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	<title>empathe Archives - hypersensible empathe introvertie</title>
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	<description>Une extra-terrestre dans un &#34;monde de brutes&#34;</description>
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		<title>Sortir de sa zone de confort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 08:36:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J'en ai marre des exhortations à sortir de sa zone de confort.  Pourquoi ? Quels sont les liens avec mon hypersensibilité, mon empathie ou mon perfectionnisme ? Comment en suis-je arrivée à faire une dépression ? Pourquoi ai-je autant besoin de solitude et d'isolement ? Découvrez mes réponses dans l'article.</p>
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<p>Alors s’il y a bien une notion / une recommandation que je ne supporte plus c’est «&nbsp;il faut sortir de sa zone de confort&nbsp;». Ca me fait chier à un point dont vous n’avez pas idée.</p>



<p>Evidemment, je comprends parfaitement le concept et l&rsquo;idée derrière. Mais je suis fatiguée des gens qui regardent ma vie et se permettent de juger que &#8211; pour mon plus grand bien, s&rsquo;entend &#8211; je devrais sortir plus souvent de ma zone de confort. Mais personne n&rsquo;a aucune idée de ce que je vis au quotidien dans ma tête, dans mon monde intérieur. Et du nombre incalculable de fois où je suis sortie de ma zone de confort dans des situations qui, pour vous, sont tout à fait anodines.</p>



<p>Parce que je suis sortie de ma zone de confort. Tous les jours de ma vie. TOUS. LES. JOURS. DE. MA. VIE. </p>



<p>Me lever le matin, c’est sortir de ma zone de confort parce que je préfèrerais de loin rester dans mon lit au lieu d’affronter la vie et les autres, les interactions, leurs jugements (réels ou perçus / imaginés).</p>



<p>Quand j&rsquo;allais à l’école, sortir de ma zone de confort c’était affronter le regard et le jugement de mes copines de classe, des profs. Puis après être rentrée chez moi, sortir de ma zone de confort c&rsquo;était affronter le regard et le jugement de mes parents. J&rsquo;avais la boule au ventre la journée dans l’attente d’un regard négatif ou hostile &#8211; ou de l’absence d’un regard attendu, l&rsquo;attente d’un mot blessant, d’une critique, d’un rire ou d&rsquo;un sourire moqueur ou ironique.</p>



<p>En tant qu’adulte, prendre les transports en commun c’est sortir de ma zone de confort pour me retrouver au milieu de toute cette foule. Pour mon côté hypersensible la proximité est une torture (les autres empiètent sur mon espace vital, les odeurs m’incommodent). Pour mon côté empathe toutes ces émotions que je ressens mais que je ne comprends pas me fatiguent sans que je m’en rende compte. Mais conduire dans Bruxelles c’est aussi sortir de ma zone de confort&nbsp;: être confrontée à tous ces gens agressifs, intolérants, égoïstes, inconscients&nbsp;; qui veulent passer avant moi / ne pas me laisser passer / qui mettent ma vie en danger / qui augmentent mon niveau de stress à cause de leur manière de conduire. </p>



<p>Vivre ma journée au milieu des autres c’est sortir de ma zone de confort&nbsp;: c’est me battre à longueur de journée avec mon juge intérieur qui me dévalorise sans arrêt. Comme je suis perfectionniste, rien de ce que je fais n’est jamais assez bon et dans ma tête j’entends, dites par d&rsquo;autres, toutes les critiques que je me fais : mon style vestimentaire est nul, ma coiffure ne ressemble à rien, je n’ai pas de conversation, je ne suis pas intéressante, ma voix est bizarre, mon accent est ridicule, je n’ai aucune culture (musicale, cinématographique, géographique, historique, etc), mon travail n&rsquo;a pas été fait aussi rapidement que j&rsquo;aurais pu le faire (même si c&rsquo;était plus rapide que ce qu&rsquo;on m&rsquo;avait demandé). Selon les circonstances, ces voix dans ma tête peuvent être la mienne, celle de mon père, de mon (ex-)mari, d&rsquo;une collègue, d&rsquo;un ami. Aller trouver une collègue pour lui proposer un lunch, c&rsquo;est sortir de ma zone de confort parce que c&rsquo;est potentiellement m&rsquo;exposer à un refus (quelle qu&rsquo;en soit la raison) qui me fera mal. Je <em>sais</em> intellectuellement que l&rsquo;autre n&rsquo;a pas d&rsquo;obligation, qu&rsquo;il/elle a une bonne raison de ne pas venir manger avec moi mais cela ne change rien au choc émotionnel ressenti à chaque fois parce que je le vis comme une forme d&rsquo;abandon. Alors il est plus facile de rester dans mon coin et de manger seule 99% du temps. A l&rsquo;inverse, si une amie me propose d&rsquo;aller manger ensemble, je saute de joie intérieurement, c&rsquo;est comme si le soleil se mettait subitement à briller dans mon coeur ; vous n&rsquo;avez pas idée du sentiment d&rsquo;euphorie que ça provoque chez moi. Et, bien sûr, si vous devez annuler une rencontre prévue, la chute sera d&rsquo;autant plus rude. Mais de tout cela vous ne saurez jamais rien. Rien dans mon attitude ne vous permettra d&rsquo;appréhender ce que je vis. [J&rsquo;ai déjà abordé ceci dans l&rsquo;article concernant <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-vous-me-faites/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le mal que vous me faites</a>]</p>



<p>Rentrer chez moi après le boulot et «&nbsp;affronter&nbsp;» le regard de mes enfants, c’est sortir de ma zone de confort (j’ai toujours peur d’être une mauvaise mère, de ne pas faire ou dire ce qu’il faut ou au contraire de faire ou dire ce qu’il ne faut pas). Rentrer chez moi et affronter le regard de mon mari, c’est sortir de ma zone de confort parce que malgré tous mes efforts, il y a toujours le risque qu’il me fasse une remarque sur ce que je n’ai pas dit / pas fait et que j’aurais dû, ou le contraire. Faire à manger, c&rsquo;est sortir de ma zone de confort parce que c&rsquo;est m&rsquo;exposer à la critique familiale, que ce soit sur le choix du menu ou la préparation. Même si, dans la réalité, ces critiques étaient très rares et donc pas quelque chose à quoi je devais m&rsquo;attendre de manière régulière, je vivais dans une peur inconsciente que cela arrive, une peur sous la surface, à peine visible mais bien présente.</p>



<p>En tant qu’hypersensible perfectionniste, la moindre critique (même objective) ou remarque est une «&nbsp;atteinte&nbsp;» à mon besoin de perfection, à mon image et à ma confiance en moi. N’importe quelle phrase, pour vous totalement anodine, peut avoir un impact profond sur moi. [voir d&rsquo;autres articles qui parlent de mon <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/perfectionniste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perfectionnisme</a>]</p>



<p>En tant qu’empathe, je ressens vos émotions, y compris celles dont vous n’êtes pas conscient. Et si elles sont en conflit avec ce que vous exprimez, je mets vos paroles en doute, même si vous êtes sincère. Mais je ne vous le dirai pas. Et si j&rsquo;essayais, vous ne comprendriez pas parce que vous n’êtes pas nécessairement conscient de ce que vous «&nbsp;projetez&nbsp;», que votre langage ne reflète pas vos vrais sentiments. Et vivre avec tout ça autour de moi pour toutes les personnes que je côtoie à longueur de journée, tous les jours de ma vie, c’est épuisant. Mais ce n’est pas la peine que je vous en parle, il y a de fortes chances pour que vous n’ayez pas la moindre idée de quoi je parle et donc très peu de chance pour que vous compreniez.</p>



<p>Tous les jours je suis confrontée à la bêtise humaine, à l’égoïsme, à l’agressivité, à la colère, à la frustration, à la mesquinerie, à la petitesse, à la bassesse, à la violence. Toutes ces choses qui sont votre quotidien, que vous ne remarquez même pas et qui me sont totalement étrangères parce qu&rsquo;elles ne font pas partie de mon vrai moi. Et qui m’agressent constamment. Qui minent mon moral, inexorablement.</p>



<p>Après plus de 30 ans de vie active et quelques années de stress familial qui augmentait lentement mais sûrement, j&rsquo;ai commencé à être débordée par toutes ces « attaques » extérieures. Sortir de ma zone de confort tous les jours m&rsquo;épuisait petit à petit. Afin de me resourcer, je m&rsquo;isolais de plus en plus. Au bureau comme à la maison. Sans comprendre mon besoin viscéral de solitude et d&rsquo;inactivité. Mon travail était de moins en moins efficace (même si durant de longs mois il est resté malgré tout supérieur à ce que l&rsquo;on attendait de moi), j&rsquo;étais de plus en plus malheureuse en famille. J&rsquo;aimais mon mari et mes enfants mais je n&rsquo;avais pas pour autant envie d&rsquo;interragir avec eux ou de participer à des activités en leur compagnie. Et je n&rsquo;arrivais pas à leur expliquer pourquoi, puisque je ne le comprenais pas moi-même.</p>



<p>J&rsquo;ai eu besoin de me retrouver de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps seule, sans interaction avec quiconque, à faire une activité qui occupait mon esprit sans solliciter mes sens. La lecture a été un refuge durant très longtemps mais durant de longs mois (qui se sont transformés en années), j&rsquo;ai aussi plongé dans une forme d&rsquo;addiction aux jeux électroniques (sur téléphone ou tablette). Durant ma journée de travail, j&rsquo;avais de longues périodes totalement improductives. Après une journée au travail à être agressée par toute la négativité ambiante et stressée par mon incapacité à travailler correctement, je m&rsquo;isolais de plus en plus longtemps (jusqu&rsquo;à 2h, voire plus) pour jouer sur ma tablette, enfermée dans la chambre. Parce qu&rsquo;il me fallait de plus en plus longtemps afin d&rsquo;arriver à un semblant de tranquillité, de calme émotionnel. Et le moindre incident familial négatif me replongeait dans mon abîme dépressif.</p>



<p>Et à la longue mes batteries se sont vidées plus rapidement qu’elles ne se rechargeaient. Mais comme je ne savais pas pourquoi elles se vidaient, je ne les rechargeais jamais assez. Près d&rsquo;un an après mon déménagement suite à la demande de séparation de mon mari, quand mes enfants ont été (relativement) bien habitués aux changements, j&rsquo;ai (enfin) craqué. J&rsquo;ai fait une dépression. J&rsquo;ai mis plus d&rsquo;un an à voir enfin une lueur au bout du tunnel et aujourd&rsquo;hui, une peu plus de 2 ans 1/2 plus tard, je vais beaucoup mieux. Même si j&rsquo;ai parfois l&rsquo;impression de n&rsquo;être qu&rsquo;une faible copie de qui j&rsquo;étais. Mais c&rsquo;est dû en grande partie au fait que je ne suis plus celle que j&rsquo;ai été durant plus de 50 ans. Et que je n&rsquo;arrive plus à faire comme si j&rsquo;étais comme vous. Je n&rsquo;arrive plus à mettre ce masque qui vous ressemble et vous rassure. J&rsquo;ai pris pleinement conscience de mes différences (comme je l&rsquo;ai déjà expliqué dans d&rsquo;autres articles, comme celui sur mon ressenti d&rsquo;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/extra-terrestre/" target="_blank">extra-terrestre</a>).</p>



<p>Aujourd’hui je vis en ermite, dans ma zone de confort. Et je n’en ai plus rien à foutre d&rsquo;en sortir. J’ai mis suffisamment de temps à la trouver, je ne compte pas en sortir de si tôt. Ou en tout cas pas de la manière dont vous pensez que je « devrais » en sortir. Alors, oui, vous allez probablement trouver que je suis fainéante, molle, inintéressante, pantouflarde, ou que sais-je encore. Vous savez quoi&nbsp;? Je m’en fous. J’ai assez donné pour essayer de vivre dans votre monde, de vivre comme vous. J&rsquo;ai donné assez de mon temps, de mon énergie, de mes efforts, de mon amour à vous montrer que vous pouviez compter sur moi, à essayer de correspondre à la personne que vous pensiez que je devais être.</p>



<p>Je ne suis pas comme vous, votre monde n’est pas fait pour moi. Toutes vos préoccupations d&rsquo;ambition, de possessions, de vivre mieux que le voisin. Toutes vos mesquineries les uns envers les autres, tous vos jugements, vos critiques, vos remarques acerbes ou aggressives. Toute votre violence envers ceux que vous dites aimer, qu&rsquo;elle soit verbale ou autre. Je ne les comprends pas parce que je ne les partage pas. Malheureusement, je sais que certains d&rsquo;entre vous vont me reprocher exactement ce que je vous reproche : de leur faire mal par mes attitudes, mes paroles ou mes choix de vie. Et c&rsquo;est vrai. Parce que je ne suis pas une sainte, juste un être humain ; je ne suis pas parfaite. Bizarrement, si on dit qu&rsquo;on veut aller vivre à l&rsquo;étranger quand on est un couple sans enfants, cela semble une bonne idée à beaucoup. Mais dire que l&rsquo;on veut aller vivre ailleurs / autrement lorsque l&rsquo;on a des enfants (pas encore complètement indépendants) ou un parent (partiellement) dépendant, beaucoup jugent votre choix de manière totalement différente. Comme un abandon. Mais est-ce que j&rsquo;abandonne plus ceux que j&rsquo;aime en vivant mal proche d&rsquo;eux ou en vivant mieux un peu plus loin ? Pour moi l&rsquo;important quand quelqu&rsquo;un m&rsquo;aime n&rsquo;est pas (nécessairement) qu&rsquo;il soit présent à mes côtés au jour le jour mais bien de savoir que je peux compter sur lui/elle quoi qu&rsquo;il arrive. Que le jour où j&rsquo;en aurai besoin, je pourrai l&rsquo;appeler et il sera présent ou elle acceptera de m&rsquo;aider ou de m&rsquo;écouter / me conseiller. Même si nous ne nous sommes pas vus ni parlés depuis des années.</p>



<p>Bien sûr, malgré mon isolement, je veux toujours vous aider. Je vous aime, quoi que disiez, quoi que vous fassiez. Mais dorénavant je vous aimerai de loin, au moins le temps de vraiment recharger mes batteries. Peut-être un jour aurai-je réussi à me construire des barrières suffisantes pour pouvoir évoluer au milieu de vous sans me perdre. Mais d’ici là je me protège. Derrière mes murs personnels. Dans ma zone de confort.</p>



<p>Et aujourd&rsquo;hui je sors de ma zone de confort de la manière qui me convient. Je vais bientôt déménager et la simple idée de devoir faire et défaire des caisses, démonter et remonter des meubles, tout ça me donne de l&rsquo;urticaire et parfois une boule d&rsquo;angoisse. Mais cela ne m&#8217;empêchera pas de le faire parce que mon nouvel environnement correspond à un rêve que j&rsquo;ai depuis des années : le bord de mer. Alors, oui, je procrastine et je vais lentement et la perspective de tout l&rsquo;administratif à régler me donne des sueurs froides. Mais je ne me mets pas la pression et je sais que je ferai les choses à mon rythme. C&rsquo;est comme ça que je sors de ma zone de confort, maintenant, à mon rythme.</p>



<p></p>
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		<title>Plus intelligente que la moyenne ? Sûrement pas ! Si ?</title>
		<link>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/plus-intelligente-que-la-moyenne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 11:26:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[coupable]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
		<category><![CDATA[extra-terrestre]]></category>
		<category><![CDATA[fainéante]]></category>
		<category><![CDATA[haut potentiel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Les tests disent que oui mais je ne me sens pas vraiment très intelligente. Quels sont les liens, selon moi, entre intelligence et hypersensibilité ? Et le fait d'être empathe ? Dévouvrez aussi que mon filtre à perceptions est troué ou que je me compare à un pc... sans mode d'emploi.</p>
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<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Le degré d&rsquo;intelligence est-il lié au degré de sensibilité ? Quid de l&#8217;empathie ? </p>



<p>Les tests disens que oui mais j&rsquo;ai du mal à l&rsquo;admettre. Je le sais dans ma tête mais j&rsquo;ai du mal à l&rsquo;accepter à le vivre ouvertement.</p>



<p>Voici le résultat de mes cogitations sur ces questions.</p>



<p><a href="#hypersensibilite">Intelligence et hypersensibilité</a> sont liées</p>



<p><a href="#perceptions">Mon filtre à perceptions est troué&#8230;</a>, mes perceptions sont exacerbées</p>



<p><a href="#pc">Mon PC interne ? Une bête de course</a>&#8230; dont la batterie s&rsquo;épuise anormalement vite</p>



<p><a href="#empathe">Lien avec le fait d&rsquo;être empathe</a></p>



<p><a href="#hp">Tests de QI : hp ?</a> Alors, je suis HP ? Oui, mais non. </p>



<p><a href="#non">Meuh non, je ne suis pas hp</a>. Je suis fainéante ; mon entourage est comme moi ; il y a beaucoup plus intelligent que moi, je suis juste un peu au-dessus de la moyenne ; mes deux parents, eux, l&rsquo;étaient / le sont sûrement beaucoup plus que moi</p>



<p><a href="#oui">Si ? C&rsquo;est possible ?</a></p>



<p><a href="#mode-emploi">Un PC sans mode d&#8217;emploi</a>, c&rsquo;est l&rsquo;impression que j&rsquo;ai de mes capacités</p>



<p><a href="#maintenant">Aujourd&rsquo;hui</a></p>



<h3 id="hypersensibilite">Le lien entre l’intelligence et l’hypersensibilité</h3>



<p>Ce sujet s’est rapidement imposé parce que je suis convaincue qu’hypersensibilité et intelligence sont intimement liées. Les (très) hypersensibles sont (très) intelligents. Non, non, ne vous récriez pas. Ne pensez pas non plus que je me crois plus intelligente que les autres ou que je me pense supérieure. Bien au contraire.</p>



<h5>Pourquoi sont-elles liées&nbsp;?</h5>



<p>Pourquoi est-ce que je pense que les deux vont de pair&nbsp;? Parce qu’une composante de l’hypersensibilité est souvent l’hyperesthésie. C’est le fait d’avoir une acuité des sens plus prononcée que la moyenne : vue, ouïe, goût, toucher, odorat. Il peut s’agir d’un seul sens ou de tous les sens.</p>



<h5 id="perceptions">Mon filtre à perceptions n’est pas très efficace</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-700x260.jpg" alt="filtre grossier" class="wp-image-397" width="338" height="126" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-700x260.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-300x111.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres.jpg 732w" sizes="(max-width: 338px) 100vw, 338px" /><figcaption>Mon filtre à perceptions laisse trop passer</figcaption></figure></div>



<p>Je suis sensible au bruit, à la lumière, aux odeurs, aux textures que je touche, au goût des aliments. Pourquoi&nbsp;? Parce que je possède un filtre moins puissant / efficace que celui des gens moins ou non sensibles. Du coup, je capte beaucoup plus de choses qu’une personne «&nbsp;normale&nbsp;».</p>



<h5>Mes perceptions exacerbées</h5>



<p>Si j’assiste à un concert, je suis constamment consciente de tout ce qui se déroule autour de moi. Ou sur la scène.</p>



<p>Je vais voir le membre de l’orchestre qui fait tomber sa feuille. Celui qui manque de tomber en bas de sa chaise quand il se penche. La personne qui regarde son téléphone trois rangées devant moi. Celle s&rsquo;agite dans son fauteuil plus loin dans ma rangée. Mais aussi la porte qui se referme parce quelqu’un vient de sortir. Celui qui se mouche derrière moi. Le couple à ma gauche qui se rapproche et s’éloigne constamment pour se parler à l’oreille (je perçois les mouvements du coin de l’œil et leurs mumures qui sont plus que des murmures pour moi). </p>



<p id="pc">Afin de pouvoir analyser toutes ces informations qui lui arrivent, mon cerveau doit être particulièrement efficace. Plus que le cerveau de quelqu’un à la sensibilité normale. Suis-je pour autant plus intelligente que la moyenne ?</p>



<h5>Mon ordinateur interne est une bête de course</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-700x492.jpg" alt="Mon cerveau est comme un pc" class="wp-image-398" width="342" height="241" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-700x492.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-300x211.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-120x85.jpg 120w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc.jpg 756w" sizes="(max-width: 342px) 100vw, 342px" /><figcaption>Mon cerveau est un super pc</figcaption></figure></div>



<p>Afin de pouvoir traiter un plus grand nombre d’informations durant le même temps qu’un ordinateur de base, il doit être plus puissant, travailler plus rapidement et avoir une plus grande mémoire (pour stocker le résultat de l’analyse de l’information).</p>



<p>Plus on est hypersensible, plus on est capable de traiter un grand nombre d’informations en même temps. La conséquence ? Notre capacité de stockage doit être plus importante et le processeur plus puissant.</p>



<h5>… qui se fatigue</h5>



<p>Le processeur se fatigue inutilement parce que si mes sens captent quelque chose, mon cerveau analyse l’info. Même si elle n’a rien à voir avec la tâche principale, dans ce cas-ci assister au concert.</p>



<p>Cela remplit aussi le disque dur qui stocke ces informations, même si ce n’est que dans des fichiers temporaires. Il y reste moins de place pour y garder les éléments concernant le concert. Il peut m’arriver de «&nbsp;louper&nbsp;» 30 secondes d&rsquo;une chanson parce que mon attention a été focalisée sur un son perturbateur, souvent plus proche de moi.</p>



<h5 id="empathe">Hypersensible, donc empathe&nbsp;?</h5>



<p>L’accumulation d’informations – que je pourrais qualifier de parasites – est ce qui me permet cette hyper-empathie (dont parfois je me passerais bien). Mon cerveau capte et enregistre, classe, analyse une quantité d’informations dont je n’ai absolument pas conscience mais qui me permettent de comprendre / vivre ce que la personne ressent. &nbsp;</p>



<p>Je pense donc qu’il est impossible d’être empathe (ce qui, pour moi, correspond à une hyper-empathie) sans être hypersensible, même de manière inconsciente. On ne peut vivre les choses en même temps que l’autre que si l’on est hyper connecté à ce qui se passe à l’extérieur de soi.</p>



<h3 id="hp">Test de QI – je suis HP</h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-700x380.jpg" alt="HP? Haut QI?" class="wp-image-400" width="352" height="191" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-700x380.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-300x163.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP.jpg 712w" sizes="(max-width: 352px) 100vw, 352px" /><figcaption>QI élévé ? Haut potentiel ? HP ?</figcaption></figure></div>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ?</p>



<p>Lors de tests de QI, j’ai eu des résultats qui m’ont classée dans la catégorie Haut Potentiel (HP). Certains disent aussi zèbres ou surdoués. Donc, oui.</p>



<p>Mais je ne me reconnais pas du tout dans le terme «&nbsp;haut potentiel&nbsp;» ou «&nbsp;surdoué&nbsp;». Je dois cependant admettre que quand je cherche des informations sur la douance, je me retrouve grandement dans une majorité des caractéristiques évoquées. Si le sujet vous intéresse, j’ai mis des liens sur la page <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/references">Références</a>.</p>



<h5>Le cul entre deux chaises : oui, mais non…</h5>



<p>Et je me retrouve le cul entre deux chaises. Suis-je plus intelligente que la moyenne ?</p>



<p>Je me reconnais dans une description, je comprends pourquoi j’ai les amis que j’ai (comme par hasard, quand je commence à en parler autour de moi je constate que tous ceux qui savent de quoi je parle se posent des questions ou ont été testés HP). Et je constate que de nombreuses personnes dans ma famille le sont également. Pourtant, en même temps, je ne me reconnais pas sous cette étiquette de plus douée que les autres, plus intelligente.</p>



<h5 id="non">Non, je ne suis pas intelligente, mais je suis fainéante</h5>



<p>A priori l&rsquo;intelligence et la fainéantise n&rsquo;ont rien à voir.  </p>



<p>A l&rsquo;école, il ne me fallait pas travailler beaucoup / longtemps pour faire mes devoirs ou apprendre mes leçons. Mais parce que mes parents laissaient sous-entendre qu’il faut travailler un certain temps pour connaître les choses complètement, j’avais toujours l’impression d’en faire trop peu. En comparaison avec le temps de travail de mes copines de classe, j’étais une grosse fainéante. J’étais donc plus focalisée sur (l’illusion de) ma paresse que sur mes bons / meilleurs résultats. Et je ne me posais pas vraiment de questions sur pourquoi j&rsquo;avais plus facile, pourquoi je travaillais plus vite.</p>



<h6>Je me sentais coupable&#8230;</h6>



<p>de travailler si peu et de réussir si facilement. Et donc je me disais qu&rsquo;il y avait quelque chose qui clochait en moi. Mais je n&rsquo;en ai jamais déduit que j&rsquo;étais plus intelligente ou plus rapide. Au contraire, d&rsquo;une certaine manière j&rsquo;enviais mes copines de classe qui travaillaient 2 ou 3h quand j&rsquo;en travaillais « péniblement » une ! Je pense que j&rsquo;avais l&rsquo;impression que mes <em>résultats auraient été plus justifiés si j&rsquo;avais travaillé plus dur pour les avoir</em>.</p>



<p>Comment aurais-je pu rester une heure de plus à travailler pour avoir 8,5 ou 9 sur 10 au lieu de 8 ? Mon cerveau n&rsquo;en voyait pas l&rsquo;intérêt. Réellement. Je pouvais rester 30 minutes de plus devant mes feuilles, rien d&rsquo;autre ne rentrait dans mon cerveau que ce qui s&rsquo;y trouvait déjà après ma première étude.</p>



<h6>A cause de mon besoin d&rsquo;appartenance</h6>



<p>Si les commentaires de mes profs étaient la plupart du temps encourageants, j&rsquo;ai au contraire toujours ressenti un jugement de la part de mon père. J&rsquo;avais le sentiment que je n&rsquo;en faisais jamais assez, que ce n&rsquo;était pas assez bien. Je ne me sentais pas fière de mes facilités, mais j&rsquo;étais au contraire gênée vis-à-vis de mes copines et je m&rsquo;inventais des durées de travail largement supérieures à la réalité.</p>



<p>Je comprends aujourd&rsquo;hui que je me sentais inconsciemment plus proche du niveau de pensée des adultes que de celui de mes copines d&rsquo;école. Et je faisais ce que je pouvais pour ressembler à ceux de mon âge afin de pouvoir intégrer l&rsquo;un ou l&rsquo;autre groupe. Comme de mentir sur mon temps de travail ou ma difficulté avec les devoirs. Ce dont mes camarades de classe n&rsquo;étaient pas dupes puisque je ne cachais pas ma vitesse de réponse lors des tests écrits (j&rsquo;avais fini largement avant les autres) ou le nombre de fois où je connaissais les réponses aux questions du prof. Je passais mon temps à naviguer entre le besoin de satisfaire aux exigences de mes parents et mon besoin d&rsquo;être comme mes copines.  J&rsquo;ai le sentiment d&rsquo;avoir échoué dans les deux.</p>



<h5>Non, je ne suis pas plus intelligente, mon entourage est comme moi</h5>



<p>J’adore </p>



<ul><li>les jeux de logique (logimage, logipix, enquêtes logiques, etc), </li><li>les jeux «&nbsp;mathématiques&nbsp;» (sudoku, binero et autres), </li><li>les puzzles (y compris les puzzles 3D), </li><li>les jeux style Dr Kawashima («&nbsp;développement&nbsp;» du cerveau),</li><li>les mots croisés / fléchés et autres, les énigmes. </li></ul>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Non, parce que pour moi tout cela n’a rien de spécial. Mon ex-mari, mes enfants, mes parents, mon ex- belle-mère aiment le même genre de jeux. Ma mère faisait tous les jours les mots croisés du journal «&nbsp;Le Soir&nbsp;», réputés pour être particulièrement difficiles. C’est donc quelque chose de tout à fait banal pour moi puisque j’ai toujours été entourée de personnes ayant les mêmes intérêts et souvent meilleures que moi dans la résolution de ces problèmes.</p>



<h5>Eux, il sont vraiment intelligents, pas moi</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-700x512.jpg" alt="De vrais génies" class="wp-image-402" width="350" height="256" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-700x512.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-300x220.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies.jpg 742w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /><figcaption>Einstein, Picasso, Mozart, Dali, Beethoven, Planck</figcaption></figure></div>



<p>Une partie de moi savait que j’étais plus «&nbsp;intelligente&nbsp;» que certaines de mes copines de classe par exemple. Mais une autre partie, beaucoup plus vocale, se comparait toujours à d’autres, nettement meilleurs dans certains sujets, pour me faire comprendre / croire qu’en fait j’étais complètement nulle.</p>



<p>Si j’aimais les jeux de logique, mon ex-mari ou mes enfants étaient meilleurs. J’étais bonne en math, mon ex-mari était intuitif en math et nettement meilleur, mon père frôlait le génie. Le vocabulaire de ma mère était nettement plus impressionnant que le mien.</p>



<p>Et que dire des vrais génies, tels Albert Einstein, Pablo Picasso, Amadeus Mozart, Salvador Dali, Ludwig von Beethoven ou encore Max Planck ?</p>



<p>Peu importe en quoi j’aurais pu me trouver douée, il y avait toujours dans mon entourage une ou plusieurs personnes nettement meilleures que moi. Et je me retrouvais incapable d’être consciente de ma valeur.</p>



<p>Je n&rsquo;ai pris conscience que ces dernières années du fait que je me comparais à une personne à la fois, pour une chose en particulier : à mon père ou mon ex-mari pour les maths, à ma mère pour le vocabulaire. Si je parle 3 langues et que j&rsquo;en comprends / baragouine deux ou trois autres, je vais me comparer à un collègue qui parle couramment 6 langues et dire, mais non, ce que je fais n&rsquo;est pas si impressionnant. Je me compare à un petit nombre de personnes qui parlent 6 ou 7 langues et j&rsquo;en oublie les millions de gens qui n&rsquo;en parlent qu&rsquo;une. </p>



<h5>Non parce que j’avais deux parents HP</h5>



<p>Cela n’a pas aidé d’avoir deux parents (d’après mes lectures sur le sujet) très intelligents et «&nbsp;pluridisciplinaires&nbsp;».</p>



<h6>Mon père</h6>



<p>Mon père était expert-comptable, excellent avec les chiffres. Il avait également une super mémoire&nbsp;: il lisait un texte une fois et connaissait son contenu (y compris les chiffres exacts). </p>



<p>Il avait aussi une grande capacité d&rsquo;apprentissage en autodidacte. C&rsquo;est comme ça qu&rsquo;il a appris la peinture à l’huile, en lisant des livres. Les murs de la maison sont couverts de ses tableaux.</p>



<h6>Ma mère</h6>



<p>Ma mère dessinait très bien aussi (même si ce n’était pas un hobby). Ell était également excellente pour les mots croisés et avait un vocabulaire très étendu. Elle a, encore aujourd&rsquo;hui, une culture générale très étendue. Ayant fait deux ans de cours de coupe et couture en cours de soir, elle était capable de coudre à peu près n’importe quoi. Elle avait même fait ses propres vêtements à une époque.</p>



<h6>Et moi&nbsp;?</h6>



<p>Avoir ces deux exemples de personnes que je considérais comme très intelligentes m’a écrasée durant des années. Comparée à eux j’étais nulle en tout.</p>



<p>Ma facilité avec les chiffres n’était vraiment rien, mon père lui était vraiment super. Mes dessins ressemblaient à ceux d’un enfant de 5 ans, comparés à ses tableaux.</p>



<p>Quand on parlait musique classique, ma mère reconnaissant des morceaux dont je ne retenais jamais le titre ni le compositeur. Le nombre de livres qu&rsquo;elle avait lus était impressionnant. De nombreux noms d&rsquo;arbres, de fleurs ou d&rsquo;oiseaux  lui venaient naturellement. </p>



<p>Je n’avais même pas envie d’apprendre quoi que ce soit en couture, persuadée que je n’arriverais jamais à la cheville de ce que ma mère était capable de faire. Les noms des variétés d’arbres ou de fleurs restaient des mystères pour moi, je n&rsquo;arrivais pas à les mémoriser.</p>



<h6>Je lis un livre, je ne comprends rien. Mon père lit des extraits et il m’explique tout</h6>



<p>Adolescente, je lisais un livre en entier et n’arrivais pas à comprendre le sens de l’histoire. Mon père prenait le livre, lisait la fin (genre les deux dernières pages) puis feuilletait le livre de la fin vers le début en lisant quelques passages ici et là et il était ensuite capable de me fournir une analyse détaillée (et exacte) de l’histoire. Désespérant.</p>



<p>Comment aurai-je jamais pu me sentir intelligente (ne parlons même pas d’une intelligence supérieure à la moyenne) avec un tel exemple&nbsp;? Impossible.</p>



<h5 id="oui">Oui, je fonctionne différemment</h5>



<p>Ce que j’ai compris et admis, c’est que mon cerveau ne fonctionne pas comme celui de la majorité de la population. Ni mieux, ni moins bien mais très clairement de manière différente.</p>



<h5>OK, c’est peut-être vrai parce que…</h5>



<p>Il m’arrive de parler avec quelqu’un d’extérieur à mon cercle habituel et de me rendre compte qu’il y a des gens qui n’apprécient aucun des types de jeux que j’apprécie parce que cela leur semble beaucoup trop compliqué. Alors que, pour moi, une partie du plaisir est le challenge intellectuel.</p>



<p>Quand je vois le comportement irréfléchi de nombreuses personnes plus éloignées de mon cercle proche, je me rends compte que je réfléchis plus / différemment.</p>



<p>Quand j&rsquo;ai compris que je me comparais toujours à un petit nombre de personnes (que je trouvais) plus intelligentes que moi plutôt qu&rsquo;au grand nombre moins intelligentes / moins douées dans certains domaines &#8211; ou en général. Parce que je n&rsquo;aimais pas être différente, me sentir différente, être vue comme différente. Je voulais me fondre dans la masse, ne pas être remarquée. Etre comme tout le monde. Je voulais arrêter de me sentir comme une extra-terrestre.</p>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Au fil des années, j’ai également côtoyé un nombre de personnes que je trouvais particulièrement intelligentes et qui semblaient considérer que mon intelligence était au moins égale à la leur, voire supérieure. Donc oui.</p>



<h5>Oui, ok, j’ai compris, je suis une zébresse</h5>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Oui, voilà, je le dis. Enfin, je l&rsquo;écris. J’ai fini par admettre que mon intelligence est supérieure à la normale / la moyenne. Ce qui ne veut pas dire que je me <em>sens </em>intelligente / plus intelligente / meilleure pour autant.</p>



<p>Et pourtant, en écrivant ce titre qui dit «&nbsp;j’ai compris&nbsp;», j’ai encore buté sur ce que j’allais écrire après «&nbsp;je suis&nbsp;». HP&nbsp;? haut potentiel&nbsp;? surdouée&nbsp;? Je n’aime aucun de ces termes qui me semblent refléter une supériorité que je ne ressens pas. Mais zébresse, ça oui, je me vois bien. [j’ai passé 5 min à chercher sur internet si on dit zébresse ou zébrelle, les deux se disent mais zébresse est plus fréquent que zébrelle. Quoi que zèbre-elle, ça sonne pas mal je trouve.]</p>



<h5>Qui se ressemblent s’assemblent</h5>



<p>Aujourd’hui, je sais que les personnes similaires s’attirent et que les personnes avec qui je m’entends vraiment bien sont plus sensibles que la moyenne (pas nécessairement autant que moi ni dans autant de domaines) et ont un cerveau qui fonctionne différemment de la majorité des gens.</p>



<h3>Très intelligent ne veut pas dire nécessairement hypersensible</h3>



<p>Pour moi le lien il existe clairement un lien entre l’hypersensibilité et l’intelligence. Mais l’inverse n’est pas nécessairement vrai. Il existe des gens extrêmement intelligents mais pas hypersensibles pour autant.</p>



<p>Les personnes très intelligentes et non hypersensibles fonctionnent de manière plus efficace parce que leur disque dur n’est pas envahi d’un grand nombre de fichiers temporaires et le processeur ne turbine pas à analyser des données secondaires et/ou inutiles.</p>



<h3 id="mode-emploi">Je ne sais pas vraiment comment fonctionne mon PC</h3>



<p>Même si je suis plus intelligente que d&rsquo;autres, je ne comprends malheureusement pas toujours le mode de fonctionnement de mon ordinateur plus sophistiqué. Et je ne suis pas toujours capable de l’utiliser au meilleur de ses possibilités ni de gérer convenablement le stockage des informations (il m&rsquo;est souvent impossible de choisir non seulement <em>ce que</em> je vais stocker, par exemple mais aussi <em>pour combien de temps</em>).</p>



<h5>Souvenirs souvenirs</h5>



<p>Certaines personnes se souviennent du moindre détail du film vu il y a 3 ans ou d’un livre lu il y a 5 ans. Sans effort, sans volonté de s’en rappeler.</p>



<p>Je me souviens d’une grande quantité de choses dont je n’ai parfois aucun souvenir de les avoir «&nbsp;étudiées&nbsp;» ou d’avoir fait le moindre effort pour les retenir . Paroles de chansons d&rsquo;il y a 20 ou 30 ans, vêtement porté lors d’un événement, les noms des amies de classe quand j’avais 12 ans, le poème étudié quand j&rsquo;avais 16 ans, il m&rsquo;en revient des bribes ou le tout alors même que j&rsquo;avais oublié que je savais ce que je savais. Je peux fredonner une chanson et m&rsquo;étonner de connaître les paroles alors que je n&rsquo;ai jamais été fan de ce chanteur et que je ne l&rsquo;écoutais pas nécessairement.</p>



<h5>Merde. Je ne sais plus pourquoi je suis venue dans cette pièce</h5>



<p>Il m’arrive souvent de retourner dans la pièce que je viens de quitter parce que je suis incapable de me souvenir ce que j’étais venue chercher… Et il m’arrive de devoir y retourner une deuxième fois parce que le même phénomène se reproduit&nbsp;!</p>



<p>Comment puis-je être capable de me souvenir de choses qui datent d’il y a 10 ou même 30 ans (et plus) mais pas de quelque chose à quoi je pensais il y a quelques minutes&nbsp;????</p>



<p>C’est extrêmement frustrant de savoir que, pourtant, lors d’un test de QI, on m’a dit que j’avais quasi le maximum au test de mémoire. Ah bon, vous êtes sûr&nbsp;? Parce que, franchement, dans la vie courante je n’en vois strictement rien, de votre soi-disant super mémoire.</p>



<h3 id="maintenant">Je suis comme je suis, et c’est ok</h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/zebre.jpg" alt="Zébresse - et maintenant, on va où ?" class="wp-image-405" width="146" height="191"/><figcaption>Et maintenant, on va où ?</figcaption></figure></div>



<p>J’apprends tous les jours à accepter que c’est ok d’être comme je suis, avec mon hypersensibilité, mon hyper-empathie, mon introversion et mon intelligence qui gère tout ça ainsi que plein d’autres choses.</p>



<p>Aujourd’hui je dois voir que mon intelligence est au service de mon hypersensibilité, que c’est elle qui me permet d’avoir une telle empathie. Et que c’est ok qu’elle serve à cela. C’est bien si je ne dispose pas d’une intelligence purement intellectuelle.</p>



<p>C’est ce qui fait que je suis qui je suis.</p>



<p>J&rsquo;apprends à oser dire que je suis HP de manière « publique » plutôt que juste dans le cercle de mes proches.</p>



<p>Lisez-en plus sur les thèmes suivants  (ouverture dans un nouvel ongle) : <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/tag/hypersensible/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hypersensible</a>, <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/tag/empathe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">empathe</a></p>



<p></p>
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		<title>Moi et le mal que vous me faites (sans le savoir)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2020 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nombre de vues : 157 L&#8217;enfance Je pense que, toute petite, je ne connaissais pas vraiment la colère ou les émotions très négatives. Mais je &#8230; </p>
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			</div>
<h4>L&rsquo;enfance</h4>



<p>Je pense que, toute petite, je ne connaissais pas vraiment la colère ou les émotions très négatives. Mais je ressentais le mécontentement de mes parents (surtout mon père) dans le cas de certains de mes comportements. Pas besoin pour lui de crier ou de me frapper, une certaine sécheresse dans le ton était suffisante : à cause de mon hypersensibilité, ça avait le même effet pour moi qu’une gifle pour un autre enfant. Oui, cela semblera exagéré pour certains mais c’est pourtant le cas.</p>



<p>La plus petite remarque de la part de quelqu’un que j’apprécie (une amie de classe, un professeur, une cousine, mon parrain, un collègue) est comme un coup au cœur. Vous n’avez aucune idée des souffrances que j’ai endurées durant ma vie. Parce que je ressens profondément votre colère, votre déception, votre jugement. Je capte tous les signes corporels qui peuvent trahir ce que vous ressentez et je vis votre émotion / vos sentiments comme vous&nbsp;; je ressens également ce dont vous n’êtes pas nécessairement conscient. Et comme ma nature profonde est que je suis heureuse si les personnes qui m’entourent sont heureuses, je souffre d’autant plus d’être la cause des sentiments négatifs qui les animent.</p>



<p>Evidemment, j’entends déjà les levées de boucliers «&nbsp;mais enfin, ce n’est pas comme si tu avais été battue, personne ne t’a jamais frappé&nbsp;; ce n’était même pas de la violence verbale, juste des phrases banales, normales&nbsp;». Peut-être. Mais cela ne change pas l’impact que tout cela a (eu) sur moi.</p>



<h4>Je suis vite blessée</h4>



<p>La plus infime remarque, le plus petit mot négatif, toute critique, absolument tout est une souffrance pour moi (même si je ne vous connais pas). (voir aussi la page concernant l’empathie) Et si vous comptez beaucoup pour moi, dites-vous que chaque chose négative que vous me dites &#8211; même celle qui vous semble totalement anodine et à laquelle vous ne pensez plus 5 minutes plus tard – représente pour moi au mieux une claque, au pire un coup de poignard dans le cœur. Et donc, oui, vous côtoyer me fait souffrir. Si vous partagez ma vie, vous êtes mon dieu et mon diable, je vis en paradis et en enfer, je passe sans arrêt du chaud au froid selon ce que vos paroles soufflent dans mon cœur.</p>



<h4>Partager ma vie avec quelqu&rsquo;un ? Bof&#8230;</h4>



<p>Aujourd’hui, je ne suis plus très sûre d’avoir envie de partager ma vie avec quelqu’un. Bien sûr, il y a énormément de côtés positifs et l’amour de l’autre embellit le quotidien. Mais dans mon cas, partager mon quotidien signifie marcher sur des œufs une très grande partie du temps. Cela signifie que durant les périodes de difficulté dans le couple je ne suis jamais complètement détendue, de peur de dire ou de faire quelque chose qui va provoquer une remarque négative, une critique, une dispute (voir aussi le sujet des conflits).</p>



<p>Des années de vie commune signifient des années de souffrance. Non, non, n’allez pas croire que j’ai été malheureuse toute ma vie. Mais chaque petite blessure se rajoute aux autres. Et il est quasi impossible d’en parler parce que ce n’est pas «&nbsp;raisonnable&nbsp;», ce n’est pas «&nbsp;justifiable&nbsp;» comme réaction. Si j’ai mal dès la plus petite remarque négative, est-ce que cela veut dire que l’on ne peut jamais rien me dire sous prétexte que ça fait mal&nbsp;? Non, bien sûr, ce n’est pas vivable quand on vit à deux ou en famille, il faut parler des problèmes, trouver des compromis. Mais si je vous fais une remarque bénigne, vous pouvez l’oublier rapidement. Votre remarque tournera dans ma tête (et dans mon cœur) durant des heures, voire des jours, des mois ou des années.</p>



<h4>La carapace que j&rsquo;ai construite</h4>



<p>Cette souffrance amène aussi à se construire une carapace. Depuis l’enfance, les autres me font mal. Donc même si ma tendance naturelle est de faire confiance à l’autre, je ne m’investis pas émotionnellement à fond dans une relation qui commence, quelle qu’elle soit. Parce que plus je suis investie émotionnellement, plus les remarques de l’autre me feront mal. Je mets du temps à laisser mes sentiments se développer complètement, attendant le moment où je suis relativement sûre que je ne m’expose pas – à court ou moyen terme – à une souffrance énorme due à une rupture par exemple.</p>



<p>De la même manière, si dans une relation les remarques deviennent plus fréquentes et/ou plus négatives, je vais me reconstruire une carapace en prenant mes distances vis-à-vis de mes sentiments pour la personne qui me blesse. Je vais forcer mes sentiments pour cette personne être plus flous, moins intenses – même si je n’ai aucune idée de comment je suis capable de faire ça. Pour diminuer la souffrance au jour le jour et pour anticiper la souffrance de la rupture. Et le jour où la rupture arrive, je suis comme anesthésiée, mon cerveau comprend ce qui se passe mais je ne ressens rien. Et j’évite ensuite les situations qui pourraient réveiller mes sentiments et donc ma souffrance.</p>



<h2>Ma prochaine carapace</h2>



<p>J’avoue qu’après tant d’années à avoir enduré les remarques sans être arrivée à faire comprendre à qui que ce soit combien tout cela me blessait profondément, aujourd’hui je préfère passer mon temps seule. J’espère arriver à me construire une carapace positive, c’est-à-dire à m’aimer suffisamment pour que l’opinion de l’autre n’ait pas cet impact négatif sur moi, pour que les remarques ne m’atteignent pas parce que je serai convaincue de ma valeur et de mon bon droit à penser autrement que la personne en face de moi. Je me suis souvent refusé ce droit au cours de ma vie, de peur de décevoir l’autre ou de provoquer un conflit.</p>



<h4>J&rsquo;ai trouvé quelqu&rsquo;un qui parle de ces chocs émotionnels</h4>



<p>Voici une vidéo de Raymonde Hazan qui explique cet impact <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Udj9KkXlqjA">https://www.youtube.com/watch?v=Udj9KkXlqjA</a> . Elle propose une cause différente à ces chocs, qui selon elle sont souvent dus au manque de fiabilité des autres. Pour moi l’impact émotionnel est dû à l’hypersensibilité de celui qui reçoit un message négatif (même si c’est juste « finalement je ne mange pas avec toi ce midi », dans ma tête cela devient « cela veut dire qu’il y a autre chose dans sa vie plus important que d’aller manger avec moi le midi », donc je n&rsquo;ai aucune importance à ses yeux, donc je me suis trompée du tout au tout sur ses sentiments pour moi, je ne suis pas assez intéressante) mais aussi à l&#8217;empathie (dans le cas de reproches, on ressent aussi comment l&rsquo;autre se sent par rapport à nous). Je n’aime pas toujours son discours mais j’ai trouvé un certain nombre de vidéos sur sa chaîne qui me parlent particulièrement.</p>
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		<title>Moi et l’empathie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2020 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Il m’a fallu des années de lectures, de recherches, de réflexions pour comprendre l’impact de l’empathie sur ma vie.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:heading {"level":4} --></p>
<h4>Qu'est-ce qu'être empathe, dans mon cas ?</h4>
<p><!-- /wp:heading --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Je ressens les émotions des autres, principalement / de manière très forte les émotions de mon entourage "proche". Tout le temps, que je le veuille ou non. Par entourage proche je veux dire les gens autour de moi physiquement, en général dans la même pièce. Je ressens également, de manière plus diffuse, les très fortes émotions "planétaires" telles que la peur ou le stress d'une grande partie de la population mondiale suite au covid-19.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
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			</div>
<p>Il m’a fallu des années de lectures, de recherches, de réflexions pour comprendre l’impact de l’empathie sur mon vécu.</p>



<h4>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;être empathe, dans mon cas ?</h4>



<p>Cela veut dire que je ressens les émotions des autres, principalement / de manière très forte les émotions de mon entourage « proche ». Tout le temps, que je le veuille ou non. Par entourage proche je veux dire les gens autour de moi physiquement, en général dans la même pièce. Je ressens également, de manière plus diffuse, les très fortes émotions « planétaires » telles que la peur ou le stress d&rsquo;une grande partie de la population mondiale suite au covid-19.</p>



<h4>Je n&rsquo;en avais pas conscience</h4>



<p>Durant la majeure partie de ma vie, je n’étais pas complètement consciente de la manière dont cela fonctionne. Si je rentrais dans une pièce dans laquelle on fête un heureux évènement et que tout le monde était content, mon moral remontait en flèche mais je ne m’en rendais pas nécessairement compte. De la même manière, il m’est impossible d’assister à un enterrement sans pleurer. Même si je ne connaissais pas le défunt, je ressens soudain une profonde tristesse qui fait également ressortir / qui fait écho à mes tristesses enfouies / oubliées. De la même manière, je souris et je me sens bien quand je regarde une comédie et je me sens mal / triste quand je regarde un drame.  Voir des émotions positives ou négatives, que ce soit autour de moi ou virtuellement &#8211; même pour des personnages de fiction &#8211; provoque les mêmes émotions en moi par empathie.</p>



<h4>Comment cela m&rsquo;affectait</h4>



<p>Je n&rsquo;étais pas consciente que la majorité des émotions que je ressentais ne m&rsquo;appartenaient pas.  Il m&rsquo;arrivait très souvent d&rsquo;être impuissante face à ces émotions que je ne comprenais pas. Comment pouvais-je pleurer à l&rsquo;enterrement de quelqu&rsquo;un que je ne connaissais même pas ? Je me sentais « fausse », j&rsquo;avais toujours peur que les autres pensent que j&rsquo;en faisais trop, que je me donnais « un genre »; peur que les gens ne me jugent en se disant « non mais pour qui elle se prend « d&rsquo;oser » pleurer alors qu&rsquo;elle ne le/la connaissait même pas ! ». Je n&rsquo;arrivais pas à sortir de ces émotions parce qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient pas de cause chez moi et donc rien sur quoi je pouvais « travailler » pour me sentir mieux (dans le cas d&rsquo;émotions comme la colère, la tristesse, le stress). Je pouvais ressentir la colère de quelqu&rsquo;un dans la pièce mais sans nécessairement être capable de dire précisément qui était en colère ou pourquoi. Je me retrouvais donc énervée et fâchée sans arriver à me calmer puisque je ne trouvais pas le déclencheur.</p>



<p>Ces dernières années, les médias et la société insistent de plus en plus sur les nouvelles négatives. L’ambiance qui m’entourait (notamment avec l’augmentation des attentats) est devenue de plus en plus négative. Et j’ai fini par sombrer dans la dépression. Que je n’arrivais pas à comprendre ni à combattre parce que mon état n’avait rien à voir avec la vie que je menais et dans laquelle j&rsquo;étais personnellement heureuse : j&rsquo;avais un mari aimant, deux enfants intelligents et en bonne santé, une famille et belle-famille avec qui je m’entends généralement bien, un job intéressant, des collègues sympas, une cheffe super. Durant des années, j’ai sombré dans un marasme de plus en plus profond dont je n’arrivais pas à déterminer la cause. Parce que cela n’avait pas vraiment (à la base) de raport avec mes émotions personnelles. Mais cela a pourtant été l&rsquo;une des causes de mon divorce et de ma dépression.</p>



<h4>Comment je me protège (en partie)</h4>



<p>Depuis deux ans je ne regarde plus les nouvelles, je ne m’intéresse absolument plus à la politique (qui ne m’a jamais vraiment attirée de toute manière), mais surtout je me concentre sur ce qui va bien dans ma vie. Afin d’éviter l’influence négative de mon entourage (au sens large), je vis en «&nbsp;ermite&nbsp;». Je ne travaille pas (j’écris, comme ce blog par exemple) et je ne vois quasi personne. J’ai les enfants (heureusement grands et indépendants) une semaine sur deux.</p>



<p>Comme j&rsquo;ai maintenant conscience que je suis une éponge à émotions, il m&rsquo;est un peu plus facile (dans le cas des émotions de ceux qui sont autour de moi) de prendre mes distances vis-à-vis des émotions, de me dire que « cette colère ne m&rsquo;appartient pas ».</p>



<h4>Depuis le covid</h4>



<p>J’allais donc mieux jusqu’au début du confinement, mi-mars 2020. Dans les semaines qui ont suivi, la qualité de mon sommeil a chuté de manière brutale et je me sentais à nouveau épuisée. Mon moral était bon, je pouvais me concentrer sur tout ce qui allait bien dans ma vie mais pourtant je sentais une fatigue que je ne pouvais pas expliquer d’une autre manière que par mon empathie. En effet, fin février / début mars le monde (entier) est entré en confinement. Les gens ont eu peur, les gens étaient stressés. Et je ressentais tout cela et cela me pesait, me fatiguait. </p>



<p>Aujourd&rsquo;hui je n’ai pas encore trouvé de manière de me protéger de ce ressenti de gens que je ne côtoie même pas&nbsp;! Je rêve donc de m’isoler encore plus et je cherche constamment des manières d’ériger une «&nbsp;barrière&nbsp;» énergétique autour de moi, visiblement sans grand succès jusqu’à présent. La méditation aide mais pas assez en ces temps de «&nbsp;peur mondiale&nbsp;». J’espère que cela s’améliorera dans les prochains mois.</p>



<h4>Je vais à nouveau mieux</h4>



<p>Après quelques mois de confinement supplémentaires, je vais mieux. Probablement en partie parce que le monde va globalement mieux du point de vue du virus et que le « gros » (qui a dit que j’étais gros ?) du confinement est passé. Bien sûr il reste le stress de devoir sortir masqués (heureusement que personne ne se prend pour Zorro ou Batman &#8211; même si depuis hier dans l&rsquo;application Waze c&rsquo;est la voix de Batman qui me guide et les autres utilisateurs me voient comme une batmobile 😉 ) mais comme les visites et les déplacements sont à nouveau autorisés dans la plupart des régions, l’ambiance générale est moins mauvaise. En tout cas c’est mon ressenti. </p>



<p>J&rsquo;ai également fait un test gratuit (15 jours) du <a href="https://www.flfe.net/15-day-trial/">FLFE</a>. Je comprends le principe mais pas comment ils le mettent en œuvre.  Après ces 15 jours d&rsquo;essai, j&rsquo;ai continué à l&rsquo;utiliser parce que je dors mieux, je me réveille plus tôt (ce qui ne m&rsquo;était plus arrivé depuis plus de 2 ans), je me sens nettement moins fatiguée. Et j&rsquo;ai commencé mon blog, ce qui est assez impressionnant pour moi (étant donné les longs mois de gestation &#8211; j&rsquo;ai commencé à écrire début 2020 &#8211; et mon inaction passée). </p>
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		<title>Qui suis-je ? &#8211; définitions personnelles</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 12:09:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retrouvez ici mes définitions personnelles de l'hypersensibilité, du terme "empathe" tel que je l'utilise et de l'introversion.</p>
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<p>Voici une explication personnelle des 3 caractéristiques principales qui, je pense, définissent en grande partie qui je suis, comment je me comporte, quelles sont mes valeurs, ce que j’aime (ou pas).</p>



<ul><li><a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=102&amp;action=edit#hypersensibilité">hypersensibilité</a></li><li><a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=102&amp;action=edit#empathe">empathe</a></li><li><a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=102&amp;action=edit#intro">introversion</a><a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=102&amp;action=edit#caractéristiques"></a></li></ul>



<h4 id="hypersensibilité"><a>Hypersensibilité</a></h4>



<p>Tout le monde possède un degré de sensibilité. Le mien est particulièrement élevé, notamment en ce qui concerne les informations perçues par mes 5 sens et les émotions / mes émotions.</p>



<p>Sur une échelle de 0 à 100 (le 0 et le 100 n’existant probablement pas), je dirais que je suis hypersensible à 85%. Un niveau plus élevé correspondrait par exemple à une sensibilité «&nbsp;maladive&nbsp;», par exemple une sensibilité de la peau telle qu’elle ne permettrait pas de porter des vêtements. A mon niveau, je suis par exemple incapable de mettre un vêtement qui contient de la laine, même par-dessus un t-shirt à longues manches&nbsp;: les démangeaisons apparaissent après quelques heures, voire moins en fonction du pourcentage de laine. Il me semble que cette sensibilité épidermique augmente avec l’âge. Je suis également très difficile pour la nourriture (quasi impossible de manger quelque chose que je n’aime pas), très sensibles aux odeurs (même agréables, je ne supporte pas les odeurs fortes en général), je ne supporte pas les lumières violentes ou les sons trop forts et/ou soudains (je dois fermer les yeux lors de certains concerts et je me mets plutôt loin de la scène et avec des protections d’oreilles). Un grand nombre de choses qui vous semblent anodines ou que vous ne remarquez même pas constituent une agression pour mon organisme.</p>



<p>Pour ce qui est des émotions, j&rsquo;ai appris à les cacher ou en tout cas à cacher leur intensité. J&rsquo;admire les gens qui osent rire haut et fort, les personnes qui pleurent à chaudes larmes. Mes émotions me font peur. J&rsquo;ai peur de leur ouvrir la porte en grand et d&rsquo;être incapable de les gérer. Et à force d&rsquo;y mettre un couvercle ou une sourdine, je ressens beaucoup en demi-teintes. Comme Mithridate, je me suis par exemple volontairement (bien qu&rsquo;inconsciemment) exposée régulièrement à des mini-rejets par mon ex-mari. Ces minuscules doses de poison de tristesse, de peur et/ou de honte m&rsquo;ont permis de devenir de plus en plus insensible &#8211; ces émotions négatives étaient de moins en moins fortes avec les années de plus en plus faciles à supporter. Mais comme toute médaille a son revers, mes émotions positives ont subi la même érosion et j&rsquo;ai été de moins en moins capable d&rsquo;être profondément heureuse en sa présence. Aujourd&rsquo;hui encore, trois ans après la séparation, je ne vis qu&rsquo;en sourdine. Je peux apprécier un très grand nombre de petits bonheurs simples mais je ne sais plus vraiment ce que c&rsquo;est que de vibrer profondément, en tout cas par pour quelqu&rsquo;un. Certaines méditations peuvent m&rsquo;apporter ce genre d&rsquo;émotions mais plus un autre être humain. Et pourtant dieu sait si j&rsquo;en rêve, de cette connection à l&rsquo;autre. Le seul endroit où j&rsquo;ai connu ce genre de connection c&rsquo;est à des séances de biodanza il y a bientôt 3 ans. Mais je n&rsquo;étais pas prête à affronter la remontée de mes émotions et j&rsquo;ai abandonné.  </p>



<h4 id="empathe"><a>Empathe</a></h4>



<p>L’empathie émotionnelle est la capacité à comprendre / imaginer comment on se sentirait si on se trouvait dans la situation vécue par quelqu’un d’autre et cela permet de consoler quelqu’un qui a du chagrin par exemple. On peut comprendre (ou on sait) ce que c’est d’être triste dans cette circonstance particulière. Plus la personne nous est proche, plus on a envie de l’aider à sortir de sa situation négative (la consoler par exemple) ou on peut partager sa joie dans le cas d’une situation positive. On est heureux pour elle.</p>



<p>Un empathe est quelqu’un doté de «&nbsp;super-empathie&nbsp;» qui, non seulement sait ce que cela <em>ferait</em> de ressentir ce que la personne ressent mais il le <em>ressent</em> effectivement en même temps, que la personne ressentant ces émotions lui soit proche ou pas. La réaction est <em>automatique</em>.</p>



<p>Il existe différents types d’empathes&nbsp;: certaines personnes sont sensibles aux émotions des autres, d’autres ressentent les souffrances des animaux ou sont en harmonie avec le monde végétal par exemple.</p>



<p>Durant de très nombreuses années, je n’ai pas été vraiment consciente de mon empathie et surtout pas de son intensité. Je vivais toutes les émotions des autres, la plupart du temps sans savoir faire la différence entre ce qui m’appartenait et ce qui appartenait à quelqu’un d’autre. C’est est extrêmement fatigant, épuisant nerveusement. Quelqu’un qui ne le vit pas ne peut pas comprendre. Et je ne l’ai clairement compris qu’il y a quelques années, avant cela je le sentais confusément sans pouvoir l’expliquer. Imaginez une journée type. Je me lève, je ressens l’humeur de mon compagnon même s’il n’est pas tout à fait réveillé – je ne comprends pas pourquoi je me sens subitement moins bien. Je descends, je croise mes enfants, mon moral remonte. Je pars travailler. Dans le métro, j’ai la sensation d’étouffer, je ne me sens pas très bien, j’ai hâte de sortir. Je suis seule quand j’arrive au travail, un peu de calme. Mon chef arrive, il a une réunion à 8h30, il espérait pouvoir travailler tranquillement, il est frustré&nbsp;; je me sens soudain frustrée sans savoir pourquoi. Un peu de calme durant mon temps de travail seule. Réunion. A peine arrivée, j’ai une boule au ventre&nbsp;; je remarque que deux collègues / amies s’asseyent à l’opposé l’une de l’autre – je ressens leur colère, l’énergie négative sous-jacente. Et cela continue comme ça toute la journée. Quand je rentre chez moi, je suis épuisée sans savoir pourquoi. Je ne sais plus ce que je ressens, je ne sais plus vraiment si je me sens bien ou mal. Je suis heureuse mais je ne comprends pas pourquoi je ne me «&nbsp;sens&nbsp;» pas heureuse. Je suis une éponge à émotions.</p>



<p>Toutes ces émotions ressenties ne m&rsquo;appartiennent pas et je ne les comprends pas puisque je n&rsquo;en connais pas les causes. Je suis donc frustrée (et j&rsquo;ai peur) de ressentir de la colère, par exemple, alors que je n&rsquo;ai aucune raison objective d&rsquo;être en colère. Toutes ma vie, j&rsquo;ai ressenti des émotions que je n&rsquo;arrivais pas à contrôler parce que je ne savais pas d&rsquo;où elles venaient. Maintenant que j&rsquo;ai compris que la plupart de ces émotions ne m&rsquo;appartiennent pas, et en attendant de trouver le moyen de m&rsquo;en protéger, je vis « en ermite » ou quasi. Je sors le moins possible, je vois peu de monde. J&rsquo;ai besoin de recharger mes batteries et de trouver comment me détacher des émotions des autres, ou commencer à prendre conscience des émotions des autres quand elles m&rsquo;envahissent. </p>



<h4 id="introversion"><a>Introversion</a></h4>



<p>En ce qui me concerne, mon introversion me semble la conséquence de mon empathie.</p>



<p>Pour me resourcer j’ai besoin de me retrouver loin des émotions ambiantes, donc loin des autres. Y compris de ceux que j’aime. Ce n’est pas facile à comprendre et encore moins à expliquer. Cela va plus loin que «&nbsp;les extravertis recherchent la compagnie des autres quand ils ne vont pas bien, quand ils ont besoin de support et les introvertis aiment se retrouver seuls pour se resourcer&nbsp;». Dans mon cas (et pour la très grande majorité des empathes), il s’agit d’un besoin vital sous peine d’épuisement de mon énergie. Je le sais maintenant, je suis passée par une dépression pour ne pas l’avoir compris / mis en pratique à temps. Aujourd’hui je vis en ermite, je ne regarde et ne lis pas les nouvelles (si nécessaire, mes enfants me tiennent au courant des choses vraiment importantes), je vois deux ou trois amies toutes les quelques semaines et je sors faire les courses une fois par semaine, voire moins.</p>



<p>J&rsquo;aime être seule et j&rsquo;apprécie ma compagnie. Je n&rsquo;ai pas « besoin » des autres, même si les connections profondes manquent à ma vie. Je suis heureuse sans ça, je ne suis pas dans la mentalité « je serai heureuse le jour où&#8230; (je rencontrerai l&rsquo;homme de ma vie, j&rsquo;aurai trouvé le grand amour,  je ferai du sport, je mangerai sainement, je voyagerai à travers le monde, etc) ». Bien sûr, comme tout le monde j&rsquo;ai des rêves et des choses que j&rsquo;aimerais faire. Mais rien de tout cela (et surtout pas leur manque) ne détermine comment je me sens aujourd&rsquo;hui.</p>
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