de blesser l&rsquo;autre le moins possible. Je ne veux pas faire aux autres ce qu&rsquo;ils me font.</p>



<h6 id="folle-tristesse">J’ai peur de devenir folle de tristesse</h6>



<p>Parfois j’ai l’impression que je deviendrais folle si je lâchais prise. J’ai peur que si j’accepte de perdre le contrôle à un moment, je ne serai plus jamais capable de le reprendre.</p>



<p>Je ne me suis jamais vraiment autorisée à être vraiment triste, à ressentir profondément la douleur de la perte. Que ce soit celle de l’amour de mon ex-mari, de notre mariage, de la vie en commun, ou encore des proches que j’ai perdus récemment.</p>



<p>Quand j’ai fait ma dépression, j’étais sans énergie, sans volonté. Mais je n’ai jamais été profondément triste. Je n’ai quasi jamais pleuré, ou pas durant de longues périodes.</p>



<h6 id="submergee-tristesse">J’ai peur d’être submergée par la tristesse</h6>



<p>Parce que j’ai peur d’être débordée par ma tristesse, de sombrer dedans et de ne plus pouvoir en sortir. Comme ces personnes qui plongent dans la douleur et perdent le contact avec le monde extérieur.</p>



<p>Ma préférence naturelle va au monde imaginaire plutôt qu’au monde réel, je suis intimement convaincue qu’il suffirait de peu pour que je bascule. Que je perde tout intérêt pour le monde réel. Non, je ne serais pas capable de me suicider mais je perdrais ton contact avec la réalité.</p>



<h5 id="emotions-positives">Et les émotions positives ?</h5>



<p>Je dois les contrôler tout autant que les émotions négatives, en tout cas dans certaines environnements. Mieux je connais mon environnement, plus je serai à mon aise pour laisser mes émotions se développer. Mais si je dois gérer l&rsquo;analyse (et la maîtrise) d&rsquo;un environnement inconnu, mes émotions resteront extrêmement contrôlées. Je ne bondirai jamais de joie, même chez moi. Parce que, comme on dit à Bruxelles, « je ne sais pas de chemin avec mon corps ». Je suis hyper-consciente de moi, de mes mouvements. Et je me sens gauche et ridicule.  </p>



<h3 id="differences-invisibles">Deux autres différences invisibles</h3>



<h5 id="questionnement">Mon cerveau extra-terrestre : en questionnement constant et qui qui tourne 24/7</h5>



<p>Je m&rsquo;interroge sur tout et tout le monde, sans arrêt. Je me demande ce que les gens pensent de moi, de ce que je dis, de comment je le dis, de comment je suis habillée, de comment je me tiens (souvenir des nombreuses remarques de mon père sur mon maintien). Est-ce que je parle trop, trop peu, trop fort, trop vite (c&rsquo;est un reproche qu&rsquo;on m&rsquo;a fait souvent) ? Est-ce que j&rsquo;ai l&rsquo;air assertive ou agressive ? Est-ce que j&rsquo;ai l&rsquo;air de me foutre de ce que l&rsquo;autre raconte ? Est-ce que, si je dis ce à quoi je pense, je vais passer pour une impolie ? Est-ce que je vais donner l&rsquo;impression d&rsquo;être une « je-sais-tout » ? Une emmerdeuse ? Est-ce que l&rsquo;autre va se sentir envahi parce que je donne mon opinion sans qu&rsquo;on me la demande ? Ou jugé parce que j&rsquo;ai exprimé une hypothèse à propos de la raison de son comportement ? Est-ce que tout le monde se pose des questions comme moi ? Comment font ceux qui ne se posent pas de questions pour &#8230; ne pas se poser de questions ? Si je pose ma main sur le bras d&rsquo;un ami, va-t-il le prendre comme une avance ? S&rsquo;il me serre dans ses bras, est-ce qu&rsquo;il est juste comme moi ou est-ce que ça veut dire autre chose ? Pourquoi est-ce que cette personne me regarde comme ça ; est-ce que je la connais mais ne la reconnais pas (je ne suis pas physionomiste) ? Pourquoi est-ce que mon collègue a fait telle remarque ; est-ce que cela veut dire qu&rsquo;il ne m&rsquo;apprécie pas ; ou que j&rsquo;ai mal fait mon travail ; ou que quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre lui a dit quelque chose de négatif sur moi &#8211; parce qu&rsquo;hier il m&rsquo;a félicitée pour la qualité de mon travail ? Est-ce que cette personne ne me regarde pas quand elle parle parce que je la fais chier ou parce qu&rsquo;elle a un problème (genre autisme) qui la met mal à l&rsquo;aise dans ses interactions ? Si je rends visite à une amie et que je n&rsquo;apporte rien, est-ce qu&rsquo;elle va me trouver impolie ? Ou est-ce que, comme moi, elle est juste contente de me voir et s&rsquo;en fout de ces formalités de « bonne éducation » qui nous ont été dictées par la société ? Est-ce qu&rsquo;elle sera contente parce que quand j&rsquo;apporte quelque chose, ce n&rsquo;est pour son anniversaire ou pour une raison particulière mais parce que j&rsquo;ai vu quelque chose et que j&rsquo;ai pensé à elle, sachant que ça lui ferait plaisir ou que c&rsquo;est quelque chose qui pourrait l&rsquo;intéresser ? </p>



<p>Dans ces interrogations constantes, contrairement à ma vision optimiste de l&rsquo;extérieur, mon hamster-ego (c&rsquo;est-à-dire mon ego qui est un hamster qui tourne dans sa roue dans mon cerveau) prend systématiquement parti contre moi. Je suis une mauvaise fille / femme / amie / mère / tante, etc. Parce que je ne fais pas ce qu&rsquo;on attend de moi. Je suis nulle. Parce que j&rsquo;ai toujours trouvé les autres plus intéressants que moi. Moi j&rsquo;étais juste inodore, incolore, insipide. Sans peps, sans attrait. Et quand les autres s&rsquo;intéressent à moi ou à ce que j&rsquo;ai à dire, ça m&rsquo;étonne toujours. Et je vis dans l&rsquo;attente du jour où ils en auront marre de moi. Et où je redeviendrai pour eux inodore, incolore, insipide. Inintéressante.</p>



<p>Je suis aussi, depuis mon adolescence, en recherce de sens. A quoi Serge (où courge, dans quelle étagère &#8211; les questions classiques, quoi). Pourquoi suis-je ici ? Quel est mon but sur cette terre ? Parce que ça ne peut pas être d&rsquo;obtenir un diplôme et de trouver un bon job, de trouver un mari, d&rsquo;acheter une belle et grande maison, d&rsquo;avoir des enfants. Ca ne répond pas à la question « à quoi <em>sert</em> ma vie » ? Quelle est mon utilité sur terre ?</p>



<p>Et toutes ces questions se posent 24h sur 24, 7 jours sur 7. Les questions de sens restent en toile de fond ou descendent parfois durant des années dans les limbes de mon inconscient mais les autres questions mentionnées plus haut me tiennent compagnie la majorité du temps lorsque j&rsquo;interagis avec d&rsquo;autres. Une autre raison à mon besoin d&rsquo;isolement, dont je parlerai plus bas.</p>



<h5 id="besoin-contact">Et mon besoin de contact physique</h5>



<p>C&rsquo;est l&rsquo;une des choses dont j&rsquo;ai le moins parlé autour de moi dans ma vie. Parce que j&rsquo;ai bien intégré que dans notre société les gestes sont déplacés, sauf avec les personnes avec qui on est intime. Alors je rêve d&rsquo;aller vivre là où c&rsquo;est ok de se toucher (sans sous-entendu sexuel). Ou de trouver un groupe de personnes qui partageraient ce besoin et ne trouveraient pas cela anormal ou suspect. Malheureusement pour moi, j&rsquo;ai tellement bien intégré les normes de notre société puritaine (et encore, c&rsquo;est mieux en Belgique que dans certains autres pays) et je suis tellement hyper-consciente de moi tout le temps que j&rsquo;ai totalement muselé cet aspect de ma personnalité. Je me tiens loin des autres, j&rsquo;ai peur de les approcher. Et comme mon cerveau analyse tout, tout le temps, trop, il anticipe tout geste que je pourrais avoir pour me rappeler que, peut-être, ce n&rsquo;est pas le bon geste, pas le bon moment, pas celui qui est attendu par l&rsquo;autre. Et du coup, je bloque et je me fige dans mon coin. Même avec ceux que j&rsquo;aime, compagnon de vie ou enfants, j&rsquo;ai du mal avec les manifestations d&rsquo;amour. Heureusement, mes enfants sont démonstratifs. </p>



<h2 id="ressentis-pas-fiables">Conséquence de mes différences : un hyper-conformisme, très terre à terre celui-là</h2>



<h4 id="ressentis-pas-fiables">Mes sentiments, mes ressentis ne sont pas fiables</h4>



<p>Très jeune j’ai appris à ne pas faire confiance à ce que je ressentais, à ce que je pensais&nbsp;: si tout le monde pensait ou agissait autrement que moi, c’est forcément moi qui étais mal faite, fautive, dans l’erreur.</p>



<h4 id="confiance-autres">Donc je faisais confiance aux opinions autres</h4>



<p>J’ai donc rapidement appris à fonctionner en fonction de ce que les autres attendaient de moi (mes parents, mes professeurs, mes amis, mes collègues, mes chefs au travail, mon mari) ou d’une manière suffisamment neutre pour passer relativement inaperçue et donc pour que personne ne remarque qu’en fait je n’étais pas celle qu’ils croyaient.</p>



<h4 id="cameleon">J’étais un caméléon</h4>



<p>Très longtemps j’ai cherché autour de moi ou dans les personnes publiques les opinions qui me semblaient correspondre à ce que je pensais (ou qui me semblaient correspondre à la tendance majoritaire dans mon entourage) et je les ai faites miennes. J’étais un vrai caméléon.</p>



<h4 id="vraie-couleur">Qui ne savait quelle était sa vraie couleur</h4>



<p>Mais si on m’avait demandé mon avis à brûle pourpoint sur un sujet inconnu, j’aurais été incapable de répondre. Parce que je ne savais pas ce que je pensais ou d’autres fois par peur de ne pas plaire. Je modérais mes avis en fonction de mon interlocuteur.</p>



<h3 id="qui-suis-je">Qui suis-je&nbsp;?</h3>



<h5>Je ne savais plus qui j’étais</h5>



<p>A tel point que lorsque j’ai voulu vivre pour moi, en fonction de mes besoins et de mes valeurs, je me suis trouvée face à un grand blanc, un grand vide. Qui étais-je&nbsp;? Je n’en avais pas la moindre idée.</p>



<h5 id="recherche">Alors j’ai cherché</h5>



<p>J’ai mis plus de 2 ans à chercher, lire, faire des tests, recouper les informations, mettre ensemble les pièces de puzzle. Celui que je possédais en fait depuis des années. Mais, prises séparément, les pièces ne semblaient pas pouvoir former une image cohérente. Parce que je ne disposais d’aucune image complète dans laquelle j’aurais pu les intégrer. C’était comme essayer de faire un puzzle sans connaître le nombre de pièces ou le sujet du dessin.</p>



<h5 id="me-connais">Aujourd’hui, je me connais mieux</h5>



<p>Aujourd’hui je me connais beaucoup mieux mais surtout j’ai commencé à dire autour de moi que, «&nbsp;non, je ne fonctionne pas comme vous. Mes besoins, mes intérêts, mes valeurs, ma vision du monde sont différents des vôtres.&nbsp;» Ce n’est pas toujours clairement entendu ou accepté mais au moins je le dis. Et je le vis (pas toujours facilement, comme en témoigne l&rsquo;<a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/je-vais-changer-de-style/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article </a>que je viens de publier sur le changement de style de rédaction dans mon blog). </p>



<h3 id="ermite">Extra-terrestre assumée : je vis en ermite</h3>



<p>Comme je l’ai dit dans l’introduction, je suis convaincue aujourd’hui d’être une extra-terrestre. Et je m’isole parce que je ne me reconnais dans aucun groupe, ni vraiment aucune des personnes que j&rsquo;ai rencontré jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui. J’ai des points communs avec de nombreuses personnes. Et comme j’ai un tempérament de médiatrice, je suis la première à les trouver.</p>



<p>Mais je ressens toujours une forme de distance avec l&rsquo;autre, un recul. Même si je parle de mes différences et de mes caractéristiques, je ne les montre pas nécessairement parce que je sais que cela ne correspond pas à la personnalité de la personne en face de moi. </p>



<p>Certaines conversations m&rsquo;apportent beaucoup, surtout avec des personnes partageant le type de fonctionnement de mon cerveau ou mon questionnement constant. Mais elles sont trop peu nombreuses. Et même dans ces cas-là, ma sensibilité et mon introversion peuvent venir gâcher mon vécu.</p>



<p>Alors je me retire et je m’isole. L&rsquo;autre raison de cet isolement est mon choix de vivre comme il me convient et non comme les autres s&rsquo;attendendraient à ce que je vive.</p>



<h4 id="introvertie">Heureusement je suis introvertie</h4>



<p>Non seulement je suis introvertie et j’ai besoin de m’isoler pour me ressourcer mais j’apprécie ma compagnie. Je ne m’ennuie pas, je me sens bien. Même si je préfèrerais parfois partager ma vie avec quelqu’un, je suis bien seule et la solitude ne me pèse pas.</p>



<h4 id="carapace">Mais ma carapace grossit</h4>



<p>Je crains pourtant que cet isolement ne fasse que renforcer mon contrôle sur mes émotions mentionné plus haut et ma carapace. Ce n’est pas que je n’ai pas d’émotions mais elles sont comme anesthésiées, endormies.</p>



<h4 id="covid">Et le covid n’arrange rien</h4>



<p>Même si je voulais aller vers les autres, toute la situation de quarantaine diverse et variée depuis plus de 7 mois ne le permettrait pas. Et puis, où trouver des gens qui me ressemblent vraiment&nbsp;? Difficile de poster une annonce sur un site de rencontres mentionnant toutes mes différences évoquées plus haut et recherchant des personnes similaires pour pouvoir échanger entre extra-terrestres.</p>



<p>Peut-être en trouverai-je sur le nouveau site de personnes atypiques sur lequel je surfe depuis le mois de juin. J’ai déjà rencontré au moins une personne avec qui parler est facile, même si nous sommes très différents. Et l’un ou l’autre profil me semble plus proche de qui je suis et de comment je fonctionne que toutes les personnes que j’ai côtoyées ou aimées jusqu’à maintenant.</p>



<h2 id="optimiste">Pourtant je suis toujours optimiste</h2>



<p>Je reste accrochée à mon rêve de prince charmant qui va débarquer un jour sur son cheval blanc (ou noir, en fait je préfère noir) et m’emporter au loin. Non, non, pas nécessairement loin physiquement mais loin mentalement / émotionnellement. Loin de cette grisaille qui nous entoure de plus en plus, loin de toute la négativité ambiante. Dans notre paradis rêvé. Seuls contre le monde entier. Celui qui comprendra que je ne suis pas comme tout le monde, parce qu’il ne sera pas comme tout le monde non plus. Et je sais que ça arrivera au moment parfait, quand je m’aimerai complètement sans avoir besoin que les autres m’aiment. Je suis en chemin.</p>



<h2 id="contente">Je suis contente de la version finale de cet article</h2>



<p>Parce que j&rsquo;ai un feu rouge dans Yoast SEO pour la lisibilité, c&rsquo;est que mon article est plus proche de mon style naturel. Et je n&rsquo;aime pas le ton impératif ni le bilan « Besoin d&rsquo;amélioration ». Voilà pourquoi j&rsquo;ai un feu rouge:</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="608" height="162" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/10/image.png" alt="" class="wp-image-551" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/10/image.png 608w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/10/image-300x80.png 300w" sizes="(max-width: 608px) 100vw, 608px" /></figure>



<p></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/extra-terrestre/">Extra-terrestre</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/extra-terrestre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Perfectionniste désordonnée</title>
		<link>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/perfectionniste-desordonnee/</link>
					<comments>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/perfectionniste-desordonnee/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2020 12:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de contrôle]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de plaire]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
		<category><![CDATA[perfectionniste]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://hypersensibleempatheintrovertie.com/?p=458</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bienvenue dans ma tête et ma vie de perfectionniste désordonnée. Perfectionnisme ou hypersensibilité, qui était là d'abord ? Je parle aussi de mon sens du détail et de mon besoin de conrôle. Et du fait que, dans ma vie, c'est le bordel (au sens physique). Et pourquoi je pense que j'ai besoin de ce bordel, de cette accumulation d'objets qui m'entourent.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/perfectionniste-desordonnee/">Perfectionniste désordonnée</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="post-views content-post post-458 entry-meta">
				<span class="post-views-icon dashicons dashicons-chart-bar"></span> <span class="post-views-label">Nombre de vues :</span> <span class="post-views-count">16</span>
			</div>
<h2>Bienvenue dans la tête et la vie de la perfectionniste désordonnée (pour ne pas dire bordélique) que je suis</h2>



<p>Je suis une perfectionniste désordonnée. J&rsquo;aime que les choses soient bien faites, correctes, bien mises, etc. Dans <a href="#dansmavie">mon quotidien</a> (en <a href="#cuisine">cuisine</a>, au <a href="#boulot">boulot</a>,&#8230; <a href="#partout">partout</a>).</p>



<p><a href="#hypersensibilite">La poule et l&rsquo;oeuf,</a> qui était là d&rsquo;abord : mon perfectionnisme ou mon hypersensibilité ? Mon  perfectionnisme est lié à mon <a href="#sensdudetail">sens du détail</a> (combiné à mon hypersensibilité) et mon <a href="#besoindecontrole">besoin de contrôle</a> (lié à mon hypersensibilité).</p>



<p>Perfectionniste mais désordonnée : chez moi&#8230; <a href="#desordre">c&rsquo;est le bordel</a> ! Pourquoi ? Parce que <a href="#rassurant">ça me rassure</a>. Et je pense que c&rsquo;est lié à ma <a href="#peurdelabandon">peur de l&rsquo;abandon</a>. Pour compenser cette peur, je me suis <a href="#accumulation">entourée d&rsquo;objets</a>. Peut-être que mon désordre est une forme de <a href="#desordrerebellion">rébellion </a>? Il me permettait aussi de ne pas rentrer complètement dans le <a href="#moulesociete">moule de la société</a>. Il constitue également une <a href="#desordresoupape">soupape de sécurité</a>. Son <a href="#abandondesordre">abandon </a>sera difficile. L&rsquo;accumulation qui m&rsquo;entoure est une autre <a href="#accumulationrebellion">rébellion</a>, liée quant à elle à mon statut d&rsquo;<a href="#extraterrestremode">extra-terrestre de la mode</a> quand j&rsquo;étais enfant et ado.</p>



<p>Mon perfectionnisme, mon accumulation et mon désordre sont donc différentes formes de protection.</p>



<p>Et comme je rêve d&rsquo;abandonner désordre et accumulation, je <a href="#minimalisme">rêve de minimalisme</a>.</p>



<h2 id="dansmavieµ">Perfectionniste désordonnée au quotidien</h2>



<h4 id="cuisine">En cuisine</h4>



<p>Si je cuisine, il « faut » que mon plat soit comme je l&rsquo;ai planifié, imaginé. Même s&rsquo;il est bon mais qu&rsquo;il ne correspond pas à mon idéal, je en serai pas satisfaite. Si je le trouve trop ou pas assez salé, même si l&rsquo;assaisonnement est parfait pour mes convives, je ne serai pas satisfaite. Je serai déçue de ce que j&rsquo;ai fait.</p>



<p>Mais en même temps, la cuisine sera en désordre quand j&rsquo;aurai fini de cuisiner.</p>



<h4 id="boulot">Au boulot</h4>



<p>Les textes que je tape ou que je corrige doivent contenir le moins d&rsquo;erreurs possibles et être bien formatés. Je traque les fautes d&rsquo;orthographe, de grammaire, de style. Je confirme le sens si une phrase me semble imprécise. J&rsquo;aligne les paragraphes, je garde les titres avec le texte qui suit, j&rsquo;aligne correctement les chiffres dans les tableaux, je corrige les polices de caractère (celles qui sont différentes, plus grandes, plus petites). Bref, vous voyez le topo.</p>



<p>J&rsquo;ai une formation de secrétaire et un « beau » document sans faute est ce qu&rsquo;on m&rsquo;a enseigné qu&rsquo;il fallait produire, c&rsquo;est donc ce que je m&rsquo;efforce de faire au mieux de mes capacités. Et je suis très frustrée si, à cause des délais trop stricts par exemple, je sais que le document que je fais partir contient encore des éléments que j&rsquo;aurais pu corriger ou améliorer.</p>



<p>Mais perfectionniste désordonnée parce que mon bureau est un bordel permanent.</p>



<div class="wp-block-image is-style-default"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="620" height="166" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre.jpg" alt="Perfectionniste désordonnée - Mon bureau passe de vide à envahi de piles instables en quelques jours. Chassez le naturel..." class="wp-image-470" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre.jpg 620w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre-300x80.jpg 300w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption>Quelques jours me suffisent pour passer d&rsquo;un bureau rangé aux piles savamment désorganisées</figcaption></figure></div>



<h4 id="partout">Partout, en fait</h4>



<p>Je vais voir (et « corriger ») un certain nombre de choses comme</p>



<ul><li>les tableaux qui pendent de travers, que ce soit chez des amis ou dans un restaurant,</li><li>la chaise qui n&rsquo;est pas alignée dans une rangée parfaite, si je vais à une conférence,</li><li>le CD mal rangé dans un classement alphabétique (à la médiathèque, par exemple),</li><li>l&rsquo;élément qui est à l&rsquo;envers quand tous les autres sont à l&rsquo;endroit (livres dans une bibliothèque),</li><li>des fils emmelés,</li><li>un col relevé à moitié,</li><li>la fermeture du collier au cou d&rsquo;une amie qui se trouve sur l&rsquo;avant et non derrière son cou,</li><li>etc etc etc.</li></ul>



<h2 id="hypersensibilite">Perfectionnisme et hypersensibilité &#8211; la poule et l&rsquo;oeuf</h2>



<p>Perfectionnniste parce que je suis hypersensible ou hypersensible parce que je suis perfectionniste ? Pour ma part, je dirais plutôt perfectionniste parce qu&rsquo;hypersensible. Voici quelques autres causes possibles (liées à mon hypersensibilité) de mon perfectionnisme.</p>



<h4 id="sensdudetail">Mon sens du détail (et mon hypersensibilité)</h4>



<p>De toute évidence, je ne pourrais pas être perfectionnniste si je ne possédais pas une capacité de remarquer les détails largement supérieure à celle des personnes qui m&rsquo;entourent. Mes collègues étaient toujours étonnés que j&rsquo;arrive à voir la virgule ou le point qui manque au milieu d&rsquo;une page juste après avoir affiché cette page. Alors que, pour moi, ce qui serait agréable, ce serait pour une fois de ne <em>pas</em> remarquer ce détail. Quand je lis, je serais tellement contente de ne pas devoir m&rsquo;arrêter quasi à chaque erreur parce que mon cerveau bloque et que je dois revenir en arrière pour relire en l&rsquo;ayant corrigée mentalement.</p>



<p>Et je pense que mon besoin de corriger les choses qui ne sont pas à leur place ou comme elles devraient être vient du fait que les laisser me met mal à l&rsquo;aise, d&rsquo;une certaine manière. Je suis nettement plus sensible que d&rsquo;autres au fait que les choses ne sont pas comme elles devraient être.</p>



<h4 id="besoindecontrole">Mon besoin de contrôle (et mon hypersensibilité)</h4>



<p>L&rsquo;autre raison principale de mon besoin de remettre les choses à leur place est un besoin de contrôle. Tant que la chose ne sera pas à sa place, mon attention sera régulièrement distraite par cet élément. Si je parle à quelqu&rsquo;un, mon regard va régulièrement être attiré par le tableau qui pend de travers et je me dirai à chaque fois qu&rsquo;il faudrait que je le redresse. Et du coup, je perds à chaque fois quelques secondes de la conversation. Si j&rsquo;ai bougé le tableau dès que je l&rsquo;ai vu, je sais que je pourrai le regarder sans que cela ne me perturbe.</p>



<p>Encore une fois, la cause principale est mon hypersensibilité, le fait que je vais remarquer le positionnement penché chaque fois que je regarde le tableau ou que je le vois seulement dans ma vision périphérique.</p>



<h2 id="desordre">Perfectionniste, mais chez moi&#8230;</h2>



<p>Certains pourront objecter que, chez moi, les choses sont loin d&rsquo;être toujours parfaites, alignées, rangées.</p>



<p>C&rsquo;est un fait. Et c&rsquo;est même souvent l&rsquo;inverse absolu : mon environnement personnel, que ce soit chez moi ou au bureau &#8230;</p>



<h4>c&rsquo;est le bordel !</h4>



<p>Toute ma vie, c&rsquo;est quelque chose qui m&rsquo;a profondément dérangée. Mais je n&rsquo;ai toujours pas réussi à savoir quelle est la part de gêne causée par le regard (critique) des autres sur mon bordel et mon désir personnel d&rsquo;en être débarassée.</p>



<p>Mon appartement n&rsquo;est pas rangé. Les cadres ne sont pas droits, les chaises sont mises n&rsquo;importe comment. Mais les CDs sont régulièrement remis par ordre alphabétique et les livres rangés dans le même sens par ordre alphabétique d&rsquo;auteurs puis de titres.</p>



<p>Ce désordre me désespère. Et en même temps&#8230;</p>



<h4 id="rassurant">ça me rassure</h4>



<p>D&rsquo;une certaine manière bizarre, ce bordel est rassurant. Pourquoi ?</p>



<h4 id="peurdelabandon">à cause de ma peur de l&rsquo;abandon</h4>



<p>Toute ma vie, j&rsquo;ai eu peur d&rsquo;être abandonnée puisque j&rsquo;ai très jeune été persuadée qu&rsquo;il n&rsquo;était pas possible que quelqu&rsquo;un m&rsquo;aime pour qui je suis vraiment. Peu importe qui m&rsquo;a aimée, j&rsquo;ai toujours cru qu&rsquo;à un moment où un autre je serais abandonnée. Le jour où la personne verrait qui j&rsquo;étais vraiment, elle ne pourrait que me quitter, que ce soit en amitié ou en amour. Parfois il est plus facile de quitter que d&rsquo;être quittée. Parfois aussi je pense qu&rsquo;on peut, inconsciemment, pousser l&rsquo;autre à vous quitter en étant convaincu qu&rsquo;il ne vous aimera jamais assez pour vous accepter.</p>



<h4 id="accumulation">Pour compenser, je me suis entourée d&rsquo;objets. </h4>



<p>Non seulement ceux que j&rsquo;achetais mais aussi de souvenirs de personnes qui m&rsquo;avaient aimée quand j&rsquo;étais jeune. Et donc, inconsciemment, de personnes dont j&rsquo;avais le sentiment qu&rsquo;elles m&rsquo;avaient aimée comme j&rsquo;étais (mes grand-parents, ma grande-tante).</p>



<p>Plus j&rsquo;ai accumulé du brol, plus il m&rsquo;a été difficile de le garder rangé.</p>



<h2 id="desordrerebellion">Le désordre, une forme de rébellion</h2>



<p>J&rsquo;ai souvent pensé que, dans mon adolescence, mon désordre constituait une forme de rébellion. Je pense que c&rsquo;est la raison pour laquelle je l&rsquo;ai gardé jusqu&rsquo;à maintenant. Je faisais mon possible pour être celle que l&rsquo;on voulait que je sois (bonne élève à l&rsquo;école, bien élevée, « sage comme une image »), le seul endroit où j&rsquo;osais affronter l&rsquo;image que mes parents et ma famille avaient de moi était mon bureau. Ma chambre était relativement bien rangée mais mon bureau était toujours un boxon, une série de piles que je déplaçais vers mon lit quand je devais travailler.</p>



<p>Perfectionniste désordonnée. Perfectionniste pour être « comme il fallait », désordonnée pour m&rsquo;opposer.</p>



<h4 id="moulesociete">Pour ne pas rentrer complètement dans le moule de la société</h4>



<p>Perfectionniste dans le moule, désordonnée hors du moule.</p>



<p>Du matin au soir, je devais faire attention à ce que je disais, à ce que je ne devais pas dire, à ce que je faisais, à ce qu&rsquo;il ne fallait pas faire. Pour être une bonne élève, une copine que les autres auraient envie de fréquenter, une fille dont mes parents et ma famille seraient fiers. Et plus tard, la version parfaite / idéale / imaginée / rêvée de l&rsquo;amie, la collègue, la femme, l&rsquo;amante, la mère. Tous ces rôles que je pensais qu&rsquo;il me fallait jouer du matin au soir, du lever au coucher. </p>



<p>La seule manière dont je m&rsquo;autorisais à ne pas correspondre à toutes ces images était mon désordre. </p>



<p>Ces images étaient réelles (ce qui ressortait des commentaires de mon entourage) autantqu&rsquo;imaginées (ce que je m&rsquo;imaginais que les autres voulaient que je sois, ce que je pensais qu&rsquo;il fallait que je sois pour être acceptée en tant qu&rsquo;amie, collègue, etc).</p>



<h2 id="desordresoupape">Le désordre soupape de sécurité</h2>



<p>Tout ce contrôle que j&rsquo;ai exercé sur moi tout au long de ma vie est épuisant. Ma zone de confort, celle dans laquelle j&rsquo;avais abandonné tout contrôle, c&rsquo;était mon désordre. Abandonner mon désordre, ce sera également abandonner la plupart des objets (inutiles) qui m&rsquo;entourent. Cela veut dire abandonner tout ce qui m&rsquo;a rassurée durant tout ma vie. </p>



<p class="has-text-align-center" id="abandondesordre"><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Abandonner mon désordre sera le lâcher prise ultime</strong></span>.</p>



<h2 id="accumulationrebellion">L&rsquo;accumulation, mon autre rébellion</h2>



<p>L&rsquo;accumulation a commencé par des objets appartement à ma famille mais depuis que j&rsquo;habite seule j&rsquo;ai aussi acheté une quantité impressionnante de vêtements. </p>



<h4 id="extraterrestremode">parce que j&rsquo;ai été une enfant et une ado extra-terrestre de la mode</h4>



<p>Pour mes parents, il valait mieux acheter moins de vêtements mais de bonne qualité. Je me retrouvais donc avec des vêtements que je gardais durant des années, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils deviennent trop petits.  Et je ne pouvais pas changer énormément puisque j&rsquo;en avais peu. J&rsquo;étais toujours habillée différemment des autres, de manière classique et non selon les « tendances » du moment. La plupart de mes copines avaient constamment des nouveaux vêtements, moi très rarement. Je me suis donc, pour ça aussi, toujours sentie différente &#8211; une sorte d&rsquo;extra-terrestre dans le monde de mes copines d&rsquo;école.</p>



<p>Quand j&rsquo;ai pu gérer mon budget, j&rsquo;ai commencé à acheter un grand nombre de vêtements peu chers afin de pouvoir changer très régulièrement. Ce qui ne veut pas dire que je jetais nécessairement beaucoup. Il y a 20 ou 30 ans, même les vêtements bon marché étaient de qualité et pouvaient être gardés durant 15 ou 20 ans. J&rsquo;ai fini par donner beaucoup parce que j&rsquo;avais changé de style, qu&rsquo;ils étaient trop petits ou que j&rsquo;en avais marre de les voir. </p>



<p>Encore aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai tendance à acheter trop mais j&rsquo;y travaille.</p>



<h2 id="minimalisme">Aujourd&rsquo;hui je rêve de minimalisme</h2>



<p>Voilà des années que je rêve de minimalisme, de vivre dans un petit espace et avec peu de choses. Ces dernières années, le chemin qui y mène me semble de plus en plus praticable. Je n&rsquo;y suis pas encore tout-à-fait, sur le chemin. Il est la voie carossable que je vois, depuis le petit sentier sauvage et sinueux sur lequel je chemine. Et il se rapproche de jour en  jour.</p>



<p></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/perfectionniste-desordonnee/">Perfectionniste désordonnée</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/perfectionniste-desordonnee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plus intelligente que la moyenne ? Sûrement pas ! Si ?</title>
		<link>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/plus-intelligente-que-la-moyenne/</link>
					<comments>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/plus-intelligente-que-la-moyenne/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 11:26:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[coupable]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
		<category><![CDATA[extra-terrestre]]></category>
		<category><![CDATA[fainéante]]></category>
		<category><![CDATA[haut potentiel]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://hypersensibleempatheintrovertie.com/?p=393</guid>

					<description><![CDATA[<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Les tests disent que oui mais je ne me sens pas vraiment très intelligente. Quels sont les liens, selon moi, entre intelligence et hypersensibilité ? Et le fait d'être empathe ? Dévouvrez aussi que mon filtre à perceptions est troué ou que je me compare à un pc... sans mode d'emploi.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/plus-intelligente-que-la-moyenne/">Plus intelligente que la moyenne ? Sûrement pas ! Si ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="post-views content-post post-393 entry-meta">
				<span class="post-views-icon dashicons dashicons-chart-bar"></span> <span class="post-views-label">Nombre de vues :</span> <span class="post-views-count">11</span>
			</div>
<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Le degré d&rsquo;intelligence est-il lié au degré de sensibilité ? Quid de l&#8217;empathie ? </p>



<p>Les tests disens que oui mais j&rsquo;ai du mal à l&rsquo;admettre. Je le sais dans ma tête mais j&rsquo;ai du mal à l&rsquo;accepter à le vivre ouvertement.</p>



<p>Voici le résultat de mes cogitations sur ces questions.</p>



<p><a href="#hypersensibilite">Intelligence et hypersensibilité</a> sont liées</p>



<p><a href="#perceptions">Mon filtre à perceptions est troué&#8230;</a>, mes perceptions sont exacerbées</p>



<p><a href="#pc">Mon PC interne ? Une bête de course</a>&#8230; dont la batterie s&rsquo;épuise anormalement vite</p>



<p><a href="#empathe">Lien avec le fait d&rsquo;être empathe</a></p>



<p><a href="#hp">Tests de QI : hp ?</a> Alors, je suis HP ? Oui, mais non. </p>



<p><a href="#non">Meuh non, je ne suis pas hp</a>. Je suis fainéante ; mon entourage est comme moi ; il y a beaucoup plus intelligent que moi, je suis juste un peu au-dessus de la moyenne ; mes deux parents, eux, l&rsquo;étaient / le sont sûrement beaucoup plus que moi</p>



<p><a href="#oui">Si ? C&rsquo;est possible ?</a></p>



<p><a href="#mode-emploi">Un PC sans mode d&#8217;emploi</a>, c&rsquo;est l&rsquo;impression que j&rsquo;ai de mes capacités</p>



<p><a href="#maintenant">Aujourd&rsquo;hui</a></p>



<h3 id="hypersensibilite">Le lien entre l’intelligence et l’hypersensibilité</h3>



<p>Ce sujet s’est rapidement imposé parce que je suis convaincue qu’hypersensibilité et intelligence sont intimement liées. Les (très) hypersensibles sont (très) intelligents. Non, non, ne vous récriez pas. Ne pensez pas non plus que je me crois plus intelligente que les autres ou que je me pense supérieure. Bien au contraire.</p>



<h5>Pourquoi sont-elles liées&nbsp;?</h5>



<p>Pourquoi est-ce que je pense que les deux vont de pair&nbsp;? Parce qu’une composante de l’hypersensibilité est souvent l’hyperesthésie. C’est le fait d’avoir une acuité des sens plus prononcée que la moyenne : vue, ouïe, goût, toucher, odorat. Il peut s’agir d’un seul sens ou de tous les sens.</p>



<h5 id="perceptions">Mon filtre à perceptions n’est pas très efficace</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-700x260.jpg" alt="filtre grossier" class="wp-image-397" width="338" height="126" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-700x260.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-300x111.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres.jpg 732w" sizes="(max-width: 338px) 100vw, 338px" /><figcaption>Mon filtre à perceptions laisse trop passer</figcaption></figure></div>



<p>Je suis sensible au bruit, à la lumière, aux odeurs, aux textures que je touche, au goût des aliments. Pourquoi&nbsp;? Parce que je possède un filtre moins puissant / efficace que celui des gens moins ou non sensibles. Du coup, je capte beaucoup plus de choses qu’une personne «&nbsp;normale&nbsp;».</p>



<h5>Mes perceptions exacerbées</h5>



<p>Si j’assiste à un concert, je suis constamment consciente de tout ce qui se déroule autour de moi. Ou sur la scène.</p>



<p>Je vais voir le membre de l’orchestre qui fait tomber sa feuille. Celui qui manque de tomber en bas de sa chaise quand il se penche. La personne qui regarde son téléphone trois rangées devant moi. Celle s&rsquo;agite dans son fauteuil plus loin dans ma rangée. Mais aussi la porte qui se referme parce quelqu’un vient de sortir. Celui qui se mouche derrière moi. Le couple à ma gauche qui se rapproche et s’éloigne constamment pour se parler à l’oreille (je perçois les mouvements du coin de l’œil et leurs mumures qui sont plus que des murmures pour moi). </p>



<p id="pc">Afin de pouvoir analyser toutes ces informations qui lui arrivent, mon cerveau doit être particulièrement efficace. Plus que le cerveau de quelqu’un à la sensibilité normale. Suis-je pour autant plus intelligente que la moyenne ?</p>



<h5>Mon ordinateur interne est une bête de course</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-700x492.jpg" alt="Mon cerveau est comme un pc" class="wp-image-398" width="342" height="241" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-700x492.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-300x211.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-120x85.jpg 120w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc.jpg 756w" sizes="(max-width: 342px) 100vw, 342px" /><figcaption>Mon cerveau est un super pc</figcaption></figure></div>



<p>Afin de pouvoir traiter un plus grand nombre d’informations durant le même temps qu’un ordinateur de base, il doit être plus puissant, travailler plus rapidement et avoir une plus grande mémoire (pour stocker le résultat de l’analyse de l’information).</p>



<p>Plus on est hypersensible, plus on est capable de traiter un grand nombre d’informations en même temps. La conséquence ? Notre capacité de stockage doit être plus importante et le processeur plus puissant.</p>



<h5>… qui se fatigue</h5>



<p>Le processeur se fatigue inutilement parce que si mes sens captent quelque chose, mon cerveau analyse l’info. Même si elle n’a rien à voir avec la tâche principale, dans ce cas-ci assister au concert.</p>



<p>Cela remplit aussi le disque dur qui stocke ces informations, même si ce n’est que dans des fichiers temporaires. Il y reste moins de place pour y garder les éléments concernant le concert. Il peut m’arriver de «&nbsp;louper&nbsp;» 30 secondes d&rsquo;une chanson parce que mon attention a été focalisée sur un son perturbateur, souvent plus proche de moi.</p>



<h5 id="empathe">Hypersensible, donc empathe&nbsp;?</h5>



<p>L’accumulation d’informations – que je pourrais qualifier de parasites – est ce qui me permet cette hyper-empathie (dont parfois je me passerais bien). Mon cerveau capte et enregistre, classe, analyse une quantité d’informations dont je n’ai absolument pas conscience mais qui me permettent de comprendre / vivre ce que la personne ressent. &nbsp;</p>



<p>Je pense donc qu’il est impossible d’être empathe (ce qui, pour moi, correspond à une hyper-empathie) sans être hypersensible, même de manière inconsciente. On ne peut vivre les choses en même temps que l’autre que si l’on est hyper connecté à ce qui se passe à l’extérieur de soi.</p>



<h3 id="hp">Test de QI – je suis HP</h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-700x380.jpg" alt="HP? Haut QI?" class="wp-image-400" width="352" height="191" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-700x380.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-300x163.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP.jpg 712w" sizes="(max-width: 352px) 100vw, 352px" /><figcaption>QI élévé ? Haut potentiel ? HP ?</figcaption></figure></div>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ?</p>



<p>Lors de tests de QI, j’ai eu des résultats qui m’ont classée dans la catégorie Haut Potentiel (HP). Certains disent aussi zèbres ou surdoués. Donc, oui.</p>



<p>Mais je ne me reconnais pas du tout dans le terme «&nbsp;haut potentiel&nbsp;» ou «&nbsp;surdoué&nbsp;». Je dois cependant admettre que quand je cherche des informations sur la douance, je me retrouve grandement dans une majorité des caractéristiques évoquées. Si le sujet vous intéresse, j’ai mis des liens sur la page <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/references">Références</a>.</p>



<h5>Le cul entre deux chaises : oui, mais non…</h5>



<p>Et je me retrouve le cul entre deux chaises. Suis-je plus intelligente que la moyenne ?</p>



<p>Je me reconnais dans une description, je comprends pourquoi j’ai les amis que j’ai (comme par hasard, quand je commence à en parler autour de moi je constate que tous ceux qui savent de quoi je parle se posent des questions ou ont été testés HP). Et je constate que de nombreuses personnes dans ma famille le sont également. Pourtant, en même temps, je ne me reconnais pas sous cette étiquette de plus douée que les autres, plus intelligente.</p>



<h5 id="non">Non, je ne suis pas intelligente, mais je suis fainéante</h5>



<p>A priori l&rsquo;intelligence et la fainéantise n&rsquo;ont rien à voir.  </p>



<p>A l&rsquo;école, il ne me fallait pas travailler beaucoup / longtemps pour faire mes devoirs ou apprendre mes leçons. Mais parce que mes parents laissaient sous-entendre qu’il faut travailler un certain temps pour connaître les choses complètement, j’avais toujours l’impression d’en faire trop peu. En comparaison avec le temps de travail de mes copines de classe, j’étais une grosse fainéante. J’étais donc plus focalisée sur (l’illusion de) ma paresse que sur mes bons / meilleurs résultats. Et je ne me posais pas vraiment de questions sur pourquoi j&rsquo;avais plus facile, pourquoi je travaillais plus vite.</p>



<h6>Je me sentais coupable&#8230;</h6>



<p>de travailler si peu et de réussir si facilement. Et donc je me disais qu&rsquo;il y avait quelque chose qui clochait en moi. Mais je n&rsquo;en ai jamais déduit que j&rsquo;étais plus intelligente ou plus rapide. Au contraire, d&rsquo;une certaine manière j&rsquo;enviais mes copines de classe qui travaillaient 2 ou 3h quand j&rsquo;en travaillais « péniblement » une ! Je pense que j&rsquo;avais l&rsquo;impression que mes <em>résultats auraient été plus justifiés si j&rsquo;avais travaillé plus dur pour les avoir</em>.</p>



<p>Comment aurais-je pu rester une heure de plus à travailler pour avoir 8,5 ou 9 sur 10 au lieu de 8 ? Mon cerveau n&rsquo;en voyait pas l&rsquo;intérêt. Réellement. Je pouvais rester 30 minutes de plus devant mes feuilles, rien d&rsquo;autre ne rentrait dans mon cerveau que ce qui s&rsquo;y trouvait déjà après ma première étude.</p>



<h6>A cause de mon besoin d&rsquo;appartenance</h6>



<p>Si les commentaires de mes profs étaient la plupart du temps encourageants, j&rsquo;ai au contraire toujours ressenti un jugement de la part de mon père. J&rsquo;avais le sentiment que je n&rsquo;en faisais jamais assez, que ce n&rsquo;était pas assez bien. Je ne me sentais pas fière de mes facilités, mais j&rsquo;étais au contraire gênée vis-à-vis de mes copines et je m&rsquo;inventais des durées de travail largement supérieures à la réalité.</p>



<p>Je comprends aujourd&rsquo;hui que je me sentais inconsciemment plus proche du niveau de pensée des adultes que de celui de mes copines d&rsquo;école. Et je faisais ce que je pouvais pour ressembler à ceux de mon âge afin de pouvoir intégrer l&rsquo;un ou l&rsquo;autre groupe. Comme de mentir sur mon temps de travail ou ma difficulté avec les devoirs. Ce dont mes camarades de classe n&rsquo;étaient pas dupes puisque je ne cachais pas ma vitesse de réponse lors des tests écrits (j&rsquo;avais fini largement avant les autres) ou le nombre de fois où je connaissais les réponses aux questions du prof. Je passais mon temps à naviguer entre le besoin de satisfaire aux exigences de mes parents et mon besoin d&rsquo;être comme mes copines.  J&rsquo;ai le sentiment d&rsquo;avoir échoué dans les deux.</p>



<h5>Non, je ne suis pas plus intelligente, mon entourage est comme moi</h5>



<p>J’adore </p>



<ul><li>les jeux de logique (logimage, logipix, enquêtes logiques, etc), </li><li>les jeux «&nbsp;mathématiques&nbsp;» (sudoku, binero et autres), </li><li>les puzzles (y compris les puzzles 3D), </li><li>les jeux style Dr Kawashima («&nbsp;développement&nbsp;» du cerveau),</li><li>les mots croisés / fléchés et autres, les énigmes. </li></ul>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Non, parce que pour moi tout cela n’a rien de spécial. Mon ex-mari, mes enfants, mes parents, mon ex- belle-mère aiment le même genre de jeux. Ma mère faisait tous les jours les mots croisés du journal «&nbsp;Le Soir&nbsp;», réputés pour être particulièrement difficiles. C’est donc quelque chose de tout à fait banal pour moi puisque j’ai toujours été entourée de personnes ayant les mêmes intérêts et souvent meilleures que moi dans la résolution de ces problèmes.</p>



<h5>Eux, il sont vraiment intelligents, pas moi</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-700x512.jpg" alt="De vrais génies" class="wp-image-402" width="350" height="256" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-700x512.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-300x220.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies.jpg 742w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /><figcaption>Einstein, Picasso, Mozart, Dali, Beethoven, Planck</figcaption></figure></div>



<p>Une partie de moi savait que j’étais plus «&nbsp;intelligente&nbsp;» que certaines de mes copines de classe par exemple. Mais une autre partie, beaucoup plus vocale, se comparait toujours à d’autres, nettement meilleurs dans certains sujets, pour me faire comprendre / croire qu’en fait j’étais complètement nulle.</p>



<p>Si j’aimais les jeux de logique, mon ex-mari ou mes enfants étaient meilleurs. J’étais bonne en math, mon ex-mari était intuitif en math et nettement meilleur, mon père frôlait le génie. Le vocabulaire de ma mère était nettement plus impressionnant que le mien.</p>



<p>Et que dire des vrais génies, tels Albert Einstein, Pablo Picasso, Amadeus Mozart, Salvador Dali, Ludwig von Beethoven ou encore Max Planck ?</p>



<p>Peu importe en quoi j’aurais pu me trouver douée, il y avait toujours dans mon entourage une ou plusieurs personnes nettement meilleures que moi. Et je me retrouvais incapable d’être consciente de ma valeur.</p>



<p>Je n&rsquo;ai pris conscience que ces dernières années du fait que je me comparais à une personne à la fois, pour une chose en particulier : à mon père ou mon ex-mari pour les maths, à ma mère pour le vocabulaire. Si je parle 3 langues et que j&rsquo;en comprends / baragouine deux ou trois autres, je vais me comparer à un collègue qui parle couramment 6 langues et dire, mais non, ce que je fais n&rsquo;est pas si impressionnant. Je me compare à un petit nombre de personnes qui parlent 6 ou 7 langues et j&rsquo;en oublie les millions de gens qui n&rsquo;en parlent qu&rsquo;une. </p>



<h5>Non parce que j’avais deux parents HP</h5>



<p>Cela n’a pas aidé d’avoir deux parents (d’après mes lectures sur le sujet) très intelligents et «&nbsp;pluridisciplinaires&nbsp;».</p>



<h6>Mon père</h6>



<p>Mon père était expert-comptable, excellent avec les chiffres. Il avait également une super mémoire&nbsp;: il lisait un texte une fois et connaissait son contenu (y compris les chiffres exacts). </p>



<p>Il avait aussi une grande capacité d&rsquo;apprentissage en autodidacte. C&rsquo;est comme ça qu&rsquo;il a appris la peinture à l’huile, en lisant des livres. Les murs de la maison sont couverts de ses tableaux.</p>



<h6>Ma mère</h6>



<p>Ma mère dessinait très bien aussi (même si ce n’était pas un hobby). Ell était également excellente pour les mots croisés et avait un vocabulaire très étendu. Elle a, encore aujourd&rsquo;hui, une culture générale très étendue. Ayant fait deux ans de cours de coupe et couture en cours de soir, elle était capable de coudre à peu près n’importe quoi. Elle avait même fait ses propres vêtements à une époque.</p>



<h6>Et moi&nbsp;?</h6>



<p>Avoir ces deux exemples de personnes que je considérais comme très intelligentes m’a écrasée durant des années. Comparée à eux j’étais nulle en tout.</p>



<p>Ma facilité avec les chiffres n’était vraiment rien, mon père lui était vraiment super. Mes dessins ressemblaient à ceux d’un enfant de 5 ans, comparés à ses tableaux.</p>



<p>Quand on parlait musique classique, ma mère reconnaissant des morceaux dont je ne retenais jamais le titre ni le compositeur. Le nombre de livres qu&rsquo;elle avait lus était impressionnant. De nombreux noms d&rsquo;arbres, de fleurs ou d&rsquo;oiseaux  lui venaient naturellement. </p>



<p>Je n’avais même pas envie d’apprendre quoi que ce soit en couture, persuadée que je n’arriverais jamais à la cheville de ce que ma mère était capable de faire. Les noms des variétés d’arbres ou de fleurs restaient des mystères pour moi, je n&rsquo;arrivais pas à les mémoriser.</p>



<h6>Je lis un livre, je ne comprends rien. Mon père lit des extraits et il m’explique tout</h6>



<p>Adolescente, je lisais un livre en entier et n’arrivais pas à comprendre le sens de l’histoire. Mon père prenait le livre, lisait la fin (genre les deux dernières pages) puis feuilletait le livre de la fin vers le début en lisant quelques passages ici et là et il était ensuite capable de me fournir une analyse détaillée (et exacte) de l’histoire. Désespérant.</p>



<p>Comment aurai-je jamais pu me sentir intelligente (ne parlons même pas d’une intelligence supérieure à la moyenne) avec un tel exemple&nbsp;? Impossible.</p>



<h5 id="oui">Oui, je fonctionne différemment</h5>



<p>Ce que j’ai compris et admis, c’est que mon cerveau ne fonctionne pas comme celui de la majorité de la population. Ni mieux, ni moins bien mais très clairement de manière différente.</p>



<h5>OK, c’est peut-être vrai parce que…</h5>



<p>Il m’arrive de parler avec quelqu’un d’extérieur à mon cercle habituel et de me rendre compte qu’il y a des gens qui n’apprécient aucun des types de jeux que j’apprécie parce que cela leur semble beaucoup trop compliqué. Alors que, pour moi, une partie du plaisir est le challenge intellectuel.</p>



<p>Quand je vois le comportement irréfléchi de nombreuses personnes plus éloignées de mon cercle proche, je me rends compte que je réfléchis plus / différemment.</p>



<p>Quand j&rsquo;ai compris que je me comparais toujours à un petit nombre de personnes (que je trouvais) plus intelligentes que moi plutôt qu&rsquo;au grand nombre moins intelligentes / moins douées dans certains domaines &#8211; ou en général. Parce que je n&rsquo;aimais pas être différente, me sentir différente, être vue comme différente. Je voulais me fondre dans la masse, ne pas être remarquée. Etre comme tout le monde. Je voulais arrêter de me sentir comme une extra-terrestre.</p>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Au fil des années, j’ai également côtoyé un nombre de personnes que je trouvais particulièrement intelligentes et qui semblaient considérer que mon intelligence était au moins égale à la leur, voire supérieure. Donc oui.</p>



<h5>Oui, ok, j’ai compris, je suis une zébresse</h5>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Oui, voilà, je le dis. Enfin, je l&rsquo;écris. J’ai fini par admettre que mon intelligence est supérieure à la normale / la moyenne. Ce qui ne veut pas dire que je me <em>sens </em>intelligente / plus intelligente / meilleure pour autant.</p>



<p>Et pourtant, en écrivant ce titre qui dit «&nbsp;j’ai compris&nbsp;», j’ai encore buté sur ce que j’allais écrire après «&nbsp;je suis&nbsp;». HP&nbsp;? haut potentiel&nbsp;? surdouée&nbsp;? Je n’aime aucun de ces termes qui me semblent refléter une supériorité que je ne ressens pas. Mais zébresse, ça oui, je me vois bien. [j’ai passé 5 min à chercher sur internet si on dit zébresse ou zébrelle, les deux se disent mais zébresse est plus fréquent que zébrelle. Quoi que zèbre-elle, ça sonne pas mal je trouve.]</p>



<h5>Qui se ressemblent s’assemblent</h5>



<p>Aujourd’hui, je sais que les personnes similaires s’attirent et que les personnes avec qui je m’entends vraiment bien sont plus sensibles que la moyenne (pas nécessairement autant que moi ni dans autant de domaines) et ont un cerveau qui fonctionne différemment de la majorité des gens.</p>



<h3>Très intelligent ne veut pas dire nécessairement hypersensible</h3>



<p>Pour moi le lien il existe clairement un lien entre l’hypersensibilité et l’intelligence. Mais l’inverse n’est pas nécessairement vrai. Il existe des gens extrêmement intelligents mais pas hypersensibles pour autant.</p>



<p>Les personnes très intelligentes et non hypersensibles fonctionnent de manière plus efficace parce que leur disque dur n’est pas envahi d’un grand nombre de fichiers temporaires et le processeur ne turbine pas à analyser des données secondaires et/ou inutiles.</p>



<h3 id="mode-emploi">Je ne sais pas vraiment comment fonctionne mon PC</h3>



<p>Même si je suis plus intelligente que d&rsquo;autres, je ne comprends malheureusement pas toujours le mode de fonctionnement de mon ordinateur plus sophistiqué. Et je ne suis pas toujours capable de l’utiliser au meilleur de ses possibilités ni de gérer convenablement le stockage des informations (il m&rsquo;est souvent impossible de choisir non seulement <em>ce que</em> je vais stocker, par exemple mais aussi <em>pour combien de temps</em>).</p>



<h5>Souvenirs souvenirs</h5>



<p>Certaines personnes se souviennent du moindre détail du film vu il y a 3 ans ou d’un livre lu il y a 5 ans. Sans effort, sans volonté de s’en rappeler.</p>



<p>Je me souviens d’une grande quantité de choses dont je n’ai parfois aucun souvenir de les avoir «&nbsp;étudiées&nbsp;» ou d’avoir fait le moindre effort pour les retenir . Paroles de chansons d&rsquo;il y a 20 ou 30 ans, vêtement porté lors d’un événement, les noms des amies de classe quand j’avais 12 ans, le poème étudié quand j&rsquo;avais 16 ans, il m&rsquo;en revient des bribes ou le tout alors même que j&rsquo;avais oublié que je savais ce que je savais. Je peux fredonner une chanson et m&rsquo;étonner de connaître les paroles alors que je n&rsquo;ai jamais été fan de ce chanteur et que je ne l&rsquo;écoutais pas nécessairement.</p>



<h5>Merde. Je ne sais plus pourquoi je suis venue dans cette pièce</h5>



<p>Il m’arrive souvent de retourner dans la pièce que je viens de quitter parce que je suis incapable de me souvenir ce que j’étais venue chercher… Et il m’arrive de devoir y retourner une deuxième fois parce que le même phénomène se reproduit&nbsp;!</p>



<p>Comment puis-je être capable de me souvenir de choses qui datent d’il y a 10 ou même 30 ans (et plus) mais pas de quelque chose à quoi je pensais il y a quelques minutes&nbsp;????</p>



<p>C’est extrêmement frustrant de savoir que, pourtant, lors d’un test de QI, on m’a dit que j’avais quasi le maximum au test de mémoire. Ah bon, vous êtes sûr&nbsp;? Parce que, franchement, dans la vie courante je n’en vois strictement rien, de votre soi-disant super mémoire.</p>



<h3 id="maintenant">Je suis comme je suis, et c’est ok</h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/zebre.jpg" alt="Zébresse - et maintenant, on va où ?" class="wp-image-405" width="146" height="191"/><figcaption>Et maintenant, on va où ?</figcaption></figure></div>



<p>J’apprends tous les jours à accepter que c’est ok d’être comme je suis, avec mon hypersensibilité, mon hyper-empathie, mon introversion et mon intelligence qui gère tout ça ainsi que plein d’autres choses.</p>



<p>Aujourd’hui je dois voir que mon intelligence est au service de mon hypersensibilité, que c’est elle qui me permet d’avoir une telle empathie. Et que c’est ok qu’elle serve à cela. C’est bien si je ne dispose pas d’une intelligence purement intellectuelle.</p>



<p>C’est ce qui fait que je suis qui je suis.</p>



<p>J&rsquo;apprends à oser dire que je suis HP de manière « publique » plutôt que juste dans le cercle de mes proches.</p>



<p>Lisez-en plus sur les thèmes suivants  (ouverture dans un nouvel ongle) : <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/tag/hypersensible/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hypersensible</a>, <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/tag/empathe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">empathe</a></p>



<p></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/plus-intelligente-que-la-moyenne/">Plus intelligente que la moyenne ? Sûrement pas ! Si ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/plus-intelligente-que-la-moyenne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Moi et le mal que vous me faites (sans le savoir)</title>
		<link>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-vous-me-faites/</link>
					<comments>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-vous-me-faites/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2020 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
		<category><![CDATA[protections]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://hypersensibleempatheintrovertie.com/?p=340</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nombre de vues : 157 L&#8217;enfance Je pense que, toute petite, je ne connaissais pas vraiment la colère ou les émotions très négatives. Mais je &#8230; </p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-vous-me-faites/">Moi et le mal que vous me faites (sans le savoir)</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="post-views content-post post-340 entry-meta">
				<span class="post-views-icon dashicons dashicons-chart-bar"></span> <span class="post-views-label">Nombre de vues :</span> <span class="post-views-count">157</span>
			</div>
<h4>L&rsquo;enfance</h4>



<p>Je pense que, toute petite, je ne connaissais pas vraiment la colère ou les émotions très négatives. Mais je ressentais le mécontentement de mes parents (surtout mon père) dans le cas de certains de mes comportements. Pas besoin pour lui de crier ou de me frapper, une certaine sécheresse dans le ton était suffisante : à cause de mon hypersensibilité, ça avait le même effet pour moi qu’une gifle pour un autre enfant. Oui, cela semblera exagéré pour certains mais c’est pourtant le cas.</p>



<p>La plus petite remarque de la part de quelqu’un que j’apprécie (une amie de classe, un professeur, une cousine, mon parrain, un collègue) est comme un coup au cœur. Vous n’avez aucune idée des souffrances que j’ai endurées durant ma vie. Parce que je ressens profondément votre colère, votre déception, votre jugement. Je capte tous les signes corporels qui peuvent trahir ce que vous ressentez et je vis votre émotion / vos sentiments comme vous&nbsp;; je ressens également ce dont vous n’êtes pas nécessairement conscient. Et comme ma nature profonde est que je suis heureuse si les personnes qui m’entourent sont heureuses, je souffre d’autant plus d’être la cause des sentiments négatifs qui les animent.</p>



<p>Evidemment, j’entends déjà les levées de boucliers «&nbsp;mais enfin, ce n’est pas comme si tu avais été battue, personne ne t’a jamais frappé&nbsp;; ce n’était même pas de la violence verbale, juste des phrases banales, normales&nbsp;». Peut-être. Mais cela ne change pas l’impact que tout cela a (eu) sur moi.</p>



<h4>Je suis vite blessée</h4>



<p>La plus infime remarque, le plus petit mot négatif, toute critique, absolument tout est une souffrance pour moi (même si je ne vous connais pas). (voir aussi la page concernant l’empathie) Et si vous comptez beaucoup pour moi, dites-vous que chaque chose négative que vous me dites &#8211; même celle qui vous semble totalement anodine et à laquelle vous ne pensez plus 5 minutes plus tard – représente pour moi au mieux une claque, au pire un coup de poignard dans le cœur. Et donc, oui, vous côtoyer me fait souffrir. Si vous partagez ma vie, vous êtes mon dieu et mon diable, je vis en paradis et en enfer, je passe sans arrêt du chaud au froid selon ce que vos paroles soufflent dans mon cœur.</p>



<h4>Partager ma vie avec quelqu&rsquo;un ? Bof&#8230;</h4>



<p>Aujourd’hui, je ne suis plus très sûre d’avoir envie de partager ma vie avec quelqu’un. Bien sûr, il y a énormément de côtés positifs et l’amour de l’autre embellit le quotidien. Mais dans mon cas, partager mon quotidien signifie marcher sur des œufs une très grande partie du temps. Cela signifie que durant les périodes de difficulté dans le couple je ne suis jamais complètement détendue, de peur de dire ou de faire quelque chose qui va provoquer une remarque négative, une critique, une dispute (voir aussi le sujet des conflits).</p>



<p>Des années de vie commune signifient des années de souffrance. Non, non, n’allez pas croire que j’ai été malheureuse toute ma vie. Mais chaque petite blessure se rajoute aux autres. Et il est quasi impossible d’en parler parce que ce n’est pas «&nbsp;raisonnable&nbsp;», ce n’est pas «&nbsp;justifiable&nbsp;» comme réaction. Si j’ai mal dès la plus petite remarque négative, est-ce que cela veut dire que l’on ne peut jamais rien me dire sous prétexte que ça fait mal&nbsp;? Non, bien sûr, ce n’est pas vivable quand on vit à deux ou en famille, il faut parler des problèmes, trouver des compromis. Mais si je vous fais une remarque bénigne, vous pouvez l’oublier rapidement. Votre remarque tournera dans ma tête (et dans mon cœur) durant des heures, voire des jours, des mois ou des années.</p>



<h4>La carapace que j&rsquo;ai construite</h4>



<p>Cette souffrance amène aussi à se construire une carapace. Depuis l’enfance, les autres me font mal. Donc même si ma tendance naturelle est de faire confiance à l’autre, je ne m’investis pas émotionnellement à fond dans une relation qui commence, quelle qu’elle soit. Parce que plus je suis investie émotionnellement, plus les remarques de l’autre me feront mal. Je mets du temps à laisser mes sentiments se développer complètement, attendant le moment où je suis relativement sûre que je ne m’expose pas – à court ou moyen terme – à une souffrance énorme due à une rupture par exemple.</p>



<p>De la même manière, si dans une relation les remarques deviennent plus fréquentes et/ou plus négatives, je vais me reconstruire une carapace en prenant mes distances vis-à-vis de mes sentiments pour la personne qui me blesse. Je vais forcer mes sentiments pour cette personne être plus flous, moins intenses – même si je n’ai aucune idée de comment je suis capable de faire ça. Pour diminuer la souffrance au jour le jour et pour anticiper la souffrance de la rupture. Et le jour où la rupture arrive, je suis comme anesthésiée, mon cerveau comprend ce qui se passe mais je ne ressens rien. Et j’évite ensuite les situations qui pourraient réveiller mes sentiments et donc ma souffrance.</p>



<h2>Ma prochaine carapace</h2>



<p>J’avoue qu’après tant d’années à avoir enduré les remarques sans être arrivée à faire comprendre à qui que ce soit combien tout cela me blessait profondément, aujourd’hui je préfère passer mon temps seule. J’espère arriver à me construire une carapace positive, c’est-à-dire à m’aimer suffisamment pour que l’opinion de l’autre n’ait pas cet impact négatif sur moi, pour que les remarques ne m’atteignent pas parce que je serai convaincue de ma valeur et de mon bon droit à penser autrement que la personne en face de moi. Je me suis souvent refusé ce droit au cours de ma vie, de peur de décevoir l’autre ou de provoquer un conflit.</p>



<h4>J&rsquo;ai trouvé quelqu&rsquo;un qui parle de ces chocs émotionnels</h4>



<p>Voici une vidéo de Raymonde Hazan qui explique cet impact <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Udj9KkXlqjA">https://www.youtube.com/watch?v=Udj9KkXlqjA</a> . Elle propose une cause différente à ces chocs, qui selon elle sont souvent dus au manque de fiabilité des autres. Pour moi l’impact émotionnel est dû à l’hypersensibilité de celui qui reçoit un message négatif (même si c’est juste « finalement je ne mange pas avec toi ce midi », dans ma tête cela devient « cela veut dire qu’il y a autre chose dans sa vie plus important que d’aller manger avec moi le midi », donc je n&rsquo;ai aucune importance à ses yeux, donc je me suis trompée du tout au tout sur ses sentiments pour moi, je ne suis pas assez intéressante) mais aussi à l&#8217;empathie (dans le cas de reproches, on ressent aussi comment l&rsquo;autre se sent par rapport à nous). Je n’aime pas toujours son discours mais j’ai trouvé un certain nombre de vidéos sur sa chaîne qui me parlent particulièrement.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-vous-me-faites/">Moi et le mal que vous me faites (sans le savoir)</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-vous-me-faites/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Qui suis-je ? &#8211; définitions personnelles</title>
		<link>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-08/quisuisje-definitions/</link>
					<comments>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-08/quisuisje-definitions/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 12:09:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
		<category><![CDATA[introvertie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://hypersensibleempatheintrovertie.com/?p=102</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retrouvez ici mes définitions personnelles de l'hypersensibilité, du terme "empathe" tel que je l'utilise et de l'introversion.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-08/quisuisje-definitions/">Qui suis-je ? &#8211; définitions personnelles</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="post-views content-post post-102 entry-meta">
				<span class="post-views-icon dashicons dashicons-chart-bar"></span> <span class="post-views-label">Nombre de vues :</span> <span class="post-views-count">17</span>
			</div>
<p>Voici une explication personnelle des 3 caractéristiques principales qui, je pense, définissent en grande partie qui je suis, comment je me comporte, quelles sont mes valeurs, ce que j’aime (ou pas).</p>



<ul><li><a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=102&amp;action=edit#hypersensibilité">hypersensibilité</a></li><li><a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=102&amp;action=edit#empathe">empathe</a></li><li><a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=102&amp;action=edit#intro">introversion</a><a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=102&amp;action=edit#caractéristiques"></a></li></ul>



<h4 id="hypersensibilité"><a>Hypersensibilité</a></h4>



<p>Tout le monde possède un degré de sensibilité. Le mien est particulièrement élevé, notamment en ce qui concerne les informations perçues par mes 5 sens et les émotions / mes émotions.</p>



<p>Sur une échelle de 0 à 100 (le 0 et le 100 n’existant probablement pas), je dirais que je suis hypersensible à 85%. Un niveau plus élevé correspondrait par exemple à une sensibilité «&nbsp;maladive&nbsp;», par exemple une sensibilité de la peau telle qu’elle ne permettrait pas de porter des vêtements. A mon niveau, je suis par exemple incapable de mettre un vêtement qui contient de la laine, même par-dessus un t-shirt à longues manches&nbsp;: les démangeaisons apparaissent après quelques heures, voire moins en fonction du pourcentage de laine. Il me semble que cette sensibilité épidermique augmente avec l’âge. Je suis également très difficile pour la nourriture (quasi impossible de manger quelque chose que je n’aime pas), très sensibles aux odeurs (même agréables, je ne supporte pas les odeurs fortes en général), je ne supporte pas les lumières violentes ou les sons trop forts et/ou soudains (je dois fermer les yeux lors de certains concerts et je me mets plutôt loin de la scène et avec des protections d’oreilles). Un grand nombre de choses qui vous semblent anodines ou que vous ne remarquez même pas constituent une agression pour mon organisme.</p>



<p>Pour ce qui est des émotions, j&rsquo;ai appris à les cacher ou en tout cas à cacher leur intensité. J&rsquo;admire les gens qui osent rire haut et fort, les personnes qui pleurent à chaudes larmes. Mes émotions me font peur. J&rsquo;ai peur de leur ouvrir la porte en grand et d&rsquo;être incapable de les gérer. Et à force d&rsquo;y mettre un couvercle ou une sourdine, je ressens beaucoup en demi-teintes. Comme Mithridate, je me suis par exemple volontairement (bien qu&rsquo;inconsciemment) exposée régulièrement à des mini-rejets par mon ex-mari. Ces minuscules doses de poison de tristesse, de peur et/ou de honte m&rsquo;ont permis de devenir de plus en plus insensible &#8211; ces émotions négatives étaient de moins en moins fortes avec les années de plus en plus faciles à supporter. Mais comme toute médaille a son revers, mes émotions positives ont subi la même érosion et j&rsquo;ai été de moins en moins capable d&rsquo;être profondément heureuse en sa présence. Aujourd&rsquo;hui encore, trois ans après la séparation, je ne vis qu&rsquo;en sourdine. Je peux apprécier un très grand nombre de petits bonheurs simples mais je ne sais plus vraiment ce que c&rsquo;est que de vibrer profondément, en tout cas par pour quelqu&rsquo;un. Certaines méditations peuvent m&rsquo;apporter ce genre d&rsquo;émotions mais plus un autre être humain. Et pourtant dieu sait si j&rsquo;en rêve, de cette connection à l&rsquo;autre. Le seul endroit où j&rsquo;ai connu ce genre de connection c&rsquo;est à des séances de biodanza il y a bientôt 3 ans. Mais je n&rsquo;étais pas prête à affronter la remontée de mes émotions et j&rsquo;ai abandonné.  </p>



<h4 id="empathe"><a>Empathe</a></h4>



<p>L’empathie émotionnelle est la capacité à comprendre / imaginer comment on se sentirait si on se trouvait dans la situation vécue par quelqu’un d’autre et cela permet de consoler quelqu’un qui a du chagrin par exemple. On peut comprendre (ou on sait) ce que c’est d’être triste dans cette circonstance particulière. Plus la personne nous est proche, plus on a envie de l’aider à sortir de sa situation négative (la consoler par exemple) ou on peut partager sa joie dans le cas d’une situation positive. On est heureux pour elle.</p>



<p>Un empathe est quelqu’un doté de «&nbsp;super-empathie&nbsp;» qui, non seulement sait ce que cela <em>ferait</em> de ressentir ce que la personne ressent mais il le <em>ressent</em> effectivement en même temps, que la personne ressentant ces émotions lui soit proche ou pas. La réaction est <em>automatique</em>.</p>



<p>Il existe différents types d’empathes&nbsp;: certaines personnes sont sensibles aux émotions des autres, d’autres ressentent les souffrances des animaux ou sont en harmonie avec le monde végétal par exemple.</p>



<p>Durant de très nombreuses années, je n’ai pas été vraiment consciente de mon empathie et surtout pas de son intensité. Je vivais toutes les émotions des autres, la plupart du temps sans savoir faire la différence entre ce qui m’appartenait et ce qui appartenait à quelqu’un d’autre. C’est est extrêmement fatigant, épuisant nerveusement. Quelqu’un qui ne le vit pas ne peut pas comprendre. Et je ne l’ai clairement compris qu’il y a quelques années, avant cela je le sentais confusément sans pouvoir l’expliquer. Imaginez une journée type. Je me lève, je ressens l’humeur de mon compagnon même s’il n’est pas tout à fait réveillé – je ne comprends pas pourquoi je me sens subitement moins bien. Je descends, je croise mes enfants, mon moral remonte. Je pars travailler. Dans le métro, j’ai la sensation d’étouffer, je ne me sens pas très bien, j’ai hâte de sortir. Je suis seule quand j’arrive au travail, un peu de calme. Mon chef arrive, il a une réunion à 8h30, il espérait pouvoir travailler tranquillement, il est frustré&nbsp;; je me sens soudain frustrée sans savoir pourquoi. Un peu de calme durant mon temps de travail seule. Réunion. A peine arrivée, j’ai une boule au ventre&nbsp;; je remarque que deux collègues / amies s’asseyent à l’opposé l’une de l’autre – je ressens leur colère, l’énergie négative sous-jacente. Et cela continue comme ça toute la journée. Quand je rentre chez moi, je suis épuisée sans savoir pourquoi. Je ne sais plus ce que je ressens, je ne sais plus vraiment si je me sens bien ou mal. Je suis heureuse mais je ne comprends pas pourquoi je ne me «&nbsp;sens&nbsp;» pas heureuse. Je suis une éponge à émotions.</p>



<p>Toutes ces émotions ressenties ne m&rsquo;appartiennent pas et je ne les comprends pas puisque je n&rsquo;en connais pas les causes. Je suis donc frustrée (et j&rsquo;ai peur) de ressentir de la colère, par exemple, alors que je n&rsquo;ai aucune raison objective d&rsquo;être en colère. Toutes ma vie, j&rsquo;ai ressenti des émotions que je n&rsquo;arrivais pas à contrôler parce que je ne savais pas d&rsquo;où elles venaient. Maintenant que j&rsquo;ai compris que la plupart de ces émotions ne m&rsquo;appartiennent pas, et en attendant de trouver le moyen de m&rsquo;en protéger, je vis « en ermite » ou quasi. Je sors le moins possible, je vois peu de monde. J&rsquo;ai besoin de recharger mes batteries et de trouver comment me détacher des émotions des autres, ou commencer à prendre conscience des émotions des autres quand elles m&rsquo;envahissent. </p>



<h4 id="introversion"><a>Introversion</a></h4>



<p>En ce qui me concerne, mon introversion me semble la conséquence de mon empathie.</p>



<p>Pour me resourcer j’ai besoin de me retrouver loin des émotions ambiantes, donc loin des autres. Y compris de ceux que j’aime. Ce n’est pas facile à comprendre et encore moins à expliquer. Cela va plus loin que «&nbsp;les extravertis recherchent la compagnie des autres quand ils ne vont pas bien, quand ils ont besoin de support et les introvertis aiment se retrouver seuls pour se resourcer&nbsp;». Dans mon cas (et pour la très grande majorité des empathes), il s’agit d’un besoin vital sous peine d’épuisement de mon énergie. Je le sais maintenant, je suis passée par une dépression pour ne pas l’avoir compris / mis en pratique à temps. Aujourd’hui je vis en ermite, je ne regarde et ne lis pas les nouvelles (si nécessaire, mes enfants me tiennent au courant des choses vraiment importantes), je vois deux ou trois amies toutes les quelques semaines et je sors faire les courses une fois par semaine, voire moins.</p>



<p>J&rsquo;aime être seule et j&rsquo;apprécie ma compagnie. Je n&rsquo;ai pas « besoin » des autres, même si les connections profondes manquent à ma vie. Je suis heureuse sans ça, je ne suis pas dans la mentalité « je serai heureuse le jour où&#8230; (je rencontrerai l&rsquo;homme de ma vie, j&rsquo;aurai trouvé le grand amour,  je ferai du sport, je mangerai sainement, je voyagerai à travers le monde, etc) ». Bien sûr, comme tout le monde j&rsquo;ai des rêves et des choses que j&rsquo;aimerais faire. Mais rien de tout cela (et surtout pas leur manque) ne détermine comment je me sens aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-08/quisuisje-definitions/">Qui suis-je ? &#8211; définitions personnelles</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-08/quisuisje-definitions/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi ce blog ?</title>
		<link>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-08/pourquoiceblog/</link>
					<comments>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-08/pourquoiceblog/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 12:07:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<category><![CDATA[Pourquoi]]></category>
		<category><![CDATA[extra-terrestre]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://hypersensibleempatheintrovertie.com/?p=81</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vous trouverez ici plus de détails sur ce qui m'a amenée à commencer ce blog : la société dans laquelle je vis, sur mon sentiment d'inadéquation. J'y explique aussi comment je pense que ce blog m'aidera et ce que j'espère qu'il vous apportera.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-08/pourquoiceblog/">Pourquoi ce blog ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="post-views content-post post-81 entry-meta">
				<span class="post-views-icon dashicons dashicons-chart-bar"></span> <span class="post-views-label">Nombre de vues :</span> <span class="post-views-count">19</span>
			</div>
<p><a href="#société">A cause de la société&#8230;</a></p>



<p><a href="#jemesuissentie">Parce que je me suis toujours sentie&#8230;</a></p>



<p><a href="#blogmaidera">Ce blog m&rsquo;aidera</a></p>



<p><a href="#blogvousaidera">Et j&rsquo;espère qu&rsquo;il vous aidera</a></p>



<h3 id="société">A cause de la société&#8230;</h3>



<p>Parce que la société actuelle valorise les comportements extravertis ainsi que ceux des personnes non hypersensibles, il faut se méfier de son ressenti / de l’intuition et on valorise la raison, la logique (c’est en tout cas mon vécu dans mon entourage, qu’il soit familial, professionnel, sociétal – cela l’est de moins en moins dans mon entourage amical). On valorise les gens qui sont ouverts, sociables, qui parlent facilement&nbsp;; qui bougent, qui agissent, qui apprécient la compétition et qui ont de l&rsquo;ambition, ceux qui font / ceux qui foncent, ceux qui n’ont pas froid aux yeux&nbsp;; ceux qui raisonnent, qui fondent leurs décisions sur des faits, la logique ou la science. Mais surtout on dévalorise leurs contraires&nbsp;: les personnes qui pensent plus qu’elles n’agissent, celles qui n’ont pas d’esprit de compétition, celles pour qui le monde intérieur est plus important que le monde extérieur, les doux rêveurs, ceux qui restent sur leur chaise le long du mur lors des soirées dansantes, ceux qui ressentent, ceux qui font confiance à leur intuition et leur ressenti. Non seulement on les dévalorise parce qu’on ne les comprend pas mais on leur fait régulièrement comprendre qu’elles ne sont «&nbsp;pas normales&nbsp;», des compagnons peu agréables parce que renfermés, taciturnes, irritables, susceptibles, «&nbsp;petites natures&nbsp;», nerveux, négatifs, pantouflards, fainéants, sans envies, sans volonté, sans énergie, toujours en retrait, tête en l&rsquo;air, distraits, doux rêveurs, mous ou que sais-je encore.</p>



<h3 id="jemesuissentie">Parce que je me suis toujours sentie&#8230;</h3>



<p>&#8230; inadaptée, inadéquate, une extra-terrestre, pas en phase avec les autres et leur manière de penser / d’agir / de réagir. Même si, comme les gens autour de moi, j&rsquo;avais une tête, deux bras et deux jambes et le type « européen », dans ma tête j&rsquo;aurais tout aussi bien pu être verte à pois roses avec cinq bras tellement je me sentais différente.</p>



<p>Parce que je me suis sentie jugée toute ma vie, que je n’ai pas souvent osé montrer complètement qui j’étais vraiment, jusqu’à la cinquantaine bien entamée. J’espère vous aider à franchir le cap avant cela.&nbsp;Et si vous êtes plus âgé(e), sachez qu’il n’est jamais trop tard pour oser être soi.&nbsp;😉</p>



<h3 id="blogmaidera">Ce blog m&rsquo;aidera</h3>



<p>Ce blog m’aidera à affiner la connaissance que j’ai déjà de qui je suis vraiment et à vivre de plus en plus en fonction de mes valeurs et non de celles de la société / des autres.</p>



<p>Mais surtout ce blog est une bouteille dans l&rsquo;océan de ce monde qui m&rsquo;entoure. J&rsquo;espère (enfin) rencontrer des extra-terrestres qui me ressembleront vraiment. Pas « des qui » feront semblant, qui diront qu&rsquo;ils sont comme moi mais en fait non. Ou alors des pas tout-à-fait comme moi mais qui me comprennent farpaitement euh, pardon, parfaitement. (« L&rsquo;alcool non, l&rsquo;eau ferrugineuse, oui » comme disait si bien Bourvil) (mais non, je vous rassure, je n&rsquo;ai pas bu (« qui a bu boira, chicorée Pacha ») enfin, si mais juste de l&rsquo;eau (qui n&rsquo;est pas delà, heureusement)). &#8211; oui, il paraît que j&rsquo;ai de l&rsquo;humour mais il est très loin de plaire à tout le monde, vous voilà prévenus (mais non, vous n&rsquo;irez pas en prison, enfin, je n&rsquo;en sais rien en fait, moi je dis ça juste comme ça). Et comme disait l&rsquo;un de mes profs (pas de garçons dans la classe) « un homme averti en vaut deux, une femme avertie en faut quatre; mesdemoiselles vous voilà prévenues ».</p>



<h3 id="blogvousaidera">Et j&rsquo;espère qu&rsquo;il vous aidera</h3>



<p>Mon but est d’aider les autres extra-terrestres à comprendre qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils ont leur place sur cette terre, leur rôle à jouer. Mais aussi (peut-être) aider certains non- extra-terrestres qui seraient intéressés à comprendre certains de mes/nos modes de fonctionnement (là j&rsquo;ai de très gros doutes (sur le cimetière des éléphants), surtout si je mets à faire un peu trop d&rsquo;humour à deux balles).</p>



<p>Ces dernières années, j’ai changé un certain nombre de manières de fonctionner / de réagir qui me posaient problème / qui me causaient de la souffrance. Lorsque c’est le cas, j’en parlerai en expliquant, si possible, comment / grâce à quoi j’ai changé.</p>



<p>N’hésitez pas à me contacter si vous avez des commentaires.</p>



<p>Bonne lecture.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-08/pourquoiceblog/">Pourquoi ce blog ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com">hypersensible empathe introvertie</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-08/pourquoiceblog/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
