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	<title>extra-terrestre Archives - hypersensible empathe introvertie</title>
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	<description>Une extra-terrestre dans un &#34;monde de brutes&#34;</description>
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	<title>extra-terrestre Archives - hypersensible empathe introvertie</title>
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		<title>Ma vision optimiste du monde contre la négativité ambiante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 16:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En quoi consiste ma vision optimiste (et non positive) ? Quelle est pour moi la négativité ambiante et son impact ? Les réponses sont dans cet article, ainsi qu'une explication de comment je me protège aujourd'hui et pourquoi je n'osais pas être optimiste ouvertement.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="post-views content-post post-424 entry-meta">
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<h2>Une extra-terrestre dans un monde de bruts</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/seule-brutes.jpg" alt="extra-terrestre dans un monde de brutes" class="wp-image-426" width="351" height="474" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/seule-brutes.jpg 364w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/seule-brutes-222x300.jpg 222w" sizes="(max-width: 351px) 100vw, 351px" /><figcaption>Je me sens comme une extra-terrestre dans un monde de brutes</figcaption></figure></div>



<p>Cet aspect de vision optimiste du monde me semble représenter une partie importante de ce qui me rend différente de la très grande majorité de mon entourage, qu’il soit privé ou professionnel.  Naviguez dans les méandres de ma vision optimiste, de la négativité ambiante, de certaines de mes protections et des raisons pour lesquelles je n&rsquo;osais pas être optimiste.</p>



<h4><a href="#vision">Ma vision optimiste</a></h4>



<ul><li><a href="#non-positive">Optimiste et non positive</a></li><li><a href="#confiance">J</a>&lsquo;ai<a href="#confiance"> confiance en l&rsquo;autre</a>, une confiance <a href="#basique">basique </a>au départ et qui <a href="#approfondie">s&rsquo;approfondit avec le temps</a></li><li>J&rsquo;essaye de <a href="#comprendre">comprendre les autres</a></li><li><a href="#vie">Tout va bien dans ma vie&#8230;</a><ul><li>&#8230; même ce qui <a href="#tout-va-mal">semble aller mal</a></li></ul><ul><li><a href="#tout-va-bien">Tout va bien tant que j&rsquo;y crois</a></li><li><a href="#dépression">Dépression quand je n&rsquo;y crois plus</a></li></ul></li><li><a href="#monde-beau">Le monde est beau &#8211; mes joies simples</a></li><li><a href="#sécurité">Je me sens en sécurité</a></li></ul>



<h4><a href="#négativité">La négativité ambiante</a></h4>



<ul><li><a href="#plaintes">Vous vous plaignez</a><ul><li>« <a href="#je-me-plains">toi aussi</a>« , me direz-vous</li></ul></li></ul>



<ul><li><a href="#exemples">Deux exemples de négativité</a> dans mon entourage<ul><li><a href="#conséquences">Et leurs conséquences pour moi</a></li></ul></li></ul>



<ul><li>Votre négativité est souvent juste un <a href="#exutoire">exutoire passager</a><ul><li>Pourtant <a href="#vous-sapez">vous avez sapé ma positivité</a></li><li>Vous m&rsquo;avez <a href="#modèles">servi de modèles</a></li><li>Alors <a href="#comme-vous">je suis devenue comme vous</a></li></ul></li></ul>



<h4>Aujourd&rsquo;hui <a href="#protection">je me protège</a></h4>



<ul><li><a href="#isolement">Je m&rsquo;isole</a><ul><li>et je ne <a href="#nouvelles">suis plus les nouvelles</a></li></ul></li><li><a href="#coupe-ponts">J&rsquo;ai coupé certains ponts</a>..<ul><li>après avoir <a href="#épuisé">épuisé toutes mes ressources</a></li></ul></li></ul>



<h4><a href="#osais-pas">Pourquoi je n&rsquo;osais pas être optimiste</a></h4>



<ul><li><a href="#gênée">J&rsquo;étais gênée</a></li><li>Je n&rsquo;osais <a href="#me-bats-pas">pas me battre pour mes idées</a></li></ul>



<h2 id="confiance">Ma vision optimiste</h2>



<h4 id="non-positive">Optimiste et non positive</h4>



<p>Quelle différence, me direz-vous ? L&rsquo;optimiste envisage par défaut un résultat positif mais se prépare néanmoins pour des circonstances négatives, des imprévus. (voir l&rsquo;article dans Psychologies à propos de la <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/L-optimisme-ca-s-apprend/Frederic-Fanget-Nos-pensees-negatives-sont-necessaires" target="_blank">nécessité des pensées négatives</a>). D&rsquo;après l&rsquo;article, un équilibre 66/33 est la norme d&rsquo;un bon optimisme (2/3 de  pensées positives pour 1/3 de pensées négatives). En ce qui me concerne, j&rsquo;en serais plutôt à 4/5 de pensées positives, et même plus. </p>



<h4 id="confiance">Par défaut, je fais confiance</h4>



<p>Si vous avez lu un peu du sujet «&nbsp;qui suis-je&nbsp;», vous saurez déjà de quoi je parle&nbsp;: par défaut, je fais confiance aux gens et aux situations. </p>



<p>De manière innée, je crois que les gens sont foncièrement bons, honnêtes, dignes de confiance, bien intentionnés.  Mon éducation s&rsquo;est chargée de me faire comprendre (ou croire) Le contraire. A savoir qu&rsquo;à de rares exceptions près, les autres sont plutôt dangereux, malhonnêtes, peu dignes de confiance. </p>



<h5 id="basique">Une confiance basique au départ&#8230;</h5>



<p>Si je fais preuve d&rsquo;une certaine circonspection dans de nouvelles relations, mon attitude par défaut est néanmoins celle de la confiance. Je ne pense pas que l&rsquo;autre soit faux, qu&rsquo;il risque de me trahir ou qu&rsquo;il me veuille du mal. Jusqu&rsquo;à preuve du contraire. Et ce contraire est arrivé extrêmement rarement dans ma vie. </p>



<p>Ma première confiance est une confiance de base, de surface, sans gros risque au cas où la confiance aurait été une erreur. Même s&rsquo;il m&rsquo;est arrivé, très rarement, de faire totalement confiance très rapidement.</p>



<h5 id="approfondie">qui s&rsquo;approfondit avec le temps</h5>



<p>Par contre, j&rsquo;accorde ma « vraie » confiance après un certain temps et un temps certain seulement. Celle qui fait que la personne pourra compter sur mon aide aussi longtemps que je vivrai, je ne l&rsquo;accorderai qu&rsquo;au bout de longs mois, ou parfois moins, en fonction de notre vécu commun.</p>



<h4 id="comprendre">J&rsquo;essaye de comprendre l&rsquo;autre</h4>



<p>Dans toute discussion, avec qui que ce soit, j&rsquo;essaye de voir le point de vue de l&rsquo;autre et de le comprendre. Attention, je n&rsquo;ai pas dit que je trouvais des <em>excuses</em>. Ce n&rsquo;est pas parce que je comprends pourquoi quelqu&rsquo;un a fait quelque chose que l&rsquo;action est nécessairement acceptable. On peut comprendre pourquoi quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;a rien à manger vole quelque chose, cela ne veut pas dire pour autant que le vol est un comportement normal ou acceptable.</p>



<p>Comme j&rsquo;ai tendance à essayer de faire voir tous les points de vue, j&rsquo;ai souvent été mal comprise et on m&rsquo;a souvent reproché de chercher des excuses à certains comportements que je cherchais seulement à comprendre. Surtout pour trouver une solution afin qu&rsquo;ils ne se reproduisent pas.</p>



<h4 id="tout-va-bien">Tout va bien dans ma vie&#8230;</h4>



<p>Si je regarde ma vie, tout s’est toujours (relativement) bien déroulé. </p>



<p>Non, je ne veux pas dire qu’il ne s’est jamais rien passé de négatif dans ma vie ou que je n&rsquo;ai pas souffert mais au final le résultat a toujours été positif pour moi. Le temps durant lequel les choses semblent aller mal peut sembler long, trèèès long. Mais au final, si je regarde ma vie, je peux toujours trouver quelque chose de positif dans le négatif. Ou une conséquence positive à quelque chose que j&rsquo;ai vécu de manière négative.</p>



<h5 id="tout-va-mal">&#8230; même ce qui semble aller mal</h5>



<p>Si j’ai échoué dans un job horrible avec une cheffe d’une mauvaise foi crasse et que je rentrais chez moi déprimée tous les soirs, c’était pour pouvoir trouver par la suite le job qu’il me fallait. Parce que ce job n&rsquo;existait pas à l&rsquo;époque où ma cheffe m&rsquo;a engagée.<br>Si j&rsquo;ai mis le temps avant de trouver celui qui deviendrait mon (ex-)mari et le père de mes enfants, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il fallait que les conditions soient réunies pour que nous puissions nous rencontrer (il est plus jeune que moi de quelques années). <br>J&rsquo;ai assisté à un séminaire qui m&rsquo;a permis de traverser un an de deuils à répétition (4 décès dans la famille proche) de manière relativement sereine. Je ne l&rsquo;aurais jamais fait si je n&rsquo;avais pas été séparée à ce moment-là et libre de mes mouvements. De manière indirecte, la séparation (malgré la douleur qu&rsquo;elle a apportée) m&rsquo;a permis d&rsquo;être plus forte pour traverser les deuils.</p>



<h5 id="tout-va-bien">Tant que j&rsquo;y croyais, tout allait bien</h5>



<p>Durant de longues années, malgré les choses qui n&rsquo;allaient pas dans ma vie, une partie de moi restait persuadée que tout irait bien pour moi.</p>



<p>Après m&rsquo;être cherchée pour les études (j&rsquo;ai essayé deux voies avant de me satisfaire de la 3ème), j&rsquo;ai tout de suite trouvé un bon job, j&rsquo;ai trouvé l&rsquo;amour. Des années plus tard, après un passage par un boulot merdique j&rsquo;ai trouvé le meilleur job de ma vie, l&rsquo;amour avec un grand A, j&rsquo;ai eu mes enfants, j&rsquo;ai vécu à l&rsquo;étranger, j&rsquo;ai toujours eu assez d&rsquo;argent.</p>



<h5 id="dépression">Tout s&rsquo;est effondré quand j&rsquo;ai cessé d&rsquo;y croire &#8211; la dépression</h5>



<p>Et puis un jour, j&rsquo;ai cessé de croire à l&rsquo;amour de mon mari. <br>Ensuite j&rsquo;ai cessé de croire que j&rsquo;étais capable de faire correctement mon job. <br>Pour finir j&rsquo;ai cessé de comprendre qui j&rsquo;étais, ce que je faisais sur cette terre. Ma vie n&rsquo;avait plus aucun sens et j&rsquo;ai fait une dépression / burn out. </p>



<p>Et durant de très très longs mois, j&rsquo;ai perdu ma confiance et mon optimisme. Je savais qu&rsquo;il suffisait que j&rsquo;y croie pour que tout aille bien, je pouvais citer plein d&rsquo;exemples dans ma vie où les choses s&rsquo;étaient bien déroulées, où tout s&rsquo;était subitement arrangé à la perfection. Mais j&rsquo;étais incapable de me retrouver dans ce même état d&rsquo;esprit, j&rsquo;avais le sentiment que ma vie ne serait plus ce que j&rsquo;aimerais qu&rsquo;elle soit, et ce pour le restant de mes jours. </p>



<p>Petit à petit, une chose à la fois, un jour à la fois, le positif est remonté à la surface. D&rsquo;abord juste comme une petite bulle qui crève la surface, une de temps en temps, par ci par là. </p>



<h5>Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;y crois à nouveau</h5>



<p>Jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui où le flot des bulles est (quasi) continu. Depuis quelques mois, mon optimisme revient. </p>



<p>Aujourd&rsquo;hui je choisis de m&rsquo;écouter et j&rsquo;ai à nouveau de plus en plus de signes que tout va bien dans ma vie. Comme ce déménagement prévu d&rsquo;ici quelques semaines vers l&rsquo;endroit où je rêve d&rsquo;habiter depuis des années : face à la mer.</p>



<h4>Avec le retour de l&rsquo;optimisme, je suis plus flexible</h4>



<p>Depuis que mon optimisme naturel refait surface, je me rend compte que je suis beaucoup plus flexible. Quand l&rsquo;un de mes enfants avait prévu de venir et qu&rsquo;il change d&rsquo;avis, par exemple, même en dernière minute. Ou même trois fois sur une journée !</p>



<p>Et je comprends que mon besoin de contrôle qui devenait tellement envahissant ces dernières années était lié à une négativité croissante tout autant qu&rsquo;à mon besoin de contrôler mon environnement à cause de mon hypersensibilité (dont j&rsquo;ai parlé <a rel="noreferrer noopener" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-je-vous-fais/#anticiper" target="_blank">ici </a>et <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/perfectionniste-desordonnee/#besoindecontrole" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>).</p>



<h4 id="monde-beau">Le monde est beau &#8211; mes joies simples</h4>



<p>Il ne se passe quasi pas un jour sans que je ne trouve quelque chose de beau dans ce qui m&rsquo;entoure : ma décoration, mes plantes, les arbres que je vois par la fenêtre, un avion qui passe dans le ciel et sur lequel joue le soleil, un coucher de soleil. Mais aussi le chant des oiseaux, la forme d&rsquo;une branche tombée sur la terrasse. Je peux m&rsquo;émerveiller à regarder le travail des fourmis ou la beauté d&rsquo;une toile d&rsquo;araignée (même si, oui, je déteste les araignées &#8211; enfin, non, je ne les déteste pas, j&rsquo;en ai juste une peur bleue, viscérale). Au bord d&rsquo;un cours d&rsquo;eau ou face à la mer, il m&rsquo;arrive de passer de longs moments de quiétude. Je peux passer des heures à admirer les nuages dans le ciel, leurs formes, leurs mouvements.</p>



<p>Tout cela a tellement plus de sens et d&rsquo;importance pour moi que d&rsquo;avoir un iPhone dernier modèle ou une voiture de luxe. L&rsquo;iPhone peut tomber en panne, la voiture peut être détruite dans un accident. Les nuages seront toujours là et pourtant chacun est éphémère. Je ne verrai jamais deux fois le même nuage.</p>



<h4 id="sécurité">Je me sens en sécurité</h4>



<p>Un autre aspect, ou une autre conséquence, je ne sais pas, de ma vision optimiste est que je ne me suis jamais sentie en danger où que ce soit. Mais je n’irais pas non plus volontairement traîner dans un endroit réputé pour être un coupe-gorge ou un quartier à risque pour une femme seule. Je suis optimiste, pas inconsciente.</p>



<h3 id="négativité">La négativité ambiante</h3>



<h4 id="plaintes">Vous vous plaignez souvent</h4>



<p>Je fatigue très rapidement lors de conversations « standard » dans lesquelles les gens se plaignent au bout d’un moment. La politique, la société, le temps, trop chaud, trop de pluie, le boulot, le boss, les collègues, le conjoint, les enfants, que sais-je. </p>



<p>Est-ce que pour autant je peux dire que je ne me suis jamais plainte ? Certainement pas. Quand je ne sais pas de quoi parler avec quelqu’un que je connais peu, je lance un sujet bateau (le beau temps – qui ne va sûrement pas durer puisqu’on est en Belgique ; le mauvais temps – qui va sûrement empirer le week-end et s’améliorer lundi, on est en Belgique ; le nouveau gouvernement ; l’absence de gouvernement – on est en Belgique, où l’on fonctionne très bien sans gouvernement ; Trump ; les embouteillages pour arriver au bureau ; les transports en commun bondés, etc etc etc). Et, j’avoue, je fais comme tout le monde dans ces cas-là, je me plains plus ou moins (en général c’est parce que les fois précédentes où j’ai rencontré cette personne, elle s’est plainte de l’un des sujets que j’aborde, je suis donc en terrain connu).</p>



<h4 id="je-me-plains">Pourquoi je me plains (aussi)</h4>



<p>En fait, quand je me «&nbsp;plains&nbsp;» auprès des gens que j’aime, ce que j’attends c’est qu’ils réagissent comme moi j’aurais tendance à réagir. J&rsquo;aimerais qu&rsquo;ils me rappellent tout ce qui fonctionne, tout ce qui va bien, tout ce qui vaut la peine qu’on se lève le matin. <br>Si je raconte un désaccord avec quelqu&rsquo;un, j&rsquo;aimerais qu&rsquo;ils me fassent remarquer le point de vue possible de l’autre personne, qui est très probablement tout aussi valable que le mien.</p>



<p> Mais ce qui arrive généralement, c’est (comme dans toutes les conversations auxquelles j’ai assisté dans ma vie) le contraire&nbsp;: mon/mes interlocuteur(s) abonde(nt) dans mon sens. Et là, ça m’énerve à tous les coups. Soit parce que j’avais besoin qu’on me remonte le moral en me parlant de ce qu’il y a de positif dans ma vie, dans le monde (après m’avoir <em>écoutée</em> me plaindre, histoire que je puisse dire ce que j’ai sur le cœur, mais sans en rajouter). Soit parce que j’aurais eu besoin qu’on me montre les côtés positifs de cette personne, ou qu’on me propose un autre point de vue à propos de la situation qui me pose problème (sans pour autant dire que j’ai tort), qu’il y a peut-être une autre manière de voir la situation. Bref, j&rsquo;aimerais m&rsquo;avoir en face de moi !</p>



<h4 id="exemples">Deux exemples  de négativité dans mon entourage</h4>



<h5>Le premier remonte à mon enfance </h5>



<p>mais s&rsquo;est répété très souvent dans ma vie, que ce soit avec mon conjoint, des amies et des collègues. Je vais chez mon oncle, ma tante et mes cousines avec mes parents. Je passe un super après-midi. Sur le trajet du retour, dans la voiture, mon père commence à faire plein de remarques négatives « et un tel a fait ça, c&rsquo;est mal élevé », « et une telle, comme d&rsquo;habitude, a chipoté sur la nourriture » (très difficile à vivre pour des adultes ayant vécu la guerre et le manque), etc etc. En quelques minutes, le plaisir que j&rsquo;avais eu était gâché. <br>Et cela se répétait très régulièrement. Mais à chaque fois je repartais avec mon esprit positif et je passais toujours un bon moment. Parce qu&rsquo;une partie de moi appréciais les personnes que mon père critiquait même si, en grandissant, je comprenais la justesse de certains de ses commentaires. Et j&rsquo;ai encaissé tous ces types de commentaires de la part de nombreuses personnes, que ce soit dans ma vie personnelle ou professionnelle (commentaires entre collègues après une réunion).</p>



<h5>Le deuxième date d&rsquo;il y a quelques années</h5>



<p>Nous avions loué un appartement à Paris pour quelques jours. Bien situé, proche des transports en commun, avec garage. </p>



<p>En arrivant, ce que je vois : un grand appartement aéré au dernier étage (pas de voisins bruyants au-dessus), une grande terrasse accessible du salon, deux chambres, deux salles de bains, super équipé (les gens y vivent). En bref : parfait pour notre usage qui était principalement d&rsquo;y dormir et d&rsquo;y prendre le petit déj, visiter Paris en transports en commun.</p>



<p>Ce que mon mari voyait : toute la poussière (donc mal entretenu), encombré, peu de place pour nos affaires, agencement peu pratique. <br>Qu&rsquo;ai-je pris en pleine tronche en sous-entendu de ses commentaires ? Des critiques concernant mon choix (c&rsquo;est moi qui avait fait la recherche) et ma capacité de jugement de ce qui est bien/acceptable ou pas (même s&rsquo;il avait vu les photos avant que nous ne réservions), une attaque personnelle. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;appartement qui n&rsquo;est pas bien, c&rsquo;est moins qui suis une incapable pour l&rsquo;avoir sélectionné.</p>



<h5 id="conséquences">Et leurs conséquences pour moi</h5>



<p>Si pour la personne qui fait ce genre de commentaires  négatifs, ils sont oubliés sitôt dits, ou presque, ils ont constitué la base de mon manque de confiance en moi. Si vous faites ce genre de commentaires à propos des autres en ma présence, que dites-vous de moi à d&rsquo;autres en mon absence ? </p>



<p>Même si je vous fais confiance, je ne serai jamais sûre de ce que vous pensez vraiment. Je vivrai ma vie avec vous en me demandant quand viendra le jour où vous finirez par me dire en face ce que vous vous contentez durant longtemps de dire aux autres.</p>



<h4 id="exutoire">Votre négativité est souvent juste un exutoire passager</h4>



<p>La plupart des personnes que je connais ne sont pas nécessairement négatives de nature. Râler ou rouspéter est juste un exutoire pour les frustrations quotidiennes. Mais cette négativité ambiante à laquelle j&rsquo;étais exposée dans tous mes environnements a eu sur moi l&rsquo;effet d&rsquo;un poison. Au fil des années, j&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;elle a pénétré chaque cellule de mon corps. </p>



<h5 id="vous-sapez">Pourtant vous avez sapé mon optimisme</h5>



<p id="extrait">Durant plus de 50 ans j&rsquo;ai vécu entourée de négativité. Celle de mon père, qui imaginait toujours le pire ou ressassait le négatif même après un bon moment passé en famille. Celle de mes ami(e)s et collègues qui se plaignaient sans arrêt : le boulot, le conjoint, les enfants, le boss. Celle des médias : la radio et la télé durant ma jeunesse, puis les journaux, internet, les réseaux sociaux. Celle de mes proches.</p>



<h5 id="modèles">Vous m&rsquo;avez servi de modèles</h5>



<p id="extrait">A force de côtoyer la négativité ambiante en continu, j&rsquo;ai fini par la faire mienne. L&rsquo;article déjà cité plus haut mentionne aussi cette influence :</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>« le meilleur processus d’apprentissage, c’est l’imitation de modèles. Pour simplifier, si l’on voit des gens optimistes, on devient optimiste, et si l’on voit des gens pessimistes, on devient pessimiste. »</p><cite>Frédéric Fanget dans la magazine Psychologies (voir <a href="https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/L-optimisme-ca-s-apprend/Frederic-Fanget-Nos-pensees-negatives-sont-necessaires" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;article</a>)</cite></blockquote>



<p>Ne connaissant personne qui ait un esprit résolument positif, je n&rsquo;avais nulle part où me réfugier. Personne à qui parler pour me rappeler qui je suis, comment je pense, ce en quoi je crois.</p>



<h5 id="ma-négativité">Alors je suis devenue comme vous</h5>



<p>L&rsquo;éponge émotionnelle que je suis a absorbé toute cette négativité. Quand mon éponge a été saturée de négativité, celle-ci a commencé à ressortir.  Et j&rsquo;ai commencé à faire comme mon entourage, voir le négatif, me plaindre. Le positif ne m&rsquo;atteignait plus, je refusais de le voir si c&rsquo;était de toute façon pour qu&rsquo;on me l&rsquo;enlève encore en me donnant du négatif que je n&rsquo;avais pas vu par moi-même.</p>



<p>Et vous avez commencé à me reprocher ma négativité. Un comble, pour moi.</p>



<h2 id="protection">Depuis plus de deux ans je me protège</h2>



<h4 id="isolement">Je m&rsquo;isole</h4>



<p>Après ma dépression qui a suivi la séparation avec mon mari, j’ai appris à être plus consciente de mes besoins mais aussi à les respecter.  </p>



<p>Parmi ces besoins, il y a eu celui de vivre en quasi ermite. Mon introversion s&rsquo;est manifestée de manière totalement démesurée par rapport à ma vie jusqu&rsquo;alors. [A ce sujet, voir aussi les autres articles parlant de mon <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/introvertie" target="_blank">introversion</a>.] Je me suis éloignée des autres, proches ou pas, afin de me concentrer sur moi et de faire ce qui me fait du bien. Réfléchir, méditer, regarder des films ou des vidéos.</p>



<p>Je lis aussi beaucoup. Et j&rsquo;écris énormément.</p>



<h5 id="nouvelles">Je ne suis plus les nouvelles</h5>



<p>Depuis plus de deux ans j&rsquo;ai arrêté de suivre les nouvelles, sous quelque forme que ce soit (j&rsquo;ai juste fait ce qui est dit dans l&rsquo;<a href="#extrait">extrait </a>de l&rsquo;article de Psychologies cité plus haut<a href="#extrait"></a>). Mes enfants et mon entourage me tiennent au courant des grosses nouvelles, si nécessaire. Et je me porte beaucoup mieux. Je me fais aussi souvent une « overdose » de positivité en regardant des vidéos qui me font du bien ou qui me font rire. Cela peut être des vidéos Youtube d&rsquo;humoristes, cela peut concerner des sujets de développement personnel ou de spiritualité, des vidéos de musique qui me font du bien ou des films « bonne humeur ». </p>



<h4 id="coupe-ponts">Et j&rsquo;ai coupé certains ponts</h4>



<p>Mon isolement vaut aussi dans mes relations avec les autres. Malheureusement, cela veut dire couper les ponts avec des personnes qui ne me conviennent pas / plus. </p>



<p>Oui, je sais, l’excuse «&nbsp;ce n’est pas toi, c’est moi&nbsp;» peut sembler bidon / bateau mais dans mon cas c’est vraiment ça&nbsp;: je pense que, pour une raison ou une autre (ou plusieurs) la personne ne m’apporte plus ce dont j’ai besoin dans la vie ou, au contraire, elle m’apporte quelque chose dont je n’ai pas besoin. Si je peux m’accommoder d’une relation qui ne m’apporte pas (tout) ce dont j’ai besoin (c’est pour ça qu’on a différentes personnes dans sa vie) je ne suis pas capable de continuer une relation «&nbsp;négative&nbsp;», une relation qui me coûte de l’énergie plus qu’elle ne m’en apporte. </p>



<h5>Après avoir épuisé toutes mes ressources</h5>



<p>Mon côté optimiste va cependant me pousser à épuiser toute la réserve de patience et d’énergie dont je dispose. Je vais me focaliser sur ce qui fonctionne encore dans notre relation, sur le potentiel de revenir à une relation qui m&rsquo;apporte plus, ou encore sur tout ce que j&rsquo;apprécie chez la personne. <br>Au fond de moi, je reste longtemps persuadée que les choses peuvent s’arranger.&nbsp;Si je me concentre sur ce qui va bien je pourrai supporter ce qui me dérange ou peut-être que ce qui me dérange va aller mieux avec le temps. </p>



<p>Et quand ce n’est plus le cas, quand le négatif augmente et que le positif se réduit comme une peau de chagrin, je m’étiole. Je perds confiance en moi, en l’autre, en notre relation. Je dépéris. Jusqu’au jour où l’autre n’en peut plus. Ou jusqu’au jour où je choisis de m’écouter et de faire passer mes besoins avant ceux des autres&nbsp;; le jour où je choisis de mettre fin à une longue amitié dans laquelle je ne m’épanouis plus.</p>



<h3 id="osais-pas">Je n&rsquo;osais pas être optimiste</h3>



<h4 id="gênée">J&rsquo;étais gênée de parler en positif</h4>



<p>Je n’ai que rarement osé exprimer cet aspect de ma personnalité. </p>



<p>Lorsque j’y ai fait allusion, on m’a généralement fait comprendre que je me croyais dans un monde «&nbsp;bisounours&nbsp;», que le monde était loin d’être «&nbsp;tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil&nbsp;». Que j’étais utopiste, irréaliste, que je vivais dans un rêve. Bref, que j’avais tort et que tout le monde autour de moi avait raison&nbsp;: le monde est un endroit dangereux, il faut se méfier des gens. </p>



<p>Alors que je pars systématiquement du principe inverse&nbsp;: le monde est fondamentalement un endroit agréable, dans lequel il se passe parfois des choses désagréables et on peut faire confiance à la très grande majorité des personnes que l’on rencontre. </p>



<h4 id="me-bats-pas">Je n&rsquo;osais pas me battre pour mes idées</h4>



<p>Difficile d’exprimer ses idées quand elles vont à l’encontre de celles de tout le monde qui vous entoure. Et même quand j’ai osé les exprimer, je n’ai pas osé me battre pour elles. J’ai baissé les bras face à mon entourage. </p>



<p>Il a fallu mon divorce et une dépression pour que je comprenne que cet abandon a été en partie responsable de mon mal-être durant près de 10 ans.</p>



<p></p>
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		<title>Moi et le mal que je vous fais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de contrôle]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de plaire]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de tout comprendre]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[extra-terrestre]]></category>
		<category><![CDATA[honnête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mal que je vous fais, l'un de mes paradoxes. Quelques exemples pratiques et leurs causes (ma franchise, un malentendu, la sensibilité de l'interlocuteur). Quels sont mes besoins quand je communique ? Confirmer que j'ai compris, classer, anticiper, plaire. </p>
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<p>Le mal que je vous fais, l&rsquo;un de mes <a href="#paradoxe">paradoxes</a></p>



<p><a href="#exemples">Quelques exemples et leurs causes</a></p>



<ul><li><a href="#franchise">ma franchise</a></li><li><a href="#malentendu">un malentendu</a></li><li><a href="#sensibilité">la sensibilité de mon interlocuteur et ma maladresse</a></li></ul>



<p>Pourquoi est-ce que je communique comme je le fais, quels sont <a href="#besoins">mes besoins</a></p>



<ul><li><a href="#j-ai-compris">confirmer que j&rsquo;ai compris</a></li><li><a href="#classer">classer</a></li><li><a href="#anticiper">anticiper</a></li><li><a href="#plaire">besoin de plaire</a></li></ul>



<h3 id="paradoxe">Le mal que je vous fais, c&rsquo;est l&rsquo;un de mes paradoxes</h3>



<p>Bien que très sensible à tout ce que vous me dites, il semble que mon habitude de dire plutôt ce que je pense / parler sans réfléchir (très longtemps) puisse blesser certaines personnes. Je n’ai jamais compris cette hypocrisie de la société de dire merci et de sourire quand on reçoit quelque chose qu’on n’aime pas. Mais oui, je me suis adaptée alors je fais (souvent / quand j&rsquo;y pense) l’effort de le faire pour ne pas blesser les autres. </p>



<p>Il m’arrive pourtant de mettre les pieds dans le plat de manière involontaire.</p>



<h3 id="exemples">Quelques exemples du mal que je vous fais et leur cause possible</h3>



<h5 id="franchise">Ma franchise</h5>



<p>Une amie me montre sa nouvelle voiture en me répétant dix fois « elle est belle, hein », je peux répondre « oui, elle est belle mais ce n’est pas mon style de voiture » ou « je ne l’aime pas » ou « je ne l’achèterais pas&nbsp;pour moi ». Et cela peut être mal perçu, comme une critique. <br>Pourtant, quand j’analyse ce que j’ai dit, je ne comprends pas&nbsp;: j’ai dit qu’elle était belle (c’est une voiture neuve, une belle couleur) mais ce n’est pas mon style, <em>moi</em> je ne l’aime pas / je ne l’achèterais pas. </p>



<p>J’ai ainsi eu une discussion avec une amie, essayant de comprendre pourquoi elle m’en voulait de lui avoir dit que <em>je</em> n’aimais pas sa voiture, essayant de lui expliquer (en vain) que l’important pour moi était qu’elle aime sa voiture et qu’elle en profite. Que j’étais super contente pour elle qu’elle ait pu s’offrir la voiture de ses rêves, et que je ne comprenais pas pourquoi elle était fâchée, ni pourquoi elle aurait préféré que je mente et que je dise que j’aimais bien la voiture. Essayant de lui faire comprendre qu’il vaut mieux que tout le monde ait des goûts différents, sinon nous voudrions tous la même chose. Mais ce fut difficile.</p>



<h5 id="malentendu">Un malentendu</h5>



<p>Un autre exemple&nbsp;: je frappe un jour à la porte de mon fils pour lui poser une question. Devant lui, son téléphone posé pour un appel vidéo avec sa copine, que je ne connaissais pas. Et il me dit « Tu veux dire bonjour à A&nbsp;? » Et moi de répondre « Non, non, je ne veux pas lui dire bonjour. » Réaction de mon fils « Oh, la violence… Pourquoi tu ne veux pas lui parler&nbsp;? » Puis à sa copine « Tu as entendu ? » <br>Et moi, m’emberlifiquotant dans mes explications « Mais non, je voulais juste dire que je ne viens pas pour lui parler mais pour te poser une question, ce n’est pas la raison pour laquelle je viens donc ce que j’ai voulu dire c’est « non, en arrivant dans ta chambre je voulais te poser une question et non pas parler à A » mais tu l’as compris comme « non, je ne <em>veux</em> pas parler à A » plutôt que « parler à A n&rsquo;est pas ce que je voulais faire » » ». </p>



<p>Bref. Moment gênant.</p>



<h5 id="sensibilité">La sensibilité de mon interlocuteur et à ma maladresse</h5>



<p>Je m&rsquo;intéresse à l&rsquo;autre, comment il fonctionne, ce qu&rsquo;il pense, comment il vit les choses, ce qu&rsquo;il ressent. Toute ma vie, j&rsquo;ai essayé de comprendre. J&rsquo;ai donc lu énormément de livres (pseudo) psychologiques et j&rsquo;ai emmagasiné beaucoup de théories diverses et variées et d&rsquo;explications de certains comportements, de certaines réactions. </p>



<p>Quand quelqu&rsquo;un me raconte quelque chose, mon cerveau turbine afin de trouver une explication ou une information en lien avec le vécu de la personne. Il fouille dans la quantité d&rsquo;information stockées sur le disque dur afin de trouver quelque chose qui peut s&rsquo;appliquer à la situation. Et dès qu&rsquo;il a trouvé, je n&rsquo;ai qu&rsquo;une envie : raconter à l&rsquo;autre ce que j&rsquo;ai trouvé afin de savoir si c&rsquo;est correct / si cela s&rsquo;applique dans son cas / si ça pourrait l&rsquo;aider / si c&rsquo;est ça qu&rsquo;il ressent.</p>



<p>Mais, euh, comment dire&#8230; <br>J&rsquo;oublie parfois de mettre des « si », des « peut-être » ou des « est-ce que » dans ce que je dis et du coup je peux paraître « madame je sais tout », méprisante, critique. Je peux donner l&rsquo;impression que j&rsquo;enferme l&rsquo;autre dans le carcan de mon interprétation, que j&rsquo;exprime peut-être comme une vérité et non une possibilité ou une hypothèse. </p>



<p>Bref, une fois de plus, je vous fais mal alors que je ne vous voulais que du bien.</p>



<h3 id="besoins">Mes besoins</h3>



<p>Mon but, quand je communique, est toujours d&rsquo;aider l&rsquo;autre et je puise automatiquement dans tout ce que je connais afin de me raccrocher à du connu. Si ce que l&rsquo;autre dit ne correspond pas à ma manière de fonctionner (ce qui, il faut bien l&rsquo;admettre, est le cas dans la quasi-totalité des cas puisque je me sens globalement comme une extra-terrestre), mon seul moyen de le comprendre est de rattacher son vécu à quelque chose que je connais pour l&rsquo;avoir lu, quelque chose à quoi j&rsquo;ai déjà réfléchi et/ou qui a du sens. J&rsquo;ai besoin de rattacher ce que l&rsquo;autre me dit à ma base de données interne.</p>



<h5 id="j-ai-compris">Mon besoin de confirmer ce que j&rsquo;ai compris</h5>



<p>J&rsquo;ai tellement entendu de réflexions a posteriori qui contredisaient ce que j&rsquo;avais cru que la personne pensait/ressentait dans une situation particulière que j&rsquo;en ai conclu que j&rsquo;étais nulle pour décripter ce qui se passe dans la tête de l&rsquo;autre. <br>Je m&rsquo;efforce donc de confirmer, d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, que je comprends ce que la personne vis. Je lui dis comment il est possible d&rsquo;interpréter ce qu&rsquo;elle me raconte (souvent cela correspond à ce que j&rsquo;ai lu sur le sujet, plus rarement à mon vécu personnel) et j&rsquo;espère qu&rsquo;elle me dira « oui, c&rsquo;est exactement ça ». </p>



<p>Il m&rsquo;est déjà arrivé qu&rsquo;une amie se fâche parce qu&rsquo;à cause de la manière dont j&rsquo;avais fait part de mes pensées, elle trouvait que je lui avais donné mon avis alors qu&rsquo;elle ne l&rsquo;avait pas demandé (ce qui était tout-à-fait vrai, sauf que je le fais pour comprendre et non pour juger l&rsquo;autre) ou qu&rsquo;elle se trouvait mise dans une case qui ne lui correspondait pas.</p>



<h5 id="classer">J&rsquo;ai besoin de « classer »</h5>



<p>J&rsquo;ai besoin de mettre les personnes, les situations, leurs vécus, etc dans des cases qui correspondent à des choses qui me sont familières et que je comprends. Le monde me semble tellement incompréhensible que j&rsquo;aime mettre les choses « en boîte ». Non pas dans un but réducteur (une personne peut, dans ma tête, se trouver dans des dizaines, voire des centaines de boîtes différentes) mais pour avoir l&rsquo;impression d&rsquo;y comprendre quelque chose. Je ne juge absolument pas en faisant cela. Peu m&rsquo;importe qu&rsquo;une personne soit dans la case « homosexuel », « hétérosexuel » ou une autre, l&rsquo;important est que pour moi cela me donne une certaine idée de comment cette personne pourrait réagir dans certaines circonstances. en fonction du fait qu&rsquo;elle soit dans la case homosexuel plutôt qu&rsquo;hétérosexuel.</p>



<p>Plus je peux trouver de cases dans lesquelles je peux mettre une personne, mieux j&rsquo;ai le sentiment de la connaître, même si un grand nombre de ces cases ne sont pas celles dans lesquelles je me classerais, moi.</p>



<h5 id="anticiper">J&rsquo;ai besoin d&rsquo;anticiper</h5>



<p>Comme je suis facilement débordée par ce qui se passe autour de moi, comment les gens réagissent, ce qu&rsquo;ils ressentent, j&rsquo;ai besoin de contrôler mon environnement le plus possible.</p>



<p> Et ce contrôle passe par une anticipation (d&rsquo;où mon besoin d&rsquo;organiser les vacances ou un voyage dans les moindres détails, même si j&rsquo;adore l&rsquo;imprévu, mais j&rsquo;y reviendrai dans un autre article). </p>



<p>Plus je peux imaginer comment sera une situation, ce qui va se passer, comment les autres pourraient réagir, plus je serai prête à gérer les émotions. Si je sais par exemple qu&rsquo;une amie vient de se faire larguer et qu&rsquo;elle n&rsquo;aime pas en parler mais préfère se changer les idées, j&rsquo;éviterai de lui parler de sa relation et je proposerai peut-être un cinéma plutôt qu&rsquo;une discussion où le sujet risque d&rsquo;être abordé. Parce que même si elle ne veutpas en parler, je risque de dire quelque chose que je n&rsquo;aurais pas dû. <br>Ou elle va peut-être en parler mais du coup je ne saurai pas comment répondre puisque d&rsquo;habitude elle n&rsquo;aime pas en parler : qu&rsquo;attends-t-elle de moi comme type de réaction ? Juste l&rsquo;écouter ou dialoguer ? Abonder dans son sens ou lui montrer le point de vue de l&rsquo;autre ? La laisser pleurer ou la consoler ? <br>Et mon stress monte en flèche et je me sens mal à l&rsquo;aise durant notre rencontre, alors qu&rsquo;elle sera peut-être très à l&rsquo;aise parce qu&rsquo;en fait elle s&rsquo;en fout, la relation n&rsquo;était pas super importante pour elle. </p>



<h2>J&rsquo;ai besoin de « plaire »</h2>



<p>Mais ne pas savoir comme je « devrais » me comporter afin de lui « être agréable », afin qu&rsquo;elle apprécie ma compagnie et ait envie de me revoir, cela me stresse et m&#8217;empêche de passer un bon moment. Si cela arrive souvent, je finirai par couper les ponts parce que je n&rsquo;arrive plus à être détendue en compagnie de la personne.</p>



<p>Ce besoin est ce qui a gâché une grande partie de ma vie, durant laquelle j&rsquo;ai vécu en fonction de ce que les autres attendaient de moi.</p>



<p>D&rsquo;autres articles parlent (plus en détail que d&rsquo;autres, même si c&rsquo;est un des thèmes de base de ce blog) de mon sentiment d&rsquo;être une <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/extra-terrestre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">extra-terrestre</a>.</p>
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		<title>Plus intelligente que la moyenne ? Sûrement pas ! Si ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 11:26:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[coupable]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
		<category><![CDATA[extra-terrestre]]></category>
		<category><![CDATA[fainéante]]></category>
		<category><![CDATA[haut potentiel]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Les tests disent que oui mais je ne me sens pas vraiment très intelligente. Quels sont les liens, selon moi, entre intelligence et hypersensibilité ? Et le fait d'être empathe ? Dévouvrez aussi que mon filtre à perceptions est troué ou que je me compare à un pc... sans mode d'emploi.</p>
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<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Le degré d&rsquo;intelligence est-il lié au degré de sensibilité ? Quid de l&#8217;empathie ? </p>



<p>Les tests disens que oui mais j&rsquo;ai du mal à l&rsquo;admettre. Je le sais dans ma tête mais j&rsquo;ai du mal à l&rsquo;accepter à le vivre ouvertement.</p>



<p>Voici le résultat de mes cogitations sur ces questions.</p>



<p><a href="#hypersensibilite">Intelligence et hypersensibilité</a> sont liées</p>



<p><a href="#perceptions">Mon filtre à perceptions est troué&#8230;</a>, mes perceptions sont exacerbées</p>



<p><a href="#pc">Mon PC interne ? Une bête de course</a>&#8230; dont la batterie s&rsquo;épuise anormalement vite</p>



<p><a href="#empathe">Lien avec le fait d&rsquo;être empathe</a></p>



<p><a href="#hp">Tests de QI : hp ?</a> Alors, je suis HP ? Oui, mais non. </p>



<p><a href="#non">Meuh non, je ne suis pas hp</a>. Je suis fainéante ; mon entourage est comme moi ; il y a beaucoup plus intelligent que moi, je suis juste un peu au-dessus de la moyenne ; mes deux parents, eux, l&rsquo;étaient / le sont sûrement beaucoup plus que moi</p>



<p><a href="#oui">Si ? C&rsquo;est possible ?</a></p>



<p><a href="#mode-emploi">Un PC sans mode d&#8217;emploi</a>, c&rsquo;est l&rsquo;impression que j&rsquo;ai de mes capacités</p>



<p><a href="#maintenant">Aujourd&rsquo;hui</a></p>



<h3 id="hypersensibilite">Le lien entre l’intelligence et l’hypersensibilité</h3>



<p>Ce sujet s’est rapidement imposé parce que je suis convaincue qu’hypersensibilité et intelligence sont intimement liées. Les (très) hypersensibles sont (très) intelligents. Non, non, ne vous récriez pas. Ne pensez pas non plus que je me crois plus intelligente que les autres ou que je me pense supérieure. Bien au contraire.</p>



<h5>Pourquoi sont-elles liées&nbsp;?</h5>



<p>Pourquoi est-ce que je pense que les deux vont de pair&nbsp;? Parce qu’une composante de l’hypersensibilité est souvent l’hyperesthésie. C’est le fait d’avoir une acuité des sens plus prononcée que la moyenne : vue, ouïe, goût, toucher, odorat. Il peut s’agir d’un seul sens ou de tous les sens.</p>



<h5 id="perceptions">Mon filtre à perceptions n’est pas très efficace</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-700x260.jpg" alt="filtre grossier" class="wp-image-397" width="338" height="126" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-700x260.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres-300x111.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/filtres.jpg 732w" sizes="(max-width: 338px) 100vw, 338px" /><figcaption>Mon filtre à perceptions laisse trop passer</figcaption></figure></div>



<p>Je suis sensible au bruit, à la lumière, aux odeurs, aux textures que je touche, au goût des aliments. Pourquoi&nbsp;? Parce que je possède un filtre moins puissant / efficace que celui des gens moins ou non sensibles. Du coup, je capte beaucoup plus de choses qu’une personne «&nbsp;normale&nbsp;».</p>



<h5>Mes perceptions exacerbées</h5>



<p>Si j’assiste à un concert, je suis constamment consciente de tout ce qui se déroule autour de moi. Ou sur la scène.</p>



<p>Je vais voir le membre de l’orchestre qui fait tomber sa feuille. Celui qui manque de tomber en bas de sa chaise quand il se penche. La personne qui regarde son téléphone trois rangées devant moi. Celle s&rsquo;agite dans son fauteuil plus loin dans ma rangée. Mais aussi la porte qui se referme parce quelqu’un vient de sortir. Celui qui se mouche derrière moi. Le couple à ma gauche qui se rapproche et s’éloigne constamment pour se parler à l’oreille (je perçois les mouvements du coin de l’œil et leurs mumures qui sont plus que des murmures pour moi). </p>



<p id="pc">Afin de pouvoir analyser toutes ces informations qui lui arrivent, mon cerveau doit être particulièrement efficace. Plus que le cerveau de quelqu’un à la sensibilité normale. Suis-je pour autant plus intelligente que la moyenne ?</p>



<h5>Mon ordinateur interne est une bête de course</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-700x492.jpg" alt="Mon cerveau est comme un pc" class="wp-image-398" width="342" height="241" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-700x492.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-300x211.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc-120x85.jpg 120w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/cerveau-pc.jpg 756w" sizes="(max-width: 342px) 100vw, 342px" /><figcaption>Mon cerveau est un super pc</figcaption></figure></div>



<p>Afin de pouvoir traiter un plus grand nombre d’informations durant le même temps qu’un ordinateur de base, il doit être plus puissant, travailler plus rapidement et avoir une plus grande mémoire (pour stocker le résultat de l’analyse de l’information).</p>



<p>Plus on est hypersensible, plus on est capable de traiter un grand nombre d’informations en même temps. La conséquence ? Notre capacité de stockage doit être plus importante et le processeur plus puissant.</p>



<h5>… qui se fatigue</h5>



<p>Le processeur se fatigue inutilement parce que si mes sens captent quelque chose, mon cerveau analyse l’info. Même si elle n’a rien à voir avec la tâche principale, dans ce cas-ci assister au concert.</p>



<p>Cela remplit aussi le disque dur qui stocke ces informations, même si ce n’est que dans des fichiers temporaires. Il y reste moins de place pour y garder les éléments concernant le concert. Il peut m’arriver de «&nbsp;louper&nbsp;» 30 secondes d&rsquo;une chanson parce que mon attention a été focalisée sur un son perturbateur, souvent plus proche de moi.</p>



<h5 id="empathe">Hypersensible, donc empathe&nbsp;?</h5>



<p>L’accumulation d’informations – que je pourrais qualifier de parasites – est ce qui me permet cette hyper-empathie (dont parfois je me passerais bien). Mon cerveau capte et enregistre, classe, analyse une quantité d’informations dont je n’ai absolument pas conscience mais qui me permettent de comprendre / vivre ce que la personne ressent. &nbsp;</p>



<p>Je pense donc qu’il est impossible d’être empathe (ce qui, pour moi, correspond à une hyper-empathie) sans être hypersensible, même de manière inconsciente. On ne peut vivre les choses en même temps que l’autre que si l’on est hyper connecté à ce qui se passe à l’extérieur de soi.</p>



<h3 id="hp">Test de QI – je suis HP</h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-700x380.jpg" alt="HP? Haut QI?" class="wp-image-400" width="352" height="191" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-700x380.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP-300x163.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/HP.jpg 712w" sizes="(max-width: 352px) 100vw, 352px" /><figcaption>QI élévé ? Haut potentiel ? HP ?</figcaption></figure></div>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ?</p>



<p>Lors de tests de QI, j’ai eu des résultats qui m’ont classée dans la catégorie Haut Potentiel (HP). Certains disent aussi zèbres ou surdoués. Donc, oui.</p>



<p>Mais je ne me reconnais pas du tout dans le terme «&nbsp;haut potentiel&nbsp;» ou «&nbsp;surdoué&nbsp;». Je dois cependant admettre que quand je cherche des informations sur la douance, je me retrouve grandement dans une majorité des caractéristiques évoquées. Si le sujet vous intéresse, j’ai mis des liens sur la page <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/references">Références</a>.</p>



<h5>Le cul entre deux chaises : oui, mais non…</h5>



<p>Et je me retrouve le cul entre deux chaises. Suis-je plus intelligente que la moyenne ?</p>



<p>Je me reconnais dans une description, je comprends pourquoi j’ai les amis que j’ai (comme par hasard, quand je commence à en parler autour de moi je constate que tous ceux qui savent de quoi je parle se posent des questions ou ont été testés HP). Et je constate que de nombreuses personnes dans ma famille le sont également. Pourtant, en même temps, je ne me reconnais pas sous cette étiquette de plus douée que les autres, plus intelligente.</p>



<h5 id="non">Non, je ne suis pas intelligente, mais je suis fainéante</h5>



<p>A priori l&rsquo;intelligence et la fainéantise n&rsquo;ont rien à voir.  </p>



<p>A l&rsquo;école, il ne me fallait pas travailler beaucoup / longtemps pour faire mes devoirs ou apprendre mes leçons. Mais parce que mes parents laissaient sous-entendre qu’il faut travailler un certain temps pour connaître les choses complètement, j’avais toujours l’impression d’en faire trop peu. En comparaison avec le temps de travail de mes copines de classe, j’étais une grosse fainéante. J’étais donc plus focalisée sur (l’illusion de) ma paresse que sur mes bons / meilleurs résultats. Et je ne me posais pas vraiment de questions sur pourquoi j&rsquo;avais plus facile, pourquoi je travaillais plus vite.</p>



<h6>Je me sentais coupable&#8230;</h6>



<p>de travailler si peu et de réussir si facilement. Et donc je me disais qu&rsquo;il y avait quelque chose qui clochait en moi. Mais je n&rsquo;en ai jamais déduit que j&rsquo;étais plus intelligente ou plus rapide. Au contraire, d&rsquo;une certaine manière j&rsquo;enviais mes copines de classe qui travaillaient 2 ou 3h quand j&rsquo;en travaillais « péniblement » une ! Je pense que j&rsquo;avais l&rsquo;impression que mes <em>résultats auraient été plus justifiés si j&rsquo;avais travaillé plus dur pour les avoir</em>.</p>



<p>Comment aurais-je pu rester une heure de plus à travailler pour avoir 8,5 ou 9 sur 10 au lieu de 8 ? Mon cerveau n&rsquo;en voyait pas l&rsquo;intérêt. Réellement. Je pouvais rester 30 minutes de plus devant mes feuilles, rien d&rsquo;autre ne rentrait dans mon cerveau que ce qui s&rsquo;y trouvait déjà après ma première étude.</p>



<h6>A cause de mon besoin d&rsquo;appartenance</h6>



<p>Si les commentaires de mes profs étaient la plupart du temps encourageants, j&rsquo;ai au contraire toujours ressenti un jugement de la part de mon père. J&rsquo;avais le sentiment que je n&rsquo;en faisais jamais assez, que ce n&rsquo;était pas assez bien. Je ne me sentais pas fière de mes facilités, mais j&rsquo;étais au contraire gênée vis-à-vis de mes copines et je m&rsquo;inventais des durées de travail largement supérieures à la réalité.</p>



<p>Je comprends aujourd&rsquo;hui que je me sentais inconsciemment plus proche du niveau de pensée des adultes que de celui de mes copines d&rsquo;école. Et je faisais ce que je pouvais pour ressembler à ceux de mon âge afin de pouvoir intégrer l&rsquo;un ou l&rsquo;autre groupe. Comme de mentir sur mon temps de travail ou ma difficulté avec les devoirs. Ce dont mes camarades de classe n&rsquo;étaient pas dupes puisque je ne cachais pas ma vitesse de réponse lors des tests écrits (j&rsquo;avais fini largement avant les autres) ou le nombre de fois où je connaissais les réponses aux questions du prof. Je passais mon temps à naviguer entre le besoin de satisfaire aux exigences de mes parents et mon besoin d&rsquo;être comme mes copines.  J&rsquo;ai le sentiment d&rsquo;avoir échoué dans les deux.</p>



<h5>Non, je ne suis pas plus intelligente, mon entourage est comme moi</h5>



<p>J’adore </p>



<ul><li>les jeux de logique (logimage, logipix, enquêtes logiques, etc), </li><li>les jeux «&nbsp;mathématiques&nbsp;» (sudoku, binero et autres), </li><li>les puzzles (y compris les puzzles 3D), </li><li>les jeux style Dr Kawashima («&nbsp;développement&nbsp;» du cerveau),</li><li>les mots croisés / fléchés et autres, les énigmes. </li></ul>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Non, parce que pour moi tout cela n’a rien de spécial. Mon ex-mari, mes enfants, mes parents, mon ex- belle-mère aiment le même genre de jeux. Ma mère faisait tous les jours les mots croisés du journal «&nbsp;Le Soir&nbsp;», réputés pour être particulièrement difficiles. C’est donc quelque chose de tout à fait banal pour moi puisque j’ai toujours été entourée de personnes ayant les mêmes intérêts et souvent meilleures que moi dans la résolution de ces problèmes.</p>



<h5>Eux, il sont vraiment intelligents, pas moi</h5>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-700x512.jpg" alt="De vrais génies" class="wp-image-402" width="350" height="256" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-700x512.jpg 700w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies-300x220.jpg 300w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/genies.jpg 742w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /><figcaption>Einstein, Picasso, Mozart, Dali, Beethoven, Planck</figcaption></figure></div>



<p>Une partie de moi savait que j’étais plus «&nbsp;intelligente&nbsp;» que certaines de mes copines de classe par exemple. Mais une autre partie, beaucoup plus vocale, se comparait toujours à d’autres, nettement meilleurs dans certains sujets, pour me faire comprendre / croire qu’en fait j’étais complètement nulle.</p>



<p>Si j’aimais les jeux de logique, mon ex-mari ou mes enfants étaient meilleurs. J’étais bonne en math, mon ex-mari était intuitif en math et nettement meilleur, mon père frôlait le génie. Le vocabulaire de ma mère était nettement plus impressionnant que le mien.</p>



<p>Et que dire des vrais génies, tels Albert Einstein, Pablo Picasso, Amadeus Mozart, Salvador Dali, Ludwig von Beethoven ou encore Max Planck ?</p>



<p>Peu importe en quoi j’aurais pu me trouver douée, il y avait toujours dans mon entourage une ou plusieurs personnes nettement meilleures que moi. Et je me retrouvais incapable d’être consciente de ma valeur.</p>



<p>Je n&rsquo;ai pris conscience que ces dernières années du fait que je me comparais à une personne à la fois, pour une chose en particulier : à mon père ou mon ex-mari pour les maths, à ma mère pour le vocabulaire. Si je parle 3 langues et que j&rsquo;en comprends / baragouine deux ou trois autres, je vais me comparer à un collègue qui parle couramment 6 langues et dire, mais non, ce que je fais n&rsquo;est pas si impressionnant. Je me compare à un petit nombre de personnes qui parlent 6 ou 7 langues et j&rsquo;en oublie les millions de gens qui n&rsquo;en parlent qu&rsquo;une. </p>



<h5>Non parce que j’avais deux parents HP</h5>



<p>Cela n’a pas aidé d’avoir deux parents (d’après mes lectures sur le sujet) très intelligents et «&nbsp;pluridisciplinaires&nbsp;».</p>



<h6>Mon père</h6>



<p>Mon père était expert-comptable, excellent avec les chiffres. Il avait également une super mémoire&nbsp;: il lisait un texte une fois et connaissait son contenu (y compris les chiffres exacts). </p>



<p>Il avait aussi une grande capacité d&rsquo;apprentissage en autodidacte. C&rsquo;est comme ça qu&rsquo;il a appris la peinture à l’huile, en lisant des livres. Les murs de la maison sont couverts de ses tableaux.</p>



<h6>Ma mère</h6>



<p>Ma mère dessinait très bien aussi (même si ce n’était pas un hobby). Ell était également excellente pour les mots croisés et avait un vocabulaire très étendu. Elle a, encore aujourd&rsquo;hui, une culture générale très étendue. Ayant fait deux ans de cours de coupe et couture en cours de soir, elle était capable de coudre à peu près n’importe quoi. Elle avait même fait ses propres vêtements à une époque.</p>



<h6>Et moi&nbsp;?</h6>



<p>Avoir ces deux exemples de personnes que je considérais comme très intelligentes m’a écrasée durant des années. Comparée à eux j’étais nulle en tout.</p>



<p>Ma facilité avec les chiffres n’était vraiment rien, mon père lui était vraiment super. Mes dessins ressemblaient à ceux d’un enfant de 5 ans, comparés à ses tableaux.</p>



<p>Quand on parlait musique classique, ma mère reconnaissant des morceaux dont je ne retenais jamais le titre ni le compositeur. Le nombre de livres qu&rsquo;elle avait lus était impressionnant. De nombreux noms d&rsquo;arbres, de fleurs ou d&rsquo;oiseaux  lui venaient naturellement. </p>



<p>Je n’avais même pas envie d’apprendre quoi que ce soit en couture, persuadée que je n’arriverais jamais à la cheville de ce que ma mère était capable de faire. Les noms des variétés d’arbres ou de fleurs restaient des mystères pour moi, je n&rsquo;arrivais pas à les mémoriser.</p>



<h6>Je lis un livre, je ne comprends rien. Mon père lit des extraits et il m’explique tout</h6>



<p>Adolescente, je lisais un livre en entier et n’arrivais pas à comprendre le sens de l’histoire. Mon père prenait le livre, lisait la fin (genre les deux dernières pages) puis feuilletait le livre de la fin vers le début en lisant quelques passages ici et là et il était ensuite capable de me fournir une analyse détaillée (et exacte) de l’histoire. Désespérant.</p>



<p>Comment aurai-je jamais pu me sentir intelligente (ne parlons même pas d’une intelligence supérieure à la moyenne) avec un tel exemple&nbsp;? Impossible.</p>



<h5 id="oui">Oui, je fonctionne différemment</h5>



<p>Ce que j’ai compris et admis, c’est que mon cerveau ne fonctionne pas comme celui de la majorité de la population. Ni mieux, ni moins bien mais très clairement de manière différente.</p>



<h5>OK, c’est peut-être vrai parce que…</h5>



<p>Il m’arrive de parler avec quelqu’un d’extérieur à mon cercle habituel et de me rendre compte qu’il y a des gens qui n’apprécient aucun des types de jeux que j’apprécie parce que cela leur semble beaucoup trop compliqué. Alors que, pour moi, une partie du plaisir est le challenge intellectuel.</p>



<p>Quand je vois le comportement irréfléchi de nombreuses personnes plus éloignées de mon cercle proche, je me rends compte que je réfléchis plus / différemment.</p>



<p>Quand j&rsquo;ai compris que je me comparais toujours à un petit nombre de personnes (que je trouvais) plus intelligentes que moi plutôt qu&rsquo;au grand nombre moins intelligentes / moins douées dans certains domaines &#8211; ou en général. Parce que je n&rsquo;aimais pas être différente, me sentir différente, être vue comme différente. Je voulais me fondre dans la masse, ne pas être remarquée. Etre comme tout le monde. Je voulais arrêter de me sentir comme une extra-terrestre.</p>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Au fil des années, j’ai également côtoyé un nombre de personnes que je trouvais particulièrement intelligentes et qui semblaient considérer que mon intelligence était au moins égale à la leur, voire supérieure. Donc oui.</p>



<h5>Oui, ok, j’ai compris, je suis une zébresse</h5>



<p>Suis-je plus intelligente que la moyenne ? Oui, voilà, je le dis. Enfin, je l&rsquo;écris. J’ai fini par admettre que mon intelligence est supérieure à la normale / la moyenne. Ce qui ne veut pas dire que je me <em>sens </em>intelligente / plus intelligente / meilleure pour autant.</p>



<p>Et pourtant, en écrivant ce titre qui dit «&nbsp;j’ai compris&nbsp;», j’ai encore buté sur ce que j’allais écrire après «&nbsp;je suis&nbsp;». HP&nbsp;? haut potentiel&nbsp;? surdouée&nbsp;? Je n’aime aucun de ces termes qui me semblent refléter une supériorité que je ne ressens pas. Mais zébresse, ça oui, je me vois bien. [j’ai passé 5 min à chercher sur internet si on dit zébresse ou zébrelle, les deux se disent mais zébresse est plus fréquent que zébrelle. Quoi que zèbre-elle, ça sonne pas mal je trouve.]</p>



<h5>Qui se ressemblent s’assemblent</h5>



<p>Aujourd’hui, je sais que les personnes similaires s’attirent et que les personnes avec qui je m’entends vraiment bien sont plus sensibles que la moyenne (pas nécessairement autant que moi ni dans autant de domaines) et ont un cerveau qui fonctionne différemment de la majorité des gens.</p>



<h3>Très intelligent ne veut pas dire nécessairement hypersensible</h3>



<p>Pour moi le lien il existe clairement un lien entre l’hypersensibilité et l’intelligence. Mais l’inverse n’est pas nécessairement vrai. Il existe des gens extrêmement intelligents mais pas hypersensibles pour autant.</p>



<p>Les personnes très intelligentes et non hypersensibles fonctionnent de manière plus efficace parce que leur disque dur n’est pas envahi d’un grand nombre de fichiers temporaires et le processeur ne turbine pas à analyser des données secondaires et/ou inutiles.</p>



<h3 id="mode-emploi">Je ne sais pas vraiment comment fonctionne mon PC</h3>



<p>Même si je suis plus intelligente que d&rsquo;autres, je ne comprends malheureusement pas toujours le mode de fonctionnement de mon ordinateur plus sophistiqué. Et je ne suis pas toujours capable de l’utiliser au meilleur de ses possibilités ni de gérer convenablement le stockage des informations (il m&rsquo;est souvent impossible de choisir non seulement <em>ce que</em> je vais stocker, par exemple mais aussi <em>pour combien de temps</em>).</p>



<h5>Souvenirs souvenirs</h5>



<p>Certaines personnes se souviennent du moindre détail du film vu il y a 3 ans ou d’un livre lu il y a 5 ans. Sans effort, sans volonté de s’en rappeler.</p>



<p>Je me souviens d’une grande quantité de choses dont je n’ai parfois aucun souvenir de les avoir «&nbsp;étudiées&nbsp;» ou d’avoir fait le moindre effort pour les retenir . Paroles de chansons d&rsquo;il y a 20 ou 30 ans, vêtement porté lors d’un événement, les noms des amies de classe quand j’avais 12 ans, le poème étudié quand j&rsquo;avais 16 ans, il m&rsquo;en revient des bribes ou le tout alors même que j&rsquo;avais oublié que je savais ce que je savais. Je peux fredonner une chanson et m&rsquo;étonner de connaître les paroles alors que je n&rsquo;ai jamais été fan de ce chanteur et que je ne l&rsquo;écoutais pas nécessairement.</p>



<h5>Merde. Je ne sais plus pourquoi je suis venue dans cette pièce</h5>



<p>Il m’arrive souvent de retourner dans la pièce que je viens de quitter parce que je suis incapable de me souvenir ce que j’étais venue chercher… Et il m’arrive de devoir y retourner une deuxième fois parce que le même phénomène se reproduit&nbsp;!</p>



<p>Comment puis-je être capable de me souvenir de choses qui datent d’il y a 10 ou même 30 ans (et plus) mais pas de quelque chose à quoi je pensais il y a quelques minutes&nbsp;????</p>



<p>C’est extrêmement frustrant de savoir que, pourtant, lors d’un test de QI, on m’a dit que j’avais quasi le maximum au test de mémoire. Ah bon, vous êtes sûr&nbsp;? Parce que, franchement, dans la vie courante je n’en vois strictement rien, de votre soi-disant super mémoire.</p>



<h3 id="maintenant">Je suis comme je suis, et c’est ok</h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/zebre.jpg" alt="Zébresse - et maintenant, on va où ?" class="wp-image-405" width="146" height="191"/><figcaption>Et maintenant, on va où ?</figcaption></figure></div>



<p>J’apprends tous les jours à accepter que c’est ok d’être comme je suis, avec mon hypersensibilité, mon hyper-empathie, mon introversion et mon intelligence qui gère tout ça ainsi que plein d’autres choses.</p>



<p>Aujourd’hui je dois voir que mon intelligence est au service de mon hypersensibilité, que c’est elle qui me permet d’avoir une telle empathie. Et que c’est ok qu’elle serve à cela. C’est bien si je ne dispose pas d’une intelligence purement intellectuelle.</p>



<p>C’est ce qui fait que je suis qui je suis.</p>



<p>J&rsquo;apprends à oser dire que je suis HP de manière « publique » plutôt que juste dans le cercle de mes proches.</p>



<p>Lisez-en plus sur les thèmes suivants  (ouverture dans un nouvel ongle) : <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/tag/hypersensible/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hypersensible</a>, <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/tag/empathe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">empathe</a></p>



<p></p>
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		<title>Pourquoi ce blog ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 12:07:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<category><![CDATA[Pourquoi]]></category>
		<category><![CDATA[extra-terrestre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous trouverez ici plus de détails sur ce qui m'a amenée à commencer ce blog : la société dans laquelle je vis, sur mon sentiment d'inadéquation. J'y explique aussi comment je pense que ce blog m'aidera et ce que j'espère qu'il vous apportera.</p>
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<p><a href="#société">A cause de la société&#8230;</a></p>



<p><a href="#jemesuissentie">Parce que je me suis toujours sentie&#8230;</a></p>



<p><a href="#blogmaidera">Ce blog m&rsquo;aidera</a></p>



<p><a href="#blogvousaidera">Et j&rsquo;espère qu&rsquo;il vous aidera</a></p>



<h3 id="société">A cause de la société&#8230;</h3>



<p>Parce que la société actuelle valorise les comportements extravertis ainsi que ceux des personnes non hypersensibles, il faut se méfier de son ressenti / de l’intuition et on valorise la raison, la logique (c’est en tout cas mon vécu dans mon entourage, qu’il soit familial, professionnel, sociétal – cela l’est de moins en moins dans mon entourage amical). On valorise les gens qui sont ouverts, sociables, qui parlent facilement&nbsp;; qui bougent, qui agissent, qui apprécient la compétition et qui ont de l&rsquo;ambition, ceux qui font / ceux qui foncent, ceux qui n’ont pas froid aux yeux&nbsp;; ceux qui raisonnent, qui fondent leurs décisions sur des faits, la logique ou la science. Mais surtout on dévalorise leurs contraires&nbsp;: les personnes qui pensent plus qu’elles n’agissent, celles qui n’ont pas d’esprit de compétition, celles pour qui le monde intérieur est plus important que le monde extérieur, les doux rêveurs, ceux qui restent sur leur chaise le long du mur lors des soirées dansantes, ceux qui ressentent, ceux qui font confiance à leur intuition et leur ressenti. Non seulement on les dévalorise parce qu’on ne les comprend pas mais on leur fait régulièrement comprendre qu’elles ne sont «&nbsp;pas normales&nbsp;», des compagnons peu agréables parce que renfermés, taciturnes, irritables, susceptibles, «&nbsp;petites natures&nbsp;», nerveux, négatifs, pantouflards, fainéants, sans envies, sans volonté, sans énergie, toujours en retrait, tête en l&rsquo;air, distraits, doux rêveurs, mous ou que sais-je encore.</p>



<h3 id="jemesuissentie">Parce que je me suis toujours sentie&#8230;</h3>



<p>&#8230; inadaptée, inadéquate, une extra-terrestre, pas en phase avec les autres et leur manière de penser / d’agir / de réagir. Même si, comme les gens autour de moi, j&rsquo;avais une tête, deux bras et deux jambes et le type « européen », dans ma tête j&rsquo;aurais tout aussi bien pu être verte à pois roses avec cinq bras tellement je me sentais différente.</p>



<p>Parce que je me suis sentie jugée toute ma vie, que je n’ai pas souvent osé montrer complètement qui j’étais vraiment, jusqu’à la cinquantaine bien entamée. J’espère vous aider à franchir le cap avant cela.&nbsp;Et si vous êtes plus âgé(e), sachez qu’il n’est jamais trop tard pour oser être soi.&nbsp;😉</p>



<h3 id="blogmaidera">Ce blog m&rsquo;aidera</h3>



<p>Ce blog m’aidera à affiner la connaissance que j’ai déjà de qui je suis vraiment et à vivre de plus en plus en fonction de mes valeurs et non de celles de la société / des autres.</p>



<p>Mais surtout ce blog est une bouteille dans l&rsquo;océan de ce monde qui m&rsquo;entoure. J&rsquo;espère (enfin) rencontrer des extra-terrestres qui me ressembleront vraiment. Pas « des qui » feront semblant, qui diront qu&rsquo;ils sont comme moi mais en fait non. Ou alors des pas tout-à-fait comme moi mais qui me comprennent farpaitement euh, pardon, parfaitement. (« L&rsquo;alcool non, l&rsquo;eau ferrugineuse, oui » comme disait si bien Bourvil) (mais non, je vous rassure, je n&rsquo;ai pas bu (« qui a bu boira, chicorée Pacha ») enfin, si mais juste de l&rsquo;eau (qui n&rsquo;est pas delà, heureusement)). &#8211; oui, il paraît que j&rsquo;ai de l&rsquo;humour mais il est très loin de plaire à tout le monde, vous voilà prévenus (mais non, vous n&rsquo;irez pas en prison, enfin, je n&rsquo;en sais rien en fait, moi je dis ça juste comme ça). Et comme disait l&rsquo;un de mes profs (pas de garçons dans la classe) « un homme averti en vaut deux, une femme avertie en faut quatre; mesdemoiselles vous voilà prévenues ».</p>



<h3 id="blogvousaidera">Et j&rsquo;espère qu&rsquo;il vous aidera</h3>



<p>Mon but est d’aider les autres extra-terrestres à comprendre qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils ont leur place sur cette terre, leur rôle à jouer. Mais aussi (peut-être) aider certains non- extra-terrestres qui seraient intéressés à comprendre certains de mes/nos modes de fonctionnement (là j&rsquo;ai de très gros doutes (sur le cimetière des éléphants), surtout si je mets à faire un peu trop d&rsquo;humour à deux balles).</p>



<p>Ces dernières années, j’ai changé un certain nombre de manières de fonctionner / de réagir qui me posaient problème / qui me causaient de la souffrance. Lorsque c’est le cas, j’en parlerai en expliquant, si possible, comment / grâce à quoi j’ai changé.</p>



<p>N’hésitez pas à me contacter si vous avez des commentaires.</p>



<p>Bonne lecture.</p>
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