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	<title>besoin de plaire Archives - hypersensible empathe introvertie</title>
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	<description>Une extra-terrestre dans un &#34;monde de brutes&#34;</description>
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		<title>Extra-terrestre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 11:44:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet article explique une partie de mes différences qui contribuent à mon sentiment d'être une extra-terrestre, comme ma vision optimiste du monde, ma peur des conflits, mon questionnement constant (et mon cerveau qui travaille 24/7) ou encore mon besoin de contact physique. Je parle aussi de l'hyperconformisme que cela a provoqué chez moi et de ma recherche à propos de qui je suis. J'évoque aussi mon besoin de solitude.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="post-views content-post post-518 entry-meta">
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<h1>Ou moi (sans toi) contre le monde entier</h1>



<p>Comme cet article est relativement long, la table des matières est sous forme de résumé qui vous permettra d&rsquo;avoir une idée du contenu avant d&rsquo;y plonger.</p>



<p>Pourquoi <a href="#pourquoi-sujet">ce sujet d&rsquo;extra-terrestre s&rsquo;est-il imposé</a> ?</p>



<p>Je ne <a href="#comprends-pas">comprends pas les autres</a>, même <a href="#j-aime">quand je les aime</a>. Je me sens <a href="#incomprise">incomprise</a>. Alors j&rsquo;ai essayé de trouver des <a href="#raisons-difference">raisons à ce sentiment </a>de non-appartenance.</p>



<p>La première c&rsquo;est ma <a href="#vision-optimiste">vision optimiste du monde</a> : je vois d’abord <a href="#va-bien">ce qui va bien</a>, ce qui me convient. Mais il peut m&rsquo;arriver d&rsquo;être tellement focalisée sur ce qui fonctionne que j’en <a href="#va-pas">oublie parfois de prendre pleinement conscience de ce qui ne va pas</a>. J&rsquo;évite de penser au négatif dans mes relations parce que j&rsquo;ai <a href="#peur-abandon">peur d&rsquo;être abandonnée</a> ou de me retrouver seule en quittant l&rsquo;autre.  J&rsquo;ai du mal à faire la part de ce qui m&rsquo;appartient comme ressenti <a href="#influence-empathie">à cause de mon empathie et de mon hypersensibilité</a>, ce qui me complique la tâche pour prendre conscience de ce qui ne va pas. Le fait de voir le positif joue dans ma <a href="#choix-difficiles">difficulté à faire des choix</a>.</p>



<p>J&rsquo;ai <a href="#peur-conflits">peur des conflits</a> et je ne <a href="#pas-colere">comprends pas la colère</a>. Je suis <a href="#hypersensible">hypersensible </a>et j&rsquo;ai peur d&rsquo;être <a href="#submergee">submergée par mon environnement</a>. Alors je <a href="#controle-emotions">contrôle mes émotions</a>. Que se passerait-il si je <a href="#emotions-negatives">vivais mes émotions négatives à fond</a> ? J<a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-admin/post.php?post=518&amp;action=edit#pas-me-facher">e n&rsquo;ose pas me fâcher</a>. J&rsquo;ai peur de devenir <a href="#folle-tristesse">folle de tristesse</a>, d&rsquo;être <a href="#submergee-tristesse">submergée par la tristesse</a>. Et qu&rsquo;en est-il des <a href="#emotions-positives">émotions positives</a> ?</p>



<p>Deux autres <a href="#differences-invisibles">différences importantes mais invisibles</a> sont mon <a href="#questionnement">questionnement constant</a>/mon cerveau qui travaille non-stop et mon <a href="#besoin-contact">besoin de contact physique</a>.</p>



<p>La conséquence de mes différences ? Un hyper-conformisme. Je ne pouvais <a href="#ressentis-non-fiables">pas faire confiance à mes sentiments, mes ressentis</a>. Alors je faisais <a href="#confiance-autres">confiance à l&rsquo;opinion des autres</a>, j&rsquo;étais un <a href="#cameleon">caméléon </a>qui ne <a href="#vraie-couleur">connaissait pas sa propre couleur</a>.</p>



<p><a href="#qui-suis-je">Qui suis-je</a>? J&rsquo;étais tellement dans la conformité que je ne <a href="#sais-plus-qui-suis">savais plus qui j’étais</a>. Alors <a href="#recherche">j’ai cherché</a>, durant longtemps. Aujourd’hui, <a href="#me-connais">je me connais mieux</a>.</p>



<p>Extra-terrestre assumée : je <a href="#ermite">vis en ermite</a>. Je m’isole de plus en plus, heureusement que <a href="#introvertie">je suis introvertie</a> ! Mais ma <a href="#carapace">carapace grossit</a> à cause de cet isolement. Et la situation avec le <a href="#covid">covid n&rsquo;arrange rien</a>. Et pourtant, je <a href="#optimiste">reste résolument optimiste</a>.</p>



<p>Pour finir, après l&rsquo;article que j&rsquo;ai <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/je-vais-changer-de-style/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">publié ce matin</a>, je suis <a href="#contente">contente de la version finale de celui-ci</a>.</p>



<h2 id="pourquoi-sujet">Pourquoi ce sujet s&rsquo;est-il imposé comme une évidence ?</h2>



<p>L&rsquo;évidence est venue à la relecture de ma personnalité et des résultats des tests, notamment (mais pas seulement) le «&nbsp;Big Five&nbsp;» dans lequel 3 des 4 facteurs dont je parle correspondent à moins de 7% de la population. Et donc, toute ma vie il y a eu moi, toute seule, et en face, les autres – comme une extra-terrestre. Si je trouvais souvent des ressemblances entre les personnalités autour de moi ou entre leurs vécus, leurs ressentis, cela ne correspondait jamais vraiment à ce que moi je vivais. Je me sentais toujours différente, je pensais autrement.</p>



<h2 id="comprends-pas">Je ne comprends pas les autres parce que je suis différente</h2>



<p>Depuis aussi loin que je me souvienne, les autres sont pour moi une énigme. Je ne me suis jamais sentie à ma place, jamais vraiment sentie intégrée ni dans ma famille proche (parents) ou agrandie (oncles, tantes, cousins, etc), ni à l’école (je n’avais aucun des intérêts des filles de mon âge), ni à l’université (pas d’envie de sorties jusqu’à plus d’heure ou de grosses beuveries), ni dans le milieu professionnel, ni même parmi mes ami(e)s. </p>



<p>Je me sentais, et je me sens toujours, comme une extra-terrestre. Je semble avoir tellement peu en commun avec tous ces gens qui m&rsquo;entourent.</p>



<h4 id="j-aime">Même quand je les aime je suis souvent dans le brouillard</h4>



<p>Peu importe le lien que j’ai avec la personne, il y a toujours un moment où je ne comprends plus, un moment où je n’aurais pas réagi comme l’autre, pas dit la même chose, pas fait la même chose. Et en groupe, je parle peu quand les autres parlent de leur ressenti ou de leur manière de vivre une expérience&nbsp;: ce que j’aurais à dire serait la plupart du temps aux antipodes de leur vécu.</p>



<h4 id="incomprise">Et je me sens totalement incomprise</h4>



<p>Ces différences se marquent tous les jours pour moi, dans la quasi-totalité de mes interactions avec les autres. Et je me suis toujours sentie profondément incomprise.</p>



<p>Bien sûr, au cours de ma vie, il y a eu des personnes qui me comprenaient et m&rsquo;acceptaient (au moins partiellement) comme je suis mais je n&rsquo;ai jamais recontré quelqu&rsquo;un qui partage pleinement mon hypersensibilité, par exemple. Et parmi ceux qui ne la partagent pas, rares sont ceux qui font l&rsquo;effort de comprendre ce que cela représente pour moi. La plupart du temps, les commentaires sont du style « mords sur ta chique », « passe au-dessus », « fais un effort ». </p>



<h2 id="raisons-difference">J’essaye de trouver des raisons à cette différence</h2>



<p>Adolescente, j’ai souvent rêvé que j’étais adoptée (même si je ressemblais physiquement à mes deux parents et au reste de ma famille). Parce que – je le comprends aujourd’hui – c’était le seul moyen pour moi d’expliquer la différence qui existait entre moi et le reste de ma famille, entre mon ressenti et celui des autres. La seule justification possible, à moins de croire que j&rsquo;étais une vraie extra-terrestre, venant carrément d&rsquo;une autre planète.</p>



<p>Tout au long de ma vie, je n’ai eu de cesse de trouver comment l’être humain fonctionne, afin de comprendre les autres, mais surtout de comprendre pourquoi et en quoi je me sens extra-terrestre. Cela donne, par exemple, tous les tests que je passe afin d’avoir plus d’infos sur ma personnalité.</p>



<h3 id="vision-optimiste">Extra-terrestre résolument optimiste</h3>



<p>J’en ai déjà parlé dans un <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/ma-vision-optimiste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autre article</a>. Je pense que cette vision est ce qui me différencie le plus des autres, celle qui m’isole le plus. Si pas physiquement, en tout cas moralement.</p>



<p>Je n’ai jamais eu l’impression que qui que soit comprenne vraiment parfaitement cet aspect de ma personnalité. Ma tendance naturelle est un peu de voir «&nbsp;la vie en rose&nbsp;» comme aurait dit Piaf, sans même avoir besoin qu’il me prenne dans ses bras. On m’a souvent dit que j’étais totalement irréaliste, utopiste.</p>



<h5 id="va-bien">Je vois d’abord ce qui va bien, ce qui me convient</h5>



<p>Que ce soit chez les gens, dans les objets, les endroits ou les situations, je vois d’abord ce qui va bien, ce qui me plait.</p>



<p>Je vais voir le caractère extraverti et sympathique de quelqu’un avant, peut-être, de me rendre compte que ce n’est pas nécessairement entièrement compatible avec ma forte introversion.</p>



<p>La vue depuis une chambre d’hôtel me plaît tellement que je peux passer sur le peu de place pour circuler dans la chambre ou le manque d’armoires pour ranger des vêtements.</p>



<p>Dans une réunion, je vais me focaliser sur les points sur lesquels une majorité de participants sont d’accords plutôt que sur les points de discorde.</p>



<p>Et je suis capable de faire abstraction de beaucoup de négatif, notamment dans une relation.</p>



<h5 id="va-pas">J’en oublie parfois de prendre pleinement conscience de ce qui ne va pas</h5>



<p>Si voir le positif s’avère une bonne chose dans la vie de tous les jours (malgré mon perfectionnisme, qui lui s’applique surtout à moi en particulier et en partie aux autres personnes), il n’en va pas de même dans une relation.</p>



<p>A force de me concentrer sur le positif, je finis par laisser une telle place à ce qui ne va pas qu’il arrive un moment où une rupture devient inévitable. Qu’elle vienne de moi ou de l’autre.</p>



<p>J’oublie aussi que les autres ne sont pas comme moi. Qu’ils ne vont pas continuer à se concentrer sur le positif qui reste. Que pour eux une balance en (fort) déséquilibre est une raison de séparation. Alors que pour moi le côté négatif doit presque faire capoter la balance avant que je ne pense à une rupture.</p>



<p>Et du coup il n’est pas possible de prendre les mesures qui permettraient de corriger le tir ou de sauver la relation.</p>



<h4 id="peur-abandon">La peur de l’abandon</h4>



<p>Même quand je me rends compte de circonstances ou de situations qui me dérangent, il m’est très difficile d’exprimer clairement ce que j’aimerais qui change. Parce que j’ai peur que l’autre ne m’abandonne si je deviens trop exigeante, trop chiante ou mégère.</p>



<h4 id="influence-empathie">Influence de l’empathie et de l’hypersensibilité</h4>



<p>Il m’est aussi difficile de comprendre exactement ce qui me dérange parce que j’ai du mal à faire la différence entre mon ressenti et celui des autres.</p>



<p>Je peux me sentir exaspérée par la personne qui partage ma vie simplement parce que je sens que je l’énerve de plus en plus souvent. Et cela me fait peur. Je suis frustrée de ressentir tout cet énervement au lieu de l’amour qui nous unit. Et je me sens nulle d’être celle qui l’énerve plutôt que celle qui le calme. Nulle de lui provoquer du stress (supplémentaire) plutôt que de l’aider à se détendre.</p>



<p>Exprimer mon désaccord ou mes émotions négatives dans ce contexte est impossible. Parce que ce serait rajouter encore à la frustration de l’autre. Du coup, ma frustration augmente vis-à-vis de mon compagnon. Parce que je le considère comme responsable de mon impossibilité à m’exprimer.</p>



<h3 id="choix-difficiles">Extra-terrestre qui ne sait pas choisir</h3>



<p>Quel est le rapport, me direz-vous ? Le fait de voir le positif de chacun des choix qui me sont proposés rend le choix extrêmement difficile. Je peux rester 5 min dans le rayon des légumes en conserve avant de me décider sur la forme (conserve ou bocal), la quantité (est-ce que ce sera suffisant ou trop si je suis seule, si nous sommes 2, 3, 4 ou 5 pour manger ?) et la marque de mon choix. Pour un légume. Et ça c&rsquo;est après que j&rsquo;ai décidé de prendre des conserves et non du frais ou du surgelé (un autre choix souvent fait avant d&rsquo;arriver dans le rayon&#8230; mais pas toujours).</p>



<h3 id="peur-conflits">Extra-terrestre incapable d&rsquo;être en conflit</h3>



<p>Ma peur des conflits est une autre cause de ma difficulté à exprimer ce qui ne me convient pas. Parce que je sais que si l’autre répond je vais perdre mes moyens.</p>



<p>Si je n’ai pas en face de moi quelqu’un de bienveillant, prêt à entendre mon point de vue, je perds le combat avant même que les premiers coups ne soient échangés. Oui, pour moi chaque discussion qui me tient à cœur constitue un véritable combat.</p>



<p>Un combat contre moi-même pour oser dire ce que je pense malgré le risque de perdre l’autre. Malgré le risque de blessure profonde à chacune de ses paroles blessantes. Qu’il oubliera rapidement mais qui me hanteront durant des jours, des semaines, parfois des mois ou même des années. Malgré le risque de me sentir encore plus seule parce qu’incomprise.</p>



<h3 id="pas-colere">Extra-terrestre qui ne comprend pas la colère</h3>



<p>Je ne comprends souvent pas pourquoi on se fâche, pourquoi on s’énerve, pourquoi on en veut à l’autre.</p>



<p>Si quelqu’un fait quelque chose qui me blesse, je vais avoir envie qu’il change, bien entendu (personne n’aime avoir mal) mais je ne vais – à priori – pas être fâchée sur la personne. Je vais plutôt être triste par rapport à moi et à ce que ça me fait. Ou par rapport à notre relation.</p>



<p>Dans ma vision idéale du monde et des relations, il n’est pas normal de faire souffrir l’autre quand on l’aime. Il n’est pas normal de dire des choses blessantes.</p>



<h2 id="hypersensible">Extra-terrestre hypersensible</h2>



<p>Je perçois un grand nombre de choses que les autres ne perçoivent pas. Et s&rsquo;ils les perçoivent, elles ne les affectent pas autant que moi. Si certaines personnes entendent les mêmes sons que moi, beaucoup sont capables de les catalogue comme faisant partie des éléments de fond et ne leur accordent pas d&rsquo;attention. J&rsquo;en suis incapable.</p>



<p>Je suis donc dérangée beaucoup plus rapidement que la majorité de mes contemporains par de environnements riches, que ce soit au niveau sonore, olfactif, visuel, tactile ou auditif. C&rsquo;est encore pire quand plusieurs des sens sont sollicités en même temps.</p>



<h4 id="submergee">J&rsquo;ai tendance à être submergée par mon environnement</h4>



<p>Mon cerveau est capable de gérer un certain nombre d&rsquo;éléments différents en même temps et quand cette quantité est dépassée, mon attention diminue. Si les bruits ambiants sont trop forts, je ne peux plus me concentrer sur ma lecture ou sur la conversation. </p>



<h4 id="controle-emotions">Alors je contrôle mes émotions</h4>



<p>J&rsquo;essaye de contrôler mes émotions afin qu&rsquo;elles ne s&rsquo;ajoutent pas aux choses extérieures à gérer.</p>



<p>Une autre raison pour laquelle j&rsquo;éprouve le besoin de contrôler mes émotions est l&rsquo;exemple de mes parents. Ils me semblaient deux être dénués d’émotions. Et moi j’étais l’opposée. Je ne comprenais pas comment ils arrivaient à gérer leurs émotions. Selon mon père il fallait être maître de soi en toutes circonstances, se contrôler.</p>



<p>Mais mes émotions étaient tellement énormes, tellement toujours à fleur de peau que les contrôler me demandait des efforts énormes.</p>



<p>Toute ma vie j’ai refoulé ce que je ressentais pour ne pas le vivre pleinement. Parce que si j’ouvrais la porte à ce que je ressens, je risquerais de perdre le contrôle tellement cela me semble immense.</p>



<h5 id="emotions-negatives">Que se passerait-il si je vivais mes émotions&nbsp;négatives à fond ?</h5>



<p>Mes émotions sont pour moi comme un ballon dégonflé, tranquilles à l’intérieur. Mais si je les laissais sortir, si je m’autorisais à les vivre pleinement, je gonflerais le ballon. Et une fois qu’il serait gonflé, je ne pourrais plus le remettre à l’intérieur. Il m’emporterait avec lui et je serais à sa merci, sans être capable de contrôler ses mouvements.</p>



<h6 id="pas-me-facher">J&rsquo;ai peur de me fâcher</h6>



<p>Mes parents ne se sont jamais vraiment fâchés (je suis tellement sensible qu’un haussement de sourcils ou un changement de ton sont suffisants pour me faire perdre tous mes moyens parce qu’au moment où la personne me parle, je ne ressens pas son amour pour moi et je suis complètement déboussolée). J’ai été élevée par des parents qui se contrôlaient toujours parfaitement et perdre le contrôle est la pire des choses qui pourrait m’arriver.</p>



<p>Je n&rsquo;ai jamais vraiment laissé libre cours à ma colère. Parce que j&rsquo;ai le sentiment que j&rsquo;arriverais à un point où je ferais ou dirais des choses que je regretterais ensuite. Non pour blesser l&rsquo;autre mais en défense. L&rsquo;attaque est la meilleure défense. </p>



<p>J&rsquo;ai peur que si je laisse sortir ma colère, j&rsquo;exprimerai des choses qui déplairont à l&rsquo;autre et je risque l&rsquo;abandon. Si ma colère prend le dessus, je serai incapable de contrôler ce que je dis afin de blesser l&rsquo;autre le moins possible. Je ne veux pas faire aux autres ce qu&rsquo;ils me font.</p>



<h6 id="folle-tristesse">J’ai peur de devenir folle de tristesse</h6>



<p>Parfois j’ai l’impression que je deviendrais folle si je lâchais prise. J’ai peur que si j’accepte de perdre le contrôle à un moment, je ne serai plus jamais capable de le reprendre.</p>



<p>Je ne me suis jamais vraiment autorisée à être vraiment triste, à ressentir profondément la douleur de la perte. Que ce soit celle de l’amour de mon ex-mari, de notre mariage, de la vie en commun, ou encore des proches que j’ai perdus récemment.</p>



<p>Quand j’ai fait ma dépression, j’étais sans énergie, sans volonté. Mais je n’ai jamais été profondément triste. Je n’ai quasi jamais pleuré, ou pas durant de longues périodes.</p>



<h6 id="submergee-tristesse">J’ai peur d’être submergée par la tristesse</h6>



<p>Parce que j’ai peur d’être débordée par ma tristesse, de sombrer dedans et de ne plus pouvoir en sortir. Comme ces personnes qui plongent dans la douleur et perdent le contact avec le monde extérieur.</p>



<p>Ma préférence naturelle va au monde imaginaire plutôt qu’au monde réel, je suis intimement convaincue qu’il suffirait de peu pour que je bascule. Que je perde tout intérêt pour le monde réel. Non, je ne serais pas capable de me suicider mais je perdrais ton contact avec la réalité.</p>



<h5 id="emotions-positives">Et les émotions positives ?</h5>



<p>Je dois les contrôler tout autant que les émotions négatives, en tout cas dans certaines environnements. Mieux je connais mon environnement, plus je serai à mon aise pour laisser mes émotions se développer. Mais si je dois gérer l&rsquo;analyse (et la maîtrise) d&rsquo;un environnement inconnu, mes émotions resteront extrêmement contrôlées. Je ne bondirai jamais de joie, même chez moi. Parce que, comme on dit à Bruxelles, « je ne sais pas de chemin avec mon corps ». Je suis hyper-consciente de moi, de mes mouvements. Et je me sens gauche et ridicule.  </p>



<h3 id="differences-invisibles">Deux autres différences invisibles</h3>



<h5 id="questionnement">Mon cerveau extra-terrestre : en questionnement constant et qui qui tourne 24/7</h5>



<p>Je m&rsquo;interroge sur tout et tout le monde, sans arrêt. Je me demande ce que les gens pensent de moi, de ce que je dis, de comment je le dis, de comment je suis habillée, de comment je me tiens (souvenir des nombreuses remarques de mon père sur mon maintien). Est-ce que je parle trop, trop peu, trop fort, trop vite (c&rsquo;est un reproche qu&rsquo;on m&rsquo;a fait souvent) ? Est-ce que j&rsquo;ai l&rsquo;air assertive ou agressive ? Est-ce que j&rsquo;ai l&rsquo;air de me foutre de ce que l&rsquo;autre raconte ? Est-ce que, si je dis ce à quoi je pense, je vais passer pour une impolie ? Est-ce que je vais donner l&rsquo;impression d&rsquo;être une « je-sais-tout » ? Une emmerdeuse ? Est-ce que l&rsquo;autre va se sentir envahi parce que je donne mon opinion sans qu&rsquo;on me la demande ? Ou jugé parce que j&rsquo;ai exprimé une hypothèse à propos de la raison de son comportement ? Est-ce que tout le monde se pose des questions comme moi ? Comment font ceux qui ne se posent pas de questions pour &#8230; ne pas se poser de questions ? Si je pose ma main sur le bras d&rsquo;un ami, va-t-il le prendre comme une avance ? S&rsquo;il me serre dans ses bras, est-ce qu&rsquo;il est juste comme moi ou est-ce que ça veut dire autre chose ? Pourquoi est-ce que cette personne me regarde comme ça ; est-ce que je la connais mais ne la reconnais pas (je ne suis pas physionomiste) ? Pourquoi est-ce que mon collègue a fait telle remarque ; est-ce que cela veut dire qu&rsquo;il ne m&rsquo;apprécie pas ; ou que j&rsquo;ai mal fait mon travail ; ou que quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre lui a dit quelque chose de négatif sur moi &#8211; parce qu&rsquo;hier il m&rsquo;a félicitée pour la qualité de mon travail ? Est-ce que cette personne ne me regarde pas quand elle parle parce que je la fais chier ou parce qu&rsquo;elle a un problème (genre autisme) qui la met mal à l&rsquo;aise dans ses interactions ? Si je rends visite à une amie et que je n&rsquo;apporte rien, est-ce qu&rsquo;elle va me trouver impolie ? Ou est-ce que, comme moi, elle est juste contente de me voir et s&rsquo;en fout de ces formalités de « bonne éducation » qui nous ont été dictées par la société ? Est-ce qu&rsquo;elle sera contente parce que quand j&rsquo;apporte quelque chose, ce n&rsquo;est pour son anniversaire ou pour une raison particulière mais parce que j&rsquo;ai vu quelque chose et que j&rsquo;ai pensé à elle, sachant que ça lui ferait plaisir ou que c&rsquo;est quelque chose qui pourrait l&rsquo;intéresser ? </p>



<p>Dans ces interrogations constantes, contrairement à ma vision optimiste de l&rsquo;extérieur, mon hamster-ego (c&rsquo;est-à-dire mon ego qui est un hamster qui tourne dans sa roue dans mon cerveau) prend systématiquement parti contre moi. Je suis une mauvaise fille / femme / amie / mère / tante, etc. Parce que je ne fais pas ce qu&rsquo;on attend de moi. Je suis nulle. Parce que j&rsquo;ai toujours trouvé les autres plus intéressants que moi. Moi j&rsquo;étais juste inodore, incolore, insipide. Sans peps, sans attrait. Et quand les autres s&rsquo;intéressent à moi ou à ce que j&rsquo;ai à dire, ça m&rsquo;étonne toujours. Et je vis dans l&rsquo;attente du jour où ils en auront marre de moi. Et où je redeviendrai pour eux inodore, incolore, insipide. Inintéressante.</p>



<p>Je suis aussi, depuis mon adolescence, en recherce de sens. A quoi Serge (où courge, dans quelle étagère &#8211; les questions classiques, quoi). Pourquoi suis-je ici ? Quel est mon but sur cette terre ? Parce que ça ne peut pas être d&rsquo;obtenir un diplôme et de trouver un bon job, de trouver un mari, d&rsquo;acheter une belle et grande maison, d&rsquo;avoir des enfants. Ca ne répond pas à la question « à quoi <em>sert</em> ma vie » ? Quelle est mon utilité sur terre ?</p>



<p>Et toutes ces questions se posent 24h sur 24, 7 jours sur 7. Les questions de sens restent en toile de fond ou descendent parfois durant des années dans les limbes de mon inconscient mais les autres questions mentionnées plus haut me tiennent compagnie la majorité du temps lorsque j&rsquo;interagis avec d&rsquo;autres. Une autre raison à mon besoin d&rsquo;isolement, dont je parlerai plus bas.</p>



<h5 id="besoin-contact">Et mon besoin de contact physique</h5>



<p>C&rsquo;est l&rsquo;une des choses dont j&rsquo;ai le moins parlé autour de moi dans ma vie. Parce que j&rsquo;ai bien intégré que dans notre société les gestes sont déplacés, sauf avec les personnes avec qui on est intime. Alors je rêve d&rsquo;aller vivre là où c&rsquo;est ok de se toucher (sans sous-entendu sexuel). Ou de trouver un groupe de personnes qui partageraient ce besoin et ne trouveraient pas cela anormal ou suspect. Malheureusement pour moi, j&rsquo;ai tellement bien intégré les normes de notre société puritaine (et encore, c&rsquo;est mieux en Belgique que dans certains autres pays) et je suis tellement hyper-consciente de moi tout le temps que j&rsquo;ai totalement muselé cet aspect de ma personnalité. Je me tiens loin des autres, j&rsquo;ai peur de les approcher. Et comme mon cerveau analyse tout, tout le temps, trop, il anticipe tout geste que je pourrais avoir pour me rappeler que, peut-être, ce n&rsquo;est pas le bon geste, pas le bon moment, pas celui qui est attendu par l&rsquo;autre. Et du coup, je bloque et je me fige dans mon coin. Même avec ceux que j&rsquo;aime, compagnon de vie ou enfants, j&rsquo;ai du mal avec les manifestations d&rsquo;amour. Heureusement, mes enfants sont démonstratifs. </p>



<h2 id="ressentis-pas-fiables">Conséquence de mes différences : un hyper-conformisme, très terre à terre celui-là</h2>



<h4 id="ressentis-pas-fiables">Mes sentiments, mes ressentis ne sont pas fiables</h4>



<p>Très jeune j’ai appris à ne pas faire confiance à ce que je ressentais, à ce que je pensais&nbsp;: si tout le monde pensait ou agissait autrement que moi, c’est forcément moi qui étais mal faite, fautive, dans l’erreur.</p>



<h4 id="confiance-autres">Donc je faisais confiance aux opinions autres</h4>



<p>J’ai donc rapidement appris à fonctionner en fonction de ce que les autres attendaient de moi (mes parents, mes professeurs, mes amis, mes collègues, mes chefs au travail, mon mari) ou d’une manière suffisamment neutre pour passer relativement inaperçue et donc pour que personne ne remarque qu’en fait je n’étais pas celle qu’ils croyaient.</p>



<h4 id="cameleon">J’étais un caméléon</h4>



<p>Très longtemps j’ai cherché autour de moi ou dans les personnes publiques les opinions qui me semblaient correspondre à ce que je pensais (ou qui me semblaient correspondre à la tendance majoritaire dans mon entourage) et je les ai faites miennes. J’étais un vrai caméléon.</p>



<h4 id="vraie-couleur">Qui ne savait quelle était sa vraie couleur</h4>



<p>Mais si on m’avait demandé mon avis à brûle pourpoint sur un sujet inconnu, j’aurais été incapable de répondre. Parce que je ne savais pas ce que je pensais ou d’autres fois par peur de ne pas plaire. Je modérais mes avis en fonction de mon interlocuteur.</p>



<h3 id="qui-suis-je">Qui suis-je&nbsp;?</h3>



<h5>Je ne savais plus qui j’étais</h5>



<p>A tel point que lorsque j’ai voulu vivre pour moi, en fonction de mes besoins et de mes valeurs, je me suis trouvée face à un grand blanc, un grand vide. Qui étais-je&nbsp;? Je n’en avais pas la moindre idée.</p>



<h5 id="recherche">Alors j’ai cherché</h5>



<p>J’ai mis plus de 2 ans à chercher, lire, faire des tests, recouper les informations, mettre ensemble les pièces de puzzle. Celui que je possédais en fait depuis des années. Mais, prises séparément, les pièces ne semblaient pas pouvoir former une image cohérente. Parce que je ne disposais d’aucune image complète dans laquelle j’aurais pu les intégrer. C’était comme essayer de faire un puzzle sans connaître le nombre de pièces ou le sujet du dessin.</p>



<h5 id="me-connais">Aujourd’hui, je me connais mieux</h5>



<p>Aujourd’hui je me connais beaucoup mieux mais surtout j’ai commencé à dire autour de moi que, «&nbsp;non, je ne fonctionne pas comme vous. Mes besoins, mes intérêts, mes valeurs, ma vision du monde sont différents des vôtres.&nbsp;» Ce n’est pas toujours clairement entendu ou accepté mais au moins je le dis. Et je le vis (pas toujours facilement, comme en témoigne l&rsquo;<a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/je-vais-changer-de-style/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article </a>que je viens de publier sur le changement de style de rédaction dans mon blog). </p>



<h3 id="ermite">Extra-terrestre assumée : je vis en ermite</h3>



<p>Comme je l’ai dit dans l’introduction, je suis convaincue aujourd’hui d’être une extra-terrestre. Et je m’isole parce que je ne me reconnais dans aucun groupe, ni vraiment aucune des personnes que j&rsquo;ai rencontré jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui. J’ai des points communs avec de nombreuses personnes. Et comme j’ai un tempérament de médiatrice, je suis la première à les trouver.</p>



<p>Mais je ressens toujours une forme de distance avec l&rsquo;autre, un recul. Même si je parle de mes différences et de mes caractéristiques, je ne les montre pas nécessairement parce que je sais que cela ne correspond pas à la personnalité de la personne en face de moi. </p>



<p>Certaines conversations m&rsquo;apportent beaucoup, surtout avec des personnes partageant le type de fonctionnement de mon cerveau ou mon questionnement constant. Mais elles sont trop peu nombreuses. Et même dans ces cas-là, ma sensibilité et mon introversion peuvent venir gâcher mon vécu.</p>



<p>Alors je me retire et je m’isole. L&rsquo;autre raison de cet isolement est mon choix de vivre comme il me convient et non comme les autres s&rsquo;attendendraient à ce que je vive.</p>



<h4 id="introvertie">Heureusement je suis introvertie</h4>



<p>Non seulement je suis introvertie et j’ai besoin de m’isoler pour me ressourcer mais j’apprécie ma compagnie. Je ne m’ennuie pas, je me sens bien. Même si je préfèrerais parfois partager ma vie avec quelqu’un, je suis bien seule et la solitude ne me pèse pas.</p>



<h4 id="carapace">Mais ma carapace grossit</h4>



<p>Je crains pourtant que cet isolement ne fasse que renforcer mon contrôle sur mes émotions mentionné plus haut et ma carapace. Ce n’est pas que je n’ai pas d’émotions mais elles sont comme anesthésiées, endormies.</p>



<h4 id="covid">Et le covid n’arrange rien</h4>



<p>Même si je voulais aller vers les autres, toute la situation de quarantaine diverse et variée depuis plus de 7 mois ne le permettrait pas. Et puis, où trouver des gens qui me ressemblent vraiment&nbsp;? Difficile de poster une annonce sur un site de rencontres mentionnant toutes mes différences évoquées plus haut et recherchant des personnes similaires pour pouvoir échanger entre extra-terrestres.</p>



<p>Peut-être en trouverai-je sur le nouveau site de personnes atypiques sur lequel je surfe depuis le mois de juin. J’ai déjà rencontré au moins une personne avec qui parler est facile, même si nous sommes très différents. Et l’un ou l’autre profil me semble plus proche de qui je suis et de comment je fonctionne que toutes les personnes que j’ai côtoyées ou aimées jusqu’à maintenant.</p>



<h2 id="optimiste">Pourtant je suis toujours optimiste</h2>



<p>Je reste accrochée à mon rêve de prince charmant qui va débarquer un jour sur son cheval blanc (ou noir, en fait je préfère noir) et m’emporter au loin. Non, non, pas nécessairement loin physiquement mais loin mentalement / émotionnellement. Loin de cette grisaille qui nous entoure de plus en plus, loin de toute la négativité ambiante. Dans notre paradis rêvé. Seuls contre le monde entier. Celui qui comprendra que je ne suis pas comme tout le monde, parce qu’il ne sera pas comme tout le monde non plus. Et je sais que ça arrivera au moment parfait, quand je m’aimerai complètement sans avoir besoin que les autres m’aiment. Je suis en chemin.</p>



<h2 id="contente">Je suis contente de la version finale de cet article</h2>



<p>Parce que j&rsquo;ai un feu rouge dans Yoast SEO pour la lisibilité, c&rsquo;est que mon article est plus proche de mon style naturel. Et je n&rsquo;aime pas le ton impératif ni le bilan « Besoin d&rsquo;amélioration ». Voilà pourquoi j&rsquo;ai un feu rouge:</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="608" height="162" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/10/image.png" alt="" class="wp-image-551" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/10/image.png 608w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/10/image-300x80.png 300w" sizes="(max-width: 608px) 100vw, 608px" /></figure>



<p></p>
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		<title>Je vais changer de style</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 07:50:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil des jours]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de plaire]]></category>
		<category><![CDATA[perfectionniste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retrouvez aujourd'hui les raisons qui m'ont poussée à changer le style de mes publications.</p>
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<p>&#8230; pour la rédaction de ce blog.</p>



<p>Ce matin, juste après m&rsquo;être réveillée, j&rsquo;ai pensé à mon blog (oui, mon cerveau travaille sans arrêt, je ne choisis pas toujours à quoi je pense ni quand &#8211; mes meilleures idées me viennent souvent la nuit, quand je dors à moitié). Mes pensées vagabondaient vers l&rsquo;article en brouillon depuis une semaine. </p>



<p id="suite">Soudain, une idée pour un nouvel article : comment mon perfectionnisme (j&rsquo;en parlerai plus en détails <a href="#perfectionnisme">plus bas</a>). [J&rsquo;ai déjà parlé de mon perfectionnisme dans cet <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/perfectionniste-desordonnee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autre article</a>] m&rsquo;a bloquée durant une semaine pour la publication de ce fameux article, toujours en brouillon (et que je compte publier aujourd&rsquo;hui ou demain). </p>



<p>Et puis, comme toujours, mon cerveau est déjà passé à l&rsquo;idée suivante : quelque chose m&#8217;empêche de publier cet article. Ai-je un problème avec le sujet, qui fait que je reporte la publication ? Sauf que le sujet, justement, m&rsquo;échappe complètement (maintenant encore, plus d&rsquo;1h30 plus tard et alors que je n&rsquo;ai pas regardé mes articles précédents, je ne me souviens toujours pas du sujet !). Peut-être n&rsquo;est-ce donc pas à cause du sujet mais d&rsquo;autre chose.</p>



<p>Et tout à coup, les nuages s&rsquo;écartent et un rayon de soleil me frappe en pleine tronche &#8211; lumière à tous les étages, mon franc tombe. JE SAIS ! Et je comprends que cela fait quelques semaines que ça dure. Quelques semaines que j&rsquo;ai l&rsquo;impression de me forcer, que quelque chose ne va pas. Mais quoi ?</p>



<p>En fait, je sais ce qui ne va pas mais je viens seulement de l&rsquo;admettre et de comprendre pourquoi ça ne va pas.</p>



<p>Ce qui ne va pas, c&rsquo;est le style de mes articles. Si vous avez êtes arrivé aussi loin dans votre lecture d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et que vous avez lu d&rsquo;autres articles, vous avez probablement déjà remarqué les différences : pas de table des matières en début d&rsquo;article (ou alors elle sera courte) et pas nécessairement de liens internes sur la page.</p>



<p>Et ça ne va pas parce que ce n&rsquo;était pas ma manière naturelle d&rsquo;écrire. Mais avec WordPress (que j&rsquo;utilise pour mon blog) vient cet outil de l&rsquo;enfer qui s&rsquo;appelle Yoast SEO. Pourquoi de l&rsquo;enfer ? Parce que l&rsquo;enfer est pavé de bonnes intentions. Et les miennes étaient bonnes : avoir les deux petits feux verts pour l&rsquo;analyse de lisibilité (phrases courtes, paragraphes courts, structure avec titres, liens internes sur la page et entre les pages du blog, images présentes, etc, etc, etc) et pour le référencement sur internet (avec analyse des métadescriptions, par exemple).</p>



<p>Et pourquoi n&rsquo;est-ce pas une bonne idée pour moi de suivre ça à la lettre ? Parce que 1) ce n&rsquo;est pas comme ça que j&rsquo;écris (il faut faire des phrases courtes, ce que je fais rarement, mettre des titres ou une structure, ce que je ne fais pas, des images, etc); 2) je n&rsquo;écris pas pour le lecteur lambda mais bien principalement pour ceux qui sont comme moi, qui fonctionnent comme moi, qui pensent aussi vite que moi ou de manière aussi décalée; 3) parce que je m&rsquo;en fous qu&rsquo;on me trouve dans une recherche google, en fait &#8211; j&rsquo;écris d&rsquo;abord pour moi et je sais que ceux qui arriveront sur ces pages seront ceux qui auront besoin de lire exactement ce que j&rsquo;ai écrit. Parce que j&rsquo;aurai écrit brut de décoffrage et non comme ce qu&rsquo;un outil à la noix me dit que la majorité des gens aimeraient lire. Ah ben du coup, je me souviens du sujet, parce que j&rsquo;allais justement écrire « parce que je suis différente, je suis une extra-terrestre », c&rsquo;est ça le sujet de <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-10/extra-terrestre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mon autre article</a>. 🙂</p>



<p id="perfectionnisme">Donc, revenons-en au perfectionnisme. Depuis une semaine, je relis, je rajoute des titres, des phrases, des paragraphes, je déplace du texte. Je cherche une image (parce que Yoast dit qu&rsquo;il faut des images dans un blog), je la modifie pour qu&rsquo;elle soit comme je veux, je perds du temps. Bref, je procrastine. Parce que ça ne me plaît pas, de devoir pondre un titre toutes les x phrases, de devoir raccourcir mes phrases à rallonge pour que seulement 25% d&rsquo;entre elles fassent plus de 20 mots ou que les paragraphes ne fassent pas plus de 150 mots. Quand l&rsquo;idée m&rsquo;est venue ce matin de parler du perfectionnisme, je pensais seulement au fait que je revenais souvent sur la page pour l&rsquo;améliorer. Avant de me rendre compte que je ne le faisais pas selon mes propres critères (qui sont principalement « est-ce que c&rsquo;est clair, est-ce que ça reflète ce que je veux dire » et traquer les fautes d&rsquo;orthographe et de grammaire) mais bien selon l&rsquo;analyse Yoast. [si vous êtes venus ici directement depuis le lien plus haut, vous pouvez retourner <a href="#suite">là où vous étiez</a>. Du coup, comme vous étiez pressé, vous lirez ce paragraphe deux fois, ou en tout cas vous le commencerez deux fois ;-)]</p>



<p>Et donc, une fois de plus, sans vraiment m&rsquo;en rendre compte, j&rsquo;ai laissé les autres / les idées des autres / les critères des autres juger / déterminer ce que je fais, comment je communique. Comme la bonne élève que j&rsquo;étais, je faisais tout mon possible pour avoir ces deux petits putains de feux verts. Alors qu&rsquo;en fait, je n&rsquo;en ai rien à foutre. Et vous non plus, si vous êtes arrivés jusqu&rsquo;ici dans votre lecture. Une fois de plus, mon besoin de plaire et de me conformer aux attentes a pris le pas sur qui je suis mais surtout qui j&rsquo;ose être.</p>



<p>Voilà, ce n&rsquo;est pas grave. Ca a donné un article dont je suis contente et qui m&rsquo;a pris moins d&rsquo;une heure.</p>



<p>C&rsquo;est aussi une bonne leçon, une de plus. Pour moi, et peut-être pour vous. Que faites-vous en ce moment qui ne vous correspond pas ? Que faites-vous qui, si vous y réfléchissez un peu, sert seulement à vous faire sentir à votre aise, à votre place, intégré(e) dans la société ?</p>



<p>Si vous trouvez quelque chose (ou plusieurs), ne soyez pas trop dur avec vous-même. Comme on dirait à Bruxelles « au plus que tu vois ton problème, au mieux que tu peux le résoudre ».</p>



<p>Allez, j&rsquo;espère que vous n&rsquo;avez pas trouvé (trop) de (gros) problèmes et je vous souhaite une magnifique journée. N&rsquo;oubliez pas de profiter de ce que la nature et la vie vous offrent. Un clin d&rsquo;oeil à Rachel, si elle lit cette page, parce que je sais que son oeil de photographe lui fait remarquer quantité de beautés qui échappent à beaucoup. Il faut juste penser à en profiter quand on les voit. Un rayon de soleil, une fleur, un sourire. Un câlin de votre enfant. Quelque chose que vous terminez aujourd&rsquo;hui et dont vous êtes fier/fière. Un compliment qu&rsquo;on vous fait. Ou un que vous faites. S&rsquo;il n&rsquo;y a rien de bon dans votre journée, il ne tient qu&rsquo;à vous d&rsquo;en mettre un petit grain ou d&rsquo;en renverser le pot sur votre tête &#8211; c&rsquo;est vous qui voyez (y en a qui ont essayé)<sup>1</sup>. Souriez, ce sera déjà un bon début. Et si vous souriez à quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre, vous aurez eu un impact positif sur cette personne. Non, ne pensez pas qu&rsquo;elle va vous trouver bizarre de lui sourire alors qu&rsquo;elle ne vous connait pas. Pensez juste que ça lui fera du bien et ce sera le cas. Et si vous n&rsquo;osez pas, commencez par sourire à ceux que vous aimez.</p>



<p></p>



<p><sup>1</sup> Sketch de Chevallier et Laspales. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gPj18RIJDHc" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le train pour Pau</a>. A partir de 3min30 si vous ne voulez pas tout regarder</p>
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		<title>Perfectionniste désordonnée</title>
		<link>https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/perfectionniste-desordonnee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2020 12:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de contrôle]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de plaire]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
		<category><![CDATA[perfectionniste]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bienvenue dans ma tête et ma vie de perfectionniste désordonnée. Perfectionnisme ou hypersensibilité, qui était là d'abord ? Je parle aussi de mon sens du détail et de mon besoin de conrôle. Et du fait que, dans ma vie, c'est le bordel (au sens physique). Et pourquoi je pense que j'ai besoin de ce bordel, de cette accumulation d'objets qui m'entourent.</p>
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<h2>Bienvenue dans la tête et la vie de la perfectionniste désordonnée (pour ne pas dire bordélique) que je suis</h2>



<p>Je suis une perfectionniste désordonnée. J&rsquo;aime que les choses soient bien faites, correctes, bien mises, etc. Dans <a href="#dansmavie">mon quotidien</a> (en <a href="#cuisine">cuisine</a>, au <a href="#boulot">boulot</a>,&#8230; <a href="#partout">partout</a>).</p>



<p><a href="#hypersensibilite">La poule et l&rsquo;oeuf,</a> qui était là d&rsquo;abord : mon perfectionnisme ou mon hypersensibilité ? Mon  perfectionnisme est lié à mon <a href="#sensdudetail">sens du détail</a> (combiné à mon hypersensibilité) et mon <a href="#besoindecontrole">besoin de contrôle</a> (lié à mon hypersensibilité).</p>



<p>Perfectionniste mais désordonnée : chez moi&#8230; <a href="#desordre">c&rsquo;est le bordel</a> ! Pourquoi ? Parce que <a href="#rassurant">ça me rassure</a>. Et je pense que c&rsquo;est lié à ma <a href="#peurdelabandon">peur de l&rsquo;abandon</a>. Pour compenser cette peur, je me suis <a href="#accumulation">entourée d&rsquo;objets</a>. Peut-être que mon désordre est une forme de <a href="#desordrerebellion">rébellion </a>? Il me permettait aussi de ne pas rentrer complètement dans le <a href="#moulesociete">moule de la société</a>. Il constitue également une <a href="#desordresoupape">soupape de sécurité</a>. Son <a href="#abandondesordre">abandon </a>sera difficile. L&rsquo;accumulation qui m&rsquo;entoure est une autre <a href="#accumulationrebellion">rébellion</a>, liée quant à elle à mon statut d&rsquo;<a href="#extraterrestremode">extra-terrestre de la mode</a> quand j&rsquo;étais enfant et ado.</p>



<p>Mon perfectionnisme, mon accumulation et mon désordre sont donc différentes formes de protection.</p>



<p>Et comme je rêve d&rsquo;abandonner désordre et accumulation, je <a href="#minimalisme">rêve de minimalisme</a>.</p>



<h2 id="dansmavieµ">Perfectionniste désordonnée au quotidien</h2>



<h4 id="cuisine">En cuisine</h4>



<p>Si je cuisine, il « faut » que mon plat soit comme je l&rsquo;ai planifié, imaginé. Même s&rsquo;il est bon mais qu&rsquo;il ne correspond pas à mon idéal, je en serai pas satisfaite. Si je le trouve trop ou pas assez salé, même si l&rsquo;assaisonnement est parfait pour mes convives, je ne serai pas satisfaite. Je serai déçue de ce que j&rsquo;ai fait.</p>



<p>Mais en même temps, la cuisine sera en désordre quand j&rsquo;aurai fini de cuisiner.</p>



<h4 id="boulot">Au boulot</h4>



<p>Les textes que je tape ou que je corrige doivent contenir le moins d&rsquo;erreurs possibles et être bien formatés. Je traque les fautes d&rsquo;orthographe, de grammaire, de style. Je confirme le sens si une phrase me semble imprécise. J&rsquo;aligne les paragraphes, je garde les titres avec le texte qui suit, j&rsquo;aligne correctement les chiffres dans les tableaux, je corrige les polices de caractère (celles qui sont différentes, plus grandes, plus petites). Bref, vous voyez le topo.</p>



<p>J&rsquo;ai une formation de secrétaire et un « beau » document sans faute est ce qu&rsquo;on m&rsquo;a enseigné qu&rsquo;il fallait produire, c&rsquo;est donc ce que je m&rsquo;efforce de faire au mieux de mes capacités. Et je suis très frustrée si, à cause des délais trop stricts par exemple, je sais que le document que je fais partir contient encore des éléments que j&rsquo;aurais pu corriger ou améliorer.</p>



<p>Mais perfectionniste désordonnée parce que mon bureau est un bordel permanent.</p>



<div class="wp-block-image is-style-default"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="620" height="166" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre.jpg" alt="Perfectionniste désordonnée - Mon bureau passe de vide à envahi de piles instables en quelques jours. Chassez le naturel..." class="wp-image-470" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre.jpg 620w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre-300x80.jpg 300w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption>Quelques jours me suffisent pour passer d&rsquo;un bureau rangé aux piles savamment désorganisées</figcaption></figure></div>



<h4 id="partout">Partout, en fait</h4>



<p>Je vais voir (et « corriger ») un certain nombre de choses comme</p>



<ul><li>les tableaux qui pendent de travers, que ce soit chez des amis ou dans un restaurant,</li><li>la chaise qui n&rsquo;est pas alignée dans une rangée parfaite, si je vais à une conférence,</li><li>le CD mal rangé dans un classement alphabétique (à la médiathèque, par exemple),</li><li>l&rsquo;élément qui est à l&rsquo;envers quand tous les autres sont à l&rsquo;endroit (livres dans une bibliothèque),</li><li>des fils emmelés,</li><li>un col relevé à moitié,</li><li>la fermeture du collier au cou d&rsquo;une amie qui se trouve sur l&rsquo;avant et non derrière son cou,</li><li>etc etc etc.</li></ul>



<h2 id="hypersensibilite">Perfectionnisme et hypersensibilité &#8211; la poule et l&rsquo;oeuf</h2>



<p>Perfectionnniste parce que je suis hypersensible ou hypersensible parce que je suis perfectionniste ? Pour ma part, je dirais plutôt perfectionniste parce qu&rsquo;hypersensible. Voici quelques autres causes possibles (liées à mon hypersensibilité) de mon perfectionnisme.</p>



<h4 id="sensdudetail">Mon sens du détail (et mon hypersensibilité)</h4>



<p>De toute évidence, je ne pourrais pas être perfectionnniste si je ne possédais pas une capacité de remarquer les détails largement supérieure à celle des personnes qui m&rsquo;entourent. Mes collègues étaient toujours étonnés que j&rsquo;arrive à voir la virgule ou le point qui manque au milieu d&rsquo;une page juste après avoir affiché cette page. Alors que, pour moi, ce qui serait agréable, ce serait pour une fois de ne <em>pas</em> remarquer ce détail. Quand je lis, je serais tellement contente de ne pas devoir m&rsquo;arrêter quasi à chaque erreur parce que mon cerveau bloque et que je dois revenir en arrière pour relire en l&rsquo;ayant corrigée mentalement.</p>



<p>Et je pense que mon besoin de corriger les choses qui ne sont pas à leur place ou comme elles devraient être vient du fait que les laisser me met mal à l&rsquo;aise, d&rsquo;une certaine manière. Je suis nettement plus sensible que d&rsquo;autres au fait que les choses ne sont pas comme elles devraient être.</p>



<h4 id="besoindecontrole">Mon besoin de contrôle (et mon hypersensibilité)</h4>



<p>L&rsquo;autre raison principale de mon besoin de remettre les choses à leur place est un besoin de contrôle. Tant que la chose ne sera pas à sa place, mon attention sera régulièrement distraite par cet élément. Si je parle à quelqu&rsquo;un, mon regard va régulièrement être attiré par le tableau qui pend de travers et je me dirai à chaque fois qu&rsquo;il faudrait que je le redresse. Et du coup, je perds à chaque fois quelques secondes de la conversation. Si j&rsquo;ai bougé le tableau dès que je l&rsquo;ai vu, je sais que je pourrai le regarder sans que cela ne me perturbe.</p>



<p>Encore une fois, la cause principale est mon hypersensibilité, le fait que je vais remarquer le positionnement penché chaque fois que je regarde le tableau ou que je le vois seulement dans ma vision périphérique.</p>



<h2 id="desordre">Perfectionniste, mais chez moi&#8230;</h2>



<p>Certains pourront objecter que, chez moi, les choses sont loin d&rsquo;être toujours parfaites, alignées, rangées.</p>



<p>C&rsquo;est un fait. Et c&rsquo;est même souvent l&rsquo;inverse absolu : mon environnement personnel, que ce soit chez moi ou au bureau &#8230;</p>



<h4>c&rsquo;est le bordel !</h4>



<p>Toute ma vie, c&rsquo;est quelque chose qui m&rsquo;a profondément dérangée. Mais je n&rsquo;ai toujours pas réussi à savoir quelle est la part de gêne causée par le regard (critique) des autres sur mon bordel et mon désir personnel d&rsquo;en être débarassée.</p>



<p>Mon appartement n&rsquo;est pas rangé. Les cadres ne sont pas droits, les chaises sont mises n&rsquo;importe comment. Mais les CDs sont régulièrement remis par ordre alphabétique et les livres rangés dans le même sens par ordre alphabétique d&rsquo;auteurs puis de titres.</p>



<p>Ce désordre me désespère. Et en même temps&#8230;</p>



<h4 id="rassurant">ça me rassure</h4>



<p>D&rsquo;une certaine manière bizarre, ce bordel est rassurant. Pourquoi ?</p>



<h4 id="peurdelabandon">à cause de ma peur de l&rsquo;abandon</h4>



<p>Toute ma vie, j&rsquo;ai eu peur d&rsquo;être abandonnée puisque j&rsquo;ai très jeune été persuadée qu&rsquo;il n&rsquo;était pas possible que quelqu&rsquo;un m&rsquo;aime pour qui je suis vraiment. Peu importe qui m&rsquo;a aimée, j&rsquo;ai toujours cru qu&rsquo;à un moment où un autre je serais abandonnée. Le jour où la personne verrait qui j&rsquo;étais vraiment, elle ne pourrait que me quitter, que ce soit en amitié ou en amour. Parfois il est plus facile de quitter que d&rsquo;être quittée. Parfois aussi je pense qu&rsquo;on peut, inconsciemment, pousser l&rsquo;autre à vous quitter en étant convaincu qu&rsquo;il ne vous aimera jamais assez pour vous accepter.</p>



<h4 id="accumulation">Pour compenser, je me suis entourée d&rsquo;objets. </h4>



<p>Non seulement ceux que j&rsquo;achetais mais aussi de souvenirs de personnes qui m&rsquo;avaient aimée quand j&rsquo;étais jeune. Et donc, inconsciemment, de personnes dont j&rsquo;avais le sentiment qu&rsquo;elles m&rsquo;avaient aimée comme j&rsquo;étais (mes grand-parents, ma grande-tante).</p>



<p>Plus j&rsquo;ai accumulé du brol, plus il m&rsquo;a été difficile de le garder rangé.</p>



<h2 id="desordrerebellion">Le désordre, une forme de rébellion</h2>



<p>J&rsquo;ai souvent pensé que, dans mon adolescence, mon désordre constituait une forme de rébellion. Je pense que c&rsquo;est la raison pour laquelle je l&rsquo;ai gardé jusqu&rsquo;à maintenant. Je faisais mon possible pour être celle que l&rsquo;on voulait que je sois (bonne élève à l&rsquo;école, bien élevée, « sage comme une image »), le seul endroit où j&rsquo;osais affronter l&rsquo;image que mes parents et ma famille avaient de moi était mon bureau. Ma chambre était relativement bien rangée mais mon bureau était toujours un boxon, une série de piles que je déplaçais vers mon lit quand je devais travailler.</p>



<p>Perfectionniste désordonnée. Perfectionniste pour être « comme il fallait », désordonnée pour m&rsquo;opposer.</p>



<h4 id="moulesociete">Pour ne pas rentrer complètement dans le moule de la société</h4>



<p>Perfectionniste dans le moule, désordonnée hors du moule.</p>



<p>Du matin au soir, je devais faire attention à ce que je disais, à ce que je ne devais pas dire, à ce que je faisais, à ce qu&rsquo;il ne fallait pas faire. Pour être une bonne élève, une copine que les autres auraient envie de fréquenter, une fille dont mes parents et ma famille seraient fiers. Et plus tard, la version parfaite / idéale / imaginée / rêvée de l&rsquo;amie, la collègue, la femme, l&rsquo;amante, la mère. Tous ces rôles que je pensais qu&rsquo;il me fallait jouer du matin au soir, du lever au coucher. </p>



<p>La seule manière dont je m&rsquo;autorisais à ne pas correspondre à toutes ces images était mon désordre. </p>



<p>Ces images étaient réelles (ce qui ressortait des commentaires de mon entourage) autantqu&rsquo;imaginées (ce que je m&rsquo;imaginais que les autres voulaient que je sois, ce que je pensais qu&rsquo;il fallait que je sois pour être acceptée en tant qu&rsquo;amie, collègue, etc).</p>



<h2 id="desordresoupape">Le désordre soupape de sécurité</h2>



<p>Tout ce contrôle que j&rsquo;ai exercé sur moi tout au long de ma vie est épuisant. Ma zone de confort, celle dans laquelle j&rsquo;avais abandonné tout contrôle, c&rsquo;était mon désordre. Abandonner mon désordre, ce sera également abandonner la plupart des objets (inutiles) qui m&rsquo;entourent. Cela veut dire abandonner tout ce qui m&rsquo;a rassurée durant tout ma vie. </p>



<p class="has-text-align-center" id="abandondesordre"><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Abandonner mon désordre sera le lâcher prise ultime</strong></span>.</p>



<h2 id="accumulationrebellion">L&rsquo;accumulation, mon autre rébellion</h2>



<p>L&rsquo;accumulation a commencé par des objets appartement à ma famille mais depuis que j&rsquo;habite seule j&rsquo;ai aussi acheté une quantité impressionnante de vêtements. </p>



<h4 id="extraterrestremode">parce que j&rsquo;ai été une enfant et une ado extra-terrestre de la mode</h4>



<p>Pour mes parents, il valait mieux acheter moins de vêtements mais de bonne qualité. Je me retrouvais donc avec des vêtements que je gardais durant des années, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils deviennent trop petits.  Et je ne pouvais pas changer énormément puisque j&rsquo;en avais peu. J&rsquo;étais toujours habillée différemment des autres, de manière classique et non selon les « tendances » du moment. La plupart de mes copines avaient constamment des nouveaux vêtements, moi très rarement. Je me suis donc, pour ça aussi, toujours sentie différente &#8211; une sorte d&rsquo;extra-terrestre dans le monde de mes copines d&rsquo;école.</p>



<p>Quand j&rsquo;ai pu gérer mon budget, j&rsquo;ai commencé à acheter un grand nombre de vêtements peu chers afin de pouvoir changer très régulièrement. Ce qui ne veut pas dire que je jetais nécessairement beaucoup. Il y a 20 ou 30 ans, même les vêtements bon marché étaient de qualité et pouvaient être gardés durant 15 ou 20 ans. J&rsquo;ai fini par donner beaucoup parce que j&rsquo;avais changé de style, qu&rsquo;ils étaient trop petits ou que j&rsquo;en avais marre de les voir. </p>



<p>Encore aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai tendance à acheter trop mais j&rsquo;y travaille.</p>



<h2 id="minimalisme">Aujourd&rsquo;hui je rêve de minimalisme</h2>



<p>Voilà des années que je rêve de minimalisme, de vivre dans un petit espace et avec peu de choses. Ces dernières années, le chemin qui y mène me semble de plus en plus praticable. Je n&rsquo;y suis pas encore tout-à-fait, sur le chemin. Il est la voie carossable que je vois, depuis le petit sentier sauvage et sinueux sur lequel je chemine. Et il se rapproche de jour en  jour.</p>



<p></p>
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		<title>Moi et le mal que je vous fais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de contrôle]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de plaire]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de tout comprendre]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[extra-terrestre]]></category>
		<category><![CDATA[honnête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mal que je vous fais, l'un de mes paradoxes. Quelques exemples pratiques et leurs causes (ma franchise, un malentendu, la sensibilité de l'interlocuteur). Quels sont mes besoins quand je communique ? Confirmer que j'ai compris, classer, anticiper, plaire. </p>
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<p>Le mal que je vous fais, l&rsquo;un de mes <a href="#paradoxe">paradoxes</a></p>



<p><a href="#exemples">Quelques exemples et leurs causes</a></p>



<ul><li><a href="#franchise">ma franchise</a></li><li><a href="#malentendu">un malentendu</a></li><li><a href="#sensibilité">la sensibilité de mon interlocuteur et ma maladresse</a></li></ul>



<p>Pourquoi est-ce que je communique comme je le fais, quels sont <a href="#besoins">mes besoins</a></p>



<ul><li><a href="#j-ai-compris">confirmer que j&rsquo;ai compris</a></li><li><a href="#classer">classer</a></li><li><a href="#anticiper">anticiper</a></li><li><a href="#plaire">besoin de plaire</a></li></ul>



<h3 id="paradoxe">Le mal que je vous fais, c&rsquo;est l&rsquo;un de mes paradoxes</h3>



<p>Bien que très sensible à tout ce que vous me dites, il semble que mon habitude de dire plutôt ce que je pense / parler sans réfléchir (très longtemps) puisse blesser certaines personnes. Je n’ai jamais compris cette hypocrisie de la société de dire merci et de sourire quand on reçoit quelque chose qu’on n’aime pas. Mais oui, je me suis adaptée alors je fais (souvent / quand j&rsquo;y pense) l’effort de le faire pour ne pas blesser les autres. </p>



<p>Il m’arrive pourtant de mettre les pieds dans le plat de manière involontaire.</p>



<h3 id="exemples">Quelques exemples du mal que je vous fais et leur cause possible</h3>



<h5 id="franchise">Ma franchise</h5>



<p>Une amie me montre sa nouvelle voiture en me répétant dix fois « elle est belle, hein », je peux répondre « oui, elle est belle mais ce n’est pas mon style de voiture » ou « je ne l’aime pas » ou « je ne l’achèterais pas&nbsp;pour moi ». Et cela peut être mal perçu, comme une critique. <br>Pourtant, quand j’analyse ce que j’ai dit, je ne comprends pas&nbsp;: j’ai dit qu’elle était belle (c’est une voiture neuve, une belle couleur) mais ce n’est pas mon style, <em>moi</em> je ne l’aime pas / je ne l’achèterais pas. </p>



<p>J’ai ainsi eu une discussion avec une amie, essayant de comprendre pourquoi elle m’en voulait de lui avoir dit que <em>je</em> n’aimais pas sa voiture, essayant de lui expliquer (en vain) que l’important pour moi était qu’elle aime sa voiture et qu’elle en profite. Que j’étais super contente pour elle qu’elle ait pu s’offrir la voiture de ses rêves, et que je ne comprenais pas pourquoi elle était fâchée, ni pourquoi elle aurait préféré que je mente et que je dise que j’aimais bien la voiture. Essayant de lui faire comprendre qu’il vaut mieux que tout le monde ait des goûts différents, sinon nous voudrions tous la même chose. Mais ce fut difficile.</p>



<h5 id="malentendu">Un malentendu</h5>



<p>Un autre exemple&nbsp;: je frappe un jour à la porte de mon fils pour lui poser une question. Devant lui, son téléphone posé pour un appel vidéo avec sa copine, que je ne connaissais pas. Et il me dit « Tu veux dire bonjour à A&nbsp;? » Et moi de répondre « Non, non, je ne veux pas lui dire bonjour. » Réaction de mon fils « Oh, la violence… Pourquoi tu ne veux pas lui parler&nbsp;? » Puis à sa copine « Tu as entendu ? » <br>Et moi, m’emberlifiquotant dans mes explications « Mais non, je voulais juste dire que je ne viens pas pour lui parler mais pour te poser une question, ce n’est pas la raison pour laquelle je viens donc ce que j’ai voulu dire c’est « non, en arrivant dans ta chambre je voulais te poser une question et non pas parler à A » mais tu l’as compris comme « non, je ne <em>veux</em> pas parler à A » plutôt que « parler à A n&rsquo;est pas ce que je voulais faire » » ». </p>



<p>Bref. Moment gênant.</p>



<h5 id="sensibilité">La sensibilité de mon interlocuteur et à ma maladresse</h5>



<p>Je m&rsquo;intéresse à l&rsquo;autre, comment il fonctionne, ce qu&rsquo;il pense, comment il vit les choses, ce qu&rsquo;il ressent. Toute ma vie, j&rsquo;ai essayé de comprendre. J&rsquo;ai donc lu énormément de livres (pseudo) psychologiques et j&rsquo;ai emmagasiné beaucoup de théories diverses et variées et d&rsquo;explications de certains comportements, de certaines réactions. </p>



<p>Quand quelqu&rsquo;un me raconte quelque chose, mon cerveau turbine afin de trouver une explication ou une information en lien avec le vécu de la personne. Il fouille dans la quantité d&rsquo;information stockées sur le disque dur afin de trouver quelque chose qui peut s&rsquo;appliquer à la situation. Et dès qu&rsquo;il a trouvé, je n&rsquo;ai qu&rsquo;une envie : raconter à l&rsquo;autre ce que j&rsquo;ai trouvé afin de savoir si c&rsquo;est correct / si cela s&rsquo;applique dans son cas / si ça pourrait l&rsquo;aider / si c&rsquo;est ça qu&rsquo;il ressent.</p>



<p>Mais, euh, comment dire&#8230; <br>J&rsquo;oublie parfois de mettre des « si », des « peut-être » ou des « est-ce que » dans ce que je dis et du coup je peux paraître « madame je sais tout », méprisante, critique. Je peux donner l&rsquo;impression que j&rsquo;enferme l&rsquo;autre dans le carcan de mon interprétation, que j&rsquo;exprime peut-être comme une vérité et non une possibilité ou une hypothèse. </p>



<p>Bref, une fois de plus, je vous fais mal alors que je ne vous voulais que du bien.</p>



<h3 id="besoins">Mes besoins</h3>



<p>Mon but, quand je communique, est toujours d&rsquo;aider l&rsquo;autre et je puise automatiquement dans tout ce que je connais afin de me raccrocher à du connu. Si ce que l&rsquo;autre dit ne correspond pas à ma manière de fonctionner (ce qui, il faut bien l&rsquo;admettre, est le cas dans la quasi-totalité des cas puisque je me sens globalement comme une extra-terrestre), mon seul moyen de le comprendre est de rattacher son vécu à quelque chose que je connais pour l&rsquo;avoir lu, quelque chose à quoi j&rsquo;ai déjà réfléchi et/ou qui a du sens. J&rsquo;ai besoin de rattacher ce que l&rsquo;autre me dit à ma base de données interne.</p>



<h5 id="j-ai-compris">Mon besoin de confirmer ce que j&rsquo;ai compris</h5>



<p>J&rsquo;ai tellement entendu de réflexions a posteriori qui contredisaient ce que j&rsquo;avais cru que la personne pensait/ressentait dans une situation particulière que j&rsquo;en ai conclu que j&rsquo;étais nulle pour décripter ce qui se passe dans la tête de l&rsquo;autre. <br>Je m&rsquo;efforce donc de confirmer, d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, que je comprends ce que la personne vis. Je lui dis comment il est possible d&rsquo;interpréter ce qu&rsquo;elle me raconte (souvent cela correspond à ce que j&rsquo;ai lu sur le sujet, plus rarement à mon vécu personnel) et j&rsquo;espère qu&rsquo;elle me dira « oui, c&rsquo;est exactement ça ». </p>



<p>Il m&rsquo;est déjà arrivé qu&rsquo;une amie se fâche parce qu&rsquo;à cause de la manière dont j&rsquo;avais fait part de mes pensées, elle trouvait que je lui avais donné mon avis alors qu&rsquo;elle ne l&rsquo;avait pas demandé (ce qui était tout-à-fait vrai, sauf que je le fais pour comprendre et non pour juger l&rsquo;autre) ou qu&rsquo;elle se trouvait mise dans une case qui ne lui correspondait pas.</p>



<h5 id="classer">J&rsquo;ai besoin de « classer »</h5>



<p>J&rsquo;ai besoin de mettre les personnes, les situations, leurs vécus, etc dans des cases qui correspondent à des choses qui me sont familières et que je comprends. Le monde me semble tellement incompréhensible que j&rsquo;aime mettre les choses « en boîte ». Non pas dans un but réducteur (une personne peut, dans ma tête, se trouver dans des dizaines, voire des centaines de boîtes différentes) mais pour avoir l&rsquo;impression d&rsquo;y comprendre quelque chose. Je ne juge absolument pas en faisant cela. Peu m&rsquo;importe qu&rsquo;une personne soit dans la case « homosexuel », « hétérosexuel » ou une autre, l&rsquo;important est que pour moi cela me donne une certaine idée de comment cette personne pourrait réagir dans certaines circonstances. en fonction du fait qu&rsquo;elle soit dans la case homosexuel plutôt qu&rsquo;hétérosexuel.</p>



<p>Plus je peux trouver de cases dans lesquelles je peux mettre une personne, mieux j&rsquo;ai le sentiment de la connaître, même si un grand nombre de ces cases ne sont pas celles dans lesquelles je me classerais, moi.</p>



<h5 id="anticiper">J&rsquo;ai besoin d&rsquo;anticiper</h5>



<p>Comme je suis facilement débordée par ce qui se passe autour de moi, comment les gens réagissent, ce qu&rsquo;ils ressentent, j&rsquo;ai besoin de contrôler mon environnement le plus possible.</p>



<p> Et ce contrôle passe par une anticipation (d&rsquo;où mon besoin d&rsquo;organiser les vacances ou un voyage dans les moindres détails, même si j&rsquo;adore l&rsquo;imprévu, mais j&rsquo;y reviendrai dans un autre article). </p>



<p>Plus je peux imaginer comment sera une situation, ce qui va se passer, comment les autres pourraient réagir, plus je serai prête à gérer les émotions. Si je sais par exemple qu&rsquo;une amie vient de se faire larguer et qu&rsquo;elle n&rsquo;aime pas en parler mais préfère se changer les idées, j&rsquo;éviterai de lui parler de sa relation et je proposerai peut-être un cinéma plutôt qu&rsquo;une discussion où le sujet risque d&rsquo;être abordé. Parce que même si elle ne veutpas en parler, je risque de dire quelque chose que je n&rsquo;aurais pas dû. <br>Ou elle va peut-être en parler mais du coup je ne saurai pas comment répondre puisque d&rsquo;habitude elle n&rsquo;aime pas en parler : qu&rsquo;attends-t-elle de moi comme type de réaction ? Juste l&rsquo;écouter ou dialoguer ? Abonder dans son sens ou lui montrer le point de vue de l&rsquo;autre ? La laisser pleurer ou la consoler ? <br>Et mon stress monte en flèche et je me sens mal à l&rsquo;aise durant notre rencontre, alors qu&rsquo;elle sera peut-être très à l&rsquo;aise parce qu&rsquo;en fait elle s&rsquo;en fout, la relation n&rsquo;était pas super importante pour elle. </p>



<h2>J&rsquo;ai besoin de « plaire »</h2>



<p>Mais ne pas savoir comme je « devrais » me comporter afin de lui « être agréable », afin qu&rsquo;elle apprécie ma compagnie et ait envie de me revoir, cela me stresse et m&#8217;empêche de passer un bon moment. Si cela arrive souvent, je finirai par couper les ponts parce que je n&rsquo;arrive plus à être détendue en compagnie de la personne.</p>



<p>Ce besoin est ce qui a gâché une grande partie de ma vie, durant laquelle j&rsquo;ai vécu en fonction de ce que les autres attendaient de moi.</p>



<p>D&rsquo;autres articles parlent (plus en détail que d&rsquo;autres, même si c&rsquo;est un des thèmes de base de ce blog) de mon sentiment d&rsquo;être une <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/extra-terrestre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">extra-terrestre</a>.</p>
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