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	<title>Dans ma vie Archives - hypersensible empathe introvertie</title>
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	<description>Une extra-terrestre dans un &#34;monde de brutes&#34;</description>
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		<title>Ma vision optimiste du monde contre la négativité ambiante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 16:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En quoi consiste ma vision optimiste (et non positive) ? Quelle est pour moi la négativité ambiante et son impact ? Les réponses sont dans cet article, ainsi qu'une explication de comment je me protège aujourd'hui et pourquoi je n'osais pas être optimiste ouvertement.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="post-views content-post post-424 entry-meta">
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			</div>
<h2>Une extra-terrestre dans un monde de bruts</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/seule-brutes.jpg" alt="extra-terrestre dans un monde de brutes" class="wp-image-426" width="351" height="474" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/seule-brutes.jpg 364w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/seule-brutes-222x300.jpg 222w" sizes="(max-width: 351px) 100vw, 351px" /><figcaption>Je me sens comme une extra-terrestre dans un monde de brutes</figcaption></figure></div>



<p>Cet aspect de vision optimiste du monde me semble représenter une partie importante de ce qui me rend différente de la très grande majorité de mon entourage, qu’il soit privé ou professionnel.  Naviguez dans les méandres de ma vision optimiste, de la négativité ambiante, de certaines de mes protections et des raisons pour lesquelles je n&rsquo;osais pas être optimiste.</p>



<h4><a href="#vision">Ma vision optimiste</a></h4>



<ul><li><a href="#non-positive">Optimiste et non positive</a></li><li><a href="#confiance">J</a>&lsquo;ai<a href="#confiance"> confiance en l&rsquo;autre</a>, une confiance <a href="#basique">basique </a>au départ et qui <a href="#approfondie">s&rsquo;approfondit avec le temps</a></li><li>J&rsquo;essaye de <a href="#comprendre">comprendre les autres</a></li><li><a href="#vie">Tout va bien dans ma vie&#8230;</a><ul><li>&#8230; même ce qui <a href="#tout-va-mal">semble aller mal</a></li></ul><ul><li><a href="#tout-va-bien">Tout va bien tant que j&rsquo;y crois</a></li><li><a href="#dépression">Dépression quand je n&rsquo;y crois plus</a></li></ul></li><li><a href="#monde-beau">Le monde est beau &#8211; mes joies simples</a></li><li><a href="#sécurité">Je me sens en sécurité</a></li></ul>



<h4><a href="#négativité">La négativité ambiante</a></h4>



<ul><li><a href="#plaintes">Vous vous plaignez</a><ul><li>« <a href="#je-me-plains">toi aussi</a>« , me direz-vous</li></ul></li></ul>



<ul><li><a href="#exemples">Deux exemples de négativité</a> dans mon entourage<ul><li><a href="#conséquences">Et leurs conséquences pour moi</a></li></ul></li></ul>



<ul><li>Votre négativité est souvent juste un <a href="#exutoire">exutoire passager</a><ul><li>Pourtant <a href="#vous-sapez">vous avez sapé ma positivité</a></li><li>Vous m&rsquo;avez <a href="#modèles">servi de modèles</a></li><li>Alors <a href="#comme-vous">je suis devenue comme vous</a></li></ul></li></ul>



<h4>Aujourd&rsquo;hui <a href="#protection">je me protège</a></h4>



<ul><li><a href="#isolement">Je m&rsquo;isole</a><ul><li>et je ne <a href="#nouvelles">suis plus les nouvelles</a></li></ul></li><li><a href="#coupe-ponts">J&rsquo;ai coupé certains ponts</a>..<ul><li>après avoir <a href="#épuisé">épuisé toutes mes ressources</a></li></ul></li></ul>



<h4><a href="#osais-pas">Pourquoi je n&rsquo;osais pas être optimiste</a></h4>



<ul><li><a href="#gênée">J&rsquo;étais gênée</a></li><li>Je n&rsquo;osais <a href="#me-bats-pas">pas me battre pour mes idées</a></li></ul>



<h2 id="confiance">Ma vision optimiste</h2>



<h4 id="non-positive">Optimiste et non positive</h4>



<p>Quelle différence, me direz-vous ? L&rsquo;optimiste envisage par défaut un résultat positif mais se prépare néanmoins pour des circonstances négatives, des imprévus. (voir l&rsquo;article dans Psychologies à propos de la <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/L-optimisme-ca-s-apprend/Frederic-Fanget-Nos-pensees-negatives-sont-necessaires" target="_blank">nécessité des pensées négatives</a>). D&rsquo;après l&rsquo;article, un équilibre 66/33 est la norme d&rsquo;un bon optimisme (2/3 de  pensées positives pour 1/3 de pensées négatives). En ce qui me concerne, j&rsquo;en serais plutôt à 4/5 de pensées positives, et même plus. </p>



<h4 id="confiance">Par défaut, je fais confiance</h4>



<p>Si vous avez lu un peu du sujet «&nbsp;qui suis-je&nbsp;», vous saurez déjà de quoi je parle&nbsp;: par défaut, je fais confiance aux gens et aux situations. </p>



<p>De manière innée, je crois que les gens sont foncièrement bons, honnêtes, dignes de confiance, bien intentionnés.  Mon éducation s&rsquo;est chargée de me faire comprendre (ou croire) Le contraire. A savoir qu&rsquo;à de rares exceptions près, les autres sont plutôt dangereux, malhonnêtes, peu dignes de confiance. </p>



<h5 id="basique">Une confiance basique au départ&#8230;</h5>



<p>Si je fais preuve d&rsquo;une certaine circonspection dans de nouvelles relations, mon attitude par défaut est néanmoins celle de la confiance. Je ne pense pas que l&rsquo;autre soit faux, qu&rsquo;il risque de me trahir ou qu&rsquo;il me veuille du mal. Jusqu&rsquo;à preuve du contraire. Et ce contraire est arrivé extrêmement rarement dans ma vie. </p>



<p>Ma première confiance est une confiance de base, de surface, sans gros risque au cas où la confiance aurait été une erreur. Même s&rsquo;il m&rsquo;est arrivé, très rarement, de faire totalement confiance très rapidement.</p>



<h5 id="approfondie">qui s&rsquo;approfondit avec le temps</h5>



<p>Par contre, j&rsquo;accorde ma « vraie » confiance après un certain temps et un temps certain seulement. Celle qui fait que la personne pourra compter sur mon aide aussi longtemps que je vivrai, je ne l&rsquo;accorderai qu&rsquo;au bout de longs mois, ou parfois moins, en fonction de notre vécu commun.</p>



<h4 id="comprendre">J&rsquo;essaye de comprendre l&rsquo;autre</h4>



<p>Dans toute discussion, avec qui que ce soit, j&rsquo;essaye de voir le point de vue de l&rsquo;autre et de le comprendre. Attention, je n&rsquo;ai pas dit que je trouvais des <em>excuses</em>. Ce n&rsquo;est pas parce que je comprends pourquoi quelqu&rsquo;un a fait quelque chose que l&rsquo;action est nécessairement acceptable. On peut comprendre pourquoi quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;a rien à manger vole quelque chose, cela ne veut pas dire pour autant que le vol est un comportement normal ou acceptable.</p>



<p>Comme j&rsquo;ai tendance à essayer de faire voir tous les points de vue, j&rsquo;ai souvent été mal comprise et on m&rsquo;a souvent reproché de chercher des excuses à certains comportements que je cherchais seulement à comprendre. Surtout pour trouver une solution afin qu&rsquo;ils ne se reproduisent pas.</p>



<h4 id="tout-va-bien">Tout va bien dans ma vie&#8230;</h4>



<p>Si je regarde ma vie, tout s’est toujours (relativement) bien déroulé. </p>



<p>Non, je ne veux pas dire qu’il ne s’est jamais rien passé de négatif dans ma vie ou que je n&rsquo;ai pas souffert mais au final le résultat a toujours été positif pour moi. Le temps durant lequel les choses semblent aller mal peut sembler long, trèèès long. Mais au final, si je regarde ma vie, je peux toujours trouver quelque chose de positif dans le négatif. Ou une conséquence positive à quelque chose que j&rsquo;ai vécu de manière négative.</p>



<h5 id="tout-va-mal">&#8230; même ce qui semble aller mal</h5>



<p>Si j’ai échoué dans un job horrible avec une cheffe d’une mauvaise foi crasse et que je rentrais chez moi déprimée tous les soirs, c’était pour pouvoir trouver par la suite le job qu’il me fallait. Parce que ce job n&rsquo;existait pas à l&rsquo;époque où ma cheffe m&rsquo;a engagée.<br>Si j&rsquo;ai mis le temps avant de trouver celui qui deviendrait mon (ex-)mari et le père de mes enfants, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il fallait que les conditions soient réunies pour que nous puissions nous rencontrer (il est plus jeune que moi de quelques années). <br>J&rsquo;ai assisté à un séminaire qui m&rsquo;a permis de traverser un an de deuils à répétition (4 décès dans la famille proche) de manière relativement sereine. Je ne l&rsquo;aurais jamais fait si je n&rsquo;avais pas été séparée à ce moment-là et libre de mes mouvements. De manière indirecte, la séparation (malgré la douleur qu&rsquo;elle a apportée) m&rsquo;a permis d&rsquo;être plus forte pour traverser les deuils.</p>



<h5 id="tout-va-bien">Tant que j&rsquo;y croyais, tout allait bien</h5>



<p>Durant de longues années, malgré les choses qui n&rsquo;allaient pas dans ma vie, une partie de moi restait persuadée que tout irait bien pour moi.</p>



<p>Après m&rsquo;être cherchée pour les études (j&rsquo;ai essayé deux voies avant de me satisfaire de la 3ème), j&rsquo;ai tout de suite trouvé un bon job, j&rsquo;ai trouvé l&rsquo;amour. Des années plus tard, après un passage par un boulot merdique j&rsquo;ai trouvé le meilleur job de ma vie, l&rsquo;amour avec un grand A, j&rsquo;ai eu mes enfants, j&rsquo;ai vécu à l&rsquo;étranger, j&rsquo;ai toujours eu assez d&rsquo;argent.</p>



<h5 id="dépression">Tout s&rsquo;est effondré quand j&rsquo;ai cessé d&rsquo;y croire &#8211; la dépression</h5>



<p>Et puis un jour, j&rsquo;ai cessé de croire à l&rsquo;amour de mon mari. <br>Ensuite j&rsquo;ai cessé de croire que j&rsquo;étais capable de faire correctement mon job. <br>Pour finir j&rsquo;ai cessé de comprendre qui j&rsquo;étais, ce que je faisais sur cette terre. Ma vie n&rsquo;avait plus aucun sens et j&rsquo;ai fait une dépression / burn out. </p>



<p>Et durant de très très longs mois, j&rsquo;ai perdu ma confiance et mon optimisme. Je savais qu&rsquo;il suffisait que j&rsquo;y croie pour que tout aille bien, je pouvais citer plein d&rsquo;exemples dans ma vie où les choses s&rsquo;étaient bien déroulées, où tout s&rsquo;était subitement arrangé à la perfection. Mais j&rsquo;étais incapable de me retrouver dans ce même état d&rsquo;esprit, j&rsquo;avais le sentiment que ma vie ne serait plus ce que j&rsquo;aimerais qu&rsquo;elle soit, et ce pour le restant de mes jours. </p>



<p>Petit à petit, une chose à la fois, un jour à la fois, le positif est remonté à la surface. D&rsquo;abord juste comme une petite bulle qui crève la surface, une de temps en temps, par ci par là. </p>



<h5>Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;y crois à nouveau</h5>



<p>Jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui où le flot des bulles est (quasi) continu. Depuis quelques mois, mon optimisme revient. </p>



<p>Aujourd&rsquo;hui je choisis de m&rsquo;écouter et j&rsquo;ai à nouveau de plus en plus de signes que tout va bien dans ma vie. Comme ce déménagement prévu d&rsquo;ici quelques semaines vers l&rsquo;endroit où je rêve d&rsquo;habiter depuis des années : face à la mer.</p>



<h4>Avec le retour de l&rsquo;optimisme, je suis plus flexible</h4>



<p>Depuis que mon optimisme naturel refait surface, je me rend compte que je suis beaucoup plus flexible. Quand l&rsquo;un de mes enfants avait prévu de venir et qu&rsquo;il change d&rsquo;avis, par exemple, même en dernière minute. Ou même trois fois sur une journée !</p>



<p>Et je comprends que mon besoin de contrôle qui devenait tellement envahissant ces dernières années était lié à une négativité croissante tout autant qu&rsquo;à mon besoin de contrôler mon environnement à cause de mon hypersensibilité (dont j&rsquo;ai parlé <a rel="noreferrer noopener" href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/le-mal-que-je-vous-fais/#anticiper" target="_blank">ici </a>et <a href="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/2020-09/perfectionniste-desordonnee/#besoindecontrole" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>).</p>



<h4 id="monde-beau">Le monde est beau &#8211; mes joies simples</h4>



<p>Il ne se passe quasi pas un jour sans que je ne trouve quelque chose de beau dans ce qui m&rsquo;entoure : ma décoration, mes plantes, les arbres que je vois par la fenêtre, un avion qui passe dans le ciel et sur lequel joue le soleil, un coucher de soleil. Mais aussi le chant des oiseaux, la forme d&rsquo;une branche tombée sur la terrasse. Je peux m&rsquo;émerveiller à regarder le travail des fourmis ou la beauté d&rsquo;une toile d&rsquo;araignée (même si, oui, je déteste les araignées &#8211; enfin, non, je ne les déteste pas, j&rsquo;en ai juste une peur bleue, viscérale). Au bord d&rsquo;un cours d&rsquo;eau ou face à la mer, il m&rsquo;arrive de passer de longs moments de quiétude. Je peux passer des heures à admirer les nuages dans le ciel, leurs formes, leurs mouvements.</p>



<p>Tout cela a tellement plus de sens et d&rsquo;importance pour moi que d&rsquo;avoir un iPhone dernier modèle ou une voiture de luxe. L&rsquo;iPhone peut tomber en panne, la voiture peut être détruite dans un accident. Les nuages seront toujours là et pourtant chacun est éphémère. Je ne verrai jamais deux fois le même nuage.</p>



<h4 id="sécurité">Je me sens en sécurité</h4>



<p>Un autre aspect, ou une autre conséquence, je ne sais pas, de ma vision optimiste est que je ne me suis jamais sentie en danger où que ce soit. Mais je n’irais pas non plus volontairement traîner dans un endroit réputé pour être un coupe-gorge ou un quartier à risque pour une femme seule. Je suis optimiste, pas inconsciente.</p>



<h3 id="négativité">La négativité ambiante</h3>



<h4 id="plaintes">Vous vous plaignez souvent</h4>



<p>Je fatigue très rapidement lors de conversations « standard » dans lesquelles les gens se plaignent au bout d’un moment. La politique, la société, le temps, trop chaud, trop de pluie, le boulot, le boss, les collègues, le conjoint, les enfants, que sais-je. </p>



<p>Est-ce que pour autant je peux dire que je ne me suis jamais plainte ? Certainement pas. Quand je ne sais pas de quoi parler avec quelqu’un que je connais peu, je lance un sujet bateau (le beau temps – qui ne va sûrement pas durer puisqu’on est en Belgique ; le mauvais temps – qui va sûrement empirer le week-end et s’améliorer lundi, on est en Belgique ; le nouveau gouvernement ; l’absence de gouvernement – on est en Belgique, où l’on fonctionne très bien sans gouvernement ; Trump ; les embouteillages pour arriver au bureau ; les transports en commun bondés, etc etc etc). Et, j’avoue, je fais comme tout le monde dans ces cas-là, je me plains plus ou moins (en général c’est parce que les fois précédentes où j’ai rencontré cette personne, elle s’est plainte de l’un des sujets que j’aborde, je suis donc en terrain connu).</p>



<h4 id="je-me-plains">Pourquoi je me plains (aussi)</h4>



<p>En fait, quand je me «&nbsp;plains&nbsp;» auprès des gens que j’aime, ce que j’attends c’est qu’ils réagissent comme moi j’aurais tendance à réagir. J&rsquo;aimerais qu&rsquo;ils me rappellent tout ce qui fonctionne, tout ce qui va bien, tout ce qui vaut la peine qu’on se lève le matin. <br>Si je raconte un désaccord avec quelqu&rsquo;un, j&rsquo;aimerais qu&rsquo;ils me fassent remarquer le point de vue possible de l’autre personne, qui est très probablement tout aussi valable que le mien.</p>



<p> Mais ce qui arrive généralement, c’est (comme dans toutes les conversations auxquelles j’ai assisté dans ma vie) le contraire&nbsp;: mon/mes interlocuteur(s) abonde(nt) dans mon sens. Et là, ça m’énerve à tous les coups. Soit parce que j’avais besoin qu’on me remonte le moral en me parlant de ce qu’il y a de positif dans ma vie, dans le monde (après m’avoir <em>écoutée</em> me plaindre, histoire que je puisse dire ce que j’ai sur le cœur, mais sans en rajouter). Soit parce que j’aurais eu besoin qu’on me montre les côtés positifs de cette personne, ou qu’on me propose un autre point de vue à propos de la situation qui me pose problème (sans pour autant dire que j’ai tort), qu’il y a peut-être une autre manière de voir la situation. Bref, j&rsquo;aimerais m&rsquo;avoir en face de moi !</p>



<h4 id="exemples">Deux exemples  de négativité dans mon entourage</h4>



<h5>Le premier remonte à mon enfance </h5>



<p>mais s&rsquo;est répété très souvent dans ma vie, que ce soit avec mon conjoint, des amies et des collègues. Je vais chez mon oncle, ma tante et mes cousines avec mes parents. Je passe un super après-midi. Sur le trajet du retour, dans la voiture, mon père commence à faire plein de remarques négatives « et un tel a fait ça, c&rsquo;est mal élevé », « et une telle, comme d&rsquo;habitude, a chipoté sur la nourriture » (très difficile à vivre pour des adultes ayant vécu la guerre et le manque), etc etc. En quelques minutes, le plaisir que j&rsquo;avais eu était gâché. <br>Et cela se répétait très régulièrement. Mais à chaque fois je repartais avec mon esprit positif et je passais toujours un bon moment. Parce qu&rsquo;une partie de moi appréciais les personnes que mon père critiquait même si, en grandissant, je comprenais la justesse de certains de ses commentaires. Et j&rsquo;ai encaissé tous ces types de commentaires de la part de nombreuses personnes, que ce soit dans ma vie personnelle ou professionnelle (commentaires entre collègues après une réunion).</p>



<h5>Le deuxième date d&rsquo;il y a quelques années</h5>



<p>Nous avions loué un appartement à Paris pour quelques jours. Bien situé, proche des transports en commun, avec garage. </p>



<p>En arrivant, ce que je vois : un grand appartement aéré au dernier étage (pas de voisins bruyants au-dessus), une grande terrasse accessible du salon, deux chambres, deux salles de bains, super équipé (les gens y vivent). En bref : parfait pour notre usage qui était principalement d&rsquo;y dormir et d&rsquo;y prendre le petit déj, visiter Paris en transports en commun.</p>



<p>Ce que mon mari voyait : toute la poussière (donc mal entretenu), encombré, peu de place pour nos affaires, agencement peu pratique. <br>Qu&rsquo;ai-je pris en pleine tronche en sous-entendu de ses commentaires ? Des critiques concernant mon choix (c&rsquo;est moi qui avait fait la recherche) et ma capacité de jugement de ce qui est bien/acceptable ou pas (même s&rsquo;il avait vu les photos avant que nous ne réservions), une attaque personnelle. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;appartement qui n&rsquo;est pas bien, c&rsquo;est moins qui suis une incapable pour l&rsquo;avoir sélectionné.</p>



<h5 id="conséquences">Et leurs conséquences pour moi</h5>



<p>Si pour la personne qui fait ce genre de commentaires  négatifs, ils sont oubliés sitôt dits, ou presque, ils ont constitué la base de mon manque de confiance en moi. Si vous faites ce genre de commentaires à propos des autres en ma présence, que dites-vous de moi à d&rsquo;autres en mon absence ? </p>



<p>Même si je vous fais confiance, je ne serai jamais sûre de ce que vous pensez vraiment. Je vivrai ma vie avec vous en me demandant quand viendra le jour où vous finirez par me dire en face ce que vous vous contentez durant longtemps de dire aux autres.</p>



<h4 id="exutoire">Votre négativité est souvent juste un exutoire passager</h4>



<p>La plupart des personnes que je connais ne sont pas nécessairement négatives de nature. Râler ou rouspéter est juste un exutoire pour les frustrations quotidiennes. Mais cette négativité ambiante à laquelle j&rsquo;étais exposée dans tous mes environnements a eu sur moi l&rsquo;effet d&rsquo;un poison. Au fil des années, j&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;elle a pénétré chaque cellule de mon corps. </p>



<h5 id="vous-sapez">Pourtant vous avez sapé mon optimisme</h5>



<p id="extrait">Durant plus de 50 ans j&rsquo;ai vécu entourée de négativité. Celle de mon père, qui imaginait toujours le pire ou ressassait le négatif même après un bon moment passé en famille. Celle de mes ami(e)s et collègues qui se plaignaient sans arrêt : le boulot, le conjoint, les enfants, le boss. Celle des médias : la radio et la télé durant ma jeunesse, puis les journaux, internet, les réseaux sociaux. Celle de mes proches.</p>



<h5 id="modèles">Vous m&rsquo;avez servi de modèles</h5>



<p id="extrait">A force de côtoyer la négativité ambiante en continu, j&rsquo;ai fini par la faire mienne. L&rsquo;article déjà cité plus haut mentionne aussi cette influence :</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>« le meilleur processus d’apprentissage, c’est l’imitation de modèles. Pour simplifier, si l’on voit des gens optimistes, on devient optimiste, et si l’on voit des gens pessimistes, on devient pessimiste. »</p><cite>Frédéric Fanget dans la magazine Psychologies (voir <a href="https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/L-optimisme-ca-s-apprend/Frederic-Fanget-Nos-pensees-negatives-sont-necessaires" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;article</a>)</cite></blockquote>



<p>Ne connaissant personne qui ait un esprit résolument positif, je n&rsquo;avais nulle part où me réfugier. Personne à qui parler pour me rappeler qui je suis, comment je pense, ce en quoi je crois.</p>



<h5 id="ma-négativité">Alors je suis devenue comme vous</h5>



<p>L&rsquo;éponge émotionnelle que je suis a absorbé toute cette négativité. Quand mon éponge a été saturée de négativité, celle-ci a commencé à ressortir.  Et j&rsquo;ai commencé à faire comme mon entourage, voir le négatif, me plaindre. Le positif ne m&rsquo;atteignait plus, je refusais de le voir si c&rsquo;était de toute façon pour qu&rsquo;on me l&rsquo;enlève encore en me donnant du négatif que je n&rsquo;avais pas vu par moi-même.</p>



<p>Et vous avez commencé à me reprocher ma négativité. Un comble, pour moi.</p>



<h2 id="protection">Depuis plus de deux ans je me protège</h2>



<h4 id="isolement">Je m&rsquo;isole</h4>



<p>Après ma dépression qui a suivi la séparation avec mon mari, j’ai appris à être plus consciente de mes besoins mais aussi à les respecter.  </p>



<p>Parmi ces besoins, il y a eu celui de vivre en quasi ermite. Mon introversion s&rsquo;est manifestée de manière totalement démesurée par rapport à ma vie jusqu&rsquo;alors. [A ce sujet, voir aussi les autres articles parlant de mon <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/introvertie" target="_blank">introversion</a>.] Je me suis éloignée des autres, proches ou pas, afin de me concentrer sur moi et de faire ce qui me fait du bien. Réfléchir, méditer, regarder des films ou des vidéos.</p>



<p>Je lis aussi beaucoup. Et j&rsquo;écris énormément.</p>



<h5 id="nouvelles">Je ne suis plus les nouvelles</h5>



<p>Depuis plus de deux ans j&rsquo;ai arrêté de suivre les nouvelles, sous quelque forme que ce soit (j&rsquo;ai juste fait ce qui est dit dans l&rsquo;<a href="#extrait">extrait </a>de l&rsquo;article de Psychologies cité plus haut<a href="#extrait"></a>). Mes enfants et mon entourage me tiennent au courant des grosses nouvelles, si nécessaire. Et je me porte beaucoup mieux. Je me fais aussi souvent une « overdose » de positivité en regardant des vidéos qui me font du bien ou qui me font rire. Cela peut être des vidéos Youtube d&rsquo;humoristes, cela peut concerner des sujets de développement personnel ou de spiritualité, des vidéos de musique qui me font du bien ou des films « bonne humeur ». </p>



<h4 id="coupe-ponts">Et j&rsquo;ai coupé certains ponts</h4>



<p>Mon isolement vaut aussi dans mes relations avec les autres. Malheureusement, cela veut dire couper les ponts avec des personnes qui ne me conviennent pas / plus. </p>



<p>Oui, je sais, l’excuse «&nbsp;ce n’est pas toi, c’est moi&nbsp;» peut sembler bidon / bateau mais dans mon cas c’est vraiment ça&nbsp;: je pense que, pour une raison ou une autre (ou plusieurs) la personne ne m’apporte plus ce dont j’ai besoin dans la vie ou, au contraire, elle m’apporte quelque chose dont je n’ai pas besoin. Si je peux m’accommoder d’une relation qui ne m’apporte pas (tout) ce dont j’ai besoin (c’est pour ça qu’on a différentes personnes dans sa vie) je ne suis pas capable de continuer une relation «&nbsp;négative&nbsp;», une relation qui me coûte de l’énergie plus qu’elle ne m’en apporte. </p>



<h5>Après avoir épuisé toutes mes ressources</h5>



<p>Mon côté optimiste va cependant me pousser à épuiser toute la réserve de patience et d’énergie dont je dispose. Je vais me focaliser sur ce qui fonctionne encore dans notre relation, sur le potentiel de revenir à une relation qui m&rsquo;apporte plus, ou encore sur tout ce que j&rsquo;apprécie chez la personne. <br>Au fond de moi, je reste longtemps persuadée que les choses peuvent s’arranger.&nbsp;Si je me concentre sur ce qui va bien je pourrai supporter ce qui me dérange ou peut-être que ce qui me dérange va aller mieux avec le temps. </p>



<p>Et quand ce n’est plus le cas, quand le négatif augmente et que le positif se réduit comme une peau de chagrin, je m’étiole. Je perds confiance en moi, en l’autre, en notre relation. Je dépéris. Jusqu’au jour où l’autre n’en peut plus. Ou jusqu’au jour où je choisis de m’écouter et de faire passer mes besoins avant ceux des autres&nbsp;; le jour où je choisis de mettre fin à une longue amitié dans laquelle je ne m’épanouis plus.</p>



<h3 id="osais-pas">Je n&rsquo;osais pas être optimiste</h3>



<h4 id="gênée">J&rsquo;étais gênée de parler en positif</h4>



<p>Je n’ai que rarement osé exprimer cet aspect de ma personnalité. </p>



<p>Lorsque j’y ai fait allusion, on m’a généralement fait comprendre que je me croyais dans un monde «&nbsp;bisounours&nbsp;», que le monde était loin d’être «&nbsp;tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil&nbsp;». Que j’étais utopiste, irréaliste, que je vivais dans un rêve. Bref, que j’avais tort et que tout le monde autour de moi avait raison&nbsp;: le monde est un endroit dangereux, il faut se méfier des gens. </p>



<p>Alors que je pars systématiquement du principe inverse&nbsp;: le monde est fondamentalement un endroit agréable, dans lequel il se passe parfois des choses désagréables et on peut faire confiance à la très grande majorité des personnes que l’on rencontre. </p>



<h4 id="me-bats-pas">Je n&rsquo;osais pas me battre pour mes idées</h4>



<p>Difficile d’exprimer ses idées quand elles vont à l’encontre de celles de tout le monde qui vous entoure. Et même quand j’ai osé les exprimer, je n’ai pas osé me battre pour elles. J’ai baissé les bras face à mon entourage. </p>



<p>Il a fallu mon divorce et une dépression pour que je comprenne que cet abandon a été en partie responsable de mon mal-être durant près de 10 ans.</p>



<p></p>
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		<title>Perfectionniste désordonnée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2020 12:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[Qui suis-je]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de contrôle]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de plaire]]></category>
		<category><![CDATA[hypersensible]]></category>
		<category><![CDATA[perfectionniste]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bienvenue dans ma tête et ma vie de perfectionniste désordonnée. Perfectionnisme ou hypersensibilité, qui était là d'abord ? Je parle aussi de mon sens du détail et de mon besoin de conrôle. Et du fait que, dans ma vie, c'est le bordel (au sens physique). Et pourquoi je pense que j'ai besoin de ce bordel, de cette accumulation d'objets qui m'entourent.</p>
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			</div>
<h2>Bienvenue dans la tête et la vie de la perfectionniste désordonnée (pour ne pas dire bordélique) que je suis</h2>



<p>Je suis une perfectionniste désordonnée. J&rsquo;aime que les choses soient bien faites, correctes, bien mises, etc. Dans <a href="#dansmavie">mon quotidien</a> (en <a href="#cuisine">cuisine</a>, au <a href="#boulot">boulot</a>,&#8230; <a href="#partout">partout</a>).</p>



<p><a href="#hypersensibilite">La poule et l&rsquo;oeuf,</a> qui était là d&rsquo;abord : mon perfectionnisme ou mon hypersensibilité ? Mon  perfectionnisme est lié à mon <a href="#sensdudetail">sens du détail</a> (combiné à mon hypersensibilité) et mon <a href="#besoindecontrole">besoin de contrôle</a> (lié à mon hypersensibilité).</p>



<p>Perfectionniste mais désordonnée : chez moi&#8230; <a href="#desordre">c&rsquo;est le bordel</a> ! Pourquoi ? Parce que <a href="#rassurant">ça me rassure</a>. Et je pense que c&rsquo;est lié à ma <a href="#peurdelabandon">peur de l&rsquo;abandon</a>. Pour compenser cette peur, je me suis <a href="#accumulation">entourée d&rsquo;objets</a>. Peut-être que mon désordre est une forme de <a href="#desordrerebellion">rébellion </a>? Il me permettait aussi de ne pas rentrer complètement dans le <a href="#moulesociete">moule de la société</a>. Il constitue également une <a href="#desordresoupape">soupape de sécurité</a>. Son <a href="#abandondesordre">abandon </a>sera difficile. L&rsquo;accumulation qui m&rsquo;entoure est une autre <a href="#accumulationrebellion">rébellion</a>, liée quant à elle à mon statut d&rsquo;<a href="#extraterrestremode">extra-terrestre de la mode</a> quand j&rsquo;étais enfant et ado.</p>



<p>Mon perfectionnisme, mon accumulation et mon désordre sont donc différentes formes de protection.</p>



<p>Et comme je rêve d&rsquo;abandonner désordre et accumulation, je <a href="#minimalisme">rêve de minimalisme</a>.</p>



<h2 id="dansmavieµ">Perfectionniste désordonnée au quotidien</h2>



<h4 id="cuisine">En cuisine</h4>



<p>Si je cuisine, il « faut » que mon plat soit comme je l&rsquo;ai planifié, imaginé. Même s&rsquo;il est bon mais qu&rsquo;il ne correspond pas à mon idéal, je en serai pas satisfaite. Si je le trouve trop ou pas assez salé, même si l&rsquo;assaisonnement est parfait pour mes convives, je ne serai pas satisfaite. Je serai déçue de ce que j&rsquo;ai fait.</p>



<p>Mais en même temps, la cuisine sera en désordre quand j&rsquo;aurai fini de cuisiner.</p>



<h4 id="boulot">Au boulot</h4>



<p>Les textes que je tape ou que je corrige doivent contenir le moins d&rsquo;erreurs possibles et être bien formatés. Je traque les fautes d&rsquo;orthographe, de grammaire, de style. Je confirme le sens si une phrase me semble imprécise. J&rsquo;aligne les paragraphes, je garde les titres avec le texte qui suit, j&rsquo;aligne correctement les chiffres dans les tableaux, je corrige les polices de caractère (celles qui sont différentes, plus grandes, plus petites). Bref, vous voyez le topo.</p>



<p>J&rsquo;ai une formation de secrétaire et un « beau » document sans faute est ce qu&rsquo;on m&rsquo;a enseigné qu&rsquo;il fallait produire, c&rsquo;est donc ce que je m&rsquo;efforce de faire au mieux de mes capacités. Et je suis très frustrée si, à cause des délais trop stricts par exemple, je sais que le document que je fais partir contient encore des éléments que j&rsquo;aurais pu corriger ou améliorer.</p>



<p>Mais perfectionniste désordonnée parce que mon bureau est un bordel permanent.</p>



<div class="wp-block-image is-style-default"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="620" height="166" src="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre.jpg" alt="Perfectionniste désordonnée - Mon bureau passe de vide à envahi de piles instables en quelques jours. Chassez le naturel..." class="wp-image-470" srcset="https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre.jpg 620w, https://hypersensibleempatheintrovertie.com/wp-content/uploads/2020/09/desordre-300x80.jpg 300w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption>Quelques jours me suffisent pour passer d&rsquo;un bureau rangé aux piles savamment désorganisées</figcaption></figure></div>



<h4 id="partout">Partout, en fait</h4>



<p>Je vais voir (et « corriger ») un certain nombre de choses comme</p>



<ul><li>les tableaux qui pendent de travers, que ce soit chez des amis ou dans un restaurant,</li><li>la chaise qui n&rsquo;est pas alignée dans une rangée parfaite, si je vais à une conférence,</li><li>le CD mal rangé dans un classement alphabétique (à la médiathèque, par exemple),</li><li>l&rsquo;élément qui est à l&rsquo;envers quand tous les autres sont à l&rsquo;endroit (livres dans une bibliothèque),</li><li>des fils emmelés,</li><li>un col relevé à moitié,</li><li>la fermeture du collier au cou d&rsquo;une amie qui se trouve sur l&rsquo;avant et non derrière son cou,</li><li>etc etc etc.</li></ul>



<h2 id="hypersensibilite">Perfectionnisme et hypersensibilité &#8211; la poule et l&rsquo;oeuf</h2>



<p>Perfectionnniste parce que je suis hypersensible ou hypersensible parce que je suis perfectionniste ? Pour ma part, je dirais plutôt perfectionniste parce qu&rsquo;hypersensible. Voici quelques autres causes possibles (liées à mon hypersensibilité) de mon perfectionnisme.</p>



<h4 id="sensdudetail">Mon sens du détail (et mon hypersensibilité)</h4>



<p>De toute évidence, je ne pourrais pas être perfectionnniste si je ne possédais pas une capacité de remarquer les détails largement supérieure à celle des personnes qui m&rsquo;entourent. Mes collègues étaient toujours étonnés que j&rsquo;arrive à voir la virgule ou le point qui manque au milieu d&rsquo;une page juste après avoir affiché cette page. Alors que, pour moi, ce qui serait agréable, ce serait pour une fois de ne <em>pas</em> remarquer ce détail. Quand je lis, je serais tellement contente de ne pas devoir m&rsquo;arrêter quasi à chaque erreur parce que mon cerveau bloque et que je dois revenir en arrière pour relire en l&rsquo;ayant corrigée mentalement.</p>



<p>Et je pense que mon besoin de corriger les choses qui ne sont pas à leur place ou comme elles devraient être vient du fait que les laisser me met mal à l&rsquo;aise, d&rsquo;une certaine manière. Je suis nettement plus sensible que d&rsquo;autres au fait que les choses ne sont pas comme elles devraient être.</p>



<h4 id="besoindecontrole">Mon besoin de contrôle (et mon hypersensibilité)</h4>



<p>L&rsquo;autre raison principale de mon besoin de remettre les choses à leur place est un besoin de contrôle. Tant que la chose ne sera pas à sa place, mon attention sera régulièrement distraite par cet élément. Si je parle à quelqu&rsquo;un, mon regard va régulièrement être attiré par le tableau qui pend de travers et je me dirai à chaque fois qu&rsquo;il faudrait que je le redresse. Et du coup, je perds à chaque fois quelques secondes de la conversation. Si j&rsquo;ai bougé le tableau dès que je l&rsquo;ai vu, je sais que je pourrai le regarder sans que cela ne me perturbe.</p>



<p>Encore une fois, la cause principale est mon hypersensibilité, le fait que je vais remarquer le positionnement penché chaque fois que je regarde le tableau ou que je le vois seulement dans ma vision périphérique.</p>



<h2 id="desordre">Perfectionniste, mais chez moi&#8230;</h2>



<p>Certains pourront objecter que, chez moi, les choses sont loin d&rsquo;être toujours parfaites, alignées, rangées.</p>



<p>C&rsquo;est un fait. Et c&rsquo;est même souvent l&rsquo;inverse absolu : mon environnement personnel, que ce soit chez moi ou au bureau &#8230;</p>



<h4>c&rsquo;est le bordel !</h4>



<p>Toute ma vie, c&rsquo;est quelque chose qui m&rsquo;a profondément dérangée. Mais je n&rsquo;ai toujours pas réussi à savoir quelle est la part de gêne causée par le regard (critique) des autres sur mon bordel et mon désir personnel d&rsquo;en être débarassée.</p>



<p>Mon appartement n&rsquo;est pas rangé. Les cadres ne sont pas droits, les chaises sont mises n&rsquo;importe comment. Mais les CDs sont régulièrement remis par ordre alphabétique et les livres rangés dans le même sens par ordre alphabétique d&rsquo;auteurs puis de titres.</p>



<p>Ce désordre me désespère. Et en même temps&#8230;</p>



<h4 id="rassurant">ça me rassure</h4>



<p>D&rsquo;une certaine manière bizarre, ce bordel est rassurant. Pourquoi ?</p>



<h4 id="peurdelabandon">à cause de ma peur de l&rsquo;abandon</h4>



<p>Toute ma vie, j&rsquo;ai eu peur d&rsquo;être abandonnée puisque j&rsquo;ai très jeune été persuadée qu&rsquo;il n&rsquo;était pas possible que quelqu&rsquo;un m&rsquo;aime pour qui je suis vraiment. Peu importe qui m&rsquo;a aimée, j&rsquo;ai toujours cru qu&rsquo;à un moment où un autre je serais abandonnée. Le jour où la personne verrait qui j&rsquo;étais vraiment, elle ne pourrait que me quitter, que ce soit en amitié ou en amour. Parfois il est plus facile de quitter que d&rsquo;être quittée. Parfois aussi je pense qu&rsquo;on peut, inconsciemment, pousser l&rsquo;autre à vous quitter en étant convaincu qu&rsquo;il ne vous aimera jamais assez pour vous accepter.</p>



<h4 id="accumulation">Pour compenser, je me suis entourée d&rsquo;objets. </h4>



<p>Non seulement ceux que j&rsquo;achetais mais aussi de souvenirs de personnes qui m&rsquo;avaient aimée quand j&rsquo;étais jeune. Et donc, inconsciemment, de personnes dont j&rsquo;avais le sentiment qu&rsquo;elles m&rsquo;avaient aimée comme j&rsquo;étais (mes grand-parents, ma grande-tante).</p>



<p>Plus j&rsquo;ai accumulé du brol, plus il m&rsquo;a été difficile de le garder rangé.</p>



<h2 id="desordrerebellion">Le désordre, une forme de rébellion</h2>



<p>J&rsquo;ai souvent pensé que, dans mon adolescence, mon désordre constituait une forme de rébellion. Je pense que c&rsquo;est la raison pour laquelle je l&rsquo;ai gardé jusqu&rsquo;à maintenant. Je faisais mon possible pour être celle que l&rsquo;on voulait que je sois (bonne élève à l&rsquo;école, bien élevée, « sage comme une image »), le seul endroit où j&rsquo;osais affronter l&rsquo;image que mes parents et ma famille avaient de moi était mon bureau. Ma chambre était relativement bien rangée mais mon bureau était toujours un boxon, une série de piles que je déplaçais vers mon lit quand je devais travailler.</p>



<p>Perfectionniste désordonnée. Perfectionniste pour être « comme il fallait », désordonnée pour m&rsquo;opposer.</p>



<h4 id="moulesociete">Pour ne pas rentrer complètement dans le moule de la société</h4>



<p>Perfectionniste dans le moule, désordonnée hors du moule.</p>



<p>Du matin au soir, je devais faire attention à ce que je disais, à ce que je ne devais pas dire, à ce que je faisais, à ce qu&rsquo;il ne fallait pas faire. Pour être une bonne élève, une copine que les autres auraient envie de fréquenter, une fille dont mes parents et ma famille seraient fiers. Et plus tard, la version parfaite / idéale / imaginée / rêvée de l&rsquo;amie, la collègue, la femme, l&rsquo;amante, la mère. Tous ces rôles que je pensais qu&rsquo;il me fallait jouer du matin au soir, du lever au coucher. </p>



<p>La seule manière dont je m&rsquo;autorisais à ne pas correspondre à toutes ces images était mon désordre. </p>



<p>Ces images étaient réelles (ce qui ressortait des commentaires de mon entourage) autantqu&rsquo;imaginées (ce que je m&rsquo;imaginais que les autres voulaient que je sois, ce que je pensais qu&rsquo;il fallait que je sois pour être acceptée en tant qu&rsquo;amie, collègue, etc).</p>



<h2 id="desordresoupape">Le désordre soupape de sécurité</h2>



<p>Tout ce contrôle que j&rsquo;ai exercé sur moi tout au long de ma vie est épuisant. Ma zone de confort, celle dans laquelle j&rsquo;avais abandonné tout contrôle, c&rsquo;était mon désordre. Abandonner mon désordre, ce sera également abandonner la plupart des objets (inutiles) qui m&rsquo;entourent. Cela veut dire abandonner tout ce qui m&rsquo;a rassurée durant tout ma vie. </p>



<p class="has-text-align-center" id="abandondesordre"><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Abandonner mon désordre sera le lâcher prise ultime</strong></span>.</p>



<h2 id="accumulationrebellion">L&rsquo;accumulation, mon autre rébellion</h2>



<p>L&rsquo;accumulation a commencé par des objets appartement à ma famille mais depuis que j&rsquo;habite seule j&rsquo;ai aussi acheté une quantité impressionnante de vêtements. </p>



<h4 id="extraterrestremode">parce que j&rsquo;ai été une enfant et une ado extra-terrestre de la mode</h4>



<p>Pour mes parents, il valait mieux acheter moins de vêtements mais de bonne qualité. Je me retrouvais donc avec des vêtements que je gardais durant des années, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils deviennent trop petits.  Et je ne pouvais pas changer énormément puisque j&rsquo;en avais peu. J&rsquo;étais toujours habillée différemment des autres, de manière classique et non selon les « tendances » du moment. La plupart de mes copines avaient constamment des nouveaux vêtements, moi très rarement. Je me suis donc, pour ça aussi, toujours sentie différente &#8211; une sorte d&rsquo;extra-terrestre dans le monde de mes copines d&rsquo;école.</p>



<p>Quand j&rsquo;ai pu gérer mon budget, j&rsquo;ai commencé à acheter un grand nombre de vêtements peu chers afin de pouvoir changer très régulièrement. Ce qui ne veut pas dire que je jetais nécessairement beaucoup. Il y a 20 ou 30 ans, même les vêtements bon marché étaient de qualité et pouvaient être gardés durant 15 ou 20 ans. J&rsquo;ai fini par donner beaucoup parce que j&rsquo;avais changé de style, qu&rsquo;ils étaient trop petits ou que j&rsquo;en avais marre de les voir. </p>



<p>Encore aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai tendance à acheter trop mais j&rsquo;y travaille.</p>



<h2 id="minimalisme">Aujourd&rsquo;hui je rêve de minimalisme</h2>



<p>Voilà des années que je rêve de minimalisme, de vivre dans un petit espace et avec peu de choses. Ces dernières années, le chemin qui y mène me semble de plus en plus praticable. Je n&rsquo;y suis pas encore tout-à-fait, sur le chemin. Il est la voie carossable que je vois, depuis le petit sentier sauvage et sinueux sur lequel je chemine. Et il se rapproche de jour en  jour.</p>



<p></p>
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		<title>Moi et le mal que je vous fais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de contrôle]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de plaire]]></category>
		<category><![CDATA[besoin de tout comprendre]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[extra-terrestre]]></category>
		<category><![CDATA[honnête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mal que je vous fais, l'un de mes paradoxes. Quelques exemples pratiques et leurs causes (ma franchise, un malentendu, la sensibilité de l'interlocuteur). Quels sont mes besoins quand je communique ? Confirmer que j'ai compris, classer, anticiper, plaire. </p>
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<p>Le mal que je vous fais, l&rsquo;un de mes <a href="#paradoxe">paradoxes</a></p>



<p><a href="#exemples">Quelques exemples et leurs causes</a></p>



<ul><li><a href="#franchise">ma franchise</a></li><li><a href="#malentendu">un malentendu</a></li><li><a href="#sensibilité">la sensibilité de mon interlocuteur et ma maladresse</a></li></ul>



<p>Pourquoi est-ce que je communique comme je le fais, quels sont <a href="#besoins">mes besoins</a></p>



<ul><li><a href="#j-ai-compris">confirmer que j&rsquo;ai compris</a></li><li><a href="#classer">classer</a></li><li><a href="#anticiper">anticiper</a></li><li><a href="#plaire">besoin de plaire</a></li></ul>



<h3 id="paradoxe">Le mal que je vous fais, c&rsquo;est l&rsquo;un de mes paradoxes</h3>



<p>Bien que très sensible à tout ce que vous me dites, il semble que mon habitude de dire plutôt ce que je pense / parler sans réfléchir (très longtemps) puisse blesser certaines personnes. Je n’ai jamais compris cette hypocrisie de la société de dire merci et de sourire quand on reçoit quelque chose qu’on n’aime pas. Mais oui, je me suis adaptée alors je fais (souvent / quand j&rsquo;y pense) l’effort de le faire pour ne pas blesser les autres. </p>



<p>Il m’arrive pourtant de mettre les pieds dans le plat de manière involontaire.</p>



<h3 id="exemples">Quelques exemples du mal que je vous fais et leur cause possible</h3>



<h5 id="franchise">Ma franchise</h5>



<p>Une amie me montre sa nouvelle voiture en me répétant dix fois « elle est belle, hein », je peux répondre « oui, elle est belle mais ce n’est pas mon style de voiture » ou « je ne l’aime pas » ou « je ne l’achèterais pas&nbsp;pour moi ». Et cela peut être mal perçu, comme une critique. <br>Pourtant, quand j’analyse ce que j’ai dit, je ne comprends pas&nbsp;: j’ai dit qu’elle était belle (c’est une voiture neuve, une belle couleur) mais ce n’est pas mon style, <em>moi</em> je ne l’aime pas / je ne l’achèterais pas. </p>



<p>J’ai ainsi eu une discussion avec une amie, essayant de comprendre pourquoi elle m’en voulait de lui avoir dit que <em>je</em> n’aimais pas sa voiture, essayant de lui expliquer (en vain) que l’important pour moi était qu’elle aime sa voiture et qu’elle en profite. Que j’étais super contente pour elle qu’elle ait pu s’offrir la voiture de ses rêves, et que je ne comprenais pas pourquoi elle était fâchée, ni pourquoi elle aurait préféré que je mente et que je dise que j’aimais bien la voiture. Essayant de lui faire comprendre qu’il vaut mieux que tout le monde ait des goûts différents, sinon nous voudrions tous la même chose. Mais ce fut difficile.</p>



<h5 id="malentendu">Un malentendu</h5>



<p>Un autre exemple&nbsp;: je frappe un jour à la porte de mon fils pour lui poser une question. Devant lui, son téléphone posé pour un appel vidéo avec sa copine, que je ne connaissais pas. Et il me dit « Tu veux dire bonjour à A&nbsp;? » Et moi de répondre « Non, non, je ne veux pas lui dire bonjour. » Réaction de mon fils « Oh, la violence… Pourquoi tu ne veux pas lui parler&nbsp;? » Puis à sa copine « Tu as entendu ? » <br>Et moi, m’emberlifiquotant dans mes explications « Mais non, je voulais juste dire que je ne viens pas pour lui parler mais pour te poser une question, ce n’est pas la raison pour laquelle je viens donc ce que j’ai voulu dire c’est « non, en arrivant dans ta chambre je voulais te poser une question et non pas parler à A » mais tu l’as compris comme « non, je ne <em>veux</em> pas parler à A » plutôt que « parler à A n&rsquo;est pas ce que je voulais faire » » ». </p>



<p>Bref. Moment gênant.</p>



<h5 id="sensibilité">La sensibilité de mon interlocuteur et à ma maladresse</h5>



<p>Je m&rsquo;intéresse à l&rsquo;autre, comment il fonctionne, ce qu&rsquo;il pense, comment il vit les choses, ce qu&rsquo;il ressent. Toute ma vie, j&rsquo;ai essayé de comprendre. J&rsquo;ai donc lu énormément de livres (pseudo) psychologiques et j&rsquo;ai emmagasiné beaucoup de théories diverses et variées et d&rsquo;explications de certains comportements, de certaines réactions. </p>



<p>Quand quelqu&rsquo;un me raconte quelque chose, mon cerveau turbine afin de trouver une explication ou une information en lien avec le vécu de la personne. Il fouille dans la quantité d&rsquo;information stockées sur le disque dur afin de trouver quelque chose qui peut s&rsquo;appliquer à la situation. Et dès qu&rsquo;il a trouvé, je n&rsquo;ai qu&rsquo;une envie : raconter à l&rsquo;autre ce que j&rsquo;ai trouvé afin de savoir si c&rsquo;est correct / si cela s&rsquo;applique dans son cas / si ça pourrait l&rsquo;aider / si c&rsquo;est ça qu&rsquo;il ressent.</p>



<p>Mais, euh, comment dire&#8230; <br>J&rsquo;oublie parfois de mettre des « si », des « peut-être » ou des « est-ce que » dans ce que je dis et du coup je peux paraître « madame je sais tout », méprisante, critique. Je peux donner l&rsquo;impression que j&rsquo;enferme l&rsquo;autre dans le carcan de mon interprétation, que j&rsquo;exprime peut-être comme une vérité et non une possibilité ou une hypothèse. </p>



<p>Bref, une fois de plus, je vous fais mal alors que je ne vous voulais que du bien.</p>



<h3 id="besoins">Mes besoins</h3>



<p>Mon but, quand je communique, est toujours d&rsquo;aider l&rsquo;autre et je puise automatiquement dans tout ce que je connais afin de me raccrocher à du connu. Si ce que l&rsquo;autre dit ne correspond pas à ma manière de fonctionner (ce qui, il faut bien l&rsquo;admettre, est le cas dans la quasi-totalité des cas puisque je me sens globalement comme une extra-terrestre), mon seul moyen de le comprendre est de rattacher son vécu à quelque chose que je connais pour l&rsquo;avoir lu, quelque chose à quoi j&rsquo;ai déjà réfléchi et/ou qui a du sens. J&rsquo;ai besoin de rattacher ce que l&rsquo;autre me dit à ma base de données interne.</p>



<h5 id="j-ai-compris">Mon besoin de confirmer ce que j&rsquo;ai compris</h5>



<p>J&rsquo;ai tellement entendu de réflexions a posteriori qui contredisaient ce que j&rsquo;avais cru que la personne pensait/ressentait dans une situation particulière que j&rsquo;en ai conclu que j&rsquo;étais nulle pour décripter ce qui se passe dans la tête de l&rsquo;autre. <br>Je m&rsquo;efforce donc de confirmer, d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, que je comprends ce que la personne vis. Je lui dis comment il est possible d&rsquo;interpréter ce qu&rsquo;elle me raconte (souvent cela correspond à ce que j&rsquo;ai lu sur le sujet, plus rarement à mon vécu personnel) et j&rsquo;espère qu&rsquo;elle me dira « oui, c&rsquo;est exactement ça ». </p>



<p>Il m&rsquo;est déjà arrivé qu&rsquo;une amie se fâche parce qu&rsquo;à cause de la manière dont j&rsquo;avais fait part de mes pensées, elle trouvait que je lui avais donné mon avis alors qu&rsquo;elle ne l&rsquo;avait pas demandé (ce qui était tout-à-fait vrai, sauf que je le fais pour comprendre et non pour juger l&rsquo;autre) ou qu&rsquo;elle se trouvait mise dans une case qui ne lui correspondait pas.</p>



<h5 id="classer">J&rsquo;ai besoin de « classer »</h5>



<p>J&rsquo;ai besoin de mettre les personnes, les situations, leurs vécus, etc dans des cases qui correspondent à des choses qui me sont familières et que je comprends. Le monde me semble tellement incompréhensible que j&rsquo;aime mettre les choses « en boîte ». Non pas dans un but réducteur (une personne peut, dans ma tête, se trouver dans des dizaines, voire des centaines de boîtes différentes) mais pour avoir l&rsquo;impression d&rsquo;y comprendre quelque chose. Je ne juge absolument pas en faisant cela. Peu m&rsquo;importe qu&rsquo;une personne soit dans la case « homosexuel », « hétérosexuel » ou une autre, l&rsquo;important est que pour moi cela me donne une certaine idée de comment cette personne pourrait réagir dans certaines circonstances. en fonction du fait qu&rsquo;elle soit dans la case homosexuel plutôt qu&rsquo;hétérosexuel.</p>



<p>Plus je peux trouver de cases dans lesquelles je peux mettre une personne, mieux j&rsquo;ai le sentiment de la connaître, même si un grand nombre de ces cases ne sont pas celles dans lesquelles je me classerais, moi.</p>



<h5 id="anticiper">J&rsquo;ai besoin d&rsquo;anticiper</h5>



<p>Comme je suis facilement débordée par ce qui se passe autour de moi, comment les gens réagissent, ce qu&rsquo;ils ressentent, j&rsquo;ai besoin de contrôler mon environnement le plus possible.</p>



<p> Et ce contrôle passe par une anticipation (d&rsquo;où mon besoin d&rsquo;organiser les vacances ou un voyage dans les moindres détails, même si j&rsquo;adore l&rsquo;imprévu, mais j&rsquo;y reviendrai dans un autre article). </p>



<p>Plus je peux imaginer comment sera une situation, ce qui va se passer, comment les autres pourraient réagir, plus je serai prête à gérer les émotions. Si je sais par exemple qu&rsquo;une amie vient de se faire larguer et qu&rsquo;elle n&rsquo;aime pas en parler mais préfère se changer les idées, j&rsquo;éviterai de lui parler de sa relation et je proposerai peut-être un cinéma plutôt qu&rsquo;une discussion où le sujet risque d&rsquo;être abordé. Parce que même si elle ne veutpas en parler, je risque de dire quelque chose que je n&rsquo;aurais pas dû. <br>Ou elle va peut-être en parler mais du coup je ne saurai pas comment répondre puisque d&rsquo;habitude elle n&rsquo;aime pas en parler : qu&rsquo;attends-t-elle de moi comme type de réaction ? Juste l&rsquo;écouter ou dialoguer ? Abonder dans son sens ou lui montrer le point de vue de l&rsquo;autre ? La laisser pleurer ou la consoler ? <br>Et mon stress monte en flèche et je me sens mal à l&rsquo;aise durant notre rencontre, alors qu&rsquo;elle sera peut-être très à l&rsquo;aise parce qu&rsquo;en fait elle s&rsquo;en fout, la relation n&rsquo;était pas super importante pour elle. </p>



<h2>J&rsquo;ai besoin de « plaire »</h2>



<p>Mais ne pas savoir comme je « devrais » me comporter afin de lui « être agréable », afin qu&rsquo;elle apprécie ma compagnie et ait envie de me revoir, cela me stresse et m&#8217;empêche de passer un bon moment. Si cela arrive souvent, je finirai par couper les ponts parce que je n&rsquo;arrive plus à être détendue en compagnie de la personne.</p>



<p>Ce besoin est ce qui a gâché une grande partie de ma vie, durant laquelle j&rsquo;ai vécu en fonction de ce que les autres attendaient de moi.</p>



<p>D&rsquo;autres articles parlent (plus en détail que d&rsquo;autres, même si c&rsquo;est un des thèmes de base de ce blog) de mon sentiment d&rsquo;être une <a href="https://www.hypersensibleempatheintrovertie.com/mots-cles/extra-terrestre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">extra-terrestre</a>.</p>
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		<title>Moi et l’empathie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LaCat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2020 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans ma tête]]></category>
		<category><![CDATA[Dans ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[empathe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Il m’a fallu des années de lectures, de recherches, de réflexions pour comprendre l’impact de l’empathie sur ma vie.</p>
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<h4>Qu'est-ce qu'être empathe, dans mon cas ?</h4>
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<p>Je ressens les émotions des autres, principalement / de manière très forte les émotions de mon entourage "proche". Tout le temps, que je le veuille ou non. Par entourage proche je veux dire les gens autour de moi physiquement, en général dans la même pièce. Je ressens également, de manière plus diffuse, les très fortes émotions "planétaires" telles que la peur ou le stress d'une grande partie de la population mondiale suite au covid-19.</p>
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<p>Il m’a fallu des années de lectures, de recherches, de réflexions pour comprendre l’impact de l’empathie sur mon vécu.</p>



<h4>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;être empathe, dans mon cas ?</h4>



<p>Cela veut dire que je ressens les émotions des autres, principalement / de manière très forte les émotions de mon entourage « proche ». Tout le temps, que je le veuille ou non. Par entourage proche je veux dire les gens autour de moi physiquement, en général dans la même pièce. Je ressens également, de manière plus diffuse, les très fortes émotions « planétaires » telles que la peur ou le stress d&rsquo;une grande partie de la population mondiale suite au covid-19.</p>



<h4>Je n&rsquo;en avais pas conscience</h4>



<p>Durant la majeure partie de ma vie, je n’étais pas complètement consciente de la manière dont cela fonctionne. Si je rentrais dans une pièce dans laquelle on fête un heureux évènement et que tout le monde était content, mon moral remontait en flèche mais je ne m’en rendais pas nécessairement compte. De la même manière, il m’est impossible d’assister à un enterrement sans pleurer. Même si je ne connaissais pas le défunt, je ressens soudain une profonde tristesse qui fait également ressortir / qui fait écho à mes tristesses enfouies / oubliées. De la même manière, je souris et je me sens bien quand je regarde une comédie et je me sens mal / triste quand je regarde un drame.  Voir des émotions positives ou négatives, que ce soit autour de moi ou virtuellement &#8211; même pour des personnages de fiction &#8211; provoque les mêmes émotions en moi par empathie.</p>



<h4>Comment cela m&rsquo;affectait</h4>



<p>Je n&rsquo;étais pas consciente que la majorité des émotions que je ressentais ne m&rsquo;appartenaient pas.  Il m&rsquo;arrivait très souvent d&rsquo;être impuissante face à ces émotions que je ne comprenais pas. Comment pouvais-je pleurer à l&rsquo;enterrement de quelqu&rsquo;un que je ne connaissais même pas ? Je me sentais « fausse », j&rsquo;avais toujours peur que les autres pensent que j&rsquo;en faisais trop, que je me donnais « un genre »; peur que les gens ne me jugent en se disant « non mais pour qui elle se prend « d&rsquo;oser » pleurer alors qu&rsquo;elle ne le/la connaissait même pas ! ». Je n&rsquo;arrivais pas à sortir de ces émotions parce qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient pas de cause chez moi et donc rien sur quoi je pouvais « travailler » pour me sentir mieux (dans le cas d&rsquo;émotions comme la colère, la tristesse, le stress). Je pouvais ressentir la colère de quelqu&rsquo;un dans la pièce mais sans nécessairement être capable de dire précisément qui était en colère ou pourquoi. Je me retrouvais donc énervée et fâchée sans arriver à me calmer puisque je ne trouvais pas le déclencheur.</p>



<p>Ces dernières années, les médias et la société insistent de plus en plus sur les nouvelles négatives. L’ambiance qui m’entourait (notamment avec l’augmentation des attentats) est devenue de plus en plus négative. Et j’ai fini par sombrer dans la dépression. Que je n’arrivais pas à comprendre ni à combattre parce que mon état n’avait rien à voir avec la vie que je menais et dans laquelle j&rsquo;étais personnellement heureuse : j&rsquo;avais un mari aimant, deux enfants intelligents et en bonne santé, une famille et belle-famille avec qui je m’entends généralement bien, un job intéressant, des collègues sympas, une cheffe super. Durant des années, j’ai sombré dans un marasme de plus en plus profond dont je n’arrivais pas à déterminer la cause. Parce que cela n’avait pas vraiment (à la base) de raport avec mes émotions personnelles. Mais cela a pourtant été l&rsquo;une des causes de mon divorce et de ma dépression.</p>



<h4>Comment je me protège (en partie)</h4>



<p>Depuis deux ans je ne regarde plus les nouvelles, je ne m’intéresse absolument plus à la politique (qui ne m’a jamais vraiment attirée de toute manière), mais surtout je me concentre sur ce qui va bien dans ma vie. Afin d’éviter l’influence négative de mon entourage (au sens large), je vis en «&nbsp;ermite&nbsp;». Je ne travaille pas (j’écris, comme ce blog par exemple) et je ne vois quasi personne. J’ai les enfants (heureusement grands et indépendants) une semaine sur deux.</p>



<p>Comme j&rsquo;ai maintenant conscience que je suis une éponge à émotions, il m&rsquo;est un peu plus facile (dans le cas des émotions de ceux qui sont autour de moi) de prendre mes distances vis-à-vis des émotions, de me dire que « cette colère ne m&rsquo;appartient pas ».</p>



<h4>Depuis le covid</h4>



<p>J’allais donc mieux jusqu’au début du confinement, mi-mars 2020. Dans les semaines qui ont suivi, la qualité de mon sommeil a chuté de manière brutale et je me sentais à nouveau épuisée. Mon moral était bon, je pouvais me concentrer sur tout ce qui allait bien dans ma vie mais pourtant je sentais une fatigue que je ne pouvais pas expliquer d’une autre manière que par mon empathie. En effet, fin février / début mars le monde (entier) est entré en confinement. Les gens ont eu peur, les gens étaient stressés. Et je ressentais tout cela et cela me pesait, me fatiguait. </p>



<p>Aujourd&rsquo;hui je n’ai pas encore trouvé de manière de me protéger de ce ressenti de gens que je ne côtoie même pas&nbsp;! Je rêve donc de m’isoler encore plus et je cherche constamment des manières d’ériger une «&nbsp;barrière&nbsp;» énergétique autour de moi, visiblement sans grand succès jusqu’à présent. La méditation aide mais pas assez en ces temps de «&nbsp;peur mondiale&nbsp;». J’espère que cela s’améliorera dans les prochains mois.</p>



<h4>Je vais à nouveau mieux</h4>



<p>Après quelques mois de confinement supplémentaires, je vais mieux. Probablement en partie parce que le monde va globalement mieux du point de vue du virus et que le « gros » (qui a dit que j’étais gros ?) du confinement est passé. Bien sûr il reste le stress de devoir sortir masqués (heureusement que personne ne se prend pour Zorro ou Batman &#8211; même si depuis hier dans l&rsquo;application Waze c&rsquo;est la voix de Batman qui me guide et les autres utilisateurs me voient comme une batmobile 😉 ) mais comme les visites et les déplacements sont à nouveau autorisés dans la plupart des régions, l’ambiance générale est moins mauvaise. En tout cas c’est mon ressenti. </p>



<p>J&rsquo;ai également fait un test gratuit (15 jours) du <a href="https://www.flfe.net/15-day-trial/">FLFE</a>. Je comprends le principe mais pas comment ils le mettent en œuvre.  Après ces 15 jours d&rsquo;essai, j&rsquo;ai continué à l&rsquo;utiliser parce que je dors mieux, je me réveille plus tôt (ce qui ne m&rsquo;était plus arrivé depuis plus de 2 ans), je me sens nettement moins fatiguée. Et j&rsquo;ai commencé mon blog, ce qui est assez impressionnant pour moi (étant donné les longs mois de gestation &#8211; j&rsquo;ai commencé à écrire début 2020 &#8211; et mon inaction passée). </p>
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